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Revue de presse :
du 5 mars au 18 avril 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur l'agriculture, l'environnement et la santé

Les entomologistes médicaux menacés d’extinction
Ils ne sont qu’une poignée en France alors que de nouveaux insectes pathogènes colonisent notre pays. La marginalisation de l’entomologie intervient à une période où on va avoir besoin de plus en plus de spécialistes capables d’identifier les insectes, mais aussi d’étudier leur biologie et d’apporter leur expertise au sein d’équipes pluridisciplinaires comprenant des géographes, des botanistes, des hydrologues, etc. En effet, on sait d’ores et déjà que le réchauffement climatique et l’intensification des échanges multiplient les risques de voir débarquer sur notre territoire de nouvelles espèces d’insectes ou d’acariens. Et certains d’entre eux, bien sûr, sont vecteurs de redoutables maladies humaines, animales ou végétales. Le sud de la France est le plus exposé à ces intrusions. Nombre d’insectes africains sont en train de coloniser le nord de la Méditerranée.
Yves Miserey – Le Figaro – 14 avril

Cynaltis protège les vignes … et la nature
Gaspard Lépine, microbiologiste, en passe de réconcilier deux mondes que tout semble opposer : les produits phytopharmaceutiques et l’environnement. « Nous essayons de protéger les plantes de manière naturelle. En prélevant des micro-organismes sur les plantes, en les sélectionnant, puis en les réinjectant pour prévenir l’apparition ou prévenir diverses maladies ». « Nous sommes en train de transformer un produit de laboratoire en produit industriel. Compte tenu de la nécessité d’obtenir une autorisation de mise sur le marché, le premier chiffre d‘affaires n’est pas attendu avant cinq ans » .
Lyon Figaro – 8 avril

Sur l'agriculture, l'environnement et la santé
Sur les phytopharmaceutiques et l'environnement
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les abeilles
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   
 
Sur les phytopharmaceutiques et l'environnement

Russie : plus de 400 000 t de déchets toxiques menacent l'ile de Sakhaline
« La majorité des poisons chimiques interdits et des pesticides sont stockés dans lieux impropres, des containers de métal remplis de DDT ont été abandonnés dans la forêt » a indiqué Im Em Sok, expert au centre de contrôle des épidémies. « Les 75 sites de stockage des déchets sont surchargés, la plupart des entreprises ne recyclent par leurs déchets mais les brûlent simplement dans des lieux impropres ».
AFP – 17 avril

Les Verts demandent « un vrai projet de loi sur l’eau »
Les Verts ont adressé à tous les députés un petit échantillon d’eau « contaminée » par les nitrates et les pesticides, accompagnant une lettre dans laquelle ils leur demandent « un vrai projet de loi sur l’eau ». L’ancien député de l’Environnement, Yves Cochet, qui participait à la manifestation organisée à la veille de l’examen par l’Assemblée nationale de ce projet, a déclaré que ce texte n’était qu’une petite loi sur l’eau ». Il a notamment regretté qu’il n’aborde ni les problèmes « très graves » de pollution, ni « l’aspect social » que contenait sa loi sur l’eau, adoptée en première lecture et abandonnée par la nouvelle ministre de l’Ecologie Roselyne Bachelot. Toutefois, jugeant positif le contenu du projet de transposition de la directive européenne, qui a pour objectif un état sanitaire des eaux satisfaisant en 2015, M. Cochet a indiqué que les députés Verts s’abstiendront sur ce texte.
AFP – 9 avril

Polluants, mensonges, et… stérilité
Dioxines, pesticides, éthers de glycol… des polluants qui défrayent la chronique et font couler beaucoup d’encre. Sont-ils réellement toxiques comme le prétendent les victimes, ou bien sont-ils inoffensifs aux concentrations environnantes comme l’affirment les industriels ? Ce sont des questions que bien des consommateurs se posent et bien des tribunaux essaient de trancher afin d’indemniser les victimes. Les facteurs génétiques ne sont probablement pas responsables des altérations constatées, d’une part parce que les phénomènes observés ont rapidement évolué (1 à 2% par an) et, d’autre part, parce que la baisse du nombre de spermatozoïdes ainsi que l’augmentation de l’incidence des malformations sont survenues dans des zones géographiques distinctes. Les facteurs environnementaux semblent dont être de plus en plus plausibles. En outre, l’altération spermatique n’est pas généralisée à l’ensemble des pays du monde, mais localisée au niveau de certains pays ou agglomérations. Ces arguments favorisent donc l’hypothèse de l’existence, dans l’environnement, de molécules chimiques ayant une activité anti-hormonale ou mimant l’effet hormonal pouvant perturber le cycle biologique.
Charbel Massaad – Bio Futur – 1er février

