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Sur la sécurité alimentaire |
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Sur les abeillesDes semences traitées au Regent retirées du marché après la mort d’abeilles Une variété de semences traitées avec un produit phytopharmaceutique, le Regent TS (Fipronil) vient d’être retirée du marché par le ministère de l’Agriculture, suite à des cas de mortalité d’abeilles constatés dans plusieurs communes de la région Midi-Pyrénées. « C’est la première fois qu’un lien explicite a pu être établi entre la mise en culture de semences enrobées d’un produit phytopharmaceutique et une mortalité massive d’abeilles » a annoncé le ministère dans un communiqué. Il ne s’agit en aucun cas d’une interdiction générale de l’insecticide Regent, commercialisé en France par BASF, mais seulement d’un retrait d’une variété semencière produite par Syngenta Seeds. AFP – 4 septembre Les sociétés BASF et Syngenta Seed SAS ont réagi par deux communiqués qui prennent acte de la situation : BASF Agro « continuera sur ce dossier abeilles à adopter une attitude constructive et transparente, et apportera sa contribution à la recherche de solutions. » Syngenta Seed SAS confirme « avoir pris en considération l’ensemble du contenu de ce dossier et s’attacher à répondre aux points qui la concernent ». |
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Sur les firmes |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologique |
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Ils ont ditL’Europe en position de force sur les OGM A la veille du sommet de l'OMC à Cancun, on peut s'attendre à ce que les États-Unis cherchent à mettre l'Europe en difficulté notamment sur les OGM. Cependant, l'opposition caricaturale que présentait R. Zoellick, entre des États-Unis tournés vers l'avenir, car investis dans les biotechnologies et une Europe affectée de peurs irrationnelles, a montré aujourd'hui toute son inanité. Avec l'adoption des deux règlements sur l'étiquetage et la traçabilité, l'Europe vient de faire la preuve qu'une application constructive et pragmatique du principe de précaution est possible. En effet, l'Europe est en voie de lever le moratoire sur les OGM, ce qui permettra de relancer la recherche en biotechnologies, et de faire le tri entre les OGM utiles, qu'il convient d'exploiter et de développer, et ceux qui sont sans intérêt dans le contexte européen. Il est donc loin d'être garanti que la démarche entreprise par les États-Unis à l'OMC soit couronnée de succès. Cela explique sans doute une certaine crispation des positions américaines, avec l'accusation portée de façon extrêmement choquante contre l'Europe de favoriser, par son attitude prudente envers les OGM la famine en Afrique. La position américaine est aussi fragilisée par le contexte de lutte contre le bioterrorisme. La transgénèse, qui n'est qu'un outil nouveau parmi d'autres, et ses produits sont porteurs de perspectives enthousiasmantes dans certains cas et peu intéressantes dans d'autres. Les États-Unis ont pris sur l'Europe une grande avance en matière de biotechnologies. Toutefois, on peut penser que le développement de ce secteur a peut être été trop rapide, ce qu'illustrent les difficultés actuelles de nombreux grands acteurs américains. Par son attitude ouverte, l'Europe a donc aujourd'hui la possibilité de faire fructifier sa prudence, en investissant résolument dans les voies qui paraissent les plus profitables à la collectivité. Jean Bizet – sénateur de la Manche – La Tribune – 3 septembre « Codifier l’importation d’OGM dans le cadre de l’OMC » Le protocole de Carthagène est le résultat d'un compromis. D'une part, les signataires du protocole ont le droit de prendre des précautions et éventuellement de refuser l'importation d'OGM. Mais d'autre part, une telle décision doit être fondée sur une démarche scientifique solide incluant une étude de risque environnemental ou sanitaire. Son entrée en vigueur implique que les pays signataires mettent en place diverses mesures et en particulier un cadre réglementaire. A Kuala Lumpur, lors du premier congrès des signataires du protocole en février 2004, il faudra décider des procédures destinées à promouvoir le respect du protocole, prendre en compte les cas de non-respect, puis élaborer des règles internationales de responsabilité et de compensations financières en cas de dommages résultant d'un mouvement transfrontalier Hamdallah Zedan – Secrétaire exécutif de la Convention sur la biodiversité – Recherche – 1 er septembre "La plainte américaine sur les OGM, alors que nous sommes en pleines négociations, est particulièrement déplacée" Il n'y a aucune raison pour les USA d'entamer une telle procédure. Qui plus est, le moment est particulièrement mal choisi dans la mesure où nous sommes engagés dans un nouveau cycle de négociations. Notre proposition sur les plantes génétiquement modifiées n'est pas dictée par des raisons économiques, le recours au principe de précaution nous paraît pleinement justifié. Carlo Trojan, chef de la délégation de la Commission européenne auprès de l'OMC Propos recueillis par Ram Etwareea - Le Temps – 30 août Libération 2/09 par Zaki Laïdi, chercheur au Ceri "Déconstruire J. Bové" A l'inverse de ce que soutient José Bové, les pays en développement ont tout intérêt à investir politiquement dans l'OMC. En effet, dans la mesure où les enjeux commerciaux sont et seront de plus en plus imbriqués avec la santé, l'environnement, l'éducation, la culture, il faut impérativement renforcer la légitimité et l'autorité des différentes institutions multilatérales comme l'OMS, la FAO. De sorte que, lorsque des conflits commerciaux arrivent à l'OMC en mettant en jeu des questions sanitaires, environnementales ou autres, cette même OMC puisse se tourner automatiquement vers ces différentes institutions. Si sur les OGM l'Europe se trouve une nouvelle fois opposée aux États-Unis, il faudrait qu'un avis de la FAO (sur la traçabilité par exemple) puisse permettre de trancher le conflit. Zaki Laïdi, chercheur au Ceri Libération – 2 septembre Santé et pesticides : Les études du professeur Sultan sur les malformations sexuelles liées à l’usage de produits phytopharmaceutiques provoquent la polémique « Les résultats des travaux de l’étude du professeur Sultan sur les malformations sexuelles et les enfants d’agriculteurs n’ont fait l’objet d’aucune publication ou communication scientifique, gage d’une fiabilité dans les résultats de l’interprétation… L’équipe du Grecan conduit depuis 1995 des enquêtes épidémiologiques sur le risque de cancer en milieu agricole. Les premières observations sur la mortalité par cancer dans les populations professionnelles exposées indiqueraient un risque plus faible que dans la population générale du décès par cancers liés au tabagisme. A l’inverse, le taux de décès par cancer de la prostate serait en excès. L’interprétation de ces observations est difficile en l’absence d’éléments précis sur les habitudes de vie des populations. L’établissement d’une relation de causalité entre exposition (aux pesticides par exemple) et risque (de cancer) nécessite des enquêtes particulières dans le but de pendre en compte l’ensemble des caractéristiques (dont la mesure est souvent difficile et imprécise) susceptibles d’expliquer tout ou partie du risque étudié. » Claire Morin – UIPP- La France Agricole – 5 septembre |
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