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Revue de presse :
du 23 au 29 août 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Insecticides : réaction à notre dossier
Notre dossier sur les insecticides (juillet- août 2003) nous a valu un courrier de l’UIPP. On nous indique notamment que « les fabricants de produits phytopharmaceutiques, en tant qu’industriels responsables, soutiennent la recherche scientifique et médicale d’équipes spécialisées par le biais de subventions à usage libre : au niveau national avec l’ Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur les aspects fertilité masculine ; ou avec le Groupe régional d’études sur le cancer (Grecan, université de Basse- Normandie), sur l’évaluation du risque de cancer lié à l’exposition professionnelle aux pesticides. Les résultats préliminaires d’une étude conduite par l’Inserm sur la fertilité masculine des ouvriers agricoles du secteur bananier en Guadeloupe ont été rendus publics en mars 2003 au cours des Journées d’épidémiologie et de santé publique du CHU de Pointe-à-Pitre. Les premiers éléments disponibles montrent qu’il n’existe pas de différence significative sur les paramètres de fertilité masculine entre les populations exposées et non exposées ».
60 millions de consommateurs – 1er septembre

Chrysomèle : les habitants contre les insecticides
Blotzheim : Lors de la conférence débat d’ Alsace Nature et d’un collectif d’associations de défense de la qualité de vie (Blotzheim, Hégenheim, Hésingue) ainsi que de l’ Association des Amis de la Camargue, les habitants se sont dits excédés par les épandages d’insecticides et envisagent plusieurs actions : pétitions, voire manifestation à Colmar. Face à cette colère, Guy Peterschmitt, de la direction régionale de l’agriculture, a apporté des précisions techniques : « Le traitement par insecticides est nécessaire pour tuer les chrysomèles adultes qui pourraient s’envoler. Mais le point central de la lutte est effectivement la rotation des cultures, sur trois ans dans la zone focus, sur deux ans dans la zone des 10 kms.
J.C.M. – L’ Alsace – 21 août

Espaces urbains : Opération zéro désherbant
Les désherbants chimiques utilisés en milieu urbain par les communes et les particuliers polluent l’eau dans des proportions inacceptables.Trois ans durant, l’impact des pesticides utilisés en milieu urbain sur la qualité de l‘eau a fait l’objet d’un suivi régulier à Vezin-le-Coquet, commune de 4300 habitants à la périphérie de Rennes. « Les conclusions générales de cette étude sont très préoccupantes alors que Vezin travaille sur la qualité de l’eau et de son environnement depuis longtemps, souligne Roland Gicquel, spécialiste de la question à Rennes Métropole. Le bilan serait encore plus alarmant ailleurs. Il ne s’agit donc plus seulement de traiter de façon raisonnée en milieu urbain : il faut définitivement abandonner le désherbage chimique en ville. Les molécules sont testées pour un usage en pleine terre. Les sols urbains ne sont pas assez riches pour les fixer et les consommer. Elles sont entraînées par ruissellent à chaque pluie ».
Elisabeth Chesnais – Que Choisir – 1er septembre


Qualité de l’eau : les pesticides ne doivent pas faire oublier le risque microbiologique
Le Club Santé Environnement de Metz, consacré à la qualité de l’eau portait essentiellement sur la pollution chimique, à commencer par les pesticides. Pourtant les orateurs présents, et en particulier le Mr Philippe Hartemann (faculté de médecine de Nancy), ont tenu à rappeler que, même dans un pays très sûr comme la France, « le risque lié à l’eau doit d’abord faire penser à la microbiologie ». Autre problème non anecdotique, les taux de certains médicaments dans l’eau brute pouvant être utilisée pour faire de l’eau potable sont déjà supérieurs à ceux autorisés pour les pesticides (3,1µg/l pour un fibrate contre 2µg/l au maximum). Si l’on adoptait pour les médicaments les mêmes normes que pour les pesticides, cela poserait d’énormes problèmes aux stations d’épuration. Il ne faut pourtant pas dramatiser car l’ingestion de 2 litres d’eau, vie entière, apporterait l’équivalent de deux jours de traitement, aux taux constatés.
Dr Alain Marié – Le Quotidien du Médecin – 28 août