Congrès de la Confédération paysanne : pour une autre PAC et contre les OGM
La Confédération paysanne refuse de se contenter du statu quo actuel et réclame une nouvelle PAC centrée sur « l’installation des paysans, la protection de l’environnement et la satisfaction des consommateurs ». Il va également partir en guerre contre les insecticides systémiques (dont le principe actif est appliqué par traitement des semences et est véhiculé par la sève de la plante), « une menace non seulement pour les apiculteurs mais aussi pour la biodiversité ». Le syndicat va aussi poursuivre son combat contre les OGM « l’Europe étant le véritable verrou qui permettra de maintenir une agriculture diversifiée ».
AFP – 16 avril

Responsabilité : Shell en cause à l’Onu
Shell s’est fait épingler par les rapporteurs de la Commission des droits de l’homme de l’Onu à Genève pour sa gestion du dossier des salariés contaminés par des pesticides dans ses anciennes usines de l’Etat de Sao Paulo au Brésil. Shell aurait cherché à limiter les examens de santé de ses anciens salariés à des analyses de sang considérées par les experts des syndicats comme insuffisantes, compte tenu du temps écoulé depuis l’exposition aux produits toxiques.
Le Nouvel Economiste – 11 avril
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Qualité de l’eau : les communes s’engagent
28 communes du Pays des Abers et de la Côte des Légendes ont signé une charte d’utilisation raisonnée des produits phytopharmaceutiques. C’est également dans cette optique qu’un deuxième document a été établi. Il concerne les prescripteurs agricoles. Fournisseurs de produits phytopharmaceutiques et chambre d’agriculture se sont ainsi engagés à offrir davantage d’information aux agriculteurs sur le stockage, la protection de l’applicateur, l’entretien et le réglage des matériels ou encore l’entretien des abords d’exploitation.
Le Télégramme – 14 avril


Des éleveurs qui ont gagné leur pain
Des éleveurs qui démarchent meuniers et boulangers pour créer un pain de pays avec le blé de montagne, cette initiative peu ordinaire est une totale réussite. Le pain traditionnel s’appellera « Pain du pays des Combrailles ». Pratiquant l’agriculture raisonnée avant la lettre, ils n’utilisent aucun insecticide, ni dans les champs, ni dans les cellules de stockage ventilées à l’air froid, diminuent et fractionnent les apports d’azote, assurent la traçabilité du grain. La marque du pain est déposée et un cahier des charges contrôlé par l’organisme certificateur « Qualité France » définit les conditions de culture et de stockage à la ferme. Le règlement avec les meuniers prévoir qu’aucun améliorant ni aditif ne doit entrer dans la farine.
Jean François Nouet – La Montagne – 3 avril

Polluants : une autre approche
Le travail des frères Jouvenel, dans leur exploitation de 30 ha dans le biterrois, est dans leur volonté de moins traiter et de s’appuyer depuis un an sur une méthodologie différente, faisant appel à plus d’observations de terrain, d’analyses scientifiques, de conseils de techniciens. D’anticipation aussi visant à « optimiser » l’usage de produits chimiques… Philippe Jouvenel regrette « La désinformation est trop fréquente quand il est questions des pesticides. Il y a des incidents, des gens ne respectant pas les règles. Mais si on suit les délais avant récolte, les pesticides ont disparu par photosynthèse avant que le produit soit ramassé ».
Midi Libre – 1er avril
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique
 
 
 

 
   
 
Sur les abeilles

Pays de la Loire : Gaucho, le maire écolo persiste
Enjoint par le préfet de Maine et Loire de retirer l’arrêté qu’il avait pris le 20 février, interdisant l’usage du Gaucho sur sa commune, le maire de Murs-Erigné persiste. L’élu vient en effet d’en prendre un nouveau, calqué sur un document type élaboré par l’Union nationale de l’apiculture française, et, interdisant l’utilisation de l’insecticide en période de floraison.
Aujourd’hui – 16 avril

