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Sur l'agriculture et
l'environnementUne police « verte » pour traquer les pollueurs Le gouvernement veut créer un Office central contre les infractions environnementales. Pour l’agriculture, l’objectif est de parvenir à 30% d’exploitations engagées dans l’agriculture raisonnée d’ici à fin 2008. Un plan de relance de l’agriculture biologique sera également défini et mis en œuvre par le gouvernement. Parallèlement, un programme d’actions pour utiliser « mieux et moins » de pesticides sera lancé. Muriel Frat – Le Figaro – 4 juin Agriculteurs écolos Isère - Pour la deuxième année de suite, une opération de récupérations de bidons de produits phytopharmaceutiques est organisée par 52 sites, entreprises et coopératives associées à la filière Adivalor. Si l’usage de ces produits baisse avec l’apparition d’une agriculture dite raisonnée, il n’en demeure pas moins que le désir d’obtenir des rendements optimaux oblige les professionnels à utiliser fongicides, engrais et pesticides. Ces phytopharmaceutiques, employés à dose limitée ne porteront pas préjudice à l’environnement. Cependant, la question des contenants, ces bidons de plastiques envahissants, reste à régler. « Lorsqu’une collecte a été proposée par la filière Adivalor, nous avons tout de suite adhéré au principe », a déclaré Régis Loizeau, responsable qualité à la coopérative de la Tricherie (Vienne). Fini les entassements ou le brûlage empoisonnant l’atmosphère. Désormais, les bidons rejoindront les cimenteries où ils serviront de carburant dans les fours. France Soir – 4 juin |
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Sur les abeillesUn insecticide tueur d’abeilles en Midi-Pyrénées Après la mortalité « soudaine et importante » d’abeilles, constatée dans sept ruchers de Haute-Garonne, d’Ariège et du Tarn, le laboratoire du groupement interrégional de recherche sur les produits pharmaceutiques (GIRPA) d’Angers a mis en évidence sur les abeilles mortes des teneurs en Fipronil (de 2,1µ/kg à 14,3µ/kg) qui expliqueraient le phénomène. D’autres analyses se poursuivent pour déterminer le scénario précis d’exposition. Si des contaminations via des particules volatiles issues des semoirs, ou l’utilisation de traitements pour semence ne permettent pas d’expliquer la gravité et la rapidité des symptômes, un traitement des sols pourrait être finalement incriminé ; le Schuss, qui contient l’insecticide Fipronil. Le Quotidien du Médecin – 2 juin Agriculture : le ministère affirme que le Fipronil répond aux exigences Pour le ministère, le produit incriminé par la Confédération Paysanne, qui « a exigé le retrait immédiat de tous les usages du Fipronil », répond à des exigences techniques réglementées. Celui-ci a été mis sur le marché en 1994 après une évaluation conduite par la Commission d’étude de la toxicité composée d’experts scientifiques indépendants. L’autorisation a été reconduite en 2000 et arrive à échéance fin 2005. Par ailleurs, le ministère a noté qu’un examen complémentaire a été conduit en 2000 et 2001 par le groupe « abeilles » de la commission d’étude de la toxicité, qui a jugé qu’il n’y avait pas d’éléments permettant d’établir un risque pour les abeilles dans les conditions d’emploi préconisées. AFP – 3 juin Suisse : un congrès européen cherche à comprendre l’hécatombe des abeilles Les spécialistes de plusieurs pays européens – apiculteurs, agriculteurs et professionnels de l’industrie pharmaceutique – réunis à l’initiative du centre de recherches apicoles de Liebefeld (centre), ont pointé du doigt le varroa, maladie qui avait déjà décimé les essaims d’abeilles au début des années 1980. « Certains (apiculteurs) n’ont pas recouru aux moyens adéquats pour combattre le varroa. Ils devraient mieux s’informer sur les moyens de lutter contre les invasions », a recommandé Mr Fischer (président de la société d’apiculture en Suisse). Pour les spécialistes, les essaims d’abeilles ont été affaiblis par une miellée tardive, qui les a contraints à récolter du nectar en automne, soit au début de la mauvaise saison. Dans des cas isolés, l’utilisation à mauvais escient d’insecticides a été fatale à certains peuplements, ont aussi estimé les experts. Ils ont mis en revanche hors de cause l’insecticide Imidaclopride, utilisé dans la culture du colza du maïs et du tournesol. AFP – 28 mai |
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Sur les firmesMonsanto se choisit un nouveau directeur général Le groupe agrochimique a nommé Hugh Grant, en remplacement d’Hendrik Verfaille. Le nouveau dirigeant a commenté « L’agriculture biotechnologique et la génomique ont un grand potentiel, et Monsanto demeure en pointe dans ces technologies. Le groupe devrait pour la première fois cette année couvrir ses frais dans ces domaines. Toutefois, l’entreprise est à la croisée des chemins et elle doit se concentrer sur la réalisation des objectifs financiers à court terme ». |
