accueil  | actualités | revue de presse

Revue de presse :
du 14 au 20 juin 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

UE : écolos mas pas trop
A Luxembourg, les Quinze édulcorent le principe du « pollueur-payeur ».
Les ministre européens de l’Environnement sont parvenus, à un semblant d’accord sur un projet de directive engageant la « responsabilité environnementale » des entreprises. Semblant d’accord… car les mesures les plus coercitives ont été éliminées du projet final. Pour les défenseurs de l’environnement, qui espéraient avoir convaincu les gouvernements de durcir leur réglementation après les catastrophes de l’Erika, d’AZF, ou du Prestige, c’est un sérieux revers. « …Je crains que, dans la pratique, les pollueurs ne parviennent à prouver qu’ils ne sont pour rien dans la catastrophe qu’ils ont provoquée », dénonce Jorgo Iwasaki Riss de Greenpeace.
Alexandra Schwartzbrod – Libération – 14/15 juin

phytopharmaceutiques : 50 000 pages pour une nouvelle molécule
Il n’existe pas des « pesticides » mais des produits agro- pharmaceutiques servant à protéger les cultures contre les maladies, des ravageurs… Sans ces produits, les doryphores attaqueraient encore les pommes de terres, les pommes récoltées seraient le plus souvent véreuses… La France est un des plus gros consommateurs de ces produits en Europe, mais elle est aussi le pays qui possède la plus grosse superficie cultivée. Tout comme les humains, les plantes ont besoin d’eau, de nourriture (engrais) et de soins (produits phytopharmaceutiques). Ces outils de plus en plus raisonnés nous permettent d’obtenir des plantes qui se développent normalement et qui expriment leur potentiel quantitatif et qualitatif.
Rémi Thouvenin, professeur de phytotechnie – L’Est Eclair – 12 juin

Charente : Traitement pour assainir l’eau polluée aux pesticides
Les sociétés distributrices d’eau ont annoncé à Angoulême, avoir lancé des traitements pour assainir l’eau de la source de la Forge, qui présente une concentration de pesticides trop élevée pour une consommation sans danger. Un arrêté préfectoral a demandé à quelque 11 00 habitants de la région de ne plus consommer d’eau courante jusqu’à nouvel ordre en raison de la présence de pesticides. Deux méthodes ont été présentées pour réduire les taux de pesticides : « une méthode consiste à faire passer l’eau dans des filtres à charbon actif, la seconde à diluer l’eau à hauteur d’un tiers grâce à l’apport d’une autre source », a déclaré la préfecture. Le retour à la normale reste suspendu aux résultats des prélèvements et l’efficacité des traitements de dépollution.
AFP – 16 juin

Cinquante enfants intoxiqués suite à l’épandage de pesticides
A Prades, en pleine récréation, les élèves ont été victimes d’une intoxication aux pesticides, épandus par un agriculteur dans son verger. Huit d’entre eux ont été pris de vomissements et de difficultés respiratoires. Deux ont été placés sous oxygène. Les produits pesticides utilisés ont soumis aux spécialistes du centre antipoison de Montpellier. Ils ne présentaient aucun effet secondaire dangereux pour la santé. Une enquête a néanmoins été ouverte auprès des services de la direction département de l’agriculture afin de savoir si la réglementation en vigueur pour l’épandage de pesticides a bien été respectée par l’arboriculteur.
M.B. – L’Indépendant Catalan – 13 juin

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les abeilles
Sur la sécurité alimentaire
Sur l'agriculture raisonnée
Sur les biotechnologies
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur l'agriculture et l'environnement

Environnement. La qualité des eaux bretonnes s’améliore
En effet, tant en ce qui concerne les eaux brutes (rivières et retenues) que l’eau distribuée au robinet, tous les indicateurs révélateurs de pollution – nitrates et pesticides – sont à la baisse, et cela depuis trois années consécutives. En 2002, dans les rivières, la teneur moyenne en nitrates et de 27 mg par litre (contre 38 mg en 1998). La fréquence des concentrations maximales au-delà de la norme réglementaire de 50 mg est également en chute. Côté pesticides, les forts pics de concentration ont nettement diminué. Le taux de dépassement de la limite réglementaire en atrazine, a été divisé par deux depuis 1997.
Frédérique Le Gall – Le Télégramme – 14 juin

