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Revue de presse :
du 5 au 11 juillet 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Bruxelles retirera 450 pesticides du marché en 2003
Le travail de réévaluation des herbicides, insecticides et fongicides engagé depuis plusieurs années par Bruxelles, commence à porter ses fruits : la Commission européenne estime que près de la moitié des matières actives utilisées par les agriculteurs, les collectivités locales ou les jardiniers du dimanche, doivent être disparaître du marché. Dans de nombreux cas, elles ne sont plus défendues par le groupe producteur, qui a lancé de nouvelles spécialités plus adaptées au marché. Ou pire, elles sont toxiques et dangereuses pour la santé humaine et pour l’environnement. Les enjeux économiques sont de taille. L’UE est un marché majeur pour les pesticides avec la vente de 320 000 tonnes de matières actives vendues chaque année, soit un quart du marché mondial estimé à 28 milliards de dollars.
Marie- Josée Cougard – Les Echos.fr

L’eau de 84 communes hors- normes en Seine-et-Marne
Au total, 215 communes sont visées par des dépassements en nitrates et/ou pesticides, à savoir 50 milligrammes/litre pour les nitrates et O, 1 microgramme/litre pour les pesticides. Mais pour 72 500 habitants de 84 communes, le problème est plus aigu encore puisque l’eau du robinet est déconseillée aux femmes enceintes et aux nourrissons. Le préfet, Bernard Coquet, a annoncé la mise en place d’ici la fin de l’année d’un schéma départemental pour pousser les communes concernées à améliorer rapidement la qualité de leur eau en « mutualisant leurs efforts, notamment « de se regrouper au sein de bassins hydrologiques ». Interrogé sur le rôle des agriculteurs, Mr Coquet a expliqué qu’ils avaient considérablement limité le recours aux pesticides dans le cadre d’un plan de « fertilisation raisonnée » piloté par la Chambre d’agriculture.
AFP – 7 juillet

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur l'agriculture et l'environnement

 
 

 
Sur les abeilles

Régent : des apiculteurs portent plainte – Plus de 70% des abeilles butineuses déjà décimées
Compte tenu de la précocité des tournesols, les abeilles ont commencé à butiner plus tôt que l’an dernier. Pour les apiculteurs, les conséquences sont déjà visibles. Certains viennent de déposer plusieurs plaintes, dont l’une auprès du procureur de la République. Elles visent directement BASF, le fabricant d’insecticide systémique type Régent TS. D’autres plaintes, sur le même type, sont annoncées pour les prochains jours.
Philippe Ecalle – Ouest France – 10 juillet
 

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

Des scolaires allemands en visite dans des fermes du réseau FARRE
Une découverte qui révèle autant l’intérêt pour de l’agriculture raisonnée outre Rhin que pour un mode d’enseignement bilingue. Une équipe audiovisuelle de l’Université de géographie de Francfort accompagnait la classe allemande. Cette classe a monté un projet intéressant sur ces questions d’agriculture raisonnée avec l’homologue de Farre en France qui s’appelle outre Rhin FNL et une entreprise des environs de Francfort. L’intérêt croît en Allemagne aussi pour l’agriculture raisonnée.
Le Progrès – 5 juillet
 

 
Sur l'agriculture biologique

 
 

 


Sur les OGM 

Les OGM en progression
Selon une étude du département de l’Agriculture américain menée dans 48 Etats, auprès de 75 000 fermiers, l’année 2003 devrait être caractérisée par une augmentation importante de la part du maïs et du soja génétiquement modifiés :38% des 32 millions d’ha de maïs, soit 4% de plus que l’an dernier, seront dédiés aux OGM. La proportion de plantations de soja résistant à un type d’herbicide atteint cette année 80%, en hausse de 5%.
Enjeux – 1er juillet

OGM : une agence gouvernementale canadienne contre le blé de Monsanto
Monsanto Canada a demandé l’an dernier à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) l’autorisation de mener des essais en champ pour une variété de blés génétiquement modifiés qui serait plus résistante aux herbicides. Dans un rapport rendu public par la Commission canadienne du blé (CCB), 3 botanistes de l’université du Manitoba mettent en garde contre le risque que poserait la dissémination dans la nature du blé Roundup Ready de Monsanto. « Dans la conditions actuelles, cette dissémination dans les provinces de l’Ouest serait une catastrophe pour l’environnement ». La CCB est le plus grand exportateur de blé au monde.
AFP – 9 juillet

