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Sur la sécurité alimentaireMycotoxines : une contamination inquiétante Secrétées par des moisissures, les mycotoxines sont présentes en quantités parfois importantes dans les céréales. Dans les échantillons analysées, elles sont présentes jusqu'à deux fois la dose journalière tolérable pour les enfants ! Test comparatif de 60 millions de Consommateurs - Janvier 2003 La santé au bout de la fourchette "Les aliments issus de l'agriculture biologique, qui exclut l'emploi des produits chimiques, ont des taux de pesticides et de nitrates généralement plus faibles, et une teneur en vitamines et minéraux de 10 à 15% plus élevée que ceux de l'agriculture conventionnelle. Mais aucune étude ne prouve qu'ils sont meilleurs pour la santé", explique le Dr Jacques Fricker (auteur du livre "Bien manger pour être au top, éditions Odile Jacob), qui souligne deux points faibles : "Ils restent chers, et l'utilisation de fongicides moins puissants favorise la croissance de moisissures, comme les mycotoxines cancérigènes." Agnès Duperrin, Aude Allaire, Anne Dufour - Notre Temps - 1er janvier 03 |
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Sur les phytopharmaceutiques, la santé et
l'environnement
Dioxines : Menaces sur notre santé Les études sur les travailleurs fortement exposés aux dioxines dans l'industrie chimique (herbicides) ont révélé un risque de cancer augmenté de 40%. Pour la population générale exposée à des doses beaucoup plus faibles, on estime, selon la façon dont on évalue le risque, que l'exposition pourrait être responsable de un à plusieurs milliers de cancers par an. Certaines personnes vivant près d'incinérateurs particulièrement polluants ont été exposées à de forte émissions de dioxines. Une étude publiée en 2000 semble avoir montré une augmentation de certains cancers dans les communes proches de l'incinérateur situé près de Besançon, qui émettait un taux élevé de dioxines (6,3ng/m3). Catherine Sokoisky - Que Choisir - 1er janvier Les polluants industriels ennemis du sexe ? Certains polluants de l'environnement, solvants ou pesticides, peuvent diminuer la fertilité masculine. Ces produits altèrent-ils aussi les capacités érectiles ? C'est du moins ce que suggèrent les résultats d'une première étude épidémiologique sur le sujet, menée en Argentine par Luc Multigner (Inserm unité 569, et Alejandro Oliva (Hôpital Garibaldi, Argentine). Cette étude a été réalisée dans une région à forte activité agricole et industrielle sur 199 hommes âgés de 48 ans en moyenne, consultant pour des difficultés sexuelles. Ces chercheurs ont trouvé une association significative entre les troubles de l'érection et l'exposition professionnelle à des solvants et à des pesticides dans une moindre mesure. Journal of Andrology - Juillet 2002 - Inserm Actualités - 1er novembre Virus du Nil qui pourra l'arrêter ? Depuis trois ans qu'il a débarqué aux Etats-Unis, le virus du Nil a fait deux cents morts et ne cesse de s'étendre, sans que les scientifiques parviennent à trouver la parade. Certaines autorités dont New York , n'hésitent pas à disperser du Malathion par avion sur les zones d'habitation afin d'éradiquer les moustiques. Pourtant, "aucune étude n'a jamais prouvé que les insecticides avaient des effets sur la propagation du virus du Nil occidental dans la population humaine, l'expérience montrant que les moustiques reviennent rapidement après un épandage", affirme Onil Samuel, conseiller scientifique à la Direction de la toxicologie humaine à l'Institut national de santé publique du Québec. Celui-ci est contredit par Randall G. Knepper, biologiste, commission de contrôle des moustiques du District de Saginaw, Michigan - Etats Unis "Nous n'avons jamais observé de conséquences néfastes sur la santé des habitants. Et nous épandons du Malathion depuis 26 ans. En 2001, nous avons obtenu l'éradication totale de populations de moustiques sur des zones