accueil  | actualités | revue de presse

Revue de presse :
du 12 au 18 juillet 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Alerte à un insecte ravageur du maïs en Ile-de-France
Deux spécimens d’un insecte ravageur du maïs, la chrysomèle du maïs, ou Diabrotica virgifera virgifera, ont été capturés à proximité des aéroports de Roissy et Orly et formellement identifiés. Pour la première fois depuis cette série de traitements à l’automne 2002, deux insectes sont de nouveau capturés, a expliqué Michel Penel de la direction régionale de l’agriculture en Ile-de-France. Cete capture signifie soit que le foyer n’a pas été éradiqué, soit qu’une nouvelle contamination s’est produite. On considère qu’il faut au minimum 3 ans sans aucune capture d’insecte pour être sûr de son éradication. Une nouvelle campagne d’épandage d’insecticide (deltamethrine) va être mise en œuvre dès la semaine prochaine.
AFP – 18 juillet

Eau du robinet : de vraies craintes
L’Oise est l’un des départements les plus avancés dans la protection des captages d’eau potable, avec 84% de périmètres de protection installés. Mais un habitant sur deux ne dispose pas d’une eau du robinet totalement saine. Les pesticides sont la deuxième source de pollution dans l’Oise. L’atrazine serait cancérigène et perturberait la reproduction. Les ingénieurs sanitaires ne s’intéressent aux pesticides que depuis dix ans, on connaît encore mal les conséquences à long terme d’une exposition à de faibles doses de plusieurs pesticides, comme c’est le cas pour un quart des Oisiens. Les agriculteurs ne sont pas les seuls responsables, l’atrazine, désherbant utilisé pour la culture du maïs, l’était aussi par l’Etat pour les voies ferrées et pour les routes. Depuis le début du mois, son usage est interdit. Il reste néanmoins des centaines de nouveaux pesticides dont les effets néfastes sont encore inconnus, mais qui sont présents dans l’eau de certains captages comme la cyanazine ou la simazine.
Robin Assous – Le Parisien – 21 juillet

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur l'agriculture et l'environnement

Quand les céréaliers deviennent écolo : des arbres au milieu des épis de blé
« Le champ agricole moderne est souvent un désert écologique, ce qui le rend très fragile face aux attaques de parasites et ravageurs », constate Christian Dupraz, chercheur à l’INRA. Résultat : il faut sans cesse le stimuler avec des engrais et le protéger avec des pesticides, qui se retrouvent dans le sol et les eaux. Le mélange arbre- culture peut-être très efficace, selon l’INRA puisqu’un seul hectare en mélange produit autant que 1,3 ha cultivé en séparant arbres et céréales. Au niveau européen, 7O chercheurs planchent dans 8 pays sur le projet d’agroforesterie « SAFE ». L’objectif : prendre en compte l’agroforesterie dans l’évolution de la Politique agricole commune vers un meilleur respect de l’environnement et élaborer un projet de directive.
Marie-Pierre Ferey – AFP – 24 juillet

Vers l’agriculture durable
Seizième Point recherche organisé par l’ACTA autour du thème : « Pratiques phytopharmaceutiques : quelles avancées vers une agriculture durable ? » Le principe général du projet est que chaque intervention phytopharmaceutique réalisée sur une parcelle d’exploitation est analysée afin d’apprécier un éventuel risque lié au danger et à l’exposition. Huit modules d’évaluation des risques sont retenus et concernent la santé humaine, animale, la pollution des eaux de surface et souterraines, les organismes aquatiques, la faune sauvage terrestre, les abeilles domestiques, les auxiliaires entomophages, les résistances des ennemis des cultures.
La Presse de la Manche – 17 juillet
 


Sur les abeilles

 

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

L’agriculture raisonnée fait son entrée dans le Lot
Neuf exploitants lotois ont récemment signé la charte de l’association FARRE. Ils calquent leurs démarches sur 395 autres agriculteurs français adhérents du FARRE qui s’engagent à faire la promotion de ce type de méthodes en ouvrant leur ferme aux visites. Le concept est nouveau : l’agriculture raisonnée est à la recherche d’un équilibre entre respect de l’environnement et rentabilité économique.
La Dépêche du Midi – 22 juillet

