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Revue de presse :
du 11 au 17 janvier 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur l'agriculture raisonnée

Agriculture raisonnée et signes de qualité : quelle articulation ?
Difficile et laborieuse, apparaît l'articulation de l'agriculture raisonnée (AR) avec les signes de qualité. Dominique Brinbaum, directrice adjointe de l'APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture), a fait le point sur l'avancée des réflexions au sein des instances concernées. Selon elle, au sein de la commission nationale des labels et des certifications (CNLC), la position est claire : "l'agriculture raisonnée n'est pas certifiable sauf si une pratique agricole apporte une différenciation produit". Mais à terme, la CNLC souhaite faire en sorte que le respect du référentiel AR soit la condition pour obtenir un signe de qualité.
NM - Les Marchés - 11 janvier

Agriculture raisonnée : les premières qualifications cet été
C'est ce qu'a indiqué Christiane Lambert, présidente de Farre à l'occasion des 6è rencontres du forum. A propos de l'ampleur de la démarche, elle a estimé que l'engagement massif des agriculteurs devrait prendre une dizaine d'années, précisant "si dans 5 ans, 30% des agriculteurs étaient engagés ce serait pas mal". D'ici là la première échéance est la réunion de la Commission nationale de l'agriculture raisonnée (Cnar) annoncée d'ici la fin janvier. Une commission à laquelle aimerait bien participer les industries phytopharmaceutiques. Franck Garnier a rappelé que l'UIPP qu'il préside a été l'un des fondateurs de Farre. Or l'UIPP ne fait pas partie des membres de la future Cnar : "J'exprime une demande de révision de cette position", a-t-il déclaré.
Les Marchés - 10 janvier

Sur l'agriculture

Alerte planétaire sur la banane
En Occident, on ne connaît la banane que comme dessert alors qu'elle ne représente que 70% de la production mondiale (70 millions de tonnes en 2002 selon la FA0), le reste étant constitué par la banane plantin. Les programmes de recherche sur cette plante sont modestes alors que sa consommation vient juste après celle du riz, du blé et du maïs dans les pays en développement. Cette culture est victime de plusieurs champignons (cercosporiose ou maladie des raies noires, la maladie de Panama qui a déjà provoqué la disparition totale de la variété dies Gros Michel…) Le seul moyen de sauver les récoltes consiste à épandre d'énormes quantités de fongicides, dont on ne retrouve que peu de traces de résidus dans la pulpe car la banane est protégée par sa peau épaisse. En revanche, l'impact sur l'environnement n'est pas négligeable et on dénombre chaque année des intoxications graves parmi ceux qui manipulent ces produits. La banane "OGM", est sans doute la solution la plus appropriée pour "sauver" la plante mais ce n'est pas la seule. A Montpellier, capitale mondiale de la recherche sur la banane, au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique), on travaille sur le terrain et sur la paillasse.
Yves Misery - Le Figaro - 17 janvier
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture
Sur les abeilles 
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   
 
Sur les abeilles

Les apiculteurs ont manifesté dimanche 12 janvier à Toulouse et à Chasseneuil-du-Poitou, la ville de Jean-Pierre Raffarin
Plusieurs centaines d'apiculteurs, selon les organisateurs, se sont rassemblés dans la ville du Premier ministre pour réclamer l'interdiction totale de l'insecticide Gaucho qui, selon eux, tue les abeilles. "Avant 1995, c'est-à-dire avant la généralisation des nouveaux insecticides, nous produisions 32 000 tonnes de miel, aujourd'hui seulement 25 000", selon Henri Clément, vice-président de l'Union des apiculteurs de France (UNAF). La France qui en consomme environ 40 000 tonnes, est obligée d'importer de plus en plus.
France2. Fr - 13 janvier

