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Sur les phytopharmaceutiques,
l'environnement et la santéL'eau empoisonnée par les polluants agricoles Un rapport parlementaire dénonce la forte dégradation de la qualité de la ressource, menacée par les produits phytopharmaceutiques. L'agriculture est placée en position de principale accusée "Les industriels ont fait leur révolution environnementale en supprimant la plus grande part des rejets polluants. Les collectivités locales font la leur en investissant dans l'assainissement, même si de gros efforts restent à conduire. L'agriculture n'a pas fait la sienne." La focalisation sur les pesticides et les nitrates "occulte le risque microbiologique qui a des effets immédiats sous forme de maladies gastriques plus ou moins graves". La dégradation de l'eau met en lumière l'échec de la réglementation censée la protéger. La loi n'est pas ou mal appliquée. L'état n'est pas en mesure de contrôler l'application de la réglementation et de sanctionner les contrevenants. Muriel Frat - Le Figaro - 20 mars Les captages français ne sont pas assez protégés - Le rapport du sénateur du Lot, Gérard Miquel, va à l'encontre des idées reçues. "Les Français ont raison de s'inquiéter de la qualité de l'eau distribuée", mais ils s'inquiètent pour de mauvaises raisons. Les effets des pesticides et des nitrates sont relativisés. "L'eau ne représente que le quart des apports en nitrates. Un végétarien absorbe deux fois plus de nitrates qu'un buveur d'eau. Les seuils applicables aux pesticides dans l'eau, soit 0,1 microgramme par litre, sont de 100 à 100 000 fois plus bas que pour les fruits et légumes, qui représentent pourtant 90% des sources d'exposition aux pesticides", assure le rapport, qui n'écarte cependant pas "des risques potentiels à long terme" qui font actuellement l'objet de recherches. Benoît Hopquin - Le Monde - 21 mars ------ Voir Communiqué de Presse UIPP---- Les écologistes français en appellent au gouvernement Les écologistes de France nature environnement ont demandé au gouvernement de mettre fin aux "incohérences de la gestion actuelle" de l'eau en France en appliquant "les principes de la future charte de l'environnement". La précaution devrait conduire à développer les recherches pour analyser les effets nocifs des pesticides… Le principe pollueur -payeur exigerait, d'après Mr Nicolay (expert FNE), de rééquilibrer les redevances sur l'eau, payées aujourd'hui à 85% par les ménages, 14% pour les industriels et seulement 1% pour les agriculteurs. "l'agriculture est bien à l'origine de la plupart des pollutions en cause aujourd'hui", rappelle un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologies (OPECST) AFP - 19 mars Arsenic et vieilles cachettes au moulin de Lodève Pendant sept ans, Eric Vignon a vécu avec les siens dans un ancien moulin désaffecté à Lodève dans l'Hérault, dont le sous-sol était gorgé d'arsenic, provenant d'un pesticide dangereux et retiré du marché le "Penarsol". Jusqu'en 1954, ce pesticide était fabriqué à une dizaine de kilomètres du moulin, dans une usine du groupe Penaroya, devenu depuis Metaleurop. Le site a été fermé en 1959 et ses stocks disséminés de façon quasi clandestine. Plus de 20 tonnes ont ainsi atterri dans les caves du moulin. Eric Vignon et sa famille sont contaminés. Depuis quelques mois l'affaire s'est compliquée un peu plus, l'enfant du couple est née avec d'évidents signes de puberté précoce. Le professeur Charles Sultan, chef du service d'endocrino- pédiatrie du CHU de Montpellier a déclaré qu'il n'a trouvé "aucune explication médicale à ces malformations, sinon exogène, provenant de l'extérieur". L'affaire est en jugement. Réponse le 6 Mai. Claude Belmont - Le Figaro - 20 mars Pesticides : Bruxelles veut fixer des plafonds de résidus communs aux quinze La Commission souhaite fixer un plafond commun à tous "après 27 ans de législation adoptée de façon décousue". Pour David Byrne, commissaire européen chargé de la protection des consommateurs et de la Santé, il s'agirait là d'un moyen d'assurer une réelle protection à tous. Un tel règlement mettrait également fin aux incohérences commerciales. L'autorité européenne de la sécurité des aliments serait chargée de l'évaluation des risques La gestion des risques reviendrait à al Commission européenne. Celle-ci a déjà mis en place un programme de surveillance annuelle des résidus qui fournira à l'Agence des données utiles à son travail d'évaluation des risques. Les Echos.fr - 14 mars Mise en garde contre des produits phytopharmaceutiques espagnols Le service régional de la protection des végétaux vient de publier une mise en garde sur les "risques judiciaires que font courir à leurs clients certains distributeurs espagnols en proposant des produits espagnols avec un étiquetage en langue française". Le srpv a constaté que "des actions commerciales de négociants espagnols concernant la vente de produits phytopharmaceutiques espagnols non homologués en France , ont été enregistrées dans les département du Languedoc-Roussillon". L'Indépendant - 18 mars Comme des poisons dans l'eau Les dérivés de pesticides, de détergents et de médicaments menacent la faune et la flore. Gilles- Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, propose