Les vergers de l’agriculture raisonnée
« Nous avons des stations météo dans les vergers qui permettent d’établir les risques graves de contaminations cryptogamiques (les maladies végétales dues à un champignon parasite, ndlr) et de traiter au préventif et non plus au curatif » déclare Christophe Tellier, arboriculteur et nouvel adhérent au Farre. Ainsi, alors qu’il y a une dizaine d’années, il utilisait parfois des produits de traitement toutes les semaines, aujourd’hui c’est devenu ponctuel. Cette démarche de l’agriculture raisonnée, plus contraignante pour l’exploitant, est pour l’arboriculteur « un état d’esprit ».
Rachël Bauduin – La Voix du Nord – 21 juillet
 

 
Sur l'agriculture biologique

Un champignon pour protéger les plantations de thé
Un champignon exotique pourrait permettre d’endiguer l’invasion croissante de mauvaises herbes qui touche les plantations de thé en Inde, un secteur clé de l’économie. Les méthodes testées jusqu’alors pour contrer ce fléau, comme l’emploi d’herbicides, se sont révélées inefficaces ou inadéquates. L’introduction de ce champignon dans les cultures de thé permettrait d’améliorer la condition des arboriculteurs et d’augmenter la productivité. En particulier, le traitement des plantations de thé aux herbicides, pourtant largement répandu, provoque des dégâts au niveau des cultures, et les teneurs en résidus sont souvent trop élevées. L’introduction de champignons pathogènes est actuellement la piste privilégiée.
Julien Lonchamp – Le Figaro – 22 juillet
 

 


Sur les OGM 

Bruxelles réaffirme son refus de « zones sans OGM » dans l’UE
La Commission européenne a réaffirmé sa ferme opposition à l’instauration par des Etats membres de l’UE de « zones sans OGM » sur tout ou partie de leur territoire et indiqué qu’elle pourrait dans le cas contraire engager des actions devant la Cour européenne de justice (CEJ). « Il n’est pas possible qu’un Etat membre détermine qu’une région ou tout son territoire ne peut absolument pas avoir de produits transgéniques », a déclaré le commissaire européen à l’agriculture, Franz Fischler. « On n’a pas les moyens de le justifier, de le défendre et de limiter ainsi le choix d’un agriculteur sur son territoire ». Le commissaire a précisé que si, par un biais ou un autre, une « zone » ou une « région sans OGM » était instaurée, « la question pourrait être portée devant la Cour de justice ». « Ce n’est pas exclu », a-t-il ajouté.
AFP – 23 juillet

Feu vert définitif pour la législation européenne sur la traçabilité des OGM
Les ministres européens de l’Agriculture ont donné leur feu vert définitif à la mise en place de règles d’étiquetage et de traçabilité des OGM. Actuellement, 18 OGM ont reçu une autorisation de vente dans l’UE et 19 autres attendent l’agrément des Quinze. La nouvelle législation européenne permettra de retracer le cheminement des produits OGM tout au long de la chaîne de production et de distribution. Elle couvrira les denrées alimentaires mais également les fourrages qui constituent le débouché essentiel des OGM utilisés en Europe.
AFP – 22 juillet

Monsanto dénonce la destruction d’un parcelle d’OGM dans le Tarn-et-Garonne
Monsanto qui condamne « cet acte de vandalisme » estime que la destruction de cette parcelle d’expérimentation, qui a reçu toutes les autorisations nécessaires du ministère de l’agriculture (…), porte atteinte à la liberté de la recherche française ». L’entreprise ajoute que son essai, concernant un maïs résistant à un herbicide total, le glyphosate, était « indispensable » et « obligatoire » en vue de la constitution d’un dossier d‘autorisation de mise sur le marché. « Nous ne sommes pas venus pour détruire la parcelle mais pour dénoncer l’introduction forcée des OGM dans l’agriculture et l’alimentation », déclarait un porte-parole, Régis Hochart.
AFP – 18 juillet

