accueil  | actualités | revue de presse

Revue de presse :
du 24 au 31 janvier 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur l'agriculture

Le point sur l'agriculture intensive (dossier)
Aujourd'hui, les marchands de pesticides entendent, en effet, "vendre mieux", dixit Jacques My, secrétaire général de l'UIPP. Qui précise : "Outre la mise au point de nouveaux produits moins polluants, nous devons informer et conseiller les agriculteurs, car le principe même d'un produit phytopharmaceutique, c'est qu'il a une activité biologique et, donc un impact sur l'écosystème". Une excellente intuition, car la mauvaise connaissance de cet impact et des modes d'utilisation de ces produits est un important facteur de pollution. Concrètement, il n'y a guère que le bio qui bannit l'utilisation de produits phytopharmaceutiques de synthèse, tandis que les autres se contentent de préconiser leur usage limité. Les fabricants de produits chimiques de synthèse sont même membres du Farre, en vertu de principes simples, mais efficaces "on ne peut pas se passer de la chimie pour nourrir le monde".
Laurent Bigot - Science et Vie - février 2003

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Pesticides : le bouillon de onze heures
Mal évalués, les risques liés aux résidus de pesticides - même autorisés - dans les aliments et à leur omniprésence dans l'environnement préoccupent toujours davantage les scientifiques. Haricots verts :Seuls 40% des échantillons sont indemnes de toute contamination : l'omniprésence des résidus de pesticides est ici confirmée. Deux échantillons, provenant du Maroc, présentent respectivement quatre et cinq résidus détectables ! Quand on sait que beaucoup de molécules épandues sur les champs ne sont plus détectables au stade de la consommation, cela laisse rêveur sur le nombre de produits réellement utilisés sur ces végétaux. Au cours des contrôles opérés par les pouvoirs publics, il arrive de retrouver jusqu'à 9 résidus dans un même produit (sur les salades et les raisins). On note que les échantillons provenant des grands pays exportateurs : Maroc et Kenya sont plus souvent contaminés que ceux en provenance de France. 
Fabienne Maleysson - Que Choisir - mensuel de février

Haricots verts : producteurs de légumes français défendent leurs produits
L'enquête publiée dans le magazine Que Choisir sur les haricots verts "montre clairement que tous les lots de haricots verts français sont 100% conformes à la réglementation", a précisé L'Interfel (association interprofessionnelle des fruits et légumes frais). Cette enquête montre que 96 % des échantillons sont totalement conformes à la réglementation française et européenne et que seuls deux échantillons en provenance du Maroc ne sont pas conformes à la réglementation. La présence de produits phytopharmaceutiques en dessous des LMR (Limites maximales de résidus) ne peut "en aucun cas être assimilée à une contamination et ne présente aucun problème pour la santé des consommateurs". 
AFP - 28 janvier

Pesticides dans les eaux pluviales
Une vaste étude sur la contamination des eaux de pluie par les pesticides a été menée en France. Pendant 3 ans, l'Institut Pasteur de Lille a recherché quotidiennement près de 80 produits phytopharmaceutiques dans les eaux de pluie prélevées sur 5 sites du Nord Pas de Calais, représentatifs des milieux côtier, agricole et urbain. 33 à 48% des échantillons recueillis entre juin 1999 et octobre 2001 ne présentent aucune trace de produits phytopharmaceutiques, tandis que 85 à 92% en contiennent à des concentrations inférieures à 1 microgramme par litre. Les molécules les plus couramment rencontrées sont des herbicides, notamment l'atrazine, qui sera interdit le 30 juin, ainsi que l'isoproturon et le diuron. Reste la question de la contamination de l'atmosphère, à l'origine de celles des eaux pluviales. "On ne peut pas relier les concentrations de pesticides dans l'atmosphère à celles des eaux de pluie, même si ces dernières donnent des indications. La mesure directe des phytopharmaceutiques dans l'air est plus compliquée, car elle nécessite des prélèvement d'air" a déclaré Philippe Lacoste, l'un des auteurs de l'étude. "Ce sera l'objet d'une deuxième étude en 2003".
C.M. - Environnement Magazine - 

Contre le paludisme : un herbicide
Dans un essai réalisé au Gabon, un herbicide, la fosmidomycine, vient de guérir en 48 heures, sans effets secondaires majeurs, 23 sujets atteints de paludisme dans sa forme la plus sérieuse : la malaria. Cet herbicide inhiberait une enzyme clé pour la survie du parasite. Ce succès sans précédent est à porter au crédit de l'équipe de l'université Justus-Liebig, en Allemagne) qui a récemment mis au jour le génome de malaria "falciparum".
Paris Match - 23 janvier
Sur l'agriculture
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'envrionnement
Sur les abeilles 
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   
 
