accueil  | actualités | revue de presse

Revue de presse :
du 30 août au 8 septembre 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

La chrysomèle, le préfet et les élus
Paul Masson, le préfet du Haut-Rhin, et des représentants de différentes administrations sont venus à Saint-Louis, à la rencontre des élus des 35 communes concernées par les épandages d’insecticide contre la chrysomèle du maïs. Celui-ci a expliqué la politique de l’Etat en la matière, basée « sur la transparence, la rapidité et la vigilance envers la santé publique ». Le préfet a précisé que la « limite actuelle de 50 m était celle communément pratiquée, sans que cela ne pose de problème ». Seule décision notoire, les traitements pourraient être interrompus les samedis. Les élus ont, pour leur part, critiqué le manque d’information qu’ils ont ressenti au début de la crise « Nous ne pouvions pas rassurer les populations inquiètes » ont-ils lancé. Ils ont au moins maintenant entre les mains un bon nombre d’éléments leur permettant d’expliquer la situation à la populations.
Xavier Renault - Dernières Nouvelles d’Alsace – 28 août

Après les haricots, le maïs !
La Direction générale de l’alimentation (DGAL) a donné hier le feu vert à l’emploi du Lannate sur les haricots verts, ce produit déjà utilisé sur d’autres cultures maraîchères ne présentant pas de risques pour les consommateurs. Il devrait permettre de lutter efficacement contre les chenilles qui ravagent les cultures, en particulier sur les derniers semis. Ces chenilles (Heliotis armigera) s’attaquent aussi aux carottes et au maïs doux (1000 ha concernés). Une dérogation pour le recours à un autre insecticide est demandée.
Sud Ouest – 29 août

Lymphomes et pesticides : une étude nationale
Le CHU de Brest participe, depuis deux ans, à une grande enquête épidémiologique sur les lymphomes. Ces cancers du système lymphatique sont de plus en plus fréquents. La responsabilité des pesticides, fongicides ou d’autres produits domestiques est suspectée. Jusqu’à présent mille patients atteints de lymphomes ont été inclus dans l’étude, dont environ 200 hospitalisés à Brest. Le recueil des cas va s’achever à la fin de l’année. L’analyse des données pourra alors débuter ce qui représente au moins un an de travail.
Catherine Le Guen – Le Télégramme – 3 septembre

Un quart des salariés ont été exposés à des agents cancérigènes (estimation de l’ARC – association pour la recherche sur le cancer)
En ce qui concerne les pesticides, trois effets potentiels ont déjà été identifiés : la survenue de pathologies cancéreuses, de troubles neurologiques chroniques et de troubles de la reproduction. Mais l’évaluation du risque n’a été réalisée par le Centre international de recherche sur le cancer, que pour une soixantaine de produits sur 9 000 commercialisés et 900 substances actives. L’ARC, pour sa part, finance la mise au point d’outils fiables de mesure de l’exposition aux pesticides dans les grandes cultures en France. Les prélèvements d’urines témoignent du passage des dithiocarbamates dans l’organisme et leur persistance 48 heures après le traitement. L’association enquête en outre sur le rôle des pesticides dans la survenue des tumeurs cérébrales, qui sont 30% plus fréquentes chez les agriculteurs.
Ph.R. – Le Quotidien du Médecin – 2 septembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire

 
 


Sur les abeilles

Des semences traitées au Regent retirées du marché après la mort d’abeilles
Une variété de semences traitées avec un produit phytopharmaceutique, le Regent TS (Fipronil) vient d’être retirée du marché par le ministère de l’Agriculture, suite à des cas de mortalité d’abeilles constatés dans plusieurs communes de la région Midi-Pyrénées. « C’est la première fois qu’un lien explicite a pu être établi entre la mise en culture de semences enrobées d’un produit phytopharmaceutique et une mortalité massive d’abeilles » a annoncé le ministère dans un communiqué. Il ne s’agit en aucun cas d’une interdiction générale de l’insecticide Regent, commercialisé en France par BASF, mais seulement d’un retrait d’une variété semencière produite par Syngenta Seeds.
AFP – 4 septembre

Les sociétés BASF et Syngenta Seed SAS ont réagi par deux communiqués qui prennent acte de la situation :

BASF Agro « continuera sur ce dossier abeilles à adopter une attitude constructive et transparente, et apportera sa contribution à la recherche de solutions. »

Syngenta Seed SAS confirme « avoir pris en considération l’ensemble du contenu de ce dossier et s’attacher à répondre aux points qui la concernent ».
 

