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Revue de presse :
du 26 juillet au 22 août 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Scandale dans l’écoulement de pesticides agricoles
C’est une affaire qui embarrasse sérieusement le ministère de l’Agriculture. Dans une lettre adressée à sa hiérarchie, juste avant sa mutation, Yves Schenfeigel, fonctionnaire de la Direction de l’alimentation, dont le bureau est chargé d’homologuer les pesticides agricoles en France avant leur mise sur le marché, recense une liste de graves dysfonctionnements dans son service. Il note une « absence totale d’information vers la société civile poussée jusqu’à la caricature (un refus systématique de communiquer de l’information arguant du secret industriel) » avant d’ajouter qu’en « matière d’évaluation de gestion du risque, le domaine des résidus de pesticides dans les aliments est insuffisamment couvert, faute de ressources humaines ». Face à « cette absence de doctrine claire en matière de gestion du risque (…) et de transparence des procédures, le haut fonctionnaire conclut que le « bureau se trouve d’ores et déjà dans l’impossibilité de remplir ses missions ».
François Vignolle – Aujourd’hui – 5 août

La Suisse adhère à la convention de l’ONU sur les POP
L’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEPP) a annoncé que la Suisse a adhéré à la « convention de Stockholm » des Nations Unies visant à éliminer « les douze salopards », les polluants organiques persistants (POP) parmi les plus toxiques au monde. La Suisse devient le 34ème Etat membre, cet accord entrera en vigueur lorsqu’il aura été ratifié par 50 pays. La plupart des pays industrialisés, dont la Suisse, ont déjà remplacé les « douze salopards », par d’autres substances moins nocives. La convention a donc surtout pour but de fournir aux pays en développement une aide technique et des moyens financiers dans le cadre du Fonds pour l’environnement mondial (FEM).
AFP – 30 juillet

Du mieux pour la qualité de l’eau du robinet
Un abaissement des taux de pesticides dans l’eau du robinet dans une petite dizaine de villes de l’Oise, a été relevé par la Lyonnaise des eaux. A Creil, les pesticides dans l’eau distribuée ne dépassent plus le seuil maximal admissible. Dans les communes de Raveniel et Léglantiers, les taux sont redescendus sous la barre de 0,4 microgramme par litre d’eau. Elles se sont raccordées au réseau du syndicat des eaux d’Avrechy. Enfin sept autres villes obtiennent une eau désormais conforme aux normes grâce à l’usine de traitement de Forêt-du-Lys.
Le Parisien – 28 juillet

La redoutable chrysomèle « Diabrotica virgifera virgifera » est de retour en Ile de France et en Alsace
La récente découverte de la chrysomèle en Alsace vient aujourd’hui compliquer un peu plus la tâche des autorités chargées de la santé des végétaux. Après l’exemple de l’Ile de France, elle souligne d‘ores et déjà les difficultés qu’il y aura à parvenir à l’éradication e cet insecte originaire d’Amérique centrale, devenu aujourd’hui le principal ravageur du maïs dans toute l’Amérique du Nord.
Jean Yves Nau et Hervé Morin – Le Monde – 7 août

Chrysomèle : les assurance de la préfecture
La fédération des élus écologistes s’élève contre l’emploi de produits phytopharmaceutiques dans lutte contre la chrysomèle du maïs. Pour rassurer leur population, la préfecture haut-rhinoise a fait le point. « Il est tout à fait normal que la mise en place d’un tel dispositif soulève certaines interrogations…
Toutes les dispositions ont été prises pour réduire l’impact sur la population » indique le secrétaire général de la préfecture et de rappeler que 12 jours seulement se sont écoulés entre la découverte du coléoptère destructeur des racines du maïs et les premiers épandages d’insecticides. Il est important que la polémique ne se développe pas. « Il n’y a aucune raison. Nous connaissons le produit utilisé, ses effets et les doses utilisées ». L’insecticide utilisé, le Pearl Protech empêche le coléoptère de voler et d’infecter d’autres terres, il est couramment utilisé soit par épandage avec un hélicoptère soit par pulvérisation avec un enjambeur, précisent les services de l’Etat.
Dernières Nouvelles d’Alsace – 15 août