Le serial killer d’abeilles toujours pas identifié
Le varroa est soupçonné dans l’hécatombe des ruchers vosgiens, mais on attend toujours le verdict du service régional des végétaux. Le gaucho, semble innocent, n’étant guère utilisé dans les Vosges. Les laboratoires n’ont pas apporté de réponse certaine. Celui de Colmar a trouvé des varroas, Celui de Nice, des loques… L’enquête est en cours, plusieurs facteurs pourraient s’être cumulés. En attendant, les apiculteurs s’impatientent et demandent s’ils peuvent repeupler d’essaims (s’ils en trouvent) les ruches désertées mais encore pleines de miel.
Catherine Michelet-Frémiot – L’Est Républicain – 30 mars
 
 

 
   
 
Sur les OGM 

La France a ratifié le protocole sur le commerce des OGM
La ratification a été enregistrée par les Nations unies le 7 avril, après que l’Assemblée nationale, en janvier, puis le Sénat, en mars, l’aient approuvée. Le protocole de Carthagène, signé en janvier 2000 à Montréal, définit les principes devant régir le commerce international des OGM. La France est le 46è Etat à avoir ratifié le protocole. Celui-ci entrera en vigueur quand 50 Etats l’auront ratifié. Les Européens pourront s’y référer si les Etats-Unis attaquent l’UE devant l’OMC en raison de sa politique sur les OGM.
Le Monde – 12 avril

Législation OGM : la Commission de Bruxelles rappelle à l’ordre 12 Etats
dont la France pour n’avoir pas respecté la date du 17 octobre 2002 pour transposer dans leurs législations nationales une directive (loi) sur la culture et la commercialisation d’OGM. Cette directive, qui remplace une précédente législation de 1990, vise à garantir une approche plus sûre et progressive en matière de dissémination d’OGM dans l’environnement. Si les Etats concernés ne répondent pas de façon satisfaisante aux demandes de la Commission, celle-ci pourrait saisir la Cour européenne de justice.
AFP – 10 avril

OGM Nouvelle procédure pour les essais
En 2003, 16 nouveaux programmes de recherche privés et publics portant sur du maïs, de la fétuque, du tabac et de la betterave transgénique ont reçu un avis favorable de la Commissiondu génie biomoléculaire après évaluation de leurs risques pour la santé et l’environnement. A cette occasion, une nouvelle procédure concernant les essais de plantes (OGM) axée notamment sur une enquête préalable et une information spécifique des maires des communes concernées, a été mise en place par les ministères de l’Agriculture, de l’Ecologie et de la Recherche. Pendant deux semaines, le public pourra donner son avis sur ces projets à l’adresse bradsdrrc-dgal@agriculture.gouv.fr. A l’issue de cette période, le ministre de l’Agriculture fera figurer sa décision sur le site Internet de son ministère.
Le Figaro – 12 avril

Les OGM avancent discrètement malgré les doutes des experts français
L’AFSSA se rebelle : elle a publié le 16 avril, trois avis sur des demandes d’autorisations d’OGM qui marquent une critique discrète, mais profonde, à l’égard des procédures d’évaluation des OGM. « En l’absence de certaines données, l’Agence ne peut rendre un avis scientifiquement fondé co
ncernant la sécurité alimentaire » d’un maïs transgénique a-t-elle déclaré. Au total, l’Agence refuse de donner un avis – ce qui est une fin de non recevoir et un appel à renouveler les études. Ce faisant, elle souligne que l’accord entre experts sur l’innocuité des OGM pour l’alimentation n’est pas encore établi.
Hervé Kempf – Le Monde – 18 avril

OGM et Herbicides : quelques précisions utiles
A la suite du dossier « OGM, de l’évaluation à la maîtrise du risque », la société Monsanto Agriculture France a souhaité apporter plusieurs précisions, entre autres, les résultats d’un travail britannique récent qui analyse l’impact en Europe de l’introduction des quatre cultures génétiquement modifiées suivantes : maïs, colza et betterave tolérants à des herbicides et coton résistant à certains insectes. La réduction de produits phytopharmaceutiques à l’hectare est estimée dans ce travail à : 43% pour le maïs, 65% pour le colza, 37% pour la betterave et 38% pour le coton. « Avec un taux d’adoption de 50% de ces cultures, la diminution de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques est estimée à 14 500 tonnes de produits formulés, soit 4 400 tonnes de matière actives par an », précisent les auteurs. Par ailleurs, en janvier 2002, la Commission européenne a publié ses conclusions sur la ré homologation du glyphosate en affirmant que celui-ci n’était ni génotoxique ni cancérogène.
Le Quotidien du Médecin – 17 avril

