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Revue de presse :
du 21 au 30 juin 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Colloque UIPP – 17 juin – Suite
Ne dites plus « pesticides » mais « produits de santé »
L’UIPP explique que les bénéfices principalement apportés par les produits phytopharmaceutiques « sont perçus comme évidents par les agriculteurs et les professionnels de cette branche ». Aussi « demain, ils pourront l’être davantage par les consommateurs qui réclament des produits sains et bon marché. Les futures solutions apportées par les biotechnologies rendront encore plus évidents ces bénéfices ». Dans cette perspective, estime l’UIPP « les produits et solutions proposées par nos entreprises pourraient être mieux perçus sous le vocable de produits de santé végétale ». Voilà qui peut tout changer… Il n’empêche qu’au-delà de cette réaction, l’UIPP s’est fortement engagée dans de nombreuses actions positives : notamment le développement des bonnes pratiques, le soutien à l’agriculture raisonnée, l’élimination des déchets.
G.S. – Presse Environnement – 19 juin

Pesticides : cocktails aux multiples dangers
En permanence nous respirons, buvons, mangeons des pesticides. Des recherches récentes le montrent : il y aurait une corrélation entre l’exposition à ces substances et l’apparition de certaines affections… Quand on objecte qu’il a fallu près de 40 ans pour obtenir l’interdiction de l’usage des organochlorés (lindane, malathion, DDT…) comme pesticides, on vous répond que, depuis, on a fait beaucoup de progrès. Sauf que, à l’époque, s’opposer à ces organochlorés, c’était passer pour un dangereux rétrograde. Pourtant des catastrophes du type Bhopal… prouvaient les fondements de l’alerte. Aujourd’hui, les fabricants avancent, comme argument sécuritaire, les doses infinitésimales des produits actifs utilisés. Certes, répondent les toxicologues, mais ces nouvelles molécules sont beaucoup plus toxiques. Savoir que l’on divise la dose mortelle pour tuer autant ne rassure pas sur l’innocuité de la molécule.
Gilles Luneau – 60 Millions de Consommateurs – Juillet/Août 03
L’UIPP a réagi auprès de l’hebdomadaire et aura un droit de réponse

Utilisation des insecticides – La santé – L’environnement d’abord !
Des méfaits des pesticides apparaissent plusieurs mois, voire plusieurs années, après une exposition importante ou modérée, mais répétée aux pesticides. « Deux mécanismes expliquent ces effets tardifs sur la santé, observe Isabelle Baldi, chercheur au laboratoire santé, travail, environnement de l’université de Bordeaux II. Certains pesticides sont des poisons qui s’accumulent dans les graisses. D’autres, bien qu’éliminés rapidement, ont des effets irréversibles qui s’additionnent à chaque utilisation. ».
Isabelle Versaire et Praticia Brucher – Pèlerin Magazine – 27 juin

Eau : une bonne note aux paysans
Au chapitre des produits phytopharmaceutiques, la tendance est à la décrue. « L’atrazine, désormais interdite va être remplacée par des molécules actives à des doses plus faibles et à la durée de vie plus courte. L’isoproturon, est désormais plus présent dans l’eau que l’atrazine, il est utilisé en février, mars, lorsque les ruissellements sont fréquents mais il n’y a pas énormément de dépassements des seuils » a précisé Pierre-Jean Cabillic, spécialiste de l’eau à la DDASS.
Jean Paul Louédoc – Ouest France – 21 juin

EST / Eau suspecte à Mulhouse, odeurs de soufre à Metz, plomb dans les Ardennes
La Lorraine est la cinquième région de France par le nombre d’installations classées, c’est-à-dire soumises à autorisation car potentiellement polluantes, avec 2217 sites, dont 25 Seveso. L’Alsace, plus agricole, voit la qualité de son eau se dégrader à cause des nitrates et des pesticides. Les autorités sanitaires y comptent 20 basins à dépolluer, dont 12 prioritaires car ils desservent 2002 km2 de surface habitée. Les nappes sont souillées dans la région de Huningue et dans la vallée de Mulhouse où l’eau a été déconseillée à la consommation en 2002. Autre souci : 8 incinérateurs e déchets ultimes (ni dégradables ni recyclables) émettent des particules cancérigènes.
Cécile Allegra – Capital – 1er Juillet

