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Revue de presse :
du 20 au 26 septembre 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Le fond de l’air effraie
Pour la première fois, il est démontré que la pluie gersoise est chargée de pesticides. Grâce à la station de mesure de qualité de l’air installée depuis 1994 à Peyrusse-Vieille (canton de Montesquiou), les scientifiques viennent de démontrer pour la première fois que le bon air n’est pas forcément dans le Gers, en mettant en évidence la présence de pesticides. La pluie, tant attendue ces derniers temps est elle aussi touchée. A tel point qu’elle est « proprement » imbuvable, pouvant contenir un taux de pesticides jusqu’à neuf fois supérieur au maximum autorisé pour l’eau potable. Il est délicat de décrier une concentration de pesticides dans l’air alors que les conséquences sur la santé des composés phytopharmaceutiques ne sont pas encore scientifiquement reconnus. En revanche, pour l’eau de pluie, on peut se référer à la réglementation existante en matière d’eau potable, soit un maximum autorisé de 0,1 microgramme (un millionième de gramme) de pesticide par litre.
Jean Michel Le Blanc – Sud Ouest – 24 septembre

Stop aux pesticides !
Telle est la volonté du conseil municipal de Saint- Etienne –de -Crossey qui incite les citoyens de la commune, les agriculteurs et les jardiniers à préférer les techniques alternatives, notamment le désherbage mécanique, thermique et l’agriculture biologique, qui permet au sol, avec une meilleure rotation des cultures, de conserver sa fertilité tout en luttant contre les mauvaises herbes et les parasites et qui remplace tous ces produits toxiques par des engrais verts ou de fumiers. Comme de nombreuses autres communes en France, St Etienne de Crossey a donc décidé de gérer l’espace d’une manière plus naturelle. Les surfaces qui étaient traitées chimiquement entraînaient une pollution des eaux quasi inéluctable par le ruissellement dans les fossés, dans les ruisseaux, dans les grilles, découlement etc… Il faut savoir qu’une seule goutte de produit pesticide suffit à rendre impropre à la consommation plusieurs centaines de milliers de litres d’eau !
Danière Douzet – Le Dauphiné – 21 septembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire
 
 


Sur les abeilles

Les apiculteurs confortés par des scientifiques
Le Comité scientifique et technique (CST) de l’étude multifactorielle des troubles des abeilles, groupe de travail composé d’experts désignés par le ministère de l’Agriculture, a rendu, le 18 septembre, un premier rapport intitulé « Imidaclopride utilisé en enrobage de semences et troubles des abeilles ». Dans ses conclusions, le CST se dit « en accord avec les observations de terrain rapportées par de nombreux apiculteurs en zones de grande culture (maïs, tournesol), concernant la mortalité des butineuses, leur disparition, leurs troubles comportementaux et certaines mortalités d’hiver ». Par ailleurs, l’Union nationale de l’apiculture française, le Syndicat national d’apiculture, la Fédération des coopératives apicoles, le Syndicat des producteurs de miel de France et la FDSEA 79 demandent le « retrait immédiat » des insecticides Gaucho et Régent. Le 19 septembre, le CST a débuté des recherches sur les effets du fipronil, matière active du Régent.
Ouest France – 24 septembre

«Aucun élément nouveau » dans le dossier, selon Bayer
Le rapport d’étape sur les troubles des abeilles duComité technique et scientifique (CST) « n’apporte aucun élément nouveau » sur une prétendue toxicité du pesticide Gaucho pour ces animaux, a affirmé dans un communiqué son fabricant, la société Bayer.
Pleinchamp.com – 25 septembre

 
Sur les firmes
 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée
 
 

 
Sur l'agriculture biologique
 
 

 


Sur les OGM 

Brésil : le vice-président autorise la culture de soja transgénique
José Alencar a signé un décret autorisant la culture de soja transgénique pour la prochaine récolte dont les semailles commencent au 1er octobre. La décision a été adoptée après plusieurs jours d’intenses débats au sein du gouvernement, divisé sur la possibilité pour le Brésil – qui exporte 80% de sa production de soja vers l’Europe – d’autoriser la culture de soja génétiquement modifié.
AFP – 26 septembre

Les Britanniques « méfiants voire totalement hostiles » aux OGM
La plupart des britanniques sont « prudents, méfiants voire totalement hostiles » aux OGM, selon les conclusions publiées d’une vaste enquête menée sur demande du gouvernement par un comité d’experts. Cette enquête effectuée sur plusieurs mois auprès de 37 000 personnes dans tout le pays pour sonder l’opinion publique avant que le gouvernement ne rende sa décision, d’ici à la fin de l’année, sur l’avenir des cultures transgéniques en Grande Bretagne. Plus généralement, les conclusions font apparaître une large méfiance du public face au gouvernement et aux multinationales fabriquant des OGM. La population réclame plus d’information et veut que d’autres recherches soient menées sur les possibles effets des OGM avant leur commercialisation.
AFP – 24 septembre

Pas d’interdiction des cultures OGM en Pays basque
Le tribunal administratif de Pau a annulé partiellement les décisions prises par cinq communes du Pays basque français interdisant la culture d’0GM, même à titre expérimental. Le tribunal, saisi par le préfet des Pyrénées-Atlantiques, a suivi le commissaire du gouvernement, qui avait considéré qu’un conseil municipal avait le droit de prendre une délibération pour déplorer la culture de plantes génétiquement modifiées mais qu’il n’était pas fondé à les interdire sur le territoire de sa commune. Pour trois autres communes, dont les délibérations ne portaient que sur un vœu d‘interdiction de la culture d’OGM, la requête du préfet a été rejetée. Les huit communes sur le territoire desquelles aucun plan d’OGM n’a pour l’instant été planté, avaient argumenté leurs décisions en mettant en avant un risque de contamination aux vignes d’Irouléguy et au piment d’Espelette, risque dont la preuve n’a pas été rapportée, a estimé le tribunal.
AFP – 25 septembre