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 

 
Sur l'agriculture biologique

 
 

 


Sur les OGM 

Un champ de « maïs médicament » détruit
C'est sans doute le coup de faux de trop. La destruction du champ de maïs de Meristem Therapeutics suscite l'indignation et l'incompréhension. Joëlle Moulinoux, de Vaincre la Mucoviscidose déclare : "Nous ne laisserons à personne le droit de briser nos espoirs". Certes l'expérimentation n'est pas compromise (seuls 10% du champ ont été détruits), mais B. Mérot, président et fondateur de Meristem Therapeutics ne cache pas son inquiétude : "nous demandons aux pouvoirs publics de nous protéger. L'Etat ne peut à la fois nous demander d'être transparents, en indiquant l'emplacement de nos parcelles d'essais et laisser une poignée d'extrémistes détruire en une nuit des années de travail". Pierre Mongin, le préfet de la région Auvergne a assuré que "tout était mis en oeuvre" pour retrouver les auteurs du forfait et assurer la protection des parcelles. Il a également ajouté que ces "actes de terrorisme visent à créer un climat d'insécurité destiné à impressionner les chercheurs, les agriculteurs et au-delà, les citoyens dans leur ensemble". Un point de vue contesté par Chantal Gascuel, membre du collectif "OGM 63" qui déclare "nous ne condamnons pas cet arrachage car l'Europe s'apprête à lever le moratoire sur les OGM. On se sert de l'alibi santé pour mieux faire passer les autres OGM dans l'opinion sans en mesurer les risques". En cas de récidive, B. Mérot ne cache pas que son entreprise se trouverait face à l'alternative "mourir ou se délocaliser". Outre le fait de priver les malades de médicaments, le combat des amis de J. Bové n'aurait-il pas alors pour résultat de ruiner les entreprises de biotechnologies régionales au profit des multinationales américaines tant honnies et combattues?
Marc Mennessier – Le Figaro – 3 septembre

Destruction d’une parcelle de maïs transgénique dans les Landes
Des militants anti-OGM ont détruit à Magesq, une parcelle de maïs OGM exploitée par Monsanto. Cette opération s’est déroulée quelques heures après une manifestation organisée devant le champ. Des élus du département, dont le président du conseil général des Landes, Henri Emmanuelli, s’étaient joints à cette manifestation qui s’était déroulée sans incident. Le Directeur de l’usine Monsanto de Peyrehorade, Edgar Pons, avait précisé qu’il s’agissait d’un « essai destiné à la recherche sur une technologie résistant à un insecticide », précisant avoir obtenu « toutes les autorisations du ministère de l’agriculture et de la pêche.
AFP – 6 septembre

Bruxelles rejette une demande d’interdiction temporaire des OGM en Autriche
Après consultation de l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), la Commission a estimé que Vienne « n’a pas fait la preuve de l’existence d’un problème spécifique » lié à la dissémination d’OGM dans la zone concernée.Tout en concédant que la coexistence entre cultures classiques et transgéniques « constitue un problème important à régler », la Commission a réitéré sa conviction qu’il était « possible de trouver une réponse valable dans les limites du cadre législatif en vigueur ».
AFP – 2 septembre

 

 


Ils ont dit

L’Europe en position de force sur les OGM
A la veille du sommet de l'OMC à Cancun, on peut s'attendre à ce que les États-Unis cherchent à mettre l'Europe en difficulté notamment sur les OGM. Cependant, l'opposition caricaturale que présentait R. Zoellick, entre des États-Unis tournés vers l'avenir, car investis dans les biotechnologies et une Europe affectée de peurs irrationnelles, a montré aujourd'hui toute son inanité. Avec l'adoption des deux règlements sur l'étiquetage et la traçabilité, l'Europe vient de faire la preuve qu'une application constructive et pragmatique du principe de précaution est possible. En effet, l'Europe est en voie de lever le moratoire sur les OGM, ce qui permettra de relancer la recherche en biotechnologies, et de faire le tri entre les OGM utiles, qu'il convient d'exploiter et de développer, et ceux qui sont sans intérêt dans le contexte européen. Il est donc loin d'être garanti que la démarche entreprise par les États-Unis à l'OMC soit couronnée de succès. Cela explique sans doute une certaine crispation des positions américaines, avec l'accusation portée de façon extrêmement choquante contre l'Europe de favoriser, par son attitude prudente envers les OGM la famine en Afrique. La position américaine est aussi fragilisée par le contexte de lutte contre le bioterrorisme. La transgénèse, qui n'est qu'un outil nouveau parmi d'autres, et ses produits sont porteurs de perspectives enthousiasmantes dans certains cas et peu intéressantes dans d'autres. Les États-Unis ont pris sur l'Europe une grande avance en matière de biotechnologies. Toutefois, on peut penser que le développement de ce secteur a peut être été trop rapide, ce qu'illustrent les difficultés actuelles de nombreux grands acteurs américains. Par son attitude ouverte, l'Europe a donc aujourd'hui la possibilité de faire fructifier sa prudence, en investissant résolument dans les voies qui paraissent les plus profitables à la collectivité.
Jean Bizet – sénateur de la Manche – La Tribune – 3 septembre

