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Revue de presse :
du 18 au 24 janvier 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les abeilles

Toujours interdit pour le tournesol, l'usage de l'insecticide Gaucho reste autorisé pour le maïs
Le gouvernement coupe la poire en deux dans le dossier du Gaucho, cet insecticide accusé par les apiculteurs de décimer les colonies d'abeilles. Le produit commercialisé par le groupe Bayer reste autorisé sur le maïs sauf dans certaines "zones d'observation" mais interdit pendant trois ans supplémentaires pour le tournesol. "Nous regrettons la décision du ministre de prolonger le suspension, explique-t-on chez Bayer. Depuis quatre ans, aucune amélioration de la situation apicole n'a pu être constatée". Plusieurs mesures accompagnent les décisions du gouvernement : un réseau sanitaire de surveillance des troubles des abeilles sera mis en place dans tous les départements français. Des conditions très strictes seront imposées dans les importations et les échanges des reines et des essaims afin de prévenir l'introduction de parasites et de virus. Un institut technique de l'apiculture, chargé notamment d'élaborer et de diffuser un "guide des bonnes pratiques", verra le jour.
Muriel Frat - Le Figaro - 22 janvier

Le gouvernement maintient l'autorisation du Gaucho
Les apiculteurs se sont aussitôt élevés contre cette décision. L'Union nationale des apiculteurs de France (UNAF) a décidé qu'elle allait demander l'annulation de cette décision devant le Conseil d'Etat et entamer une campagne d'occupation de chambres d'agriculture et de grève de la faim. L'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) a annoncé en revanche sa satisfaction après la décision. "Les 300 000 Producteurs de maïs vont pouvoir entamer la campagne 2003 sereinement", a déclaré Christophe Terrain, son président. Bayer Cropscience a sobrement "pris acte".
Benoît Hopquin - Le Monde - 23 janvier

Gaucho : les apiculteurs intentent un nouveau recours en Conseil d'Etat
Ils ont également décidé d'effectuer des prélèvements d'eau dans les nappes phréatiques de zones de grandes cultures en présence d'huissiers de justice. Ils accusent le Gaucho et le Régent, non seulement de tuer leurs abeilles, mais aussi de polluer les nappes phréatiques. Ces prélèvements seront analysés dans des laboratoires indépendants aux Etats-Unis et les résultats seront publiés sur Internet.
AFP - 22 janvier

Insecticide Gaucho : la justice enquête sur d'éventuelles tromperies
Les apiculteurs n'ont pas cantonné leur combat contre le Gaucho au domaine syndical : à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile, la justice enquête également sur Bayer, son producteur, pour savoir si le groupe s'est rendu coupable de tromperie pour imposer son produit. Une deuxième plainte, visant un insecticide concurrent dont le principe actif, le fipronil, est jugé nocif par les apiculteurs, le Régent, aujourd'hui propriété de BASF, devrait être déposée dans les jours qui viennent.
Michaëla Cancela Kieffer - AFP - 21 janvier

La grosse colère des apiculteurs
Selon Frank Aletru de l'UNAF, "le gouvernement occulte totalement l'usage à grande échelle du Régent TS (fiipronil) un autre antiparasitaire que les laboratoires des géants de l'agrochimie ont substitué au Gaucho après son interdiction sur les tournesols. Le bien fondé des zones d'observation n'aura de sens que si on y retire aussi le fipronil". Signe de l'exaspération apicole "la nuit a été chaude entre les partisans d'une tendance dure et les autres, certains responsables syndicaux du sud-ouest voulant s'associer avec les terroristes basques pour faire sauter des entrepôts de pesticides !", raconte Jean Marie Sirvins, "j'ai bien indiqué que si on en arrivait là, je démissionnerai immédiatement de mes fonctions de président de l'UNAF. "Les résultats de nos enquêtes seront diffusés sur l'internet pour dire aux Français qu'on leur cache la vérité. Le scandale Gaucho est le même que celui de Tchernobyl".
Propos recueillis par Patrice Costa - L'Est Républicain - 23 janvier

