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Revue de presse :
du 9 au 12 septembre 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Des solvants plus propres
L’explosion de l’usine chimique AZF, les émissions de l’usine de pesticides à Bophal, le nuage toxique au dessus de Seveso, l’industrie chimique est souvent au banc des accusés. Conscients de ces risques, les chimistes tentent de rendre leurs procédés plus sûrs et de réduire les émissions polluantes. La plupart des solvants organiques sont toxiques et cancérogènes, et certains sont inflammables et dangereux à transporter et à manipuler ; Les chimistes recherchent des solvants de remplacement, qui seraient aussi efficaces que les solvants organiques et qui n’en auraient pas les inconvénients. Les liquides ioniques sont de nouveaux solvants qui pourraient réduire les émissions polluantes de l’industrie.
Gilles Moutiers – Isabelle Billard – Pour la Science – 1er septembre

Les pesticides sont-ils des tueurs ?
Les pesticides sont utilisés largement en agriculture. Absorbés en grande quantité, ces produits chimiques et autres désherbants sont hautement toxiques pour l’organisme. Certains chercheurs pensent que, dans un environnement exposé, ils passeraient de la mère à l’enfant, entraînant alors des malformations fœtales. Mais à chaque fois le lien est statistique et non causal et les chercheurs rechignent à être catégoriques : « De nombreux autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte, explique Alfred Spira, épidémiologiste de l’Inserm, tels que d’autres polluants les rayonnements ionisants ou simplement l’évolution du mode de vie (habitudes alimentaires, stress, localisation géographique…) » . « Relier au sens strict tel pesticide à tel cancer, ajoute Sophie Galloti, on ne sait pas faire ». D’après les personnes interrogées, les mentalités évoluent aussi bien chez les agriculteurs, les industriels que chez les pouvoirs publics. Mais les budgets de recherche et les plans de prévention accordent en France une place marginale au problème.
Vincent Boulanger – Santé Magazine – Septembre 03

L’eau impropre à la consommation
Le Maire de Médière a transmis aux habitants de sa commune, un courrier émanant de la DDASS, pour leur faire part du résultat des dernières analyses de l’eau : « Les eaux du réseau ont été reconnues impropres à la consommation en raison d’une teneur excessive en pesticides ». Les dernières analyses effectuées ont révélé une concentration en pesticides dans l’eau de 20% supérieure aux normes.
L’Est Républicain – 4 septembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire

 
 


Sur les abeilles

Le Juge saisit des résultats de tests à la direction de l’agriculture
Le Juge Guary avait demandé à la Direction générale de l’Alimentation (DGA) de lui communiquer les résultats des expériences sur les essais réalisés en plein champ pour tester la nocivité du Fipronil dont les poussières se répandent dans l’atmosphère. La DGA a transmis ces éléments mais le juge a souhaité obtenir de façon tout à fait conforme à la procédure pénale, les tests pratiqués par la direction régionale de l’Agriculture et de la Forêt dont certains services sont par ailleurs étroitement associés aux enquêteurs dans les investigations menées depuis deux ans. Un laboratoire poursuit l’analyse de ces tests et des résultats sont attendus pour la fin du mois prochain.
J.L.G. – La Dépêche du Midi – 10 septembre

Les apiculteurs dénoncent « l’hypocrisie du ministère de l’Agriculture »
« …aujourd’hui, le ministère de l’Agriculture s’enlise en continuant de nier l’évidence de la toxicité du Fipronil pour les abeilles… Il tente désespérément de masquer la responsabilité du produit. Après avoir accusé les agriculteurs de « mauvaises pratiques agricoles », le ministère de l’Agriculture vient d’accuser dans son communiqué du 4 septembre dernier, les mauvaises pratiques industrielles d’être responsables de la mortalité des abeilles ! Cet acharnement mensonger dans le discours médiatique, qui semble aujourd’hui le dernier atout des pouvoirs publics, est pathétique. Lors de l’instruction de Saint Gaudens, Yves Schenfeigel, l’un des trois responsables du service d’homologation des produits phytopharmaceutiques interrogés par le juge d’instruction ,reconnaît officiellement les dysfonctionnement majeurs du service des homologations, et les dénonce dans un courrier adressé son directeur en juin dernier, remis au juge d‘instruction. »
Union nationale de l’apiculture française – La Dépêche du Midi – 10 septembre