SUD-OUEST – Des pesticides dans les vignes et des plages douteuses en Aquitaine
« Nous n’avons pas d’autre solution », on répondu les viticulteurs des environs de Montpellier en apprenant qu’une étude du CHU avait établi un lien entre les pesticides utilisés dans leurs vignes et des malformations observées chez plusieurs nouveaux-nés. En Languedoc-Roussillon, où l’emploi repose souvent sur une poignée d’entreprises, cet argument sert aussi à dispenser les vieilles entreprises industrielles de se mettre aux normes. »
Jean Botella – Capital – 1er juillet

OUEST - Révolte contre l’eau polluée en Bretagne, poissons mutants dans la Seine
Avec des rejets industriels record en Hte Normandie et des quantités monstres d’eaux dégradées à cause de l’agriculture en Bretagne, le Grand Ouest offre un raccourci des diverses manières de polluer. Même si, dans l’Orne, une myriade de vieilles usines peinent à se mettre aux normes, on constate un recul des pollutions industrielles « classiques » : « Les résidus phosphatés ou d’oxyde de titane dans la Seine sont maintenant des craintes dépassées, explique Loïc Guezennec, à l’agence de l’eau Seine- Normandie ». Mais il y a de nouveaux problèmes, comme les contaminations d’origine chimique ou agricole. Avec, entre Rouen et le Havre, des effets surprenants sur les poissons.
Weronika Zarachowicz – Capital – 1er juillet

85 000 tonnes de pesticides ont été consommées en France en 2OO2
Même si l’emploi de ces produits semble régresser, les exploitants agricoles continuent, par facilité, à les déverser sur leurs productions. L’association France- Nature Environnement (FNE) dénonce « des pratiques aberrantes : surdosage, traitements inutiles, rinçage et vidange de fonds de cuve dans la nature, mélange de produits, traitements par grand vent, etc.». La FNSEA prône quant à elle la généralisation de l’agriculture raisonnée, fondée sur l’adaptation des doses de pesticides aux besoins réels des cultures. Enfin, selon François Veillerette, président du mouvement pour le respect et les droits des générations futures (MDRGF) , l’agriculture biologique doit monter en puissance et « les produits chimiques doivent être le dernier recours ». Les pesticides tuent, c’est leur fonction première …
Cuisine Collective – 1er juin

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur l'agriculture et l'environnement

La charte de l’environnement approuvée au conseil des ministres
Ce texte fera entrer la protection de l’environnement dans la constitution française, après son adoption au parlement et éventuellement un référendum populaire d’ici la fin de l’année. La charte consacre une série de droits et de devoirs liés à l’environnement, notamment le « droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé » et l’ « application du principe de précaution ». Le président Jacques Chirac, qui s’était personnellement engagé en faveur de cette charte avant l’élection présidentielle, a salué « une avancée historique ».
AFP – 25 juin

Ces périls qui nous menacent
« … Il est temps de sortir de la parlotte pour entrer dans l’action… » a déclaré Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement. En matière d’effet de serre, ce sont les pollutions à long terme qui l’inquiètent, en particulier, celle liées aux produits chimiques, aux pesticides, au génétique (OGM). « Elles sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont peu visibles ».
W.D. – Sud Ouest – 20 juin

Produits phytopharmaceutiques dangereux : les professionnels font le ménage
Les actions du Conseil régional en Champagne – Ardenne, en faveur de la collecte et l’élimination des PPNU t EVPP depuis 2000 portent leurs fruits. Objectif atteint à plus de 90%. Fondée sur la base du volontariat, cette démarche est relayée depuis juillet 2001 par ADIVALOR, société chargée de l’organisation et de la mise en place de la filière d’élimination pérenne. La structure fonctionne grâce à une responsabilité partagée par tous les acteurs : les agriculteurs, tout d’abord, qui ramènent leurs déchets : les distributeurs qui les collectent et enfin les industriels producteurs des produits phytopharmaceutiques qui en financent la destruction.
J.B. – L’Union – 26 juin
 