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Eau
En débouchant une bouteille d'eau minérale, vous pensiez échapper aux pesticides et aux nitrates de l'eau du robinet ? Eh bien méfiez-vous quand même… Les eaux en bouteille contiennent des substances naturelles qui "peuvent présenter, à long terme, pour la santé, des teneurs élevées", dixit David Byrne, commissaire européen chargé de la santé et de la protection des consommateurs. La Commission vient d'ailleurs de suivre les recommandations de l'OMS en fixant des valeurs limites pour seize substances telles que l'arsenic, le baryum, le fluor, le bore ou le manganèse. Parfait. Sauf que le délai accordé aux producteurs d'eau minérale pour se mettre en conformité est ahurissant : le consommateur devra attendre jusqu'au 1er janvier 2006 avant de pouvoir avaler son verre d'eau les yeux fermés. Pire, ce n'est qu'en 2008 que la teneur en fluor et nickel (pour lesquels aucun système de filtration n'a été évalué par la Commission) sera réglementée. C'est ce qui s'appelle laisser couler l'eau sous les ponts…
Le Canard enchaîné - 22 janvier

Pesticides : néfastes pour la terre et l'eau
Si le lien entre l'utilisation de pesticides et la qualité des sols n'est pas clairement établi, les données sur les conséquences pour la qualité des eaux ne manquent pas. L'agence de l'eau Rhône Corse Méditerranée dispose de données assez précises. Un réseau de surveillance des eaux superficielles a été mis en place. Le résultat ? "Les stations les plus touchées son situées dans les régions viticoles et celles de grande culture.". Dans le Languedoc Roussillon, la station du Vistre à St Laurent -d'Aigouze est ainsi la troisième plus polluée par les herbicides, fongicides et autres insecticides derrière celles de Castelnaudary et Saint Martin Lalande dans l'Aude.
Midi Libre - 20 janvier
Sur les abeilles
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'envrionnement
Sur l'environnement 
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   
 
Sur l'environnement

Mission d'information parlementaire sur les pollutions agricoles
Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, a lancé une mission d'information sur les "activités agricoles et la protection de l'environnement". Composée de 14 députés, cette mission est chargée d'étudier "les moyens qui permettront de mieux concilier les activités agricoles et la protection de l'environnement". Ils devront notamment "évaluer les conséquences des méthodes de productions agricoles sur la qualité de l'eau et de l'air pour fin juin." Des représentants des différentes filière agricoles, de l'industrie chimique et des associations de défense de l'environnement seront auditionnées pour étudier plus précisément la toxicologie des produits phytopharmaceutiques".
AFP - 22 janvier

"L'environnementaliste sceptique" désavoué
Avec son livre The Skeptical Environmentalist, le statisticien danois Björn lomborg, ancien militant de Greenpeace avait jeté un pavé dans la mare. Certains scientifiques ont démoli ses thèses, notamment dans la revue Scientific American, jugeant qu'il n'avait retenu que les résultats scientifiques confortant ses vues, faisant sienne cette analyse. Le comité danois sur la malhonnêteté intellectuelle, une émanation du gouvernement, saisi de quatre plaintes déposées par des scientifiques, a conclu le 9 janvier que cet ouvrage était "clairement contraire aux standards des bonnes pratiques scientifiques". Björn Lomborg estime que la procédure suivie par le comité est "extrêmement biaisée".
Le Monde - 18 janvier