La culture du coton génétiquement modifié en Inde
Une proportion importante des récoltes (jusqu’à 40%) sont perdues de par le monde en raison de l’action de divers ravageurs. C’est pour réduire autant que possible ces pertes que l’on utilise des pesticides chimiques. Le bénéfice du coton Bt est variable selon les années et le lieu (climat). En toute logique, tout consommateur ayant une sensibilité écologique devrait porter des vêtements en coton génétiquement modifié et surtout pas en coton bio.
Louis Marie Houdebine – Futura-Sciences.com

Dossier Alternative Santé/ L'impatient juillet 2003 dossier réalisé par Science frontière (extraits)
Organismes génétiquement modifiés : la vérité
GE Séralini rappelle les raisons de continuer la lutte et de ne pas donner prise aux arguments publicitaires de quelques géants :
- c'est un scandale que des OGM, càd des plantes qui contiennent des pesticides ou qui tolèrent des herbicides, soient cultivées depuis 20 ans sans qu'aucun contrôle adéquat sur la santé n'ait été fait.
- pour que les OGM deviennent rentables, il faudra les substituer à la base de l'alimentation mondiale et breveter cette base. Il n'est pas sûr que l'ensemble des pays du monde, lorsqu'ils prendront conscience de cet enjeu, acceptent cela et laissent faire. L'autre talon d'Achille des USA est leur refus de l'étiquetage.
Situation critique mais pas désespérée
La situation "sanito- alimentaire" est critique, c'est un fait : la mondialisation affame les agriculteurs, les OGM polluent la terre et menacent peut être notre santé, des pesticides connus pour être dangereux depuis longtemps (étude Sultan) sont toujours en circulation (atrazine) par manque de volonté politique de s'opposer aux lobbies agrochimiques, et quand les citoyens s'en mêlent, même lorsque leur avis est sollicité, ils ne sont pas entendus

Chirac fait le choix d’une clémence relative en faveur de Bové
Il accorde une remise de peine de quatre mois. (Deux mois dont José Bové bénéficie dans le cas de la grâce collective et deux mois qui sont de la prérogative exclusive du chef de l’Etat, qui n’a pas à la motiver). En accordant une remise partielle de peine, le président de la République ne désavoue pas la justice qui a condamné José Bové à dix mois de prison ferme pour la destruction de plants d’OGM, mais il montre qu’il n’est pas insensible aux préoccupations exprimées par les alter mondialistes.
Michel Leclercq et Philippe Goulliaud – AFP – 10 juillet

OGM : Pour une surveillance européenne
L’Union peut aujourd’hui, au nom de la science oeuvrant au bénéfice de la santé (celle des plantes, des animaux et des hommes), mettre en place sur son sol un dispositif d’étude et de surveillance que les Etats-Unis n’ont jamais su, pu ou voulu mettre en œuvre ces dernières années… Cette donne fait que l’espace des pays membres de l’union peut, mieux que nul autre au monde, bâtir rapidement un système dans lequel la révolution que constituent la mise en culture et la consommation d’OGM végétaux ne renverra ni à un refus irrationnel ni à une acceptation sous la contrainte, mais bien à une possible évolution encadrée, étudiée et évaluée… Aussi tout indique qu’il sera du plus grand intérêt d’observer et analyser les prochaines étapes de l’entrée des végétaux génétiquement modifiés sur le sol du Vieux Continent.
Jean-Yves Nau – Le Monde – 5 juillet

Le pari de l’Europe : suivre la trace des OGM alimentaires
Le dépistage des végétaux génétiquement modifiés dans des produits consommés par l’homme et les animaux n’est pas simple à mettre en oeuvre. Les techniques de traçabilité utilisées aujourd’hui ne sont ni parfaitement codifiées ni totalement reproductibles (P. Fach Afssa). Face à une telle complexité, faute d’un système assurant l’identification exhaustive des végétaux génétiquement modifiés dans les différents circuits alimentaires, on pourrait rapidement assister à une banalisation d’information qui verrait les différents opérateurs de l’agroalimentaire indiquer, sans plus de précisions, que leurs produits sont susceptibles de contenir des OGM.
Jean-Yves Nau – Le Monde – 9 juillet

