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Sur l'agriculture et
l'environnementLa charte de l’environnement approuvée au conseil des ministres Ce texte fera entrer la protection de l’environnement dans la constitution française, après son adoption au parlement et éventuellement un référendum populaire d’ici la fin de l’année. La charte consacre une série de droits et de devoirs liés à l’environnement, notamment le « droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé » et l’ « application du principe de précaution ». Le président Jacques Chirac, qui s’était personnellement engagé en faveur de cette charte avant l’élection présidentielle, a salué « une avancée historique ». AFP – 25 juin Ces périls qui nous menacent « … Il est temps de sortir de la parlotte pour entrer dans l’action… » a déclaré Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement. En matière d’effet de serre, ce sont les pollutions à long terme qui l’inquiètent, en particulier, celle liées aux produits chimiques, aux pesticides, au génétique (OGM). « Elles sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont peu visibles ». W.D. – Sud Ouest – 20 juin Produits phytopharmaceutiques dangereux : les professionnels font le ménage Les actions du Conseil régional en Champagne – Ardenne, en faveur de la collecte et l’élimination des PPNU t EVPP depuis 2000 portent leurs fruits. Objectif atteint à plus de 90%. Fondée sur la base du volontariat, cette démarche est relayée depuis juillet 2001 par ADIVALOR, société chargée de l’organisation et de la mise en place de la filière d’élimination pérenne. La structure fonctionne grâce à une responsabilité partagée par tous les acteurs : les agriculteurs, tout d’abord, qui ramènent leurs déchets : les distributeurs qui les collectent et enfin les industriels producteurs des produits phytopharmaceutiques qui en financent la destruction. J.B. – L’Union – 26 juin |
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Sur les abeillesBayer condamné aux dépens dans un procès intenté contre un dirigeant apicole Le tribunal de grande instance (TGI) de Châteauroux a condamné aux dépens la firme Bayer pour son action contre un ancien dirigeant d’un syndicat d’apiculteurs qu’elle accusait de « dénigrer » son insecticide « Gaucho ». La chambre civile du tribunal a également requalifié en diffamation l’action en « dénigrement » de Bayer, l’a déclarée irrecevable et a condamné la firme à verser à Mr Mary, la somme de 2 000 euros pour le paiement des frais de justice. Le TGI a, en revanche, rejeté la demande reconventionnelle de dommages et intérêts de l’ancien vice-président de l’union des apiculteurs de France (UNAF) et ses demandes de publication du jugement. Il a aussi déclaré irrecevables les interventions volontaires de l’UNAF et de la FNESEA qui demandaient réparation pour atteinte à la liberté d’expression syndicale. AFP – 24 juin Après le Gaucho, le Régent… Les dernières analyses menées sur des abeilles mortes confirment que l’insecticide Régent est en cause. Des teneurs élevées en fipronil et un de ses métabolites (produit de dégradation de la substance chimique) ont été mesurées, elles suffisent à expliquer la mortalité. Nouvelle preuve accablante des carences de la procédure d’homologation des pesticides dont les apiculteurs font une nouvelle fois les frais, alors que le scandale du Gaucho demeure. Le ministère de l’Agriculture semble décidément plus prompt à sauvegarder les intérêts des firmes agrochimiques que celui des abeilles. Que Choisir – Juillet/août 03 |
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Sur les firmesRecherche maximale de valeur Ajoutée – Interview Franck Garnier, Directeur Général de Bayer CropScience « L’ambition de Bayer CropScience est de contribuer réellement au développement d’une agriculture durable au travers d’une démarche d’innovation permanente, que ce soit au niveau des produits comme des services… L’objectif est d’apporter le maximum de valeur ajoutée à l’ensemble des filières, via nos partenaires de la distribution agricole française. Nous avons un rythme d’innovation très soutenu. Sur les 3 prochaines années, 40 nouveaux produits seront développés. » La Sarthe – 20 juin |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologiqueAgriculture « bio » : danger de récupération Le monde de l’agriculture biologique n’est pas aussi paisible qu’on pourrait le croire. Les agriculteurs engagés dans cette voie sont en butte aux actions parfois concertées des grosses entreprises agro-alimentaires et chimiques, à la frilosité des pouvoirs publics (l’abandon des Contrats territoriaux d’exploitation par le gouvernement Raffarin n’arrangent rien), à l’ignorance des consommateurs et aux habitudes difficiles à changer. C’est au public à trancher. Le prix des produits bio et le soutien nécessaire à apporter à leurs producteurs est à comparer au coût pour l’environnement des pratiques agricoles conventionnelles et aux profits engrangés par les multinationales de l’alimentation et par la grande distribution. Frédéric Maurau – La Dépêche du Midi – 20 juin |
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Ils ont ditL’usage du principe de précaution freine-t-il la recherche ? - Non pour D. Bourg, Philosophe, Université de technologie de Troyes. Par définition, le principe de précaution active la science. « Le principe de précaution vise à circonscrire les dommages, non prévus au départ, induits par la technique. Faire appel à ce principe, c'est donc, au premier chef, être contraint à produire de la connaissance en vue de mieux cerner ce risque. Dans le cas du moratoire sur les OGM, la technique de la trangénèse n'est pas incriminée, et les OGM dans leur principe ne sont pas récusés. Seuls sont visés les OGM actuels (notamment les Bt). Si le risque de pollution génétique de l'environnement par ce gène de résistance peut être neutralisé, alors il conviendra de re- statuer sur ces OGM. » - Oui pour Charles Pilet, Président honoraire de l'Académie nationale de médecine Parce que jusqu'ici toutes les applications ont été erronées. « La grande majorité des scientifiques, s'ils sont favorables à des mesures de précaution, sont hostiles à l'inscription du principe de précaution dans la constitution. Dans le cas des OGM, l'Europe a stoppé toute recherche. Comment savoir dans ce contexte si les OGM sont néfastes pour l'environnement ou la santé ? Nous pensons, au sein des deux académies, qu'ils ne sont pas porteurs de danger, nous pouvons certes nous tromper. Mais une chose est sûre : ces OGM génèrent une peur inouïe qui jusqu'à présent, n'est pas justifiée dans les faits. » La Croix – Débat - 24/06 La vraie fausse querelle des OGM « La biotechnologie est devenue un secteur crucial pour la recherche : surtout, les grands semenciers américains veulent rentabiliser leurs investissements en développant leurs exploitations vers les marchés à forte densité démographique. Ce sont précisément ceux où des millions de gens ont faim, où les ressources hydrauliques manquent pour développer à bas prix, en quantité suffisante, les productions traditionnelles. Les OGM, peu gourmands en eau, offrent sur ce plan-là un potentiel indéniable. Les grands pays asiatiques ne s’y trompent pas : la Chine, l’Inde et l’Indonésie se sont lancées à fonds perdus dans le développement des OGM, à commencer par le coton. Le Japon, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie y consacrent des efforts considérables. Nous pouvons en Europe, cultiver le luxe de la précaution et exiger, à juste titre, d’encadre au mieux le développement des OGM. Nous pouvons exhorter les pays africains à faire de même. Mais on ne peut pas à la fois, comme le fait la France, défendre bec et ongles la politique agricole commune et prétendre ouvrir nos marchés aux produits africains. Ne soyons pas à la fois myopes et nombrilistes : le monde ne se réduit pas à un affrontement franco-américain où nous aurions nécessairement, chaque fois, le beau rôle ». Christine Ockrent – Métro – 27 juin |
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