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Sur les phytopharmaceutiques et
l'environnementCommission des droits de l’Homme condamne trafic illicite produits toxiques La commission engage, par une résolution, tous les gouvernements à prendre des mesures afin d’empêcher le transfert de produits toxiques « par le biais de programmes frauduleux de recyclage » et « le transfert, des pays développés vers les pays en développements, d’industries, d’activités industrielles ou de techniques polluantes qui produisent des déchets dangereux ». La résolution invite tous les gouvernements à interdire les exportations de produits toxiques et dangereux, substances, produits chimiques, pesticides et polluants organiques persistants, dont l’utilisation est interdite ou strictement limitée dans leur propre pays. Le texte « réaffirme que le déversement illicite de produits et déchets toxiques et nocifs constitue une grave menace pour les droits de chacun à la vie et au meilleur état possible de santé physique ». AFP – 22 avril Agriculture : la révolution « verte » reste à faire 85 000 tonnes de pesticides ont été consommées en France en 2002. Même si l’emploi de ces produits semble régresser, les exploitants agricoles continuent, par facilité, à les déverser sur les productions. Les écologistes dénoncent une « insouciance stupéfiante ». Les derniers chiffres rendus publics par l’UIPP montrent un tassement des ventes, à la fois sensible pour le tonnage et dans le chiffre d’affaires (1,87 milliard d’euros en 2002). La France reste néanmoins le 2ème consommateur au monde, derrière les Etats-Unis. Il est vrai que la France est aussi le premier pays agricole d’Europe. Il est donc logique que sa consommation de produits phytopharmaceutiques soit élevée. Nicolas LARMAGNAC, directeur des relations associatives à l’UFC Que Choisir, rappelle d’ailleurs aux consommateurs : « La protection des plantes est une obligation. Les consommateurs refusent les produits piqués, pas uniformes, pas beaux, il existe une forte demande d’amélioration des pratiques agricoles, et les gens ne font pas le lien ». Gaëlle Dupont – Le Monde – 23 avril Les conséquences sur la santé sont encore mal connues Selon l’Union européenne, 40% des fruits et légumes vendus recèlent des traces de pesticides et 4% dépassent les normes (7% en France). L’OMS estime que la contamination des aliments est la voie d’exposition la plus importante. Mais les scientifiques ne sont actuellement capables de mesurer que 290 substances. Beaucoup de molécules échappent donc à toute détection. Benoît Hopquin – Le Monde – 23 avril Les pesticides sont partout La pollution des eaux du bassin Adour- Garonne reste préoccupante. « La France est le premier consommateur mondial de pesticides et nous appartenons à la région de F rance qui en utilise le plus. J’en conclus que nous sommes dans une des régions du monde qui a le plus de pesticides dans son sol, donc dans ses eaux. D’ailleurs je ne connais pas une seule rivière où les truites sont revenues ». Michel Rodes, vice-président de la SEPANSO (Société d’études et de protection de l’environnement et de la nature du Sud-Ouest). La démonstration est implacable pourtant, l’eau potable ne manque pas et il n’y a pas de pénurie en vue. Spécialiste de la question à WWF, Vincent Grafin tire cependant la sonnette d’alarme : « On a beaucoup investi pour dépolluer les eaux usées mais on n’a pratiquement rien fait pour les eaux distribuées. On va chercher l’eau potable là où il y en a et quand il n’y en a plus, on abandonne le captage et on fore plus en amont. Viendra un moment où cette méthode atteindra ses limites ». Th. M. – Sud Ouest – 22 avril |