Groupe coopératif In Vivo. Un premier bilan flatteur
Le groupe coopératif In Vivo, issu de la fusion, en décembre 2001 des unions de coopératives SIGMA et UNCAA, présente à son assemblée générale le bilan d'un premier exercice satisfaisant malgré un contexte économique agricole difficile. Le président Michel Fosseprez rappelle qu'il faut se méfier des niches du type label et autres signes qualitatifs qui ont leurs limites commerciales, saisissant l'occasion de citer les filières "non OGM" qui s'avérerent de plus en plus difficiles à gérer avec le surcoût qu'elles induisent et le développement mondial des productions OGM. 
Pierre Langault - le Télégramme - 22 janvier
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Le nouveau code des agriculteurs
L'étiquette "Agriculture raisonnée" va apparaître officiellement cette année. Reste à la rendre crédible. Tout le monde s'en félicite mais derrière le consensus de façade, la bataille fait rage. La grande distribution trouve que les paysans en font trop. La coopération agricole imagine mal deux filières de produits issus ou non de l'agriculture raisonnée, cela coûterait trop cher. Les gens du Sud, plus facilement "labellisés", fulminent. "Beaucoup ne savent pas trop ce qu'il y a derrière ce mot ? Est-ce une certification ? Un slogan Une usine à gaz ? Un sauf-conduit pour s'exonérer des procès dont l'agriculture a fait l'objet ?" reconnaît Hervé Gaymard aux 6èmes rencontres du réseau FARRE, s'incluant lui-même parmi ceux qui avaient eu "des questionnements" et doutant encore "Je ne sais pas si le ruisseau deviendra large fleuve, mais il faut clarifier les choses, dissiper les malentendus".
Philippe Jarrassé - L'Est Républicain - 17 janvier 

2003, année de la mise en œuvre
L'avantage de l'agriculture raisonnée pour l'environnement est qu'elle peut entraîner une grande masse d'agriculteurs vers les pratiques écologiques, selon Christiane Lambert. L'agriculture biologique est certes un pilote dans le domaine environnemental, mais les surfaces en "bio" ne dépasseront pas 5 à 8% de la surface agricole utile, selon elle. "L'avantage de l'agriculture raisonnée, c'est l'effet de masse". Le syndicalisme majoritaire est partisan de ratisser large.
MN - L'agriculteur provençal - 17 janvier

En Nouvelle-Zélande, la viticulture écologique rapporte
Les viticulteurs néo-zélandais sont encouragés à produire écologique chez eux, ce qui leur permet d'obtenir une étiquette qui se vend bien à l'étranger. Un programme pilote pour l'introduction d'une viticulture respectueuse de l'environnement a été mis en place par le groupement des producteurs de vins néo-zélandais. Ce projet tourne autour d'une feuille d'objectifs destinée à évaluer toutes les performances des producteurs de raisin et ceux de vin selon des critères touchant aussi bien au traitement des vignobles que l'évacuation des eaux usées, les carburants utilisés, les pesticides et les produits chimiques ainsi que la politique sociale. Environ 60% des producteurs de raisin de Nouvelle-Zélande appliquent actuellement des méthodes écologiques. La majorité des viticulteurs aura rallié le projet d'ici 2005. Les vins blancs vifs et plein de bouquet de Nouvelle-Zélande, en particulier les sauvignon, chardonnay et reisling ont conquis des prix internationaux ces dernières années.
Jennifer Little - AFP - 20 janvier
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Trois ans de prison requis contre un faussaire du "bio" à Poitiers
Didier del Pino, ancien dirigeant de Bio alliance, société spécialisée dans le commerce de gros de céréales, est accusé de "tromperie, faux et usage de faux". Il a reconnu avoir mis en place au milieu des années 90 un système de fraude, devant l'insuffisance de céréales bio pour répondre à la demande. La fraude aurait porté au total sur plus de 15 000 tonnes de céréales et aurait généré un chiffre d'affaires de plus de 3 millions d'Euros.
AFP - 24 janvier
 
 

 
   
 
Sur les OGM 

OGM : 2003, l'année tansgénique
Les agriculteurs des Etats-Unis, de l'Afrique subsaharienne et de la majeure partie de l'Asie sont heureux de produire ces cultures. Tout comme les Argentins. E si le gouvernement brésilien interdit le soja transgénique, cela n'empêche pas les cultivateurs du pays d'en planter allègrement. En 2003 , environ un tiers de leur récolte sera transgénique. L'Europe sera donc isolée pour les quelques années à venir. Les agriculteurs et les écologistes honnêtes comprendront que la diminution des pesticides grâce à des plants génétiquement programmés pour résister aux maladies, sera une bonne chose pour les sols. Les consommateurs pourraient eux aussi changer d'avis. Les aliments génétiquement modifiés étant de plus en plus répandus dans le reste du monde, les produits sans OGM deviendront de plus en plus chers. Et même les plus virulents détracteurs de cette technologie finiront par comprendre qu'en fin de compte ils portent préjudice aux cultivateurs de pays en développement. Le politiquement correct est en passe de devenir incorrect.
Courrier International - 1er décembre