 

 
Sur les firmes

Bayer CropScience commence à mettre en œuvre son plan social en France
Kurt Küsgen, directeur général de Bayer CropScience SA, a confirmé la suppression de 474 postes (fonctions centrales, comptabilité, marketing et recherche) pour ramener l’effectif français à 1651 collaborateurs d’ici à 2005. Une Fois déduits les emplois non occupés, CDD et mutations en Allemagne, le plan social concerne 320 personnes : 235 partent en préretraite et les autres font l’objet de reclassements externes. L’usine de Villefranche sur Saône qui emploie 300 salariés n’est pas touchée.
Marie Annick Depagneux – Les Echos – 12 septembre
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

« Des investissements environnementaux délicats sans stabilité économique »
La charte de l’environnement confirme qu’il est incontournable d’avoir une approche environnementale dans toute activité économique et cela nous prouve que nos actions sont bien en phase avec les choix sociétaux. Car n’oublions pas que l’agriculture, en occupant 55% du territoire, est très concernée par ces attentes environnementales. Si elle n’est responsable qu’à hauteur de 20% de la qualité de l’air, sa responsabilité est beaucoup plus forte en ce qui concerne la qualité de l’eau et des sols. Plus que jamais, les activités agricoles doivent être insérées dans un large environnement socio-économique. Je me réjouis de l’intérêt que manifestent coopératives et négoces au sujet de l’agriculture raisonnée ». Christiane Lambert, président du Farre.
Propos recueillis par Laurent Gaillaud – Agro Distribution – 9 septembre

L’agriculture raisonnée ouvre la voie vers de nouveaux métiers
La troisième promotion de la licence « agriculture raisonnée » a fait sa rentrée, au Lycée Charlemagne de Carcassonne. Trente personnes vont suivre ce cursus d’un an, avec la quasi certitude d’obtenir un emploi à l’arrivée. Pas moins de 250 demandes d‘inscriptions ont été reçues. « Une sélection plus forte que dans une école d’ingénieur », commentait, avec un brin de fierté, l’un des étudiants de cette promotion.
L’Indépendant Catalan – 9 septembre
 

 
Sur l'agriculture biologique

 
 

 


Sur les OGM 

OGM et OMC : les Etats-Unis en discussion avec… eux-mêmes
Dans le débat sur les OGM alimentaires et en particulier à propos des semences transgéniques, les Etats-Unis semblent aujourd’hui déterminés à assurer l’essentiel de la conversation… Au fond du débat, les deux camps anti et pro OGM ont des arguments solides. D’un côté les OGM, quand ils ne sont pas formulés exclusivement pour vendre plus de pesticides, ont le potentiel de faire croître la ressource alimentaire mondiale. De l’autre, leurs effets secondaires longtemps « espérés » par leurs opposants, ne semblent plus tout à fait être des mirages et le plus grand producteur mondial ne surveille guère ses agriculteurs et ses industriels les plus aventureux. C’est le débat sur lequel l’OMC va devoir trancher, avec ironiquement, les Etats-Unis fournissant un volume croissant d’arguments à charge et à décharge…●
Philippe Deroin – Biofutur – 1er septembre

Nouvelle Zélande : la levée prochaine du moratoire des cultures OGM provoque un tollé
Le projet du gouvernement néo-zélandais de suspendre fin octobre le moratoire sur les cultures d’OGM soulève un tollé des mouvements écologistes. Selon un récent sondage, 69% de Néo-zélandais sont opposés à l’initiative du gouvernement, estimant que les connaissances sur les conséquences à long terme des OGM sur les végétaux ne sont pas suffisantes. « Ce n’est pas seulement la contamination de ces cultures par les OGM qui est en jeu, c’est aussi la perception du marché, qui a de nous une image saine et écologique » a déclaré Jon Manhire, directeur général des Exportateurs de produits bio en Nouvelle Zélande.
Jennifer Little – AFP – 12 septembre