 
Sur les abeilles

Bayer condamné aux dépens dans un procès intenté contre un dirigeant apicole
Le tribunal de grande instance (TGI) de Châteauroux a condamné aux dépens la firme Bayer pour son action contre un ancien dirigeant d’un syndicat d’apiculteurs qu’elle accusait de « dénigrer » son insecticide « Gaucho ». La chambre civile du tribunal a également requalifié en diffamation l’action en « dénigrement » de Bayer, l’a déclarée irrecevable et a condamné la firme à verser à Mr Mary, la somme de 2 000 euros pour le paiement des frais de justice. Le TGI a, en revanche, rejeté la demande reconventionnelle de dommages et intérêts de l’ancien vice-président de l’union des apiculteurs de France (UNAF) et ses demandes de publication du jugement. Il a aussi déclaré irrecevables les interventions volontaires de l’UNAF et de la FNESEA qui demandaient réparation pour atteinte à la liberté d’expression syndicale.
AFP – 24 juin

Après le Gaucho, le Régent…
Les dernières analyses menées sur des abeilles mortes confirment que l’insecticide Régent est en cause. Des teneurs élevées en fipronil et un de ses métabolites (produit de dégradation de la substance chimique) ont été mesurées, elles suffisent à expliquer la mortalité. Nouvelle preuve accablante des carences de la procédure d’homologation des pesticides dont les apiculteurs font une nouvelle fois les frais, alors que le scandale du Gaucho demeure. Le ministère de l’Agriculture semble décidément plus prompt à sauvegarder les intérêts des firmes agrochimiques que celui des abeilles.
Que Choisir – Juillet/août 03
 

 
Sur les firmes

Recherche maximale de valeur Ajoutée – Interview Franck Garnier, Directeur Général de Bayer CropScience
« L’ambition de Bayer CropScience est de contribuer réellement au développement d’une agriculture durable au travers d’une démarche d’innovation permanente, que ce soit au niveau des produits comme des services… L’objectif est d’apporter le maximum de valeur ajoutée à l’ensemble des filières, via nos partenaires de la distribution agricole française. Nous avons un rythme d’innovation très soutenu. Sur les 3 prochaines années, 40 nouveaux produits seront développés. »
La Sarthe – 20 juin
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 

 
Sur l'agriculture biologique

Agriculture « bio » : danger de récupération
Le monde de l’agriculture biologique n’est pas aussi paisible qu’on pourrait le croire. Les agriculteurs engagés dans cette voie sont en butte aux actions parfois concertées des grosses entreprises agro-alimentaires et chimiques, à la frilosité des pouvoirs publics (l’abandon des Contrats territoriaux d’exploitation par le gouvernement Raffarin n’arrangent rien), à l’ignorance des consommateurs et aux habitudes difficiles à changer. C’est au public à trancher. Le prix des produits bio et le soutien nécessaire à apporter à leurs producteurs est à comparer au coût pour l’environnement des pratiques agricoles conventionnelles et aux profits engrangés par les multinationales de l’alimentation et par la grande distribution.
Frédéric Maurau – La Dépêche du Midi – 20 juin
 

 


Sur les OGM 

Compromis entre les Quinze et le Parlement sur la réglementation des OGM
Le Parlement européen devrait voter le 2 juillet en faveur de ce compromis, soutenu par les principaux groupes politiques, qui serait ensuite définitivement approuvé par les ministres de l’Agriculture fin juillet. Cette législation, une fois entrée en vigueur, devrait entraîner la levée du moratoire contre lequel les Etats-Unis ont porté plainte en mai devant l’OMC. Le compromis exempte d’étiquetage les aliments contenant accidentellement moins de 0,9% d’OGM autorisés, un seuil que les députés souhaitaient initialement plus faible. Les députés ont obtenu, en revanche, l’ajout d’un amendement sur la coexistence (géographique) des cultures traditionnelles et transgénique,s qui prévoit que les « Etats membres sont libres de prendre les mesures appropriées pour éviter la présence non souhaitée d’OGM dans d’autres produits ».
AFP – 26 juin

