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Revue de presse :
du 13 au 19 septembre 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Roselyne Bachelot annonce un débat public à l’automne
Un nouveau projet de l’eau sur l’eau à l’étude. La population sera consultée. Un sondage sera effectué auprès de 3000 personnes, des réunions publiques organisées et une « conférence de citoyens » convoquée. A l’issue de cette démarche, un projet sera rédigé que la ministre espère voir voter et promulguer avant la fin de l’année. Le sujet est très polémique. Les agriculteurs sont régulièrement pointés du doigt. Ils consomment près de 70% de l’eau et reçoivent des aides importantes des agences de l’eau. Dans le même temps, ce sont les particuliers qui assurent le financement de la dépollution. La profession agricole s’est toujours montrée allergique à l’idée d’une taxation pour les dégâts qu’elle pourrait occasionner à la source par ses déversements d’azote ou de pesticides.
B.H. – Le Monde – 18 septembre

Pesticides : l’eau du robinet déconseillée dans 2 communes du Maine-et-Loire
Des analyses ont révélé fin août une présence élevée de Lindane, un pesticide interdit depuis une dizaine d’années pour les usages agricoles. Des taux de 3,9 microgrammes par litre ont été mesurés, le seuil à partir duquel l’eau n’est plus consommable étant fixé à 2 microgrammes. La DDASS du Maine-et-Loire précise néanmoins que les risques pour la santé sont faibles. La communauté d’agglomérations de Saumur a annoncé qu’elle allait distribuer des bouteilles d’eau minérale dans les communes concernées d’ici à la mise en place de filtres à charbon au niveau du captage des eaux.
AFP – 16 septembre

Chrysomèle : pour riposter, l’arme de l’insecticide
L’urgence se confirme, puisque le Daily Mail signale la présence d’un nouveau foyer de chrysomèles en Angleterre (à proximité de l’aéroport d’Heathrow). Quant à Syngenta, elle vient d’obtenir des autorités belges et hollandaises une homologation provisoire d‘urgence pour assurer des traitements par produits foliaires en épandage terrestre et aériens.
Ghislaine Mougel – Dernières Nouvelles d’Alsace

Stérilité masculine et pesticides

Le CHU de Nice, en collaboration avec le laboratoire de l’environnement de la communauté d’agglomération Nice Côte- d’Azur a lancé, un vaste projet qui devrait arriver à terme début 2005. Le cordon ombilical de nouveaux-nés, atteints de cryptorchidie (défaut de la migration testiculaire), est analysé pour rechercher la présence de pesticides de type organochlorés et de PCB ainsi que des plastifiants. « Cette étude, précise le Pr Fénichel, nous permettra d’évaluer la fréquence de la cryptorchidie et d’identifier les pesticides liés à la chaîne alimentaire et à l’eau. »
Nancy Cattan – Nice Matin – 14 septembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire
 
 


Sur les abeilles
 

 
Sur les firmes

Nufarm ferme à Mulhouse
L’usine chimique de la Mer Rouge va fermer ses portes et supprimer 30 emplois. La production du site mulhousien, jugée non rentable, sera transférée en Normandie. Nettement plus grand, ce site emploie 260 personnes pour une production annuelle de 50000 tonnes. Notamment des additifs tensioactifs, des produits de traitement de surfaces métalliques et des spécialités herbicides.
Adrien Dentz – L’Alsace – 16 septembre
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

A L’aube d’une nouvelle agriculture ?
L’agriculture raisonnée semble entrée dans ce que l ‘on appelle plus largement le développement durable. A cela prêt que sa mise en place demande encore un effort considérable à l’exploitant. Autre point noir, pour certains exploitants agriculture raisonnée rime avec productivisme. «… En revanche, c’est vrai qu’au sens écologique, il y a des avancées : les apports de fongicides en rapport réel avec les parcelles par exemple. Mais on ne s’inscrira jamais dans ce genre de chose car pour nous le développement de FARRE ne change pas la donne. Il faut toujours plus de produits et pas forcément les hommes pour les produire… Mais il ne faut pas pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain ! Je ne suis pas jusqu’au boutiste ». J’attends de voir… », confie Didier Auger de la Confédération paysanne de l’Indre.
Sébastien Lahalle – l’Echo – 12 septembre
 

 
Sur l'agriculture biologique

 
 

 


Sur les OGM 

Destruction d’OGM : concertation pouvoirs publics – chercheurs - professionnels
Faisant suite à la pétition de chercheurs, dont des Prix Nobel, les responsables des projets d’expérimentation de plantes génétiquement modifiées ayant subi des destructions et les chercheurs concernés, rencontreront respectivement les 1er et 3 octobre , des représentants des pouvoirs publics, ont annoncé jeudi les ministères de l’Agriculture et de la Recherche. Face à ces « saccages répétés, sans précédent dans le monde », les scientifiques demandent au gouvernement de « prendre les mesures nécessaires pour permettre à la recherche végétale de remplir normalement ses missions » dans un secteur où la France « se place encore parmi les meilleurs au plan international ». Dans leur communiqué conjoint, les ministres Gaymard et Haigneré se disent « conscients de cette situation préjudiciable ». Le texte de la pétition, qui reste ouverte à la signature, ainsi que la liste des signatures déjà recueillies, sont disponibles sur un site Internet (http://défendonslarecherche.free.fr)