Nourrir les hommes doit être un métier d’avenir
Durant trois jours, des agriculteurs de 1340 pays ont débattu des moyens pour réguler la production et défendre le revenu des pays. Le monde de la production agricole est d’abord un monde d’inégalités. Globalement, l’agriculture a, ces cinquante dernières années, progressé davantage que durant les 10 000 précédentes. Mais de manière très inégale. Si les pays développés dénombrent généralement moins de 5% d’agriculteurs, le monde du XX1ème siècle compte encore près de 3 milliards de paysans, familles comprises, soit la moitié de la population du globe. 500 millions de personnes agricultrices travaillent encore à la main avec es outils rudimentaires « sans tracteur, sans animaux de traction, sans semences sélectionnées, sans engrais minéraux et sans pesticides », devrait préciser le professeur Marcel Mazoyer, agroéconomiste.
Gérard Le Puill – L’Humanité Hebdo – 14 juin
 

 
Sur les abeilles

Bayer et BASF tueurs d’abeilles présumés
« Les producteurs de pesticides ne nous prennent pas sérieux, mais, en même temps, leurs syndicats professionnels m’ont envoyé deux lettres recommandées pour me demander les résultats de mes études. Le ministère de la Santé a, de son côté, lancé d’autres études sur ce sujet. Quant à nous, nous travaillons maintenant sur des prélèvements sanguins pratiqués sur les nouveaux-nés afin de vérifier s’il y a des traces de pesticides. Malheureusement, nous sommes confrontés à un problème financier. Chaque prélèvement nécessaire à la détection d’une seule substance nous est facturé 1000 euros ». a déclaré le professeur Charles Sultan de la faculté de médecine de Montpellier
Propos recueillis par Franck Bouaziz – Le Nouvel Economiste – 6 juin
L’UIPP a réagi auprès de ce journaliste pour un entretien afin de « remettre les pendules à l’heure »

Bayer CropScience l’affirme, le gaucho est totalement étranger à la mortalité des abeilles
« L’imidaclopride, précise Gaëlle Curé, attachée technique chez Bayer, est une molécule très peu toxique. A titre d’exemple, elle est quatre fois moins toxique que la caféine, vingt fois moins que la nicotine… L’utilisation du gaucho sur maïs représente 30% de notre part de marché. Certains départements ne l’utilisent pas. En Vendée, seuls 2% du maïs est ainsi traité. On comprend mal comment les abeilles peuvent mourir à cause de lui… ». Reste que cette mortalité des abeilles ne laisse pas indifférente la firme allemande. « Nous sommes à l’écoute du monde apicole. Tous ensemble nous devons participer à rechercher les causes de cette mortalité. Nous espérons que le bon sens l’emportera… ». Et de glisser qu’il y a 20 ans déjà, les nouveaux pesticides avaient été incriminés. Avant que l’on ne découvre le virus du varoa…
Jean-Claude Schmidt – 19 juin – Presse Océan
 
 

 
Sur la sécurité alimentaire

Mise en place des comités scientifiques de l’Autorité européenne
Le comité et les groupes scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) viennent d’être mis en place, permettant à cette instance de véritablement démarrer. Ces organes ont pris en charge la responsabilité de l’évaluation scientifique des questions de sécurité alimentaire, assumée jusque-là par la Commission européenne. Pour Mr Geoffrey Podger, directeur exécutif de l’AESA, « il s’agit d’une étape importante cruciale pour la sécurité des aliments en Europe. Cela signifie que l’Autorité peut désormais se consacrer pleinement aux tâches pour lesquelles elle a été créée. Elle s’est adjointe les meilleurs scientifiques disponibles pour s’attaquer aux aspects cruciaux de la sécurité des aliments, de sorte que des améliorations significatives pourront être réalisées dans ce domaine au sein de l’UE ».
AGIAalimentation – 5 juin
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