Clôture du Forum mondial des sciences de la vie « BioVision »
« Une grande majorité des participants était favorable à lever le moratoire des OGM en Europe, à condition que tout le monde accepte de réserver des zones « OGM-free » pour préserver la bio- diversité » a déclaré Philippe Desmarescaux, directeur de BioVision.
AFP – 11 avril
 

 

   
 
Ils ont dit

« Malheureusement, le projet de charte de l’environnement, qui présente une double version, l’une reconnaissant les principes de précaution et de pollueur -payeur, sous une forme a minima, l’autre la niant, non seulement ne constitue pas un progrès, mais encore porte en lui de graves menaces de régression. Sans doute, la composition même de la Commission Coppens pouvait laisser redouter le pire, en raison de la sous- représentation du monde de l’environnement (4 membres sur 18), de la surreprésentation de la fraction la plus scientifique et de l’absence de tout professeur spécialiste du droit de l’environnement sont parvenus non seulement à éviter qu’un véritable droit nouveau ne soit reconnu aux Français, mais de surcroît à obtenir que le principe de précaution soit remis en cause ».
corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement et présidente de CAP 21
Le Monde – 16 avril


"Pour assurer la sécurité des consommateurs, la première chose à faire est de garantir l’évaluation la plus rigoureuse possible des risques des denrées génétiquement modifiées par des scientifiques indépendants. A partir de maintenant, cela sera bien entendu réalisé par l’Efsea (Autorité européenne de sécurité des aliments). Il est important que cette évaluation soit libre de toute influence industrielle ou autre. Ensuite, il faut que les denrées génétiquement modifiées soient dûment étiquetées comme telles. Cela aussi est déjà une réalité. Aujourd’hui, le consommateur peut choisir ou non un aliment génétiquement modifié ».
David Byrne – Commissaire européen pour la santé et la protection des consommateurs
Propos recueillis par Agnès Guénard – Le Progrès – 10 avril

« Je pense que la Charte de l’environnement adossée à la constitution serait un progrès très important. Cette modification de la constitution aurait une charge symbolique forte, surtout si les Français sont sollicités par référendum pour l’approuver. Cela constituera une manière de montrer que l’on prend enfin l’environnement au sérieux, qu’il ne s’agit pas du mousse sempiternellement sacrifié à bord du navire au premier avis de coup de vent ».
Bernard Rousseau – Président de France nature environnement
Propos recueillis par Patrick Piro – Politis – 17 avril

« BioVision casse les positions intégristes » :

« En qualité de scientifique, je suis tenté de poursuivre la recherche pour progresser dans la connaissance et dans l’appréciation de nouvelles thérapeutiques. En tant que chrétien, je suis très préoccupé de ne pas réifier l’homme potentiel… Il faut trouver un compromis »
Philippe Desmarescaux, fondateur du forum, ancien président de Rhône Poulenc Agro

« La cohabitation existe déjà entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. Pourquoi ne serait-ce pas le cas demain avec les OGM ? On est parfaitement capable de faire coexister plusieurs filières, de cultiver deux champs de maïs, l’un OGM, l’autre pas, de séparer les productions, de les tracer jusqu’au silo et ensuite jusqu’au consommateur. Au sein même de l’agriculture conventionnelle, il existe des productions particulières comme le tournesol oléïque qui nécessite une traçabilité totale et un cahier des charges spécifiques ».
Mathilde Durif, porte-parole de Monsanto-France

« L’expérience des Etats-Unis qui cultivent les OGM depuis le milieu des années quatre-vingt-dix démontre qu’il n’y a pas eu de réduction de l’utilisation des herbicides. C’est même l’inverse qui s’est produit. On a observé des phénomènes de résistance avec des agriculteurs qui sont obligés de pulvériser sur leurs cultures deux à trois fois plus de Round Up, l’herbicide vendu par Monsanto ».
Eric Grall, chargé de campagne OGM pour Grennepeace

Propos recueillis par François Sapy – Acteurs de l’Economie – 8 avril

 
   
     

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