Victime de la sécheresse, le maïs français broie du noir
Côté semences, les agriculteurs multiplicateurs déplorent la baisse de leur revenu et affichent une grogne sans précédent alors que les établissements semenciers sont plus ou moins sourds à leurs revendications. Le maïs génétiquement modifié pourrait accomplir une prudente percée en culture l'année prochaine. Les attaques de pyrale ont occasionné de gros dégâts cette année sur les variétés conventionnelles et une étude montre que la coexistence sur le terrain de filières OGM et non OGM est possible. Cependant, si retour il y a, il ne pourra être que prudent et à petite échelle. Les problèmes de dissémination, de seuils, de présence d'OGM exposent en effet les établissements et les agriculteurs à des procès retentissants.
G. Garrouty – Sud Ouest – 19 septembre

Le SOS OGM des chercheurs
Ils réclament de l’Etat une meilleure protection de leurs essais. Cependant leur pétition pourrait ne guère aider à révéler la capacité d’indépendance de la recherche publique en matière de biotechnologie végétale : les instituts publics ne se hasardant pratiquement plus à réaliser des observations en extérieur, force est de constater que tous les essais détruits étaient menés par des industriels. De fait, la majorité concernait des maïs déjà en circulation dans le monde et certains s’inscrivaient dans une démarche de tests préalables à une mise sur le marché des semences, laquelle pourrait être encouragée par la levée du moratoire européen sur les OGM, le 1er octobre. D’ores et déjà, l’association Attac n’a pas hésité à qualifier cette pétition d’ « entrave sévère à la volonté du peuple français ». Encore faudrait-il l’entendre dans les lieus ad hoc. Les destructions, sondages et pétitions – qui fleurissent dans le domaine des OGM – ne sauraient remplacer, en démocratie, les débats parlementaires.
Corinne Bensimon – Libération – 22 septembre

Les défricheurs du big business OGM
Après quatre ans de moratoire européen sur les OGM, le verrou est en passe de sauter. L'Union européenne a adopté une directive fixant les règles de traçabilité de ces produits. Les multinationales peuvent se frotter les mains. Le dernier rempart est tombé. L'écrasante majorité des cultures reste néanmoins localisée sur le continent américain. Si le marché des semences de plantes transgéniques ne pèse aujourd'hui que 3,8 milliards de dollars, selon l'ISAAA, les applications issues du génie génétique pourraient générer un marché de 120 milliards de dollars à l'horizon 2010. Il est à noter que si le marché s'apprête à s'ouvrir, il restera très encadré par des procédures de traçabilité et d'étiquetage stricts. Trois filières (OGM, bio, conventionnelles) devront coexister. Il faudra pour respecter les seuils prévus, mettre en oeuvre des modalités pratiques de contrôle dont l'Union européenne s'est d'ailleurs bien gardée de fixer la procédure tant le dossier est complexe. Les marchands d'OGM, qui trépignent d'impatience, vont d'abord s'attaquer à l'alimentation animale. En effet, la législation européenne n'impose pas l'étiquetage final aux viandes d'animaux nourris avec des OGM et, interdit même d'imposer la mention "sans OGM ». La porte d'entrée est toute trouvée : le consommateur n'est pas sensé savoir. Or, c'est avant tout l'opinion publique qui aujourd'hui bloque l'arrivée des OGM en Europe. Monsanto ne s'attendait pas à une telle résistance. La fronde orchestrée par Greenpeace, a rencontré un formidable écho dans une Europe ébranlée par la crise de la vache folle. Une pression relayée largement par certains distributeurs qui font du refus des OGM un argument marketing. L'industrie agroalimentaire a du suivre. Pendant que l'Europe tergiverse, les OGM envahissent les pays en voie de développement (Argentine, Brésil, Inde, Thaïlande, Philippines). C'est en Chine que les choses avancent le plus vite (+de 2 millions d'ha cultivés, 4e producteur mondial). L'Europe peut-elle rester en marge de cette évolution ? D'autant que la passion qui entoure le débat pénalise l'ensemble de la recherche sur les biotechnologies. Si la levée du moratoire ne va pas entraîner dans l'immédiat, une ruée vers les cultures transgéniques en Europe, la directive de juillet a le mérite de balayer les incertitudes de la situation actuelle. "C'est une réglementation qui est assez forte pour donner confiance aux consommateurs" estime P. Gracien du GNIS.

Limagrain : le semencier génétique
Le groupe Limagrain n'a pas l'intention de laisser passer le train des biotechnologies. Pour JC Gouache, Directeur scientifique de Limagrain "les méthodes de sélection ont progressé grâce aux biotechnologies".
Monsanto : pas si simple d'être le "Microsoft des OGM"
Le leader mondial des plantes génétiquement modifiées se tient prêt à conquérir le marché européen. Pourtant Monsanto vit des heures difficiles (lourdes pertes) et concentre sur lui les attaques des anti-OGM.
Laurent Barbotin et Benjamin Neumann – L’Expansion – Octobre 03

 

 


Ils ont dit
 

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