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Sur l'agriculture raisonnée Un réseau de professionnels L’opération Farre ne se veut pas club fermé aux seuls professionnels : elle entend être un lieu de dialogue entre agriculteurs et tout interlocuteur s’intéressant à ces problèmes. Par exemple, Farre 11 a intégré des associations environnementalistes comme l’OPIE, la FAOL (fédération des œuvres Laïques), les Amis du Pech de Naut, de Sigean, l’UFC, l’Union des consommateurs de Carcassonne, de manière « à constituer un réseau » pour, notamment faire évoluer les mentalités sur l’agriculture raisonnée. Ils faisaient de l’agriculture raisonnée sans le savoir L’idée de pulvérisation préventive paraît une aberration aux Van Vooren (Hérault), ils ont donc truffé leurs cultures de systèmes d’alerte et surveillent les infestations. Si le niveau est faible, ils utilisent des traitements naturels, s’il est trop important, ils passent à la chimie. « Nous avons toujours raisonné notre agriculture, simplement nous ne savions pas que ça s’appelait comme ça ». En 1997, les Van Vooren découvrent le FARRE. Cette philosophie rejoint la leur. Ils adhèrent au réseau. Sans naïveté, ils ont trouvé dans la pratique rigoureuse de leur métier un équilibre et une fierté. Ils accueillent bien volontiers écoles et professionnels pour leur communiquer leurs convictions. Benoît Hopquin – Le Monde – 23 avril |
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Sur l'agriculture biologiqueLe monde change « L’application de produits chimiques c’est pas drôle, les délais avant récolte sont impossibles à tenir et puis on a trouvé que l’insecte c’était un bon ouvrier. Il travaille tout le temps, c’est tellement confortable un insecte. Il suffit de le mettre, il se multiplie tout seul, il se répand dans la culture tout seul, petit à petit, on a su les élever et puis on a su les mettre dans les cultures, si bien que maintenant on peut dire que sous serre, en gros chaque gros nuisible a son prédateur ou son parasite ». Louis Roland de la Ferme aux insectes en Bretagne. R.F.I. – 18 avril |
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Sur les abeillesLe Gaucho a peu mobilisé à Mûrs - Erigné Déception du Maire, Philippe Bodard, qui avait organisé une réunion d’information sur le Gaucho. Sur les 50 personnes présentes, il n’y avait qu’une petite dizaine de maires à prendre part au débat. Certains maires ont même précisé qu’ils ne prendraient certainement pas la même délibération. « C’est à l’Etat de prendre ses responsabilités sur un tel sujet et non pas aux communes ». Ouest France – 19 avril Environnement – reportage à Mûrs Erigné « Officiellement, je n’interdis pas le Gaucho, j’interdis son utilisation pendant des périodes de l’année, c’est-à-dire du 1er avril au 15 mai, la période où on sème le maïs et le tournesol. » Philippe Bodard. « Alors que le gouvernement a récemment reconduit pour trois ans la suspension du Gaucho sur le tournesol, il a en revanche, confirmé son autorisation sur le maïs. L’initiative de Murs Erigné et d’autres communes risque fort de relancer le débat ». Carole Venuat (journaliste) Reportage TF1 du 20 Heures – 21 avril L’hécatombe continue Ce printemps, de nouvelles mortalités d’abeilles sont constatées dans la région et aux alentours des champs de tournesol. Et cette fois, aucun traitement ne semble avoir été réalisé. Les semis de tournesol enrobés de Régent pourraient être en cause. Les services de la protection des végétaux enquêtent. Les pesticides de nouvelle génération posent décidément bien des problèmes. La révision des procédures d’homologation s’impose. Que Choisir – 1er avril Les Verts contre le « Gaucho » et le « Karaté Vert » Ce dernier est la plupart du temps répandu par voie aérienne à l’aide d’un hélicoptère, sur les plantations de maïs doux mais aussi sur d’autres types de cultures. Seuls disent les Verts, les citoyens par leurs actions en dénonçant ces pratiques mettant en danger les abeilles et les animaux en général voire les qualités nutritionnelles des aliments ainsi sulfatés, peuvent faire reculer la pression des lobbies de la chimie agricole. Le Républicain – 18 avril |
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Sur