Les OGM, sujet brûlant du sommet euro –américain sans signe d’apaisement qui s’est tenu à Washington le 26 juin
Le Commissaire européen à cette rencontre et un responsable américain ont publiquement exprimé leurs récriminations respectives, indiquant qu’aucun progrès n’a été enregistré sur ce dossier épineux entre les deux superpuissances commerciales mondiales. « C’est une chose de ne pas être d’accord avec les processus d’autorisation des produits alimentaires européens ou américains mais nous ne pouvons pas accepter qu’on utilise la famine en Afrique pour chercher à influencer l’opinion a déclaré Pascal LAMY, Commissaire européen. « Nombre d’africains ont dit publiquement redouter de produire des produits OGM car ils ne peuvent pas les vendre dans l’UE et cela est un vrai problème et si le public européen peut prendre conscience de certaines de ces questions qui se posent pour le reste du monde, leur opinion évoluera », a estimé Mr Zoellick son homologue américain.
AFP – 26 juin

La bataille internationale sur les OGM est relancée à l’OMC et en Europe
L’incarcération de José Bové intervient alors que le dossier OGM, après plusieurs mois de somnolence, se réveille vigoureusement. C’est sur le terrain international que la bataille a redémarré, après la décision des Etats-Unis, mi mai, de lancer un recours auprès de l’OMC, contre le moratoire de l’UE sur les plantes transgéniques. La position de Bruxelles est renforcée par la prochaine entrée en vigueur du protocole de biosécurité qui entérine « l’approche de précaution » à l’égard des OGM et encadre leur commerce de règles notamment d’étiquetage. Plusieurs Etats africains ont annoncé leur intention de lancer un recours contre les subventions à la culture du coton. Les OGM vont également revenir sur la scène européenne dans les prochains jours : le Parlement européen doit adopter définitivement, dans sa séance du 2 juillet, deux règlements sur l’étiquetage et la traçabilité des produits transgéniques, ouvrant la voie à la levée du moratoire. Cependant, de nouveaux amendements pourraient surgir notamment sur la coexistence entre agriculture transgénique et biologique.
Hervé Kempf – Le Monde – 24 juin

Les OGM, champ d’âpres batailles
En voie d'être levé, le moratoire européen sur les produits transgéniques est attaqué par les États-Unis. Cependant, avant de décider de la levée du moratoire, Bruxelles doit régler le problème de la coexistence des filières et de la responsabilité en cas de contamination des cultures traditionnelles par les OGM. Selon Yannick Jadot de Greenpeace France, "les États-Unis savent très bien qu'il va être levé, mais ils veulent attaquer tous les textes qui restreignent le commerce d'OGM."L'entrée en vigueur du protocole de Carthagène en septembre annonce une belle bataille juridique. Toutefois, en dépit des positions prises par le monde scientifique, notamment par les académies de médecine et de pharmacie qui mettent en avant l'innocuité des produits transgéniques, ce sont les consommateurs qui devraient avoir le dernier mot. Pour Yannick Jadot, "ce n'est pas le moratoire qui freine la commercialisation des OGM en Europe, mais l'opinion publique. Si les consommateurs refusent les produits estampillés OGM, les producteurs devront s'adapter".
Denis Delbecq et Laure Noualhat – Libération – 23 juin

OGM : sortir de l’impasse
Depuis le milieu des années 90, le débat sur les OGM n'a pas cessé de prendre de l'ampleur. Loin de progresser, il n'a fait que s'embourber progressivement dans des affrontements aussi passionnés que stériles. Le rapport de la commission des affaires économiques ne vise donc pas à trancher le débat scientifique et politique mais à faire le point sur les enjeux et essayer de décrypter le débat par des propositions pragmatiques, modestes et de bon sens. Ils soulignent que les biotechnologies pourraient être une des solutions combinées à d'autres, pour répondre au formidable défi alimentaire de demain.
Gérard Larcher, Jean Bizet et Jean Marc Pastor – Le Figaro – 25 juin