Maïs transgénique détruit dans les Landes, plainte de Monsanto
Monsanto a déposé plainte contre X à la suite de la destruction de sa parcelle de maïs transgénique sur la commune de Magescq. « Monsanto France condamne cet acte de vandalisme : La destruction de cette parcelle d’expérimentation qui a reçu toutes les autorisations du ministère de l’Agriculture, porte atteinte à la liberté d’entreprendre et plus globalement à la recherche agricole en France » souligne le groupe dans un communiqué.
AFP – 9 septembre

Greenpeace perturbe un point de presse de la délégation US à Cancun
Des militants ont jeté des grains de maïs transgénique en direction des responsables américains, sous la huée de journalistes américains. Au moment où le représentant adjoint américain pour le commerce, Peter Allgeir, allait prendre la parole, le directeur de Greenpeace Mexique ? Alejandro Calvillo a pris la parole pour lire Un tract exigeant « la défense du maïs mexicain face à la contamination imposée par le maïs OGM venant des Etats-Unis de la firme Monsanto ». Greenpeace entendait protester contre la politique agricole américaine à l’occasion de l’entrée en vigueur du protocole de Carthagène sur la biosécurité, accord qui permet à un Etat de s’opposer à l’importation d’un OGM au nom du principe de précaution. Les Etats-Unis n’ont pas signé ce protocole.
AFP – 11 septembre

OGM : gare à la repousse
Autant les OGM cultivés en laboratoire ou en serre suivent un protocole de destruction précis, autant les essais en plein champ, moins encadrés, peuvent générer des repousses non contrôlées. « Il n’y a aucun texte réglementaire, s’étonne Alain Wicker, enseignant à l’IUP du génie de l’environnement de l’université Paris-VII. Les déchets d’OGM en plein champ sont assimilés à des déchets agricoles classiques. ». Pour les racine restées dans le sol, les scientifiques ne sont pas absolument certains de leur innocuité. « A priori, quand on fait pousser d’autres plantes, les micro-organismes associés changent aussi ; Il n’y aurait donc pas d’effet sur les populations vivant dans le sol », rassure Henry Darmency, chercheur à l’Inra de Dijon. Pourtant au Canada, des agriculteurs ont eu beaucoup de difficultés à éliminer du colza transgénique qui repoussait dans des champs de blé.
Isabelle Nadeau – Environnement Magazine – Septembre 03

Un Etat peut interdire les OGM
Des aliments à base d’OGM peuvent être mis sur le marché dans l’UE sans autorisation préalable de Bruxelles, même s’ils contiennent des résidus d‘OGM, dès lors qu’il n’y a pas de risques pour la santé a indiqué la CEJ dans un arrêt rendu public le 9 septembre. La CEJ autorise également les membres de l’Union européenne à interdire temporairement les OGM de leur territoire, ils doivent cependant apporter la preuve de leur dangerosité. La Cour européenne a rendu ce jugement dans un procès opposant l’entreprise américaine Monsanto au gouvernement italien. Il devrait encore retarder le développement commercial des OGM en Europe.
Nouvel Obs.com – 9 septembre

Transits transgéniques sous surveillance
Un protocole international instaure le principe de précaution pour l'importation d'OVM (organismes vivants modifiés). A la veille de son entrée en vigueur, les Nations unies ont demandé aux pays non-signataires de l'appliquer. Ce protocole signé en 2000 réglemente le commerce des OVM. Il autorise un pays à interdire, même en l'absence de preuves scientifiques, les importations et les dons d'OVM qui pourraient selon lui mettre en danger les cultures traditionnelles, les cultures locales, ou la biodiversité. ". L'entrée en vigueur du traité le 11 septembre a été rendue possible car le petit Etat de Palau, dans le Pacifique, a été le 50e à le ratifier en juin dernier, déclenchant un compte à rebours de trois mois. Cinquante-sept pays ont désormais ratifié le traité. Les Etats-Unis, premiers exportateurs mondiaux d'OGM, n'en font pas partie.
Ce texte encadre la circulation des organismes vivants modifiés (OVM), et non des OGM. Cette distinction est cruciale : "seules les plantes et graines de plantes transgéniques sont " vivantes" puisque capables de se disséminer dans la nature. En revanche, un maïs transgénique importé sous la forme de farine, d'huile ou de tourteau, n'est pas concerné. Ce distinguo modère considérablement l'impact de ce nouveau droit sur les importations d'OGM...
Corinne Bensimon – Les Echos – 11 septembre

