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Sur les abeillesLa révolte de l'apiculteur face au gaucho Christophe Berthelot, apiculteur possédant 200 ruches, secrétaire de l'Union des apiculteurs de l'Anjou, déclare "Des études ont fait la preuve de la toxicité du gaucho. On se demande même s'il n'est pas toxique pour l'homme. On a l'impression que l'enjeu économique est plus important que l'enjeu environnemental". Il ne croit pas aux propos du ministre Hervé Gaymard qui "soutient une agriculture qui se dit raisonnée et qui est favorable à l'utilisation du gaucho". Il ne croit pas non plus à une rencontre de l'Union des apiculteurs avec la FNSEA "Nous n'arrivons pas à rencontrer Christiane Lambert, la présidente du syndicat agricole". Jean François Vallée - Ouest France - 28 janvier Gaucho : pas de désaveu pour Roselyne Bachelot "Il ne s'agit pas d'un désaveu". La ministre de l'Ecologie, Roselyne Bachelot, favorable, il y a encore quelques mois, à une interdiction du Gaucho sur toutes les cultures, accepte, aujourd'hui, sans sourciller la décision gouvernementale. La décision retenue est, pour elle, "une modulation du principe de précaution". Minimisant ses prises de position passées, la ministre justifie l'évolution de son discours : "J'avais souhaité que la précaution soit maximale, et c'était mon rôle. Le dispositif retenu par le gouvernement va permettre de quadriller certains territoires pour déterminer ce qui est responsable de la mort des abeilles". Ouest France - 25 janvier |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologique |
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Sur
les OGM Les défis alimentaires vus de Porto Alegre - L'OMC accusée d'affamer le Sud "Si la communauté internationale parvient à interdire le brevetage du vivant, cela signifie pour les Etats-Unis la mort des OGM, développés par une poignée de firmes internationales. Brevets et OGM sont les deux face de la même pièce", explique Jean Pierre Berlan, directeur de recherches à l'Inra. De façon inattendue, la lutte contre les OGM structure et rassemble de plus en plus le mouvement anti-mondialisation. D'un côté, les paysans s'inquiétaient du dumping sur les prix agricoles, de l'autre, les consommateurs surveillaient l'impact sanitaire des aliments, enfin les environnementalistes s'interrogeaient sur l'utilisation des pesticides, la protection des écosystèmes, la qualité de l'eau. Anne Bauer - Les Echos - 31 janvier Grands cuisiniers mobilisés contre les OGM Dans un communiqué publié le 28 janvier, le Collectif des cuisiniers -restaurateurs, regroupant des chefs comme Alan Senderens, Pierre Gagnaire ou Alain Dutournier, ainsi que les 80 000 entreprises adhérents de l'Umih, jugent que "au delà du principe de précaution en matière de sécurité alimentaire, ce sont les cultures alimentaires et le patrimoine gastronomique français qui sont en jeu". "Un étiquetage clair et précis n'est possible qu'une fois réalisée une traçabilité effective des produits. Sans ces garanties, la levée du moratoire nous paraît aventureuse", estime le Collectif. La Tribune - 29 janvier OGM : le distributeur Auchan répond à Greenpeace Auchan a répondu sur son site internet, aux actions menées contre l'enseigne par Greenpeace, qui lui reproche de ne pas garantir aux consommateurs des viandes nourries à partir de végétaux non OGM. Dans ce texte, le distributeur nordiste explique que "par souci d'honnêteté vis-à-vis de ses clients, il estime ne pas pouvoir afficher une position de principe, aujourd'hui impossible à garantir". Le distributeur souligne qu'il respecte "strictement" la législation dans ce domaine et fait le maximum pour proposer, quand cela est possible et vérifiable, des produits sans OGM". Cette précision n'a pas convaincu Greenpeace qui réplique dans une communiqué que les OGM n'étaient pas "une fatalité et que leur concurrent Carrefour suit une démarche d'approvisionnement "non OGM " sur l'alimentation animale depuis plusieurs mois maintenant". Une publicité comparative et sauvage dont le groupe se serait sans doute bien passé. Les Marchés - 29 janvier OGM : Montpellier - l'avocat général demande le rejet de la requête de José Bové visant à le dispenser de la révocation d'un sursis de huit mois de prison. Les magistrats ont mis leur décision en délibéré au 26 février. "Il n'est pas question pour moi de renoncer au combat, malgré les risques d'emprisonnement" a lancé le syndicaliste paysan à la sortie du palais de