Parcelle fauchée pour José Bové
Une centaine de personnes opposées au OGM ont fauché à Brax, à l’ouest de Toulouse, une petite parcelle expérimentale de maïs transgénique cultivée pour le compte de la société Bayer CropScience. Gérard Onesta, vice-président Vert du Parlement européen, a expliqué qu’il avait participé à l’action pour appliquer le « principe de précaution ».
Midi Libre – 20 juillet

Bayer CropScience s’interroge sur la poursuite de ses essais OGM en France
« Des destructions comme celle de Brax, au-delà de leur caractère illégal et inacceptable, ne peuvent que conduire notre entreprise à s’interroger sur la pertinence des investissements en recherche sur le territoire français ». La société souhaite « attirer l’attention sur les conséquences de tels actes » soulignant que »le maïs cultivé à Brax » était « destiné au marché américain actuellement en forte croissance ».
AFP – 23 juillet

Destruction de maïs OGM dans les Yvelines : plante de l’exploitant (GEVES)
Le Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences (GEVES) a porté plainte auprès du tribunal de Versailles pour la destruction d’une de ses parcelles de maïs transgénique à Guyancourt. La parcelle détruite était autorisée par le ministère de l’Agriculture et testait des variétés de maïs génétiquement modifiées pour résister à la pyrale, un insecte parasite. « Le GEVES ne peut accepter la destruction de cet essai destiné à assurer sa mission de service public ». Neuf membres de la Confédération paysanne sont en garde à vue.
AFP – 23 juillet

Ne confondez pas Monsanto avec « Terminator » par Jean-Pierre Princen, Président Directeur Général de Monsanto France
Dans une contribution aux pages Rebonds (« un OGM peut en cacher un autre »), Libération du 11 juillet, Noël Mamère député Vert de la Gironde et Jacques Massey, journaliste, mettaient en garde contre les risques d’application militaire des biotechnologies pouvant conduire à de nouvelles armes de destruction massive. Parmi leurs exemples, ils avaient cité « Terminator », un gène qui rend les semences stériles ; et ils en avaient attribué la paternité à Monsanto, « une firme connue pour le défoliant militarisé « agent orange ». Monsanto a tenu à répondre à cette mise en cause :
« … Cette technologie n’a jamais appartenu à Monsanto. Elle fait l’objet d’un brevet déposé parle Ministère de l’Agriculture américain (USDA) et une société semencière, Delta and Pine Lande. L’amalgame est lié à l’annonce de l’intention de fusion entre la société Delta and Pine Land et Monsanto au printemps 1998 ; cette intention n’a pas été poursuivie. Le brevet en question est aujourd’hui toujours détenu par l’USDA et Delta and Pine Land…. Quant à l’affirmation concernant le thème « OGM et biodiversité, que la « bio -invasion est reconnue par les naturalistes comme une des principales menaces pour la biodiversité ». Cette affirmation est notamment démentie par les récents travaux du professeur Klaus Ammann, directeur du jardin botanique de l’Université de Berne (Suisse)… Ce rapport est disponible à
http:/botanischergarten.ch/Biotech-Biodiv/report-Bodiv-Biotech3.doc

Les auteurs répliquent à leur tour
« … Pourquoi Monsanto, Dupont, Novartis et compagnie ne nous disent-ils pas que leurs OGM ont pour principal objectif d’accroître les cultures intensives au détriment des cultures vivrières, traditionnelles et biologiques pour prendre le contrôle de la chaîne alimentaire ? Ce n’est pas aux multinationales des semences trafiquées de décider à notre place de ce que nous voulons dans notre assiette et du monde dans lequel nous voulons vivre. C’est pour ces raisons que nous continuerons à combattre le système qu’elles incarnent ».

Libération – 25 Juillet

 

 


Ils ont dit


haut de page