Info Publicité
TBWA vient de remporter le budget de communication de la campagne contre l’utilisation des pesticides et des OGM de Greenpeace Allemagne. Une campagne qui devrait être visible d’ici la fin de l’été dans toute l’Allemagne.
La Correspondance de la Publicité – 8 septembre

 

 


Ils ont dit

« Le non à l’OMC n’a pas de sens »
« Nous avons des divergences avec les alter- mondialistes, sur la méthode surtout, mais sur bien des points, notre vision est identique. Comme les alter- mondialistes, nous souhaitons un rééquilibrage Nord/Sud., nous défendons une agriculture raisonnée, nous sommes opposés à la marchandisation du monde… Comment imaginer une politique de la chaise vide, dans le domaine agricole, alors que nos exportations dans ce secteur représentent 38 milliards d’euros ? La mondialisation est une réalité incontournable… »
François Loos, ministre français du commerce extérieur
L’Alsace – 6 septembre

Les OGM, solution à la faim dans le monde ?
« Les OGM ne sont pas une solution à la faim dans le monde, au contraire, ils pourraient bien plus appauvrir les pays en développement. En effet, ces OGM sont coûteux et protégés par des brevets. Pour assurer cette protection, les firmes utilisent une technologie qui consiste à inclure un gène qui rend stériles les cultures obtenues et empêche les agriculteurs de réutiliser leurs cultures comme semences. Ce que les pays en voie de développement n’auront pas à payer pour les engrais et les pesticides, ils risquent bien de le dépenser pour se procurer les semences dont ils seront devenus dépendants. »
Eddie Ait – Assistant parlementaire, animateur du Réseau Jeunes Turcs
Les Echos – 9 septembre

A propos de l’arrachage de plants de maïs transgénique à Clémensat
« Dans le champ vandalisé, on avait découvert un gène intéressant pour lutter contre des troubles gastriques et on l’avait implanté dans du maïs pour qu’il fabrique à grande échelle le produit qui découle de ce gène. On a besoin de ces plantations pour évaluer les variétés, les techniques et les connaissances. C’est justement en cultivant une plante génétiquement modifiée que l’INRA pourra voir si il y a un risque de dissémination, qui est par ailleurs assez faible ».
Daniel Cornu – Chercheur à l’INRA
La République du Centre – 6 septembre

Du danger des OGM médicaux
« Les anti-OGM étaient déjà obscurantistes (malgré leurs diplômes supérieurs à la moyenne), les voilà devenus sadiques puisqu’ils s’attaquent à des plantes médicaments, d’autant que ces médicaments étaient surtout destinés à des enfants… Il est vrai que la cause des « vandales » est difficile à défendre, surtout dans un pays qui a inventé le Téléthon… L’opération arrive au bon moment pour l’industrie des OGM agroalimentaires, s’agitant jusqu’à Bruxelles et au Vatican pour imposer les plantes transgéniques à des populations qui, majoritairement, les refusent… Ceux qui n’ont pas pu nous convaincre que les plantes transgéniques, c’est l’avenir, essaient de passer en catimini par le médical et la compassion… Ces plantes ne sont pas plus indispensables à la médecine qu’à l’alimentation. Décidément, il est urgent de mettre les OGM en démocratie. »
Jacques Testart Biologiste, Frédéric Prat ? Agronome – Thierry Raffin, sociologue
Libération – 12 septembre

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