Bruxelles va proposer des seuils pour la présence d’OGM dans les semences
Le projet de directive visera à autoriser la présence « accidentelle ou techniquement inévitable » d’OGM dans les semences traditionnelles ou biologiques dans des proportions variant de 0,3 à 0,7% maximum. Il fait suite à un avis du comité européen scientifique des plantes qui a proposé d’établir des seuils de tolérance au-delà desquels les semences devront être considérées comme OGM. « Ce comité a proposé un seuil de 0,3% pour le colza, 0,5% pour le maïs et 0,7% pour le soja », a confirmé Beate Gmider, porte-parole du commissaire en charge de la Santé et de la protection des consommateurs David Byrne.
AFP – 16 septembre

Epine de blé
C'était l'une des dernières céréales libres de toute transgénèse. Monsanto a déposé une demande d'homologation pour un blé transgénique capable de résister au glyphosate. Le brevetage de la céréale pourrait bouleverser les pratiques des agriculteurs. Selon Stéphane Pasteau de Monsanto-France, "la procédure risque d'être longue et Monsanto ne prévoit pas de faire la demande en Europe, à court terme". Même si ce blé porte tous les germes d'un affrontement, il a quelques jokers. Côté santé, il ne possède pas de gène de résistance à un antibiotique, source de risque sanitaire la plus violemment discutée au sujet d'autres OGM. Côté environnement, il a peu de chance de transmettre son gène étranger à des blés voisins. Cependant, ce blé transgénique est-il vraiment bien utile ? Les professionnels sont perplexes. T.Démarquet, sélectionneur chez Florimont-Desprez souligne qu' "en France, les mauvaises herbes ne sont pas un gros facteur de baisse de rendement dans le blé. Et les herbicides spécifiques qu'on utilise aujourd'hui ne sont ni le plus gros poste de dépenses, ni la plus grande source de pollution : les grandes toxicités viennent plutôt des insecticides ".
Corinne Bensimon – Libération – 13 septembre

OGM : Controverse sur production de graines génétiquement modifiées au Costa Rica
Le gouvernement du Costa Rica autorise à une petite échelle la production de graines génétiquement modifiées destinées à l’exportation, soulevant l’inquiétude des organisations écologistes dans le pays qui s’interrogent sur les conséquences de telles expérimentations. « Ces cultures de graines transgéniques, commercialisées en dehors du Costa Rica, sont strictement contrôlées et sont limitées à la zone la plus sèche du pays », a expliqué le directeur du département chargé de ce dossier au ministère de l ‘Agriculture, Sergio Abarca.
AFP – 12 septembre

Les consommateurs américains moins informés sur les OGM qu’il y a deux ans
Quelque 34% des personnes interrogées ont répondu avoir entendu « beaucoup » ou « un peu » parler des OGM, contre 44% en 2001, révèle l’enquête de Pew Initiative on Food and Biotechnology, un groupe de recherches sur les OGM. Alors que Pew Initiative estime que 70 à 75% des produits alimentaires industriels vendus dans les magasins contiennent des OGM, 58% des personnes interrogées jugent qu’ils n’ont pas consommé d’aliments issus de l’agriculture génétiquement modifiée. Par ailleurs, 25% des personnes interrogées affirment que les aliments OGM sont »dangereux », mais elles sont 64% à désapprouver l’interdiction de ces produits.
AFP – 19 septembre

Michèle Rivasi, « patronne » de Greenpeace France
L’ancienne députée PS de la Drôme succède à Bruno Rebelle (qui devient le numéro deux au sein de l’association internationale). Un de ses dossiers prioritaires, sera les OGM, avec la perspective de la levée du moratoire européen.
M.F. – Le Figaro – 18 septembre

 

 


Ils ont dit

A propos de la pétition qui dénonce les destructions d’essais d’OGM intervenues pendant l’été - Extraits :
« Ces essais en plein champ, conduits par des chercheurs du secteur public et du secteur privé, permettent de valider des années de travaux menés en laboratoire et en serre. Ils ont reçu toutes les autorisations nécessaires et sont réalisés dans des conditions qui ne font courir aucun risque ni à l’homme ni à l’environnement ». Yves Coppens – anthropologue

« Il ne faut pas se laisser enfermer dans le débat technique, mais remonter à la question de l’éthique de la recherche. L’enjeu est par ailleurs d’interroger les liens avec l’industrie de nombreux chercheurs signataires de la pétition pro-OGM. »
Michel Meuret, chercheur à l’INRA

Cette opposition entre recherche publique et privée est récusée :

« Elles interagissent et se nourrissent réciproquement. D’ailleurs, nos signataires sont à 83% des chercheurs du secteur public ».
Alain Toppan – Coordinateur de recherche de la firme Biogemma.

Hervé Kempf – Le Monde – 19 septembre

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