Les incertitudes et les enjeux sociaux nourrissent le débat sur les OGM
A Paris, deux réunions scientifiques (les 21 et 22 mai) ont confirmé la division des chercheurs sur la question des OGM. Les discussions ont montré qu'il ne faut pas s'enfermer dans une seule technologie et que "l'agriculture est avant tout un processus social". Pour Marc Van Montagu (Université de Gand), un des animateurs du rapport de l'iSCU, "le vrai problème est socio-économique et porte sur l'influence des entreprises sur la société". Selon Guy Riba de l'Inra, le problème est que les OGM représentent un énorme potentiel qui, si l'attitude européenne se confirmait, conduirait à devenir dépendant des États-Unis". Il reste à savoir si la focalisation sur les OGM ne bloque pas les voies de recherche dans d'autres domaines.
Hervé Kempf – Le Figaro – 25 juin

Trois questions à … Bruno Latour
Bruno Latour, sociologue des sciences et professeur à l'Ecole des mines de Paris, estime que " l'idée qu'une technologie doit se diffuser parce qu'elle est sans danger appartient à une autre époque. Et le cas des OGM est plus intéressant que ceux du nucléaire ou du changement climatique, justement parce qu'il n'implique pas une perspective de catastrophe, mais un problème majeur de souveraineté : des consommateurs sur ce qu'ils mangent, des agriculteurs sur ce qu'ils sèment, des états sur ce qu'ils contrôlent et des citoyens par rapport à l'expérience scientifique. Il faut trouver l'accord de tous ces acteurs pour diffuser les OGM.
Propos recueillis par Hervé Kempf – Le Figaro – 25 juin

"L'Europe doit-elle cultiver des OGM ? »
Charles Benbrook, ancien secrétaire de l'académie des sciences pour l'agriculture aux Etats-Unis fut l'un des invités vedette du colloque "OGM : De la contestation aux alternatives" qui s'est tenu à Paris les 21 et 22 juin. Selon lui, les OGM sont peu adaptés à la diversité agricole européenne. L’Europe n’a, pour l’instant, peu intérêt à se lancer dans l’aventure, à moins que demain on trouve une pomme de terre transgénique qui procure un réel avantage. L’Europe a, en matière agricole bien d’autres problèmes urgents à résoudre, à commencer par le coût très élevé des productions et l’usage dramatiquement excessif des pesticides ».
Propos recueillis par Marie Verdier - La croix - 25/06

La Provence 21/06 "Sorgues ; Un essai OGM en plein champ "par Anne Butrice
La société Bayer Cropsciences effectue actuellement un essai au champ de maïs transgénique résistant à un herbicide sur la commune de Sorgues. Ces tests visent la commercialisation de ces semences en Europe et le positionnement de Bayer sur le marché du glyphosate. Si pour l'heure, l'opinion publique et les agriculteurs sont défavorables aux OGM, la levée du moratoire en vigueur au sein de l'Union européenne annoncée pour septembre pourrait accélérer la commercialisation de certains OGM en France. Une stratégie pour Bayer qui vise donc le moyen terme pour l'Europe. L'article se poursuit par des réflexions d'Eric Gall de Greenpeace comme notamment: "pour des firmes comme Bayer, il est plus intéressant de mettre au point une plante résistance à l'herbicide pour se positionner sur le marché du glyphosate". Enfin l'article se termine par un interview d'Éric Oudard (du SRPV) chargé du contrôle de l'essai Bayer à Sorgues. Éric Oudard explique les différents niveaux d'intervention du SRPV (avant la CGB et pendant l'expérimentation). Pour Gilles Vève, Président de la FDSEA, cet essai a fait l'objet d'une autorisation du ministère de l'Agriculture et de la CGB et que dans ce cadre, il faut l'accepter. En revanche, il déclare être opposé à la commercialisation de produits OGM.
Anne Butrice - La Provence - 21/06 "Sorgues

Découverte d’une centaine d’ha de soja transgénique en Serbie
Selon Mr Kurjacki, un responsable de l’agriculture en province nord, la découverte d’une production illégale de soja transgénique en Serbie pourrait menacer une industrie d’exportation vitale pour le pays. « Même une très petite quantité de soja transgénique est suffisante pour nous empêcher d’obtenir la certification du caractère « non- transgénique » de notre soja et de pouvoir par conséquent exporter notre production à nos partenaires les plus importants ». La Serbie a interdit la production d’OGM en accord avec la position de l’UE.
AFP – 26 juin