Sur les abeilles

La révolte de l'apiculteur face au gaucho
Christophe Berthelot, apiculteur possédant 200 ruches, secrétaire de l'Union des apiculteurs de l'Anjou, déclare "Des études ont fait la preuve de la toxicité du gaucho. On se demande même s'il n'est pas toxique pour l'homme. On a l'impression que l'enjeu économique est plus important que l'enjeu environnemental". Il ne croit pas aux propos du ministre Hervé Gaymard qui "soutient une agriculture qui se dit raisonnée et qui est favorable à l'utilisation du gaucho". Il ne croit pas non plus à une rencontre de l'Union des apiculteurs avec la FNSEA "Nous n'arrivons pas à rencontrer Christiane Lambert, la présidente du syndicat agricole". 
Jean François Vallée - Ouest France - 28 janvier 

Gaucho : pas de désaveu pour Roselyne Bachelot
"Il ne s'agit pas d'un désaveu". La ministre de l'Ecologie, Roselyne Bachelot, favorable, il y a encore quelques mois, à une interdiction du Gaucho sur toutes les cultures, accepte, aujourd'hui, sans sourciller la décision gouvernementale. La décision retenue est, pour elle, "une modulation du principe de précaution". Minimisant ses prises de position passées, la ministre justifie l'évolution de son discours : "J'avais souhaité que la précaution soit maximale, et c'était mon rôle. Le dispositif retenu par le gouvernement va permettre de quadriller certains territoires pour déterminer ce qui est responsable de la mort des abeilles".
Ouest France - 25 janvier
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique
 
 

 
   
 
Sur les OGM 

Les défis alimentaires vus de Porto Alegre - L'OMC accusée d'affamer le Sud
"Si la communauté internationale parvient à interdire le brevetage du vivant, cela signifie pour les Etats-Unis la mort des OGM, développés par une poignée de firmes internationales. Brevets et OGM sont les deux face de la même pièce", explique Jean Pierre Berlan, directeur de recherches à l'Inra. De façon inattendue, la lutte contre les OGM structure et rassemble de plus en plus le mouvement anti-mondialisation. D'un côté, les paysans s'inquiétaient du dumping sur les prix agricoles, de l'autre, les consommateurs surveillaient l'impact sanitaire des aliments, enfin les environnementalistes s'interrogeaient sur l'utilisation des pesticides, la protection des écosystèmes, la qualité de l'eau. 
Anne Bauer - Les Echos - 31 janvier

Grands cuisiniers mobilisés contre les OGM
Dans un communiqué publié le 28 janvier, le Collectif des cuisiniers -restaurateurs, regroupant des chefs comme Alan Senderens, Pierre Gagnaire ou Alain Dutournier, ainsi que les 80 000 entreprises adhérents de l'Umih, jugent que "au delà du principe de précaution en matière de sécurité alimentaire, ce sont les cultures alimentaires et le patrimoine gastronomique français qui sont en jeu". "Un étiquetage clair et précis n'est possible qu'une fois réalisée une traçabilité effective des produits. Sans ces garanties, la levée du moratoire nous paraît aventureuse", estime le Collectif.
La Tribune - 29 janvier

OGM : le distributeur Auchan répond à Greenpeace
Auchan a répondu sur son site internet, aux actions menées contre l'enseigne par Greenpeace, qui lui reproche de ne pas garantir aux consommateurs des viandes nourries à partir de végétaux non OGM. Dans ce texte, le distributeur nordiste explique que "par souci d'honnêteté vis-à-vis de ses clients, il estime ne pas pouvoir afficher une position de principe, aujourd'hui impossible à garantir". Le distributeur souligne qu'il respecte "strictement" la législation dans ce domaine et fait le maximum pour proposer, quand cela est possible et vérifiable, des produits sans OGM". Cette précision n'a pas convaincu Greenpeace qui réplique dans une communiqué que les OGM n'étaient pas "une fatalité et que leur concurrent Carrefour suit une démarche d'approvisionnement "non OGM " sur l'alimentation animale depuis plusieurs mois maintenant". Une publicité comparative et sauvage dont le groupe se serait sans doute bien passé.
Les Marchés - 29 janvier

OGM : Montpellier - l'avocat général demande le rejet de la requête de José Bové
visant à le dispenser de la révocation d'un sursis de huit mois de prison. Les magistrats ont mis leur décision en délibéré au 26 février. "Il n'est pas question pour moi de renoncer au combat, malgré les risques d'emprisonnement" a lancé le syndicaliste paysan à la sortie du palais de justice, acclamé par quelque 200 sympathisants. José Bové a également demandé au chef de l'Etat "d'assumer ses responsabilités" en répondant aux demandes de grâce présidentielle déposées par ses partisans. "Le débat des OGM doit sortir de la logique pénale et revenir dans le champ politique".
AFP - 29 janvier