de mettre en place des méthodes de surveillance et de traitement : revoir les pesticides homologués il y a quarante ans. Et inclure dans les tests des données sur l'accumulation tout le long de la chaîne alimentaire, sur les effets combinés de plusieurs molécules et leurs effets à long terme. Enfin, la simple installation de "bio- indicateurs", tels que des moules, à la sortie des usines dépuration des eaux, comme on le fait dans le nord de l'Europe, permettrait d'être alerté dès que des substances invisibles passeraient toutes les barrières prévues. Mais les politiques tergiversent encore. Françoise Monier - L'Express - 20 mars La faune arctique empoisonnée par les PCB Ces produits utilisés dans les pesticides, lubrifiants et isolants ont été interdits en 2001. Toutefois plus de 1 million de tonnes ont été produites au XXe siècle, dont seulement 30% ont été neutralisés. Le reste est probablement en circulation dans la biosphère, volatils, ils se dispersent au gré des vents jusque dans les pays froids, où ils se condensent à cause des températures plus basses. D'où une augmentation inquiétante des concentrations de ces molécules dans les écosystèmes de l'Arctique. Introduites dans la chaîne alimentaire, ces molécules se trouvent dans les graisses es mammifères. Nom Snow, un biologiste anglais a déclaré "Mangez dix grammes de muktuk (morceau de baleine très apprécié) et vous ingérez la dose hebdomadaire de PCB définie par les autorités sanitaires canadiennes. Mais ici les gens en mangent parfois cent fois plus". Courrier international - 20 mars |
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Sur l'agriculture raisonnée Les agrobiologistes et l'agriculture raisonnée Les agrobiologistes ont été surpris de lire que Luc Guyau, président de la chambre d'agriculture continuait de "citer l'agriculture biologique comme ayant sa place dans l'agriculture raisonnée. L'agriculture biologique répond à un cahier des charges très précis excluant les pesticides, engrais chimiques et OGM, ce qui n'est pas le cas pour l'agriculture raisonnée, qui n'est en rien un signe de qualité. Elle est uniquement un engagement à respecter la législation environnementale en vigueur, ce qui paraît un minimum de ce que les agriculteurs doivent rendre compte à la société". Ouest France - 14 mars La Coordination Rurale reçue par Hervé Gaymard Elle a rappelé "son aversion pour l'agriculture raisonnée" qu'elle qualifie de "nouvelle escroquerie intellectuelle et médiatique à l'initiative du réseau FARRE, qui tente de faire diversion face aux vrais problèmes". Agrisalon.com |
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Sur l'agriculture biologiqueCure d'algues pour le blé Dans quelques semaines, une solution à base d'algues va être pulvérisée dans les champs bretons. Une alternative naturelle aux pesticides et aux OGM. Cette solution va être aspergée par des pulvérisateurs mécaniques, dans les champs bretons pour y protéger… des maladies les jeunes pousses de blé tendre. Sécurité sanitaire totale, innocuité garantie : c'est une petite révolution pour la science et le monde agricole. Une innovation qui pourrait épargner des milliers d'hectolitres de fongicides conventionnels à des sols très éprouvés par les traitements de choc d'engrais et pesticides en tout genre. Envoyé spécial : P.H.A. - Libération - 15 mars "Plus de composés anti-cancer dans les fruits bio" Une étude publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry montre que "les fruits et légumes bio contiennent plus d'antioxydants que ceux cultivés avec des pesticides et des fertilisants. Ils seraient plus riches en flavonoïdes aux vertus antioxydantes. Résultat : le maïs bio contient 59% de flavonoïdes de plus que le maïs cultivé avec des pesticides et herbicides chimiques". Terre.net - 18 mars Maladie de Parkinson : un pesticide bio soupçonné Dans son édition du 10 Mars 203, le site Le Journal Santé.com cite une étude qui estime que la roténone, pesticide notamment utilisé dans le bio, pourrait favoriser la maladie de Parkinson. Terre.net - 18 mars |
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Sur les abeillesQuand les jachères fleuriront… Les pratiques agricoles sont une des causes de la baisse des récoltes de miel. On pourrait être en présence des conséquences d'introduction de produits d'importation non homologués d'associations nocives de produits, voire d'entrée illicite de lindane puisque celui-ci n'est toujours pas interdit en Espagne. Il s'avère également que les fongicides, utilisés à trop forte doses peuvent devenir insecticides. C'est ce qu'à laissé entendre Jean-Noël Taséi, de l'INRA de Lusignan, en citant l'exemple du paraquat. Il citait également des chiffres à méditer, ceux de l'UIPP : l'agriculture emploie 53 000 tonnes (matières actives) de fongicides, 30 000 d'herbicides, mais seulement 3 100 tonnes d'insecticides. Gilbert Garrouty - Sud Ouest - 14 mars |