Poison agricole en liberté
L’association Robin des bois, association de protection de l’homme et de l’environnement, alarme l’opinion car rien n’a été prévu pour collecter, entreposer en sécurité ou détruire l’arsénite de soude interdit depuis novembre 2001. Enfin, détruire… Elément intermédiaire entre les métaux et les non métaux, l’arsenic ne se détruit pas, on ne peut que le rendre inerte, par exemple en le coulant dans du béton. Tout cela coûte très cher, mais il n’y a pas, il n’y aura aucun budget prévu pour rendre fiable la mesure d’interdiction. Le ministère de l’Agriculture estime qu’il n’est pas directement concerné. Un produit cesse d’être agricole s’il est interdit à la vente. Il devient un déchet à éliminer et relève de la compétence du ministère de l’Ecologie et du Développement durable. Qui n’a de cesse d’ignorer superbement le problème.
Serge Garde – L’Humanité – 14 août

Les pesticides sont-ils des tueurs ?
Cancers rares, troubles neurologiques : la faute aux pesticides ? Pas si simple à déterminer. Toujours est-il que ces produits destinés à tuer mauvaises herbes ou insectes inquiètent, et pas seulement les agriculteurs. Scientifiques et autorités s’interrogent sur la part de responsabilité des pesticides sur la santé humaine. Pourtant les mentalités évoluent aussi bien chez les agriculteurs, les industriels que chez les pouvoirs publics. Mais les budgets de recherche et les plans de prévention accordent en France encore une place marginale au problème. En 2001, une commission du ministère de l’Environnement sur les risques sanitaires liés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques liés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, préconisait pourtant d’en faire une priorité et tirait la sonnette d’alarme… Peut-être est-il temps de s’intéresser aux alternatives aux produits chimiques de synthèse ?
Vincent Boulanger – Santé Magazine – 1er septembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire

Pepsi et Coca blanchis en Inde
Après deux semaines de scandale, le gouvernement indien a finalement blanchi le 21 août, les marques Pepsi et Coca- Cola, accusées par une ONG écologiste de fabriquer leurs boissons gazeuses avec de l’eau polluée. Le 5 août, le Centre pour la science et l’environnement (CSE) avait en effet publié une étude selon laquelle une douzaine de boissons produites localement par les deux multinationales américaines contenaient des taux alarmants de pesticides, potentiellement dangereux pour la santé. Cette annonce avait provoqué une chute des ventes. Devant le tollé, le gouvernement avait immédiatement ordonné une nouvelle série d’analyses. Or, selon les résultats annoncés devant le Parlement par le ministre de la Santé Sushama Swaraj, les résidus de pesticides détectés dans les boissons incriminées par le CSE sont finalement « de loin dans les limites des normes » sanitaires en vigueur en Inde, même si certaines sont effectivement au-dessus des normes européennes.
P.P. à New Delhi - Libération – 22 août
 


Sur les abeilles

Les apiculteurs ont le bourdon
La production de miel ne cesse de diminuer en France, en raison notamment de la mortalité croissante des abeilles. Le Gaucho, insecticide pour le maïs et le tournesol fabriqué par l’Allemand Bayer, est tenu responsable de cette épizootie. Mais dans les régions où ils ne sont pas cultivés, « les abeilles meurent également », constate Jacques Goût, animateur du Musée de l’Apiculture dans le Loiret.
L’Union – 15 août

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 

 
Sur l'agriculture biologique

 
 

 


Sur les OGM 

OGM : première victoire pour Monsanto au Brésil
Le tribunal régional fédéral de Brasilia vient d’autoriser la culture et la vente de soja transgénique, interdites depuis 2000. C’est une décision importante puisque le pays, deuxième producteur mondial derrière les Etats-Unis, avec 52 millions de tonnes, pourrait devenir cette année le premier exportateur mondial de ce produit. La justice dit s’appuyer sur des études scientifiques d’organismes internationaux comme l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation et l’OMS, qui attesteraient de la sécurité de ces aliments pour la consommation ainsi que pour l’environnement. Satisfait, Monsanto affirme, que cette décision, qui doit encore être validée par un trio de magistrats en dernière instance, « va avant tout dans le sens des intérêts économiques et sociaux », et renforce « la compétitivité du Brésil sur le marché international ».
Thierry Ogier – Les Echos – 14 août

