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Revue de presse :
du 20 au 26 mai 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Pesticides : l’étude qui tranche par sa prudence
En mars, à Montpellier, des chercheurs faisaient sensation, mais Jean-Pierre Daures (responsable du département information médicale, épidémiologie et santé publique), qui a prêté son concours à Charles Sultan, dans les recherches qu’il mène sur les pesticides, déplore que l’on mette ainsi « à l’index tous les phytopharmaceutiques, il y a un problème de lien de causalité ». En somme, on met tous les pesticides dans le même sac, puisque la distinction n’est pas faite parmi la centaine de molécules que regroupe la terminologie phytopharmaceutique. Formel, Jean-Pierre Daures assure en outre : « On n’a pas d’explosion dans les statistiques des malformations génitales. Or sur l’arsenic, dont il a été démontré qu’il était la cause de certains cancers, on n’a aucune certitude. » Pour l’heure, le professeur Daures et le docteur Fabbro-Peray (du CHU de Nîmes et qui mène depuis 20 ans « un travail sur l’exposition des agriculteurs aux pesticides ) sont en mesure de dire que sur la grosse centaine de molécules apparaissant sous la terminologie pesticides, « une quinzaine revient très régulièrement ». Rien de sensationnel on le voit. « Outre le cuivre et le zinc, on retrouve ainsi beaucoup de fongicides, de l’arsenite de sodium, des herbicides… ». Cette nouvelle « enquête se situe en amont d’une étude épidémiologique », indique le docteur Fabbro-Peray. C’est-à-dire qu’elle pourrait constituer une base de travail pour des investigations médicales tendant à mettre en relation telle pathologie avec tel pesticide. Car, soutient le professeur Daures, « avant de tirer la sonnette d’alarme, il faut savoir de quoi on parle ».
R.B. – Midi Libre – 19 mai

Nos médicaments finissent dans les rivières et affectent l’environnement
Comme les pesticides utilisés en agriculture, les médicaments sont des substances chimiques dont des traces multiples sont retrouvées dans les eaux. L’homme a commencé à s’en préoccuper il y a une dizaine d’années, constatant l’apparition de résistances aux antibiotiques chez les bactéries, à la suite de leur diffusion dans la nature. Or, les études manquent cruellement sur les effets additionnels et les effets croisés des substances chimiques sur les milieux et la santé humaine (interactions entre plusieurs molécules). C’est d’ailleurs un des sujets de recherche prioritaires identifiés par la nouvelle Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE).
Marie Pierre Ferey – AFP – 22 mai

Des résidus dans les fraises
D’après un bilan de la Commission européenne, 3,9% des laitues et 3,3% des fraises présentent des teneurs supérieures aux limites maximales de résidus (LMR). Plus généralement, l’Europe a analysé près de 46 000 échantillons de fruits, légumes et céréales. 60% ne contenaient aucun résidu. 37% en détenaient à un niveau équivalent ou inférieur aux LMR. 3,6% enfin, dépassaient les LMR. Les résultats français sont moins bons que la moyenne, avec 51% de produits sans résidu, 43% avec des résidus sous les limites et 6,2% au dessus.
60 millions de consommateurs – 1er juin

Campagne nationale de recherche des substances dangereuses dans l’eau. En région, 125 sites à surveiller de près
D’impulsion ministérielle, l’opération va être effectuée avec le concours de comités de pilotage national et régionaux. Pour quoi faire ? Pour que fin 2004, un état précis des lieux ait été dressé afin de définir des actions. E qu’en 2015, on parvienne à préserver totalement le milieu. A l’échelle nationale, 5 000 sites sont concernés. Il y en a 125 en Languedoc Roussillon, choisis parce qu’ils rejettent en milieu sensible. 33 substances vont être recherchées prioritairement, parmi 132 jugées néfastes. La liste n’est pas figée, mais révisable. Haro, donc, sur les micropolluants métalliques ou organiques et sur les pesticides.
Anthony Jones – Midi Libre – 22 mai

La plus grande ville du Canada restreint sévèrement l’usage des pesticides
Toronto vient de décider de restreindre sévèrement l’usage public et privé des pesticides pour le jardinage, décision qui pourrait faire boule de neige dans tout le pays. Découlant d’un compromis entre écologistes et entrepreneurs paysagistes, l’arrêté n’autorisera le recours aux pesticides que dans des situations exceptionnelles, qui seront évaluées au cas par cas par une commission spéciale.
AFP – 23 mai

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur l'agriculture et l'environnement

La FNSEA veut que l’agriculture retrouve ses lettres de noblesse
Dans une lettre « aux Français qui ne comprennent plus leur agriculture », la FNSEA affiche la volonté des agriculteurs de « passer un nouveau contrat avec les Français » basé sur la vérité, la solidarité et la qualité. Cette lettre sera diffusée lundi, jour de mobilisation contre le projet de réforme de la PAC. Les agriculteurs ont été accusés de « polluer à tout crin eaux et rivières », pollutions qui en réalité « émanent de pratiques productivistes sans foi ni loi », lâche la FNSEA. Or, ils ont « changé pour répondre encore mieux aux attentes légitimes de la société », en s’impliquant dans des démarches de bonnes pratiques (agriculture raisonnée, charte de bonnes pratiques en élevage), selon elle.
AFP – 23 mai
 