Monsanto fait »le forcing OGM » au Canada
La filiale canadienne du groupe Monsanto a annoncé le maintien de sa demande d’autorisation à la Commission canadienne du blé (CCB) visant à introduire du blé génétiquement modifié au Canada. Les recherches menées par Monsanto ont « démontré qu’il y a des bénéfices associés au blé Roundup Ready », précise le groupe pour expliquer le maintien de sa demande. L’autorisation permettrait à Monsanto de pratiquer au Canada des essais en champ pour cette variété de blé qui serait plus résistante aux herbicides. Le président de la CCB, Adrian Measner, avait déclaré qu’il ferait « tout ce qui est en son pouvoir » pour empêcher Monsanto d’introduire du blé génétiquement modifié sur le marché canadien.
TF1.fr – 26 juin

Des bactéries génétiquement modifiées pour produire de la bixine
produit végétal très utilisé dans les industries agro –alimentaire et cosmétique. Les chercheurs expliquent avoir découvert la « recette génétique » de ce pigment, l’objectif étant de mettre au point des tomates génétiquement modifiées pour produire le pigment, produit naturel d’un seul arbuste tropical le Bixa orellana. Les chercheurs vont tenter d’introduire ces gènes modifiés dans les tomates qui « pourraient devenir des « usines à bixine ».
AFP – 26 juin

 

 


Ils ont dit

L’usage du principe de précaution freine-t-il la recherche ?

- Non pour D. Bourg, Philosophe, Université de technologie de Troyes. Par définition, le principe de précaution active la science.
« Le principe de précaution vise à circonscrire les dommages, non prévus au départ, induits par la technique. Faire appel à ce principe, c'est donc, au premier chef, être contraint à produire de la connaissance en vue de mieux cerner ce risque. Dans le cas du moratoire sur les OGM, la technique de la trangénèse n'est pas incriminée, et les OGM dans leur principe ne sont pas récusés. Seuls sont visés les OGM actuels (notamment les Bt). Si le risque de pollution génétique de l'environnement par ce gène de résistance peut être neutralisé, alors il conviendra de re- statuer sur ces OGM. »

- Oui pour Charles Pilet, Président honoraire de l'Académie nationale de médecine Parce que jusqu'ici toutes les applications ont été erronées.
« La grande majorité des scientifiques, s'ils sont favorables à des mesures de précaution, sont hostiles à l'inscription du principe de précaution dans la constitution. Dans le cas des OGM, l'Europe a stoppé toute recherche. Comment savoir dans ce contexte si les OGM sont néfastes pour l'environnement ou la santé ? Nous pensons, au sein des deux académies, qu'ils ne sont pas porteurs de danger, nous pouvons certes nous tromper. Mais une chose est sûre : ces OGM génèrent une peur inouïe qui jusqu'à présent, n'est pas justifiée dans les faits. »
La Croix – Débat - 24/06

La vraie fausse querelle des OGM
« La biotechnologie est devenue un secteur crucial pour la recherche : surtout, les grands semenciers américains veulent rentabiliser leurs investissements en développant leurs exploitations vers les marchés à forte densité démographique. Ce sont précisément ceux où des millions de gens ont faim, où les ressources hydrauliques manquent pour développer à bas prix, en quantité suffisante, les productions traditionnelles. Les OGM, peu gourmands en eau, offrent sur ce plan-là un potentiel indéniable. Les grands pays asiatiques ne s’y trompent pas : la Chine, l’Inde et l’Indonésie se sont lancées à fonds perdus dans le développement des OGM, à commencer par le coton. Le Japon, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie y consacrent des efforts considérables. Nous pouvons en Europe, cultiver le luxe de la précaution et exiger, à juste titre, d’encadre au mieux le développement des OGM. Nous pouvons exhorter les pays africains à faire de même. Mais on ne peut pas à la fois, comme le fait la France, défendre bec et ongles la politique agricole commune et prétendre ouvrir nos marchés aux produits africains. Ne soyons pas à la fois myopes et nombrilistes : le monde ne se réduit pas à un affrontement franco-américain où nous aurions nécessairement, chaque fois, le beau rôle ».
Christine Ockrent – Métro – 27 juin

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