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Sur l'agriculture raisonnéeDes blés adaptés à l’agriculture raisonnée Sem-Partners, semencier membre actif de Farre, propose désormais des variétés de blé particulièrement adaptées à ce nouveau système de production. Pour le semencier, « la mise en place de ces variétés avec une conduite culturale adaptée à l’agriculture raisonnée donne lieu à une économie de charge opérationnelle de 50 à 200 euros/ha. Celle-ci permet d’assurer une marge nette par quintal souvent supérieure à celle obtenue habituellement avec une conduite culturale intensive ». Horizons – 30 mai Le Chili s’intéresse au modèle agricole français Christiane Lambert, présidente de Farre a présenté au conseiller du ministre chilien de l’agriculture, Alberto Nino de Zepeda, le concept d’agriculture raisonnée en France, des origines à nos jours, en insistant sur la spécificité du concept français. Le Conseiller chilien a expliqué les motivations de son séjour dans l’Hexagone. « Le Chili est un petit pays entouré de grands pays producteurs, tels que l’Argentine et le Brésil. Pour nous démarquer, nous avons choisi d’augmenter la valeur ajoutée et la qualité de nos productions, précisant que son pays a une forte vocation exportatrice ». Aujourd’hui, son gouvernement considère ni plus ni moins l’agriculture raisonnée comme l’agriculture du futur. « Nous devons préparer notre pays à ce changement difficile mais nécessaire » a précisé le conseiller. Sylvain Barbedet – L’Anjou Agricole Les pièges de l’agriculture raisonnée Actuellement les agriculteurs raisonnés ne sont qu’une poignée (400) et leurs produits ne sont vendus qu’en petites quantités. Mais le lobby qui les appuie (les principaux fabricants d’engrais chimiques et de pesticides, des scientifiques, de puissants groupes commerciaux (notamment Danone) et la FNSEA) dispose de puissants moyens de communication. Si demain, les grandes surfaces décidaient de commercialiser ces produits en grande quantité avec une image de produits propres, les produits biologiques seraient cantonnés au rayon des produits de luxe. L’agriculture raisonnée est pour le lobby qui finance le farre le moyen de redorer une image largement écornée par les rapports qui montrent la gravité des pollutions chimiques. Dans ces conditions, on comprend que le Farre soit tenté de faire de la surenchère en présentant cette méthode comme écologique et durable. Pourtant, c’est aussi un moyen de faire passer en douce les OGM. Régis Pluchet – Alternative Santé – L’impatient – 1er juin |
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Sur l'agriculture biologiqueLe bio est-il bon pour la santé ? Probablement, mais faute d’études, il n’y a pas de réponse précise. Concernant les pesticides, leurs taux sont généralement très bas dans les végétaux bio, mais il faut savoir que l’agriculture conventionnelle utilise de plus en plus de pesticides biodégradables, laissant un faible taux de résidus dans les fruits et légumes non labellisés. Dr Nelly Danan – Panorama du Médecin – 22 mai |
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Ils ont ditDémission du biologiste Jacques Testart « Notre Commission française du développement durable ne peut pas fonctionner comme elle le souhaite, et comme elle l’a fait jusqu’à présent, c’est-à-dire de façon libre et autonome. Elle était censée être une instance de dialogue, de mobilisation et d’impulsion, qui fasse des propositions concrètes, afin que l’ensemble des politiques publiques prennent mieux en compte le souci du développement durable. Elle se voulait un laboratoire d’idées indépendant et attentif mais, depuis plusieurs mois, ses travaux et avis entraient régulièrement en contradiction avec l’action gouvernementale, notamment sur le débat sur les OGM et celui de l’énergie ». Le Monde – 24 mai « Nous sommes revenus à l’état de droit » « Si une société créatrice ne peut pas être une société sans risque, il convient aussi de circonscrire ces éventuels risques en recadrant le principe de précaution. Celui-ci n’et ni le droit de faire sans savoir ni celui d’interdire par ignorance ! De même, une société moderne ne peut pas se permettre d’imposer des choix aux citoyens, aux consommateurs et aux agriculteurs s’ils n’ont pas suffisamment mûri leur réflexion. Cela pose tout le problème de l’encadrement des filières. Il fallait donc aborder ce sujet différemment en assurant l’étiquetage, la traçabilité des aliments et la séparation des filières avec ou sans OGM. Avec davantage de rationalité, de cohérence et de transparence. » Jean Bizet – Sénateur de la Manche, il a présidé le volumineux rapport « Quelle politique des biotechnologies pour la France ? » qui vient d’être rendu public. Le Figaro Economie – 5 juin « Le problème central est qu’il n’y a pas d’OGM sans brevet, et qu’à travers les brevets va se produire la privatisation des plantes, la possibilité pour les firmes de contrôler les semences et toute l’agriculture ». Les OGM ne présentent des avantages que dans le cadre d’une agriculture industrielle et sans paysans. » José Bové Le Monde – 24 mai |
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