L’agriculture raisonnée se dévoile au grand public
« C’est un souci qui va bien au-delà de la qualité du produit. L’agriculture raisonnée s’intéresse à l’environnement, avec, par exemple, le nettoyage des fossés ou l’enherbement des tournières. De plus, les vignerons utilisent du matériel aux normes dictées par la charte » déclare Michel Cano responsable du service qualité à la Chambre d’agriculture. Pour ceux qui ont fraîchement adhéré à l’agriculture raisonnée, les coûts augmentant de 15 à 20%, selon Olivier Pau, viticulteur, les retombées économiques ne se voient pas encore. La balle est dans le camp du consommateur.
ANTONIA Jimenez et Stéphanie Pérez – Midi Libre – 9 juin
 

 
Sur les biotechnologies

Pour une stratégie sur les biotechs
« Les biotechnologies portent une grande partie de l’avenir scientifique et industriel de notre pays. Le développement de ces technologies faisan appel aux sciences du vivant améliorera notre bien-être en termes de santé, de sécurité alimentaire ou d’environnement. Le marché mondial des biotechnologies devrait décupler, pour atteindre 800 milliards d’euros à l’horizon 2010. Aux Etats-Unis, les biotechs ont généré directement et indirectement plus de 400 000 emplois. Si nous laissons passer le train des biotechnologies, si nous nous contentons d’une place de second rang en Europe, nous perdrons le contrôle de technologies qui deviendront essentielles pour nos industries, notre santé, notre environnement. Souhaitons-nous être spectateurs ou acteurs de cette révolution ?
Nicole Fontaine, Ministre déléguée à l’industrie
La Tribune – 18 juin
 

 


Sur les OGM 

OGM / OMC : Les Etats-Unis déterminés à continuer les poursuites contre l’UE
« Nous sommes déçus mais pas surpris que les consultations n’aient pas abouti à des changements dans le moratoire illégal et non scientifique de l’UE », qui dure depuis cinq ans, a déclaré Richard Mills, porte –parole du bureau du représentant pour le commerce américain. « Nous allons demander la constitution d’un panel a ajouté Mr Mills. Lors des consultations au niveau d’experts techniques à Bruxelles, auxquelles était associée l’Argentine, l’UE a ajouté, qu’elle disposait, comme tout membre de l’OMC, « du droit légitime d’établir une réglementation pour assurer que les OGM sont mis sur le marché sur la base d’une évaluation prudente des risques ». La plainte déposée le 13 mai, par les Etats-Unis, contre l’UE devant l’OMC, « ne modifiera en rien » les procédures d’évaluation de l’UE, a affirmé Bruxelles.
AFP – 19 juin

Le protocole biosécurité fournit des arguments à l’UE
Roselyne Bachelot a estimé que l’entrée en vigueur du protocole sur la biosécurité renforcerait l’UE dans son différend avec les Etats-Unis sur les OGM devant l’OMC. « Le protocole nous donne un élément juridique extrêmement fort devant l’OMC » a-t-elle déclaré. Dans une allusion aux divisions des 15 sur le dossier, Mme Bachelot a dit qu’elle « faisait partie des ministres extrêmement fermes sur la question des OGM face à un certain nombre de pays européens comme l’Angleterre et à la Commission européenne ». « Je reçois l’aide constante de mon collègue allemand pour refuser la sortie du moratoire tant que les règles de traçabilité et d’étiquetage (des OGM), non seulement ne seront pas parues au Journal officiel des Communautés européennes mais n’auront pas été effectivement mises en œuvre ».
AFP – 20 juin