Abeilles : La Commission des toxiques innocente le Gaucho
Le traitement du maïs par le Gaucho n'est pas seul responsable de la diminution des colonies d'abeilles. C'est la principale conclusion du rapport rendu public par la Commission d'étude de la toxicité des produits antiparasitaires à usage agricole. Le Comité d'homologation des produits phytopharmaceutiques recommande pour sa part au Ministre de l'Agriculture de maintenir l'autorisation de mise sur le marché de l'insecticide pour le traitement du maïs, contrairement à ce que demandait l'Unaf. Ces deux documents répondaient à des saisines du ministre, qui rendra sa décision de suspendre ou non la commercialisation du Gaucho en début de semaine prochaine.
Le Figaro - 15 janvier

Le PS demande "le principe de précaution" pour l'insecticide Gaucho
Dans un communiqué, Géraud Guibert, secrétaire national à l'environnement, a affirmé que le PS "partage la préoccupation de ces professionnels qui constatent la chute de la production de miel en raison d'une mortalité accrue des abeilles". Il a demandé au gouvernement de "compléter l'interdiction partielle décidée en 1999 et de suspendre l'autorisation du Gaucho et du Régent tant que les études n'auront pas fait toute la lumière sur les conséquences de ces produits sur l'environnement".
AFP - 14 janvier

Des salariés de Bayer demandent à M. Chirac de maintenir le Gaucho
Dans une lettre adressée à Jacques Chirac et au premier ministre ainsi qu'à Mr Gaymard, le comité d'établissement de Bayer Cropscience de Puteaux, affirme que "l'impact de la décision, si elle était négative, entraînerait une hémorragie supplémentaire de suppression de postes évaluée entre 75 et 159 emplois hautement qualifiés. Les salariés, ainsi que la "délocalisation de la production des semences de maïs qui doivent être traitées au Gaucho, de la France vers l'étranger : à terme, cela signifierait la disparition de nombreuses exploitations agricoles de petites tailles et spécialisées pour leur survie en production de semences. Les salariés affirment que le lien entre Gaucho et "phénomène de dépopulation des ruches n'est pas scientifiquement prouvé et insistent sur l'importance de mener une enquête multi factorielle dans les ruchers français afin de réponde objectivement à cette situation."
AFP - 16 janvier

Des sénateurs privatisés
Après un stage en entreprise, les élus ont une autre vision du monde économique. Tous les secteurs ouvrent leurs portes. Alex Türk (Nord) a choisi Apiculteurs associés, PME d'une dizaine de jeunes salariés, "pour sentir les préoccupations du terrain". Il a suivi le travail dans les ruches en Sologne et le conditionnement des produits. Alex Türk se dit "revigoré par l'enthousiasme des employés, loin du tempérament d'assistés". Dorénavant conscient de la toxicité de l'insecticide Gaucho, le sénateur se mobilise sur ce dossier au côté de Jacques Oudin (Vendée).
Estelle Chavastelon - L'Express - 16 janvier
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Les vins biologiques affichent leur bonne santé
Le salon professionnel Millésime Bio fête ses dix ans d'existence. Les productions nées de l'agriculture biologique profitent, actuellement, d'un engouement croissant de la part des consommateurs que nous sommes. Et certains viticulteurs ont su, au fil des ans, se faire une place à l'ombre du label "AB". Ainsi dans l'Hexagone, le nombre de vignerons adeptes du bio est passé de seulement quelques dizaines au début des années 80 à 1184 fin 2001. Cette même année, 279 exploitations viticoles biologiques étaient recensées en Languedoc-Roussillon. 
René Ferrando - Midi Libre - 13 janvier

Mise en place d'une charte privée pour la vinification des vins "bio"
La fédération nationale interprofessionnelle des vins issus de l'agriculture biologique (FNIVAB) a annoncé, mardi à Narbonne, la mise en place d'une charte en matière de vinification, de conditionnement et de conservation à l'intention des vignerons de la filière. Cette charte n'aura aucun caractère obligatoire mais seuls les exploitants la respectant pourront apposer sur leurs bouteilles la mention "vigneron adhérent à la charte de vin bio". Ainsi, des taux maximums, inférieurs aux taux européens, ont été établis pour le dioxyde de soufre, utilisés pour stabiliser les vins. Certains adjuvants utilisés par exemple pour la clarification comme la colle de poisson ou des enzymes, devront également être certifiés "sans OGM"tandis que d'autres produits, tels l'albumine d'œuf ou le caramel, devront avoir reçu la certification bio. 
AFP - 14 janvier