les OGM Des bactéries lumineuses en présence d’eau contaminée Pour détecter rapidement la présence de substances toxiques dans l’eau, une équipe de recherche israélienne vient de mettre au point des bactéries génétiquement modifiés, qui émettent de la lumière. Celles-ci ont pour fonction d’activer les mécanismes de défense bactériens. Les chercheurs ont eu l’idée d’associer au gène de fluorescence des séquences génétiques qui lui permettent d’être activé également par ces protéines. « Nous avons déjà testé grâce à cette méthode de nombreux contaminants, en particulier des pesticides », déclare le chercheur Shimshon Belkin. Anne Pezet – L’Usine nouvelle – 24 avril Maintenant Monségur ! Cultures OGM : Les opposants qui, ont rencontré le préfet et les partis politiques, ont du grain à moudre : après Magescq et Saint Paul lès Dax, des essais envisagés à Monségur. Le PS, le PCF et les Verts appellent avec le collectif tous ceux qui sont opposés à ces essais à s’exprimer sur le site ouvert par le ministère de l’agriculture ou a écrire au cabinet du ministre. Jean François Moulian – Sud Ouest – 18 avril L’épineux bilan des plantes transgéniques Les OGM illustrent à quel point les statistiques peuvent venir à la rescousse des causes les plus opposées. Elles ne sont pas forcément fausses ou manipulées mais n’offrent bien souvent qu’une vision parcellaire et non extrapolable. Les comparaisons avant/après l’arrivée des OGM sont d’autant plus malaisées que les cultures dites « conventionnelles » évoluent, elles aussi, en parallèle. Ainsi des sojas Round UP Ready (RR) ont-ils pu, dans certains cas, accuser des baisses de rendement par rapport à de nouvelles variétés conventionnelles. De plus, l’argument environnemental est difficile à séparer du contexte économique. Organisation du travail et désherbage simplifié ne sont pas étrangers au grand succès du soja RR. Marie Verdier – La Croix – 22 avril Cour d’Appel de Bordeaux : condamnation confirmée pour un anti-OGM La condamnation de J.P. Leroy, porte parole de la Confédération paysanne d’Aquitaine, prononcée en 1ère instance en avril 2001 a été confirmée. Celle-ci sanctionne la destruction d’un champ expérimental de colza transgénique de la société Agrevo (aujourd’hui Bayer Cropscience), en mai 1999 par des militants anti-OGM. AFP – 24 avril |
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Ils ont dit« Sommes-nous des cobayes de laboratoire ? » « Ces essais sont des tris d’OGM sur des terres agricoles et des croisements avec nos meilleures variétés cultivées. En ce sens, ces autorisations sont préalables à toute commercialisation éventuelle. Mais les études de risque sont minimales et aucune étude de toxicité, même à court terme, ou sur les insectes utiles comme les abeilles, n’est exigée avant de les sortir de la serre. Peut-on prendre les champs des agriculteurs pour des paillasses de scientifiques ? La recherche, oui, mais avec quelles exigences, là est la question… Les maires sont responsables de la sécurité dans leur commune, y compris sanitaire et environnementale en cas d’accident. Ils sont donc concernés au premier chef. Certains ne sont pas ou très tardivement avertis de ces essais, et seulement avec des documents fournis par les industriels sur les risques… non étudiés ! Je les comprends de vouloir protéger le reste de leur agriculture de la contamination, toujours possible, avec les OGM. Professeur Séralini, Université de Caen en biologie moléculaire Propos recueillis par Catherine Jarrige – Santé Magazine – 1er mai « Principe de précaution – pas question de transiger » « Le principe de précaution ne se négocie pas, il se respecte et doit s’imposer à tous. Il n’est pas un frein au progrès, il est un accompagnement moral et un soutien à tout développement. S’il avait été institutionnalisé avant, les pesticides, herbicides et autres poisons au long cours n’auraient pas submergé nos cultures ni pollué nos cours d’eaux … » Marie-José Nicoli – Présidente de l’UFC Que Choisir Que Choisir – 1er mai « Le Conseil d’Etat dans un arrêté d’octobre 2002 enjoignait le ministère de prendre une décision en faveur de l’interdiction du « Gaucho » et du « Régent ». Dans un communiqué, le ministère a balayé d’un revers de main ces préconisations. Avec le lobbying de Bayer et Rhône Poulenc, voilà où l’on est arrivé. Certaines autorités commencent à s’inquiéter de leurs effets sur les nappes phréatiques. On fait la politique de l’autruche. Je crains une nouvelle affaire du sang contaminé. Les apiculteurs ont lancé un recours pour faire respecter l’arrêté du Conseil d’Etat. Les syndicats sont sur leur front. » Bernard Verel Président du Groupement d‘action sanitaire apicole de l’Ain (GASA) Propos recueillis par Corinne Garay – La Voix de l’Ain – 18 avril |
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