OGM, persona non grata dans la commune de Mouxy
Pour les élus municipaux, les cultures commerciales d’OGM ne présentent pas d’intérêt économique démontré pour les agriculteurs. Une majorité de consommateurs, estimés à 70% répètent leur refus de consommer des aliments contenant des OGM. Enfin, sur le terrain, il n’est pas possible de faire cohabiter cultures OGM et cultures non OGM sans risquer des contaminations polliniques. La commune de Mouxy rejoint quelques 1200 communes, qui par la voix de leur maire, ont pris un engagement contre la culture d’OGM sur leur territoire. Si les interdictions par arrêtés sont souvent cassées par les préfectures pour cause d’arguments trop généraux, les motivations municipales s’affûtent de plus en plus et font, par exemple, référence au code de la santé publique, à la sauvegarde des exploitations agricoles existantes et notamment à celles qui sont labellisées.
Frédéric Pluvinage- Le Dauphiné – 16 juin

Limagrain veut informer et rassurer
Pierre Pagesse, président de Limagrain et de Biogemma rappelle que « cinq Prix Nobel ont soutenu l’utilisation judicieuse des plantes génétiquement modifiées, que l’académie des sciences a fermement condamné la destruction de parcelles expérimentales, et, enfin, que le vaste programme européen d’évaluation des risques (400 laboratoires impliqués) n’a pas mis en évidence de risques nouveaux pour la santé humaine ou pour l’environnement ». Les essais en plein champ menés dans le Puy de Dôme portent sur le maïs,en vue d’obtenir des grains possédant une qualité nutritive améliorée. Biogemma rappelle « qu’en Europe, il n’existe pas d’espèce végétale qui puisse se croiser avec le maïs et donner des plantes fertiles « , et affirme « qu’aucun risque d’échange génétique interspécifique n’est attendu suite à la dissémination et que cette expérimentation n’aura aucune incidence agronomique ou écologique ».
La Montagne – 15 juin

 

 


Ils ont dit

« Il est temps de créer un service public de protection de l’environnement. Sur l’eau, l’air et le bruit, sur les déchets, la pollution des sols et les risques industriels, tout citoyen doit pouvoir disposer d’une protection contre les nuisances et les dangers. Cela impliquera une législation exigeante face aux pollueurs, applicable dans de nombreux cas au niveau européen… L’exemple de Metaleurop a montré qu’un groupe industriel pouvait mettre la clef sous la porte en s’exonérant de sa responsabilité sociale et de sa responsabilité environnementale. Cela doit cesser ! »
Laurent Fabius – Libération – 18 juin

« Pour être efficace l’agriculture, raisonnée doi donc être une condition d’accès au arché et doit concerner l’exploitation dans son ensemble. Pas question donc de laisser la Grande distribution se l’approprier puisque, comme tout bien public, l’environnement ne doit pas faire l’objet de surenchère privée. Ce qui implique également que l’agriculteur ne doit pas s’attendre à une rémunération supplémentaire auquel cas, il passerait la main à l’aval de la filière. »
Guy Paillotin, président de l’Afsse (Agence française de sécurité sanitaire environnementale)
« … Si la protection des cultures ne peut que conserver la position stratégique qu’elle a occupée ces trente dernières années, il est certain que la voie chimique active cédera quelque peu le pas au profit de moyens biologiques et génétiques, comme l’obtention de variétés présentant des résistances durables à différents parasites. Le secteur de la recherche privée s’y prépare avec une approche diversifiée explorant l’ensemble des voies possibles en protection des cultures. Il n’en demeure pas moins que les produits chimiques de synthèse, bénéficiant des dernières avancées des connaissances, resteront un outil clef. Cependant, la mise au point d’une nouvelle technologie n’est rien si son développement n’est pas accompagné et si elle n’est pas acceptée par la société. Accompagner les bonnes pratiques agricoles est un élément majeur auquel doit s’atteler la filière agricole. A cet égard, la mise en place de la qualification des exploitations en agriculture raisonnée devrait faciliter la généralisation de ces bonnes pratiques.
Jacques My – Secrétaire général de l’UIPP
« Pour » La Revue du GREP (groupe de recherche pour l’éducation et la prospective) – n° 178

haut de page