 
Sur les abeilles

Un insecticide autorisé a décimé 3000 ruches
Quelles relations entretiennent le ministère de l’agriculture et son administration avec les multinationales de l’industrie agrochimique ? Une question que se posent ouvertement aujourd’hui les apiculteurs de Midi-Pyrénées. Le Fipronil, insecticide plus connu sous le nom de Régent, propriété de BASF, utilisé essentiellement sur tournesols serait responsable de la mort de près de 3000 ruches. Ce verdict est signé de l’AFSA, qui indique que la présence de Fipronil peut à elle seule suffire à expliquer la mortalité des abeilles. C’est donc un produit autorisé qui est responsable, cela dépasse le strict cadre apicole et soulève de nombreuses questions. Des résultats d’autopsies d’abeilles datés de novembre 2002, mentionnaient la dangerosité du Fipronil, pourquoi l’administration n’a-t-elle pris aucune mesure ? Autre écueil : le Fipronil ne bénéficie pas d’une autorisation complète de mise sur le marché. Mais d’une autorisation provisoire qui court depuis… 1994. « Mais le plus singulier, c’est que l’administration se contente des déclarations du fabricant. Il n’y a pas de contre-expertise… » déclare l’avocat des apiculteurs, Maître Fau.
Jefferson Desport – Sud Ouest – 24 mai
 

 
Sur les firmes

Monsanto gagne sa bataille de brevet contre Bayer CropScience
L’Office américain des brevets et des marques a donné raison à Monsanto après six ans de bagarre commerciale et juridique. L’agrochimiste américain refusait que soit accordé un brevet à son concurrent allemand BayerCropScience pour un maïs tolérant à l’herbicide glufosinate élaboré par sa filiale Plant Genetic System. Robert fraley, vice-président de Monsanto a salué la décision comme « une juste reconnaissance des travaux menés par les chercheurs qui on lancé le premier maïs résistant au glufosinate ».
 

 

 
 

 


Sur les OGM 

A dix jours d’un sommet du G8, Bush s’attaque aux Européens
Sa première cible, le moratoire de l ’UE sur les aliments élaborés avec des OGM, qui, selon lui, entrave la lutte contre la famine en Afrique : « Nos partenaires en Europe gênent cet effort. Ils ont bloqué toutes les récoltes biotechnologiques en raison de craintes infondées et non basées sur la science », a-t-il affirmé. « Cela a fait que de nombreux pays africains n’ont pas investi dans les biotechnologies, par crainte que ces produits ne puissent entrer sur les marchés européens. Les gouvernements européens devraient rejoindre, et non s’opposer, à la cause de la lutte contre la famine en Afrique », a ajouté Mr Bush.
Olivier Knox – AFP – 21 mai

OGM – Le Sénat souhaite la sortie du moratoire
Alors que le ministre allemande de l’Economie, Wolfgang Clément s’est prononcé, mardi, en faveur de la levée du moratoire observé depuis 5 ans par l’Union européenne sur l’approbation d’OGM, la commission des affaires économiques du Sénat a demandé l’adoption, en France, d’ « une loi fondatrice sur les biotechnologies » et « une sortie maîtrisée du moratoire ».
Le Figaro – 22 mai

Des agriculteurs disent non aux OGM
Si des plants génétiquement modifiés son plantés en Sarthe ou ailleurs, c’est la fin de l’agriculture bio et des filières qualité, disent les professionnels. Ils ont signé un texte commun pour demander à la Région et aux pouvoirs publics de maintenir le moratoire sur les OGM. Leur appel sera-t-il entendu ? En Sarthe, il existe des divergences sur la question des OGM. La FDSEA n’a pas donné sa proposition sur le sujet. Idem pour la Chambre d’agriculture qui avait donné son accord, avant de se rétracter. « Son rôle serait pourtant d’accompagner les nouveaux agriculteurs qui veulent produire sans OGM » pense Jean-Yves Aubry, porte parole de la Confédération paysanne. D’autant, assure-t-il que « ce type de production a de l’avenir et plaît aux consommateurs ».
Thierry Maillard – Ouest France – 20 mai

Fromage OGM
Les industriels du fromage ne s’en vantent pas, mais depuis quelques mois, pour faire cailler le lait, la plupart des grosses laiteries ont remplacé la traditionnelle présure extraite de l’estomac des veaux par un coagulant obtenu par génie génétique, c’est-à-dire un OGM qui coût environ deux fois moins cher que la présure naturelle. Et comme cette présure transgénique représente moins de 1% de la masse totale du formage, les fabricants ne sont pas tenus de l’indiquer sur l’étiquette… Mieux, beaucoup d’éleveurs dans les zones d’appellation nourrissent leurs vaches, brebis ou chèvres avec du soja importé des Etats-Unis ou d’Argentine, qui est systématiquement pollué par les OGM.

 

 


Ils ont dit

« L’Union européenne va adopter un réglementation sur l’étiquetage et la traçabilité, ce qui permettra de lever le moratoire sur les OGM. La plainte américaine – si jamais elle est déposée – n’aura plus de raison d’être. Cela étant, il est inacceptable que les Etats-Unis accusent l’Union européenne de nuire aux pays pauvres, en raison de sa politique sur les OGM ! »
Pascal Lamy – Commissaire européen au commerce
Propos recueillis par Cécile Crouzel – Le Revenu – 22 mai

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