L'Inra se tourne vers les vignes transgéniques "avec modération"
L'Inra a mis au point depuis plusieurs années deux variétés de vignes OGM résistantes à un nématode (un ver) qui cause de gros dégâts dans le vignoble français. Les essais en champ étaient arrêtés depuis trois ans, ils devraient reprendre bientôt à Colmar. Cette décision a été prise après consultation d'un petit groupe de travail composé de chercheurs, de professionnels et de citoyens. C'est la première fois qu'un organisme de recherche français se lance dans ce type de démarche. Les essais seront suivis par un comité local et les résultats seront rendus publics. La transgénèse ne sera pas appliquée à l'amélioration de la vigne mais seulement à la résistance aux maladies.
Yves Miserey - Le Figaro - 21 janvier

Reprise des essais dans les vignes la Confédération paysanne "s'insurge" contre l'Inra
"L'Inra a organisé un simulacre de débat, invitant un échantillon de 14 personnes triées sur le volet, dans une enceinte close qui n'a rien à voir avec un lieu de neutralité. L'Inra renforce ainsi le camp de ceux qui préconisent, pour une partie du vignoble, le développement de pratiques productivistes de culture de la vigne et l'élaboration industrielle des vins".
AFP - 21 janvier

Les mille maires qui veulent interdire les OGM
Les rapports des scientifiques ou les assurances des ministres sur l'absence de danger des OGM ne convainquent pas . Dans le Calvados, quelque 70 maires ont pris une initiative comparable (arrêté ou délibération). C'est la Confédération paysanne qui a lancé cette campagne auprès des élus locaux, même si certains maires l'avaient devancée : 33 000 courriers ont été envoyés aux maires ruraux ; 1300 ont fait connaître leur opposition à la culture d'OGM, selon le collectif anti-OGM de syndicats agricoles et d'associations de défense de l'environnement qui coordonnent la campagne. Le maire de Blagnac, Robert Keller, déclare "Le plus agaçant, c'est que nous sommes tenus d'en informer le public, alors que nous mêmes ne sommes pas informés. Cette méthode jette la suspicion sur des essais que je considère pourtant comme nécessaires".
Gaëlle Dupont - Le Monde - 24 janvier

De la recherche à l'industrie
Première entreprise en France à s'être spécialisée dans la détection d'OGM, une société clermontoise, Génolife, élargit sa gamme de prestations dans les biotechnologies avec le souci constant d'industrialiser ses savoir-faire scientifiques. Aller de l'avant tout en consolidant les acquis, c'est ainsi que progresse Génolife qui, partant du principe que les OGM ont le vent en poupe a ouvert une filiale au Brésil. Pour prendre pied sur un continent où tôt ou tard, les sensibilités concernant les OGM deviendront fortes ainsi que pour répondre à une demande rapide sur place. Les transferts de technologies du monde de la recherche vers celui de l'industrie se développent. Il est plus rare que des chercheurs deviennent industriels dans leur spécialité… Et surtout réussissent.
Pierre Lagier - La Montagne - 21 janvier

BDDP & Fils signe un film pour Greenpeace contre les OGM
Démonstration du danger que peuvent représenter les OGM, le spot représente un parachutiste en chute libre, qui finit par atterrir dans un champ en s'empalant sur un maïs génétiquement modifié. Il cherche à créer une prise de conscience forte sur les dangers que peut représenter la prolifération des culture génétiquement modifiées. Le spot se termine en interrogeant le spectateur : "jusqu'ou rendront-ils les cultures plus résistantes ?" et se conclut par "OGM, non à la contamination génétique". Le film est visible sur Internet.
La Correspondance de la Publicité - 17 janvier