justice, acclamé par quelque 200 sympathisants. José Bové a également demandé au chef de l'Etat "d'assumer ses responsabilités" en répondant aux demandes de grâce présidentielle déposées par ses partisans. "Le débat des OGM doit sortir de la logique pénale et revenir dans le champ politique". AFP - 29 janvier Maïs transgénique : Biogemma salue "un effet dissuasif" des condamnations Mr Michel Debrand, directeur général de Biogemma a estimé que les condamnations "avaient eu un effet dissuasif". "A cause des destructions de parcelles OGM, la France perd pied dans ce domaine et les chercheurs découragés partent à l'étranger. Si nous n'existions pas, il y aurait un risque qu'il n'y ait que 3 ou 4 sociétés américaines qui contrôlent ce marché. Mr Debrand a estimé qu'il fallait "prendre exemple sur le programme Airbus, qui fédère les européens, pour offrir une alternative aux Américains. Il a affirmé que les OGM permettaient d'économiser l'eau, l'utilisation des pesticides et qu'en France, à cause de la réglementation, on pouvait importer des OGM mais pas les produire. AFP - 30 janvier La France défend à Washington les positions agricoles européennes dont l'épineux dossier des OGM Hervé Gaymard à Washington pour deux jours, a déclaré "Nous n'avons pas l'intention de renoncer à la souveraineté alimentaire. Les Etats-Unis ont une conception de leur pouvoir vert que nous récusons" Laurence Tovi - Les Echos.fr - 30 janvier Si tu est gai, riz donc… Pour avoir détruit du riz transgénique au Cirad de Montpellier, Bové et Riesel feront-ils 14 mois de prison ? Alain Weil, le Monsieur OGM du Cirad, pousse à nouveau à la roue transgénique : "Les mentalités sont en train d'évoluer et nous allons bientôt re-déposer en France des demandes d'essais en plein champ." Est-ce si urgent ? Oui. Pourquoi ? Parce que "nous avons pris du retard par rapport aux Américains". C'est ça le problème avec les simples citoyens qui se mêlent d'appliquer eux-mêmes le fameux "principe de précaution" : ils font perdre du temps aux gens sérieux… Professeur Canardeau - Le Canard enchaîné - 29 janvier |
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Ils
ont ditOGM : la colère d'un scientifique "Les contrôles sont très précis et on n'a jamais rien trouvé de nocif pour la santé de l'homme ou même l'environnement qui puisse entraîner par exemple la disparition d'une espèce. Comment peut-on laisser supposer comme le font les anti-OGM que toute la communauté scientifique soit achetée ! Imaginez que je décèle un problème quelconque dans les OGM qui puisse représenter une menace pour l'homme, ne pensez-vous pas que j'aurais intérêt à le dénoncer, toutes les caméras seraient alors tournées vers moi, je deviendrais riche et célèbre mes livres se vendraient à des millions d'exemplaires… Sérieusement, en tant que citoyen, je trouve illégitime que l'on utilise la violence dans une démocratie, en saccageant des essais en champs qui avaient été soumis à une autorisation préalable. Je trouve aussi scandaleux que l'on fasse pression dans la rue contre la justice de la République". Marcel Kuntz, directeur de recherches au CNRS de Grenoble et coauteur d'un rapport de l'académie des sciences sur les OGM. Propos recueillis par Frédérique Verhaeghe - Le Dauphiné - 29 janvier "Le cœur du problème c'est que le débat avec le peuple n'a pas lieu, les grosses décisions sont bâties dans un dialogue entre experts, décideurs gouvernementaux et financiers… Les conférences scientifiques rebutent souvent. Il faut relancer l'intérêt. Le scientifique doit faire passer son message, sinon, il est coupable". François Kourlisky, directeur de recherche à l'INSERM Propos recueillis par Jacqueline Lembert - La Marseillaise - 25 janvier "La mécanisation et l'amélioration des semences ont provoqué la chute des prix en Occident comme dans les pays les plus pauvres. Les paysans qui travaillent encore à la main, sans graines sélectionnées, l'ont subie sans pouvoir augmenter leur production. Leurs revenus se sont effondrés. Dire que les semences OGM sont une réponse à la faim dans le monde est complètement irréaliste. Les laissés-pour-compte- de la révolution agricole n'ont évidemment pas les moyens d'acheter des graines génétiquement modifiées". Marcel Mazoyer, professeur à l'institut national agronomique, auteur du livre "Histoire des agricultures du monde" (Seuil). Propos recueillis par Stéphanie Benz - Capital - 1er février |
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