Mission "bio" pour un député haut- savoyard
Bonneville. Marial Saddier, député de la 3ème circonscription, vient d'être placé en mission temporaire par Jean-Pierre Raffarin. Avec un rapport à produire en 4 mois sur le développement de l 'agriculture biologique. Du pain (bio) sur la planche. Le député missionnaire devra établir un état des lieux de l'agriculture biologique, analyser les difficultés économiques et technique que rencontre la filière, analyser le positionnement de l'agriculture biologique au sein des "agricultures" et élaborer des propositions de réorientation.
Dominique Cheul - Le Dauphiné libéré - 12 janvier
 
 

 
   
 
Sur les OGM 

OGM. Relance du bras de fer. L'UE s'opposera aux Etats-Unis si ces derniers portent le différend sur les OGM devant l'OMC
C'est ce qu'a assuré le commissaire européen au Commerce extérieur Pascal Lamy, après que son homologue américain Robert Zoellick a annoncé son intention de porter l'affaire devant le comité d'arbitrage de l'OMC. "S'il devait y avoir un litige, bien sûr nous le combattrions et je crois que nous l'emporterions, ce qui n'est probablement pas exactement ce que recherchent les Etats-Unis", a souligné Pascal Lamy. Il a également rappelé que l'UE avait adopté des législations sur l'étiquetage et le traçage des OGM Préparant le terrain pour la disparition du moratoire.
TF1.fr - 9 janvier

Gaymard contre la levée du moratoire sur les OGM
"Le sujet n'est pas mûr pour une levée du moratoire européen" sur les OGM.
Libération - 15 janvier

OGM : feu vert des députés à la ratification du protocole sur la biosécurité
L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi autorisant la ratification du protocole de Carthagène sur la biosécurité adopté en janvier 2000 à Montréal, qui régule le commerce international des OGM. Le protocole, qui est l'instrument contraignant de la Convention sur la biodiversité biologique autorise notamment un Etat à interdire l'importation d'OGM en vertu du principe de précaution. Ce protocole signé par 103 pays doit être ratifié par 50 pays, dont 5 membres de l'UE Pour entrer en vigueur. Celui-ci doit maintenant être soumis au Sénat.
AFP - 16 janvier

Une institution en pleine mutation
L'Académie des sciences souhaite reprendre sa place dans l'actualité scientifique et politique. C'est ainsi qu'en juillet 1998, le comité interministériel de la recherche scientifique et technique a demandé à l'Académie de produire un rapport biennal sur l'état de la science et de la technologie en France. Le travail a été considérable: 12 rapports ont été publiés en 2000 et 8 seront présentés en 2002, suite au renouvellement de la demande du ministre de la Recherche. Les académiciens ne manquent pas de souligner que le rapport de décembre 2002 sur les plantes génétiquement modifiées a conduit à l'appel à la levée du moratoire européen sur les OGM.
Sabine Casalonga et Yves Miserey - Le Figaro - 14 janvier

Attac dénonce les "fric académies"
Les deux académies (Médecine et Pharmacie), d'après leur "analyse approfondie des risques éventuels pour la santé pouvant résulter de l'utilisation des OGM pour l'alimentation ou pour des soins, affirment "conjointement que "les avantages escomptés l'emportent" sur ces risques, sans toutefois rendre publique la moindre preuve écrite de cette affirmation. Le rapport de l'Académie des sciences sort, selon ATTAC, totalement du champ scientifique en apportant des commentaires d'ordre politique et économique et interroge tout de go : "En un mot, la France a-t-elle raison de se laisser distancer en imposant une certaine interprétation maximaliste du principe de précaution? ". Face à cette ingérence, l'organisation alter mondialiste que préside désormais Jacques Nikonoff, se demande "si les académies des sciences et de médecine et de pharmacie, en se prononçant en faveur des OGM, ne sont pas devenues des filiales des grandes firmes multinationales de l'agroalimentaire et de la pharmacie".
Ludovic Thomas - L'Humanité - 15 janvier