« Codifier l’importation d’OGM dans le cadre de l’OMC »
Le protocole de Carthagène est le résultat d'un compromis. D'une part, les signataires du protocole ont le droit de prendre des précautions et éventuellement de refuser l'importation d'OGM. Mais d'autre part, une telle décision doit être fondée sur une démarche scientifique solide incluant une étude de risque environnemental ou sanitaire. Son entrée en vigueur implique que les pays signataires mettent en place diverses mesures et en particulier un cadre réglementaire. A Kuala Lumpur, lors du premier congrès des signataires du protocole en février 2004, il faudra décider des procédures destinées à promouvoir le respect du protocole, prendre en compte les cas de non-respect, puis élaborer des règles internationales de responsabilité et de compensations financières en cas de dommages résultant d'un mouvement transfrontalier
Hamdallah Zedan – Secrétaire exécutif de la Convention sur la biodiversité – Recherche – 1 er septembre

"La plainte américaine sur les OGM, alors que nous sommes en pleines négociations, est particulièrement déplacée"
Il n'y a aucune raison pour les USA d'entamer une telle procédure. Qui plus est, le moment est particulièrement mal choisi dans la mesure où nous sommes engagés dans un nouveau cycle de négociations. Notre proposition sur les plantes génétiquement modifiées n'est pas dictée par des raisons économiques, le recours au principe de précaution nous paraît pleinement justifié.
Carlo Trojan, chef de la délégation de la Commission européenne auprès de l'OMC
Propos recueillis par Ram Etwareea - Le Temps – 30 août


Libération 2/09 par Zaki Laïdi, chercheur au Ceri
"Déconstruire J. Bové"

A l'inverse de ce que soutient José Bové, les pays en développement ont tout intérêt à investir politiquement dans l'OMC. En effet, dans la mesure où les enjeux commerciaux sont et seront de plus en plus imbriqués avec la santé, l'environnement, l'éducation, la culture, il faut impérativement renforcer la légitimité et l'autorité des différentes institutions multilatérales comme l'OMS, la FAO. De sorte que, lorsque des conflits commerciaux arrivent à l'OMC en mettant en jeu des questions sanitaires, environnementales ou autres, cette même OMC puisse se tourner automatiquement vers ces différentes institutions. Si sur les OGM l'Europe se trouve une nouvelle fois opposée aux États-Unis, il faudrait qu'un avis de la FAO (sur la traçabilité par exemple) puisse permettre de trancher le conflit.
Zaki Laïdi, chercheur au Ceri
Libération – 2 septembre

Santé et pesticides : Les études du professeur Sultan sur les malformations sexuelles liées à l’usage de produits phytopharmaceutiques provoquent la polémique
« Les résultats des travaux de l’étude du professeur Sultan sur les malformations sexuelles et les enfants d’agriculteurs n’ont fait l’objet d’aucune publication ou communication scientifique, gage d’une fiabilité dans les résultats de l’interprétation… L’équipe du Grecan conduit depuis 1995 des enquêtes épidémiologiques sur le risque de cancer en milieu agricole. Les premières observations sur la mortalité par cancer dans les populations professionnelles exposées indiqueraient un risque plus faible que dans la population générale du décès par cancers liés au tabagisme. A l’inverse, le taux de décès par cancer de la prostate serait en excès. L’interprétation de ces observations est difficile en l’absence d’éléments précis sur les habitudes de vie des populations. L’établissement d’une relation de causalité entre exposition (aux pesticides par exemple) et risque (de cancer) nécessite des enquêtes particulières dans le but de pendre en compte l’ensemble des caractéristiques (dont la mesure est souvent difficile et imprécise) susceptibles d’expliquer tout ou partie du risque étudié. »
Claire Morin – UIPP- La France Agricole – 5 septembre

haut de page