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Sur les firmesLa restructuration de BASF commence à porter ses fruits Comme ses concurrents, le chimiste allemand a été pénalisé l'an dernier par la hausse du coût des matières premières et le ralentissement de la demande. Il a néanmoins tiré son épingle du jeu. Les efforts de restructurations, entrepris dès juin 2001 par l'entreprise de Ludwigshafen, expliquent en grande partie cette performance. "Confiant dans la capacité du groupe à réduire ses coûts de 1 milliard d'euros fin 2003", le président du directoire Jürgen Strube considère que les chiffres de 2002 reflètent "la stratégie qui convient et le fait que nous n'attendons pas inactifs un retournement de tendance". Pascale Mollo - La Tribune - 19 mars Monsanto vend ses OGM sur un autre ton L'agro- chimiste américain a dû revoir toute sa politique de communication pour être autorisé à exporter ses aliments transgéniques en Europe. Monsanto, bien décidé à remplir les assiettes européennes de fruits et légumes génétiquement modifiés, n'a jamais été aussi près du but. L'Europe est sur le point de basculer et Monsanto peut s'en féliciter. Car c'est de sa victoire qu'il s'agit et qui s'est jouée à coups d'opérations de communication et de lobbying. Selon Hug Grant, chief operation officer chez Monsanto, pour convaincre les Européens, il faut passer par des arguments environnementaux. Monsanto a donc commandé un sondage IPSOS en février 2002 avec des questions parfaitement orientées qui obtiennent d'excellents scores (entre 54 et 80%). Les opinions changent ,les semenciers considérés comme des multinationales agressives vendant de la nourriture Frankenstein se sont donnés figure humaine (recherche sur les plantes résistantes à la sécheresse). L'entreprise Monsanto continue de consacrer 83% de ses 550 millions de dollars de recherche aux OGM. Contre 29% en moyenne pour les autres agro- chimistes. Le terrain est prêt. Pour Jean Pierre Princen, président de Monsanto France, "les OGM seront acceptés en Europe, tout va dans ce sens". Anna Rousseau - Challenges - 20 mars |
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Sur
les OGM Cinq des dix militants anti-OGM condamnés à Grenoble iront en cassation Ils veulent, par le biais de ce pourvoi, aller plaider leur cause devant la Cour européenne des droits de l'homme. Ils doivent pour cela épuiser les possibilités de recours en France. Selon le responsable des Verts Isère, Gérard Leras, "il y a eu condamnation alors que nous estimons que nos camarades ont défendu l'idée d'un environnement sain. La convention européenne des droits de l'homme stipule que tout homme a le droit à un environnement sain et c'est pour cela que nous allons nous battre". AFP - 19 mars Biotechnologies agricoles : quelles perspectives ? Les biotechnologies comprennent tout un arsenal de techniques et de produits dont les OGM ne sont qu'un volet. "Etant donné les quantités de plus en plus limitées de nouvelles terres disponibles pour l'agriculture, les biotechnologies modernes pourraient compléter et améliorer l'efficacité des techniques traditionnelles de sélection et de reproduction afin d'accroître la productivité agricole", explique Mahmoud Solh, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO. Ces nouveaux outils offrent de nouvelles opportunités pour résoudre les problèmes là où les techniques traditionnelles ont échoué. Les produits génétiquement modifiés sont généralement mis au point et utilisés pour des intérêts commerciaux de grande envergure, et à quelques exceptions près, les petits exploitants n'ont tiré jusqu'ici aucun parti de la technologie. Le Chef.com - portail de la restauration - 18 mars |
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Ils ont dit"Cette affaire de Metaleurop démontre en effet que le principe pollueur payeur nécessite un cadre juridique adapté. La responsabilité des industrie doit être étendue au-delà de la notion de faute, au-delà des frontières des Etats, à tous les dommages environnementaux et sanitaires et au-delà de la solvabilité d'une filiale pour engager l'ensemble du groupe". Yannick Vicaire, chargé en France de la campagne "Toxiques" de Greenpeace Politis - 13 mars "En fait, les pesticides contaminent toute la chaîne alimentaire. Les pesticides contaminent tout notre environnement, à travers l'eau, que nous buvons, l'air que nous respirons et les aliments que nous ingérons. Ces pesticides ont, comme caractéristique, de se fixer sur les graisses, de ne pas être dégradées chez l'individu, ils peuvent donc perdurer pendant une vingtaine d'années, d'avoir un effet cumulatif, et on comprend, eu égard au nombres de pesticides utilisés… qu'on puisse avoir ou observé des conséquences, non seulement sur les malformations génitales du garçon, non seulement sur les précocité pubertaires chez la fille, mais d'autres études, et notamment des études anglaises, rapportent les conséquences de pesticides sur le poids à la naissance. Les pesticides entraînent des troubles neurologiques, et vous le savez sans doute, les pesticides sont incriminés dans la recrudescence, tout à fait significative, du cancer du testicule chez l'homme jeune. Et selon certaines études, les pesticides pouraient avoir joué un rôle dans l'augmentation, tout à fait caractéristique, de la fréquence du cancer du sein chez la femme". Professeur Sultan - Chef du service d'endocrinologie pédiatrique au CHU de Montpellier Propos recueillis par Elisabeth Martichoux - Europe 1 - 15 marsr |
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