OGM : réponse de Monsanto
Le 25 juillet, Noël Mamère et Jacques Massey ont commenté une réponse que l’entreprise agrochimique Monsanto a exigée après un article qu’ils avaient cosigné le 11 juillet. Monsanto a souhaité à nouveau faire usage de son droit de réponse (larges extraits) : « En ce qui concerne l’agent orange, un herbicide qui a été largement utilisé dans le monde par les agriculteurs dans les années 60. C’est cet herbicide et non une arme de guerre que l’Etat américain a commandé à Monsanto pendant la guerre du Vietnam. Dans ce cadre, dénoncer Monsanto revient à dénoncer toutes les entreprises industrielles qui, dans toutes les guerres, ont aidé leur pays. On ne peut que regretter cette période… Affirmer que Monsanto veut privilégier l’agriculture intensive aux dépens d’autres types d’agriculture, c’est méconnaître l’activité de l’entreprise et les technologies qu’elle préconise… C’est parce que nous sommes tous les jours sur le terrain, en relations étroites avec les agriculteurs et à leur écoute, que Monsanto produit des semences pour tout type d’agriculture… Améliorer les cultures exige des moyens de recherche considérables… Il est légitime de protéger les résultats de ces recherches car c’est le seul moyen d’assurer la rémunération du travail accompli et surtout de pouvoir continuer à investir pour pouvoir apporter progrès et innovation. Dans cette recherche du progrès, si les cultures génétiquement modifiées n’avaient aucun intérêt, alors pourquoi les agriculteurs de nombreux pays les ont-ils adoptées ?

OMC – Un jury sur les OGM
Les Etats-Unis, l’Argentine et le Canada ont formellement demandé la création d’un jury d’experts à l’OMC au sujet du contentieux qui les oppose à l’UE sur les OGM. L’UE s’est opposée à cette demande qui est dès lors bloquée. Une deuxième demande devrait être déposée lors de la réunion de l’organe de règlement des différends du 29 août prochain. Les mesures européennes sur les OGM (un moratoire sur les importations d’OGM est appliqué depuis 1999) violent les règles commerciales mondiales, a indiqué l’ambassadeur américain Linett Deilly, devant l’OMC.
La Tribune – 19 août

Le Commissaire Lamy « persuadé » que l’OMC donnera raison à l’UE sur les OGM
« Nous sommes persuadés que l’OMC confirmera que l’UE respecte pleinement ses obligations. La procédure entamée par les trois pays devant l’OMC est injustifiée et nous la déplorons. Le cadre réglementaire de l’UE pour l’autorisation des OGM est clair, transparent, raisonnable, et non discriminatoire » a réaffirmé Pascal Lamy, commissaire européen chargé du Commerce extérieur.
AFP – 18 août

Offensive du gouvernement Blair en faveur des OGM
Le gouvernement britannique souhaite l’introduction de cultures génétiquement modifiées mais l’opinion publique renâcle. Un rapport d’experts déclare « Il n’y a pas de raison scientifique de rejeter la culture de plantes génétiquement modifiées » tout en affirmant que la recherche doit se poursuivre.
M.L.C – Les Echos – 23 juillet

Le Saint- Siège ouvre le dossier des OGM
Le Conseil pontifical Justice et Paix va consulter des experts pour aider le Pape à élaborer sa position sur les OGM « Atteinte à l’environnement ou véritable chance pour le tiers monde ? » C’est en substance le dilemme qu’auront à résoudre les experts des OGM qui doivent se réunir à l’automne. Pour l’instant, le Saint – Siège brandit le « principe de précaution ». Mgr Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix estime que « la nourriture transgénique pourrait être utilisée pour nourrir l’Afrique et pour lutter contre le fléau mondial qu’est la famine », expliquant d’ailleurs que pendant les seize années qu’il a passées aux Etats-Unis comme représentant du Saint- Siège à l’ONU, il a consommé des OGM sans ressentir d’effets particuliers.
Nicolas Senèze – La Croix – 6 août

Saccage de maïs transgénique
Puyoô. Deux parcelles de maïs transgénique ont été neutralisées le 14 août, sans résistance par un collectif Stop OGM-Puyoô de 80 personnes. Les épis du champ ont été jetés à terre. Michel Labourdette, premier élu de la commune, a reçu une délégation du collectif. Il a estimé que « ce n’était pas de cette manière que l’on faisait avancer les choses ». Repérées sur le site du ministère de l’agriculture, les parcelles de Puyoô testaient la résistance des insecticides face aux pyrales – un papillon crépusculaire dont les chenilles nuisent à la culture – et face aux chrysomèles, un insecte parasite qui s’est rendu célèbre dernièrement pour avoir envahi les alentours de l’aéroport d’Orly.
Julien Coutenceau – Sud Ouest – 15 août