La difficile cohabitation des cultures bio, transgéniques et naturelles
Les semenciers savent déjà coordonner et espacer les cultures pour minimiser les croisements indésirables. Cependant, si l’agriculture biologique n’assouplit pas sa politique de certification, qui ne tolère aucune contamination, elle est menacée à court terme de disparaître. Pour A. Messéan de l’Inra, « On peut gérer ce seuil de 0,9% mais avec des contraintes de coûts, de coordination entre agriculteurs qui vont être plus ou moins acceptables et acceptées ». Pour P. Gracien, « coopératives et négociants peuvent aider à organiser les choses, comme pour les productions spécialisées ».
Hervé Morin – Le Monde – 9 juillet

 

 


Ils ont dit

Eau : « Les consommateurs comme vous et moi sont aussi impliqués »
« Les points forts sont que les deux textes, la Directive cadre et la charte de l’environnement qui vient d’être présentée, aboutissent à une réelle amélioration de l’eau en arrivant au moindre prix en optimisant les méthodes et grâce à la responsabilisation de tout le monde. Il n’y a pas que les industriels et les agriculteurs. Les consommateurs comme vous et moi sont aussi impliqués. En mettant trop de lessive dans sa machine à laver ou en arrosant trop, nous sommes tous des pollueurs. »
Roselyne Bachelot – propos recueillis par Marie- Jeanne Dufour – Le Progrès – 4 juillet

« L’exemple américain nous garantit que préserver l’étanchéité entre cultures classiques et génétiquement modifiées est impossible. A partir du moment où des flux de gènes sont constatés, où des croisements avec des cousins sauvages ont lieu, si les gènes génétiquement modifiés donnent un avantage comparatif important aux plantes, ils se multiplient et nous ne sommes pas capables de contrôler leur dissémination. Nous ne sommes pas en position de réclamer que le moratoire soit maintenu. Mais nous demandons que les personnes qui vont décider de le lever le fassent en connaissance de cause. »
Matthieu Calamane – ingénieur agronome, président de l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB). Propos recueillis par Gaëlle Dupont- Le Monde – 9 juillet -

Jean-Marie Pelt ou « la terre en héritage »
« L’usage des pesticides et les OGM ont des impacts non plus supposés mais avérés. Cela peut se traduire par des problèmes de féminisation. Les substances imitent par leurs effets, les hormones femelles et provoquent des cas de transsexualité et de puberté précoce. L’autre possibilité se caractérise par le développement des cancers. Moralité : il faut établir un rapport moins conflictuel avec la nature et à l’intérieur de la société si nous ne voulons pas d’une terre intoxiquée, désertifiée et un climat déréglé aux générations futures. En continuant dans cette voie, à l’horizon 2050, il n’y aura plus ni pétrole ni forêt tropicale. Par ailleurs, nous assisterions à une augmentation grave des cas de cancers.
Jean Marie Pelt – Président de l’institut européen d’écologie – propos recueillis par Corinne Belpois Le Progrès – 6 juillet
Un droit de Réponse a été demandé au Journal


Un OGM peut en cacher un autre
« Lutter contre les modifications génétiques, c’est aussi lutter contre les armes biologiques redoutables que la manipulation des gènes permet de créer. Dans ce souci d’assurer un contrôle économique sur le producteur, il faut voir une convergence, au moins formelle avec le bio terrorisme. Cet OGM agricole a, en effet, de sacrés points communs avec les Gama, ces agents non létaux génétiquement modifiés que les armées américaines prévoient d’utiliser malgré les protestations d’associations comme la Fédération des scientifiques américains ou le Bio-weapons Prevention Project, parrainé par l’ONU… »
Noël Mamère député Vert de la Gironde et Jacques Massey, journaliste auteur de « Bio terrorisme, l’état d’alerte » paru à l’Archipel 2003.
Libération – 11 juillet

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