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire

Inde/Pepsi : rebondissement après découverte de pesticides au Maharashtra
L’ Etat indien du Maharashtra a annoncé le 22 août avoir découvert des traces de pesticides dans des boissons produites localement par Pepsi et, relançant la controverse alors que le gouvernement fédéral avait blanchi le géant américain de telles accusations la veille. Le gouvernement de New Delhi a déclaré que ces eaux étaient « de loin dans les limites des normes » en vigueur en Inde. Tout en concédant que la plupart de ces boissons ne répondaient pas aux normes européennes Le Centre pour la Science et l’ Environnement affirme que ces niveaux 45 fois plus élevés que les normes européennes tiennent aux eaux polluées utilisées par les filiales des multinationales Pepsi et Coca pour fabriquer leurs boissons vendues en Inde.
AFP – 22 août

Les petits pots sont sains
Après la découverte de l’utilisation d’un fongicide (Orzin) interdit pour l’aubergine mais agréé pour la culture d’un grand nombre de légumes, des analyses ont été effectuées sur les produits Blédina. La DGCCRF a affirmé que nulle trace de résidu d’Orzin n’avait été décelée dans les purées d’aubergine de Bledina, et, qu’en l’occurrence, il n’y avait pas de risque sur la sécurité alimentaire. Reste que, d’un point de vue judiciaire, l’affaire devrait se poursuivre sur l’utilisation d’un produit interdit pour la culture de l’aubergine et figurant pourtant dans le cahier des charges des producteurs de Gironde et du Lot-et-Garonne.
Valérie Deymes – Sud Ouest – 27 août

Les fruits et légumes jouent un rôle pour prévenir le cancer, selon l’INRA
Des études sont en cours pour sélectionner des pommiers résistants aux maladies afin de diminuer l’usage des pesticides, améliorer la qualité gustative des tomates, deuxième légume le plus consommé en Europe après les pommes de terre. Concernant les pêches, deuxième espèce fruitière française par sa production, des travaux permettent de comprendre qu’en fonction de la place de la pêche dans l’arbre, sa qualité peut être améliorée.
Nord Littoral – 24 août
 


Sur les abeilles

 

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 

 
Sur l'agriculture biologique

L’agriculture a gagné du terrain en 2002
Selon le rapport 2002 publié par l’ Observatoire économique de l’agriculture biologique, celle-ci a progressé de 9% en un an du nombre d’exploitations de 23% des surfaces de production. Au total 11 288 exploitations pratiquent l’agriculture biologique sur le territoire. Les surfaces ont atteint 517 965 ha, surtout les cultures protéagineuses (+75%) et les céréales et fourrages certifiés bio (+ 25%).
AFP – 26 août
 

 


Sur les OGM 

OGM, oui à la levée du moratoire si… (éditorial)
L’étiquetage obligatoire des produits alimentaires dès qu’ils contiendront plus de 0,9% d’ingrédients transgéniques, permettra aux consommateurs d’exercer leur choix selon leurs convictions, en toute indépendance. A condition aussi de ne pas payer plus cher demain les produits sans OGM qu’ils consomment aujourd’hui. C’est à la filière OGM – et à elle seule – de supporter le coût de l’étiquetage et de la traçabilité exigés par Bruxelles. Les aliments sans OGM ne doivent pas devenir l’exception, une niche de consommation réservée à une élite. Avant toute levée du moratoire, il faut aussi que les règles juridiques en cas de contamination par les OGM soient clairement posées. Qui demain sera responsable si une récolte bio est invendable parce que contaminée par les OGM via le pollen ou les semences ? Si un consommateur se fie à une mention « sans OGM » alors que le produit en contient fortuitement au-delà du seuil admis ? Si la dissémination de transgènes provoque des dégâts écologiques irréversibles ou des allergies difficilement maîtrisables ? A ces questions, les consommateurs attendent autre chose qu’un silence coupable.
Jean Paul Geai – Rédacteur en Chef – Que Choisir – septembre 2003

OGM : l’heure de vérité (éditorial)
Le protocole de Carthagène sur la biosécurité ratifié par la France en avril dernier, reconnaît à tous les pays le droit de refuser l’importation au nom du principe de précaution. Jusqu'à présent, les consommateurs américains semblent accepter, sans réticences, l'alimentation à base d'OGM. Ils pourraient peut être changer d'avis, influencés par la résistance européenne. N’est-il pas curieux que leur pays, symbole de l’économie de marché, ne reconnaisse pas aux consommateurs le droit de pouvoir acheter ce que bon leur semble ?
Marie-Jeanne Husset, Directrice de la Rédaction – 60 millions de consommateurs- septembre 2003