Maïs transgénique : Biogemma salue "un effet dissuasif" des condamnations
Mr Michel Debrand, directeur général de Biogemma a estimé que les condamnations "avaient eu un effet dissuasif". "A cause des destructions de parcelles OGM, la France perd pied dans ce domaine et les chercheurs découragés partent à l'étranger. Si nous n'existions pas, il y aurait un risque qu'il n'y ait que 3 ou 4 sociétés américaines qui contrôlent ce marché. Mr Debrand a estimé qu'il fallait "prendre exemple sur le programme Airbus, qui fédère les européens, pour offrir une alternative aux Américains. Il a affirmé que les OGM permettaient d'économiser l'eau, l'utilisation des pesticides et qu'en France, à cause de la réglementation, on pouvait importer des OGM mais pas les produire.
AFP - 30 janvier

La France défend à Washington les positions agricoles européennes dont l'épineux dossier des OGM
Hervé Gaymard à Washington pour deux jours, a déclaré "Nous n'avons pas l'intention de renoncer à la souveraineté alimentaire. Les Etats-Unis ont une conception de leur pouvoir vert que nous récusons"
Laurence Tovi - Les Echos.fr - 30 janvier

Si tu est gai, riz donc…
Pour avoir détruit du riz transgénique au Cirad de Montpellier, Bové et Riesel feront-ils 14 mois de prison ? Alain Weil, le Monsieur OGM du Cirad, pousse à nouveau à la roue transgénique : "Les mentalités sont en train d'évoluer et nous allons bientôt re-déposer en France des demandes d'essais en plein champ." Est-ce si urgent ? Oui. Pourquoi ? Parce que "nous avons pris du retard par rapport aux Américains". C'est ça le problème avec les simples citoyens qui se mêlent d'appliquer eux-mêmes le fameux "principe de précaution" : ils font perdre du temps aux gens sérieux…
Professeur Canardeau - Le Canard enchaîné - 29 janvier
 

 

   
 
Ils ont dit

OGM : la colère d'un scientifique
"Les contrôles sont très précis et on n'a jamais rien trouvé de nocif pour la santé de l'homme ou même l'environnement qui puisse entraîner par exemple la disparition d'une espèce. Comment peut-on laisser supposer comme le font les anti-OGM que toute la communauté scientifique soit achetée ! Imaginez que je décèle un problème quelconque dans les OGM qui puisse représenter une menace pour l'homme, ne pensez-vous pas que j'aurais intérêt à le dénoncer, toutes les caméras seraient alors tournées vers moi, je deviendrais riche et célèbre mes livres se vendraient à des millions d'exemplaires… Sérieusement, en tant que citoyen, je trouve illégitime que l'on utilise la violence dans une démocratie, en saccageant des essais en champs qui avaient été soumis à une autorisation préalable. Je trouve aussi scandaleux que l'on fasse pression dans la rue contre la justice de la République". 
Marcel Kuntz, directeur de recherches au CNRS de Grenoble et coauteur d'un rapport de l'académie des sciences sur les OGM.
Propos recueillis par Frédérique Verhaeghe - Le Dauphiné - 29 janvier


"Le cœur du problème c'est que le débat avec le peuple n'a pas lieu, les grosses décisions sont bâties dans un dialogue entre experts, décideurs gouvernementaux et financiers… Les conférences scientifiques rebutent souvent. Il faut relancer l'intérêt. Le scientifique doit faire passer son message, sinon, il est coupable".
François Kourlisky, directeur de recherche à l'INSERM
Propos recueillis par Jacqueline Lembert - La Marseillaise - 25 janvier


"La mécanisation et l'amélioration des semences ont provoqué la chute des prix en Occident comme dans les pays les plus pauvres. Les paysans qui travaillent encore à la main, sans graines sélectionnées, l'ont subie sans pouvoir augmenter leur production. Leurs revenus se sont effondrés. Dire que les semences OGM sont une réponse à la faim dans le monde est complètement irréaliste. Les laissés-pour-compte- de la révolution agricole n'ont évidemment pas les moyens d'acheter des graines génétiquement modifiées".
Marcel Mazoyer, professeur à l'institut national agronomique, auteur du livre "Histoire des agricultures du monde" (Seuil).
Propos recueillis par Stéphanie Benz - Capital - 1er février 
 
   
     

haut de page