Vient de paraître : " Les OGM au cœur du débat"
L'assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA) vient de publier un dossier complet consacré aux OGM. Ce document rappelle ce que sont les OGM, présente les données scientifiques disponibles, les positions en présence dans les institutions françaises et explique le cadre réglementaire et les projets en discussion au plan européen. 
Les Marchés - 18 janvier
 

 

   
 
Ils ont dit

"Nous avons besoin de la recherche"
"Prendre des précautions ne veut pas dire arrêter la recherche. Aujourd'hui, grâce aux biotechnologies, on soigne déjà 80 millions de personnes diabétiques avec l'insuline ! On évite aussi le nanisme grâce à l'hormone de croissance. Ces OGM développés en laboratoire sont parfaitement contrôlés et sans danger. Mais il faut bien faire aussi des essais grandeur nature. Or, pour les plantes se pose le problème du transport de pollen dans l'air et donc du possible transfert de gènes entre espèces. Il faut donc prendre les précautions nécessaires, mais nous avons besoin de poursuivre les recherches pour avoir des certitudes et faciliter l'accès aux connaissances."
Jean Ulysse, vice-président de l 'Association des professeurs de biologie et de géologie.
L'Actu - 22 janvier

"On nous accuse, quand nous restons dans notre tour d'ivoire, de garder l'information pour nous. Nous, nous avons décidé de la donner sur tous les domaines. Au delà des polémiques, dans lesquelles je n'entrerai pas, sauf pour confirmer la véracité des indications du rapport et l'intégrité morale et matérielle des membres du groupe, il s'agit là d'un travail remarquable, qui a duré deux ans. Nous nous en remettons à nos ministres de tutelle pour défendre l'honneur des scientifiques, attaqués dans leur mission de délivrer à la société des informations indépendantes et instruite".
Professeur Etienne Emile Beaulieu, président de l'académie des sciences
Propos recueillis par Véronique Lorelle - Le Monde

"La traçabilité et l'étiquetage obligatoire qui permettent une information éclairée des consommateurs préparent à la levée du moratoire décidé en 1999 par l'UE, sachant qu'hors d'Europe il y a déjà 52 millions d'ha de cultures de végétaux génétiquement modifiés. Les agriculteurs sont des entrepreneurs, ils créent de la richesse et ne sauraient être à l'écart de l'innovation"
Pierre Mongin - préfet coordinateur du Massif central et de la région Auvergne
La Montagne - 16 janvier


"Nous n'acceptons les vivres, maïs ou autres, que lorsqu'ils sont également consommés dans le pays donateur. Les Américains et les Canadiens ne mettent pas à notre disposition des produits toxiques, mais des céréales que leurs nationaux mangent tous les jours. En l'état actuel de nos connaissances, le maïs génétiquement modifié ne pose aucun problème de toxicité. C'est également l'avis de l'OMS. Il y a sept ans, la Food and Drug Administration américaine a rendu ses conclusions sur la question. Ses chercheurs n'ont pas noté la moindre allergie chez les consommateurs d'aliments transgéniques.
Jean Jacques Graisse, directeur général adjoint du Programme alimentaire mondial.
Propos recueillis par Francis Kpatindé - Jeune Afrique - 22 décembre

"Le gouvernement annonce un grand programme de lutte contre le cancer, mais on ne dit quasiment rien de l'impact sanitaire des pesticides. Il faut un vrai programme de recherche sur le lien santé- environnement."
Corinne Lepage, présidente du mouvement écologiste Cap 21
AFP - 17 janvier

"Une interdiction brutale aurait eu des conséquences dramatiques pour la filière, sans régler le problème pour les apiculteurs. Pourquoi l'agrément du Gaucho n'est-il pas contesté ailleurs ? Nous ne comprendrions pas que la réglementation ne soit pas la même dans les pays voisins. De plus, une bonne partie des semences de maïs que nous devons utiliser est déjà enrobée. Par quoi l'aurions-nous remplacée ? Par ailleurs, la totalité des semences de base qui sert à la multiplication des semences de maïs est traitée au Gaucho".
Christophe Terrain, président de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM)
Sud Ouest - 22 janvier
 
   
     

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