L’OMC examine une plainte contre les restrictions de l’UE en matière d’0GM
L’OMC a accepté d’examiner une plainte déposée par les Etats-Unis, l’Argentine et le Canada contre les restrictions imposées par l’UE en matière d’OGM. « Je peux confirmer qu’un panel a été mis en place pour examiner la plainte déposée par les Américains l’Argentine et le Canada » a indiqué un porte parole de l’OMC. Le panel, instance propre à l’OMC est composé de 3 experts qui vont devoir donner leur avis sur cette plainte.
AFP – 29 août

Du transgénique sans génie
Greenpeace et les Amis de la Terre publient une étude dénonçant la non efficacité des cultures OGM en Espagne: contamination des cultures biologiques, rendement plus faible que les plants traditionnels et protection contestable face aux insectes. L'Espagne est le seul pays de l'Union à cultiver des OGM pour un usage commercial et non expérimental. Selon les deux associations écologistes, "aucune différence n'a été notée entre les cultures transgéniques et conventionnelles en cas d'attaque de pyrale ". Cette affirmation se base sur les recherches d'un institut agronomique de Navarre.
G. Lo – Libération – 27 août

Tracés, étiquetés… exceptés
Après de longs mois de discussions, les deux règlements européens sur la traçabilité et l’étiquetage sont enfin adoptés. Malheureusement, alors que les aliments pour animaux sont concernés, l’information ne sera pas transmise jusqu’au consommateur : viande, œuf ou lait issus d’animaux nourris en partie aux OGM ne porteront aucun signe distinctif. Autre décision surprenante, les députés européens ont accepté la présence de traces d’OGM non autorisés dans l’UE mais dans la limite de 0,5% de l’ingrédient considéré. L’adoption des deux règlements ouvre la porte à la levée du moratoire sur la culture de végétaux transgéniques en Europe. Une libéralisation qui n’est pas sans poser de problème en matière de contamination par les OGM.
Que Choisir – 1er septembre

Maïs détruits à Valdivienne
500 m² de cultures de maïs génétiquement modifié ont été saccagés dans la nuit du 6 au 7 août. Le gérant de la société Idemaïs exploitant les plants expérimentaux a déposé plainte ainsi que la société Syngenta.
Gil Beucher - Centre Presse – 22 aaût

Les OGM – Un progrès pour l’humanité ou une OPA sur la nature
Selon Hervé Kempf : Les OGM sont la première innovation dont l'argument marketing sonne creux : ça ne vous apporte rien, mais on peut espérer que ça ne vous fera pas de mal. C'est vrai que les Américains en mangent depuis plusieurs années et qu'ils n'en meurent pas ! Ce n'est pas pour autant un pays exemplaire sur le plan alimentaire, avec plus de 20% d'obèses et 5000 décès par an dus aux intoxications alimentaires. 900 000 agriculteur américains, en sursis, sont condamnés à s'agrandir sans cesse pour survivre sous la pression des banques et des firmes alimentaires. La véritable raison pour laquelle ils ont adopté les OGM est purement pratique : économiser un ou deux passages d'insecticides dans les champs. Les Européens ont longtemps cru que si les Américains les vantaient si hardiment c'est que leur innocuité était prouvée. Il n'en est rien. Les Américains eux-mêmes sont obligés d'admettre que leurs chercheurs sont partie liés avec l'industrie. Les grands acteurs de l'histoire des OGM, les firmes agroalimentaires, les semenciers, Monsanto, DuPont, Pioneer, etc ont eu le projet grandiose de transformer la nature de manière radicale. Pour eux, c'est juste une matière première à exploiter et à intégrer dans un processus industriel. Dans leur esprit, on commence par les céréales puis on étend le système à toutes les cultures. Ce qui est important dans cette histoire, c'est que l'Europe a su peu à peu affirmer son identité face à la vision américaine. Les Européens s'interrogent : une technologie nouvelle est-elle nécessairement un progrès ? Le moment est sans doute venu de faire évoluer notre modèle agricole, pour en venir à une agriculture qui pollue moins, qui respecte l'environnement et fasse vivre davantage de gens.
Propos recueillis par Dominique Louise Pélegrin - Télérama – 27 août

 

 


Ils ont dit


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