Les anti- OGM s’en prennent aux médicaments verts
Les 3000m² de maïs détruits faisaient partie d’un ensemble de 4 ha parfaitement identifiés. Les plantes cultivées étaient destinées à la production de lipase gastrique, futur médicament capable de lutter contre les troubles digestifs des malades atteints de mucoviscidose. « Il y avait un panneau indiquant que cette culture était destinée à la production d’un médicament et il y avait le logo de l’association Vaincre la mucoviscidose » explique-t-on chez Meristem Therapeutics. Le fauchage n’a pas été revendiqué. La Confédération paysanne du Puy-de-Dôme a toutefois pris les devants pour signaler qu’elle n’était pas à l’origine de l’action. Cette précision faite, la Confédération paysanne ne désapprouve pas l’action. Bien au contraire « Nous comprenons ces actes » et va même plus loin « Jusqu’à présent, nous n’avons pas donné de consigne de neutralisation de culture OGM. Mais la levée du moratoire se précisant, nous n’aurons plus d’autres moyens pour nous faire entendre des pouvoirs publics et alerter l’opinion publique ». A cette menace s’ajoute celle d’une campagne de recrutement de « faucheurs d’OGM » lancée par une association dans la foulée du rassemblement du Larzac.
Manuel Armand – La Montagne – 19 août

 

 


Ils ont dit

« L’INRA stocke ses obtentions végétales transgéniques et ne peut les tester grandeur nature sans que des militants anti-OGM ne viennent les détruire. Car le champ ouvert par les biotechnologies est riche d’espoirs pour nourrir et guérir ; sans danger : un OGM n’étant rient d’autre qu’un organisme dont la carte d’identité génétique a été modifiée pour lui ajouter des caractéristiques nouvelles auparavant obtenues par la sélection et les croisements. Ne l’ignorons pas, déjà les OGM occupent dans le monde une superficie quasi équivalente à celle des terres arables de la France. Pour le plus grand bénéfice des agriculteurs utilisateurs et, au-delà, de l’environnement par l’économie de pesticides et d’herbicides qu’ils permettent. Aussi soyons sans illusion. Menacée d’une plainte de Washington à l’OMC, l’Europe ne pourra certainement pas maintenir longtemps son embargo sur le maïs et le soja transgénique qui finiront par s’imposer sur ses marchés. Tous ces bons arguments n’ont pas été entendus ».
François Guillaume, ancien ministre, député de Meurthe et Moselle
Les Echos – 30 juillet


« Point n’est besoin des OGM pour lutter contre la faim dans le monde ni pour améliorer la qualité des aliments. Il faut avant tout manifester une volonté politique face aux intérêts des lobbies. En Europe, il s’agit de réformer une PAC qui nous rend dépendant à 80%, d’importations de protéines végétales, particulièrement de soja, alors que dans le même temps on incite par des primes à laisser des terres en jachères sur lesquelles on pourrait cultiver des légumineuses tant pour l’homme que pour les élevages ; une PAC qui subventionne des exportations pratiquant un véritable dumping déloyal, désorganisant les marchés des pays en développement ».
Lylian Le Goff – Responsable de la mission biotechnologies de France Nature Environnement
Ouest France – 28 juillet


« Je l’affirme, on peut faire échec au projet de Cancun. A la mi-septembre, nous allons nous mobiliser contre ceux qui veulent que ce sommet soit encore un moyen d’élargissement du marché… Nous pouvons empêcher les OGM d’entrer dans l’agriculture et l’alimentation, nous poursuivons ce combat… Ce n’est pas en empêchant un responsable du mouvement social qu’on arrête le mouvement social ; ce n’est pas en prison qu’on arrête les convictions. Bien au contraire ».
José Bové syndicaliste et alter mondialiste devenu porte-étendard d’une certaine opposition à la mondialisation sauvage
AFP – 2 août


« Le débat n’est possible qu’avec des interlocuteurs de bonne foi. Des questions réelles se posent. On travaille aux Etats-Unis sur des OGM permettant de manger des hamburgers sans grossir faut-il l’accepter ou non ? Comment aller vers la création d’une organisation mondiale de l’environnement ? Comment faire reconnaître par l’OMC le principe de précaution ? Comment permettre l’accès aux médicaments des pays pauvres, Comment obtenir des Etats-Unis la ratification de certains engagements en matière d‘environnement ou la reconnaissance du protocole de Carthagène sur le commerce des OGM ? Autant de questions concrètes que je n’ai pas entendues sur le plateau du Larzac… Une fois que l’on a dit que l’était contre la libéralisation des échanges, qu’a-t-on à défendre ? Le protectionnisme ? Il nous revient, à nous les responsables politiques, de dire quel monde nous voulons construire. Ma grande divergence avec José Bové est que je préfère le combat de l’esprit de construction à la facilité de la contestation ».
Nathalie Kosciusko- Morizet – Député de l’ Essonne et secrétaire exécutive du conseil de développement durable de l’UMP
Le Figaro – 11 août

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