OGM : progression de 12% des surfaces cultivées en un an dans le monde
D'après le rapport de l'ISAAA, l'association des industriels du secteur, ces cultures connaissent, pour la sixième année consécutive, une croissance à deux chiffres, avec une surface globale qui s'élève à près de 59 millions d'ha. Plus du cinquième des surfaces mondiales de soja, coton et colza sont maintenant génétiquement modifiées. Près de 6 millions d'agriculteurs dans 16 pays ont choisi de cultiver des plantes OGM. Plus des 3/4 de ces agriculteurs sont des petits exploitants de pays en voie de développement note l'ISAAA.
AFP - 16 janvier 

Enquête : Monsanto récolte la tempête. L'américain paie cher son avance dans les OGM
Vedette de l'agrochimie pour les uns, incarnation du mal pour les autres, le leader mondial des plantes transgéniques aborde une année difficile. De lourdes pertes , un cours divisé par deux, le départ de son président… Cible privilégiée des écologistes, le "Microsoft de l'agriculture" paie cher son avance scientifique. En demandant l'homologation du premier blé OGM, il nourrit maintenant de vives oppositions aux Etats-Unis même.
Anne Bauer - Les Echos - 13 janvier

Mornant - Les maires, derniers remparts contre les OGM ?
OGM - organismes génétiquement modifiés - trois mots qui interpellent à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Le monde entier mange déjà des OGM ou leurs dérivés mais l'Europe constitue un îlot de résistance. En France, une campagne nationale vise à sensibiliser les maires afin qu'ils signent un moratoire Dans le Pays mornantais, certains élus ont déjà délibéré, d'autres veulent au préalable en débattre avec la population. Dominique Viannay, membre de la Confédération paysanne du Rhône et du Collectif départemental "1000 printemps sans OGM a déclaré : "Ni essai, ni culture OGM pour ma commune, je m'engage", voilà la teneur de la campagne nationale lancée par 11 organismes partenaires dont la Confédération Paysanne, ATTAC ou encore Greenpeace, pour n'en citer que 3. 
Nadine Perronet - Le Progrès - 15 janvier

Artistes et politiques arrachent du colza OGM dans la Marne
Un "collectif citoyen" de personnalités politiques et du spectacle a mené jeudi une action d'arrachage de colza transgénique dans un champ expérimental de la Marne pour exprimer sa solidarité à José Bové, "condamné à cause d'une légitime transgression citoyenne" dans sa lutte contre les OGM. Participaient entre autres Noël Mamère, député-maire, Anémone, actrice, Mgr Gaillot, évêque, pour qui "il est bien que les citoyens s'emparent d'un thème où l'avenir de notre alimentation est en jeu face au profit de multinationales des graines". Tous ont signé la grande banderole "OGM = Danger. Tous concernés": le cinéaste Robert Guédiguian, les comédiens Lambert Wilson, Christophe Alévêque, Philippe Torreton, les députés européens Harlem Désir (PS) et Hélène Flautre (Verts), l'ancienne ministre de l'Environnement Dominique Voynet… "Nous prenons nos responsabilités. Il faut un grand débat citoyen sur notre alimentation. Aux pouvoirs publics d'en assurer la tenue".
AFP - Michel Galan - 16 janvier

C'est plus net sur le Net
"Pour" les OGM. Plusieurs sociétés productrices d'OGM (Bayer, Monsanto) ont lancé ce site pour tenter de gagner à leur cause le public français. (www.orm.débats.com) bien fait.
"Contre" les OGM. Parmi les nombreux sites d'opposition aux OGM (ou à leur utilisation débridée), citons celui de Greenpeace France. (www.greenpeace.fr/campagnes/ogm) très pédagogique.
 

 

   
 
Ils ont dit

"Ce sont plus les comportements que les produits qui font du mal. Il y a plus de cas de cancers chez les personnes qui ne mangent pas de fruits et légumes que de cas de cancers provoqués par les pesticides. Cela n'empêche pas de rester vigilant sur le choix et la qualité des aliments." Serge Hercberg, nutritionniste.
TF1. Fr - 13 janvier
 
   
     

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