cibles. Notre lutte est de les contrôler." Isabelle Cuchet - Science et Vie - 1er janvier L'Ethiopie a fait incinérer 512 tonnes de pesticides périmés en Finlande en 2002 Selon Addis Abeba, ces déchets avaient été entreposés durant les 40 dernières années dans l'enceinte de plusieurs institutions gouvernementales. Un peu plus de 1000 tonnes supplémentaires ont été collectées et conditionnées pour être transportées en Finlande. La Belgique, le Japon et la Finlande ont promis de financer la deuxième phase de ces opérations en 2003. AFP - 25 décembre Blé ukrainien : la fin d'une polémique La nouvelle rassurera tout le monde ou presque : la contre-expertise sur le blé ukrainien contenu dans le bateau arrivé il y a quelques semaines, à Lorient, est négative. Autrement dit, ce blé est maintenant réputé sans DDT et la consigne frappant les lots incriminés a été levée. Cette polémique montre que le sujet est éminemment sensible mêlant étroitement des intérêts économiques (les céréaliers concurrencés par les blés ukrainiens, les producteurs d'aliments utilisateurs de ces blés) et des considérations sanitaires. Des enjeux qu'imposent, plus que jamais, la transparence dans le fonctionnement des services publics de contrôle et des informations qu'ils doivent livrer au public. Hervé Plagnol - Ouest France - 27 décembre Inquiétudes sur la qualité de l'eau Selon un collectif écologiste, les eaux du bassin de l'Allier recèleraient une présence de pesticides supérieure à la norme autorisée, s'appuyant sur un document de synthèse des résultats d'analyse d'eaux superficielles et souterraines. Les données disponibles pour l'Allier montrent des résultats préoccupants en matière de nitrates et pesticides avec au moins 25% des prélèvements qui ne sont pas réglementaires. Le collectif milite pour une "remise en question" des pratiques agricoles, qu'il juge en partie responsable de la pollution : "L'emploi de produits phytopharmaceutiques se justifie par un mode de production intensif, souvent en monoculture. Un mode qui pourrait tout à fait être reconsidéré, en utilisant notamment d'autres pratiques en matière d'assolement et de traitements". La Montagne - 18 décembre |
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Sur les abeillesDes abeilles en voie de disparition La répétition de l'épandage du parathion-méthyle sur les vignes, chaque année à la même saison, permet sa mise en cause directe. Mais les choses se compliquent, car l'utilisation de ce produit s'étend simultanément aux vignobles français, allemands et luxembourgeois contigus dans cette région baptisée "Pays des trois frontières". Naturellement, les géants de l'industrie phytopharmaceutique se battent bec et ongles pour défendre l'innocuité de leurs produits. D'où des querelles d'experts et des actions en justice qui masquent l'enjeu premier du débat : l'orientation future des pratiques agricoles vers un usage plus modéré des pesticides chimiques. Voire une interdiction de ces substances, comme dans le cadre de l'agriculture bio. Jean-Marie Pelt - Santé magazine - 1er janvier Les apiculteurs butinent leur désarroi "Nous avons un doute sur l'intégrité des hauts fonctionnaires du ministère. Dès qu'un spécialiste, qu'un scientifique pointe les risques et conséquences du Gaucho et du Régent, il est aussitôt muté, auditionné, muselé. Cela veut dire que le ministère de l'Agriculture est infiltré par le lobby de l'industrie chimique" attaque Franck Alaitru, président de la FDSEA Vendée. Christophe Jaunet - Ouest France - 23 décembre |
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Sur l'agriculture raisonnéeTout cela est-il bien raisonné ? Chacun sa communication, chacun son standard. Celui de l'agriculture française, selon le raisonnement raisonné consisterait donc, et seulement au bout du bout à reverser en terre que la quantité d'engrais voulue pour une culture donnée. La belle affaire ! Le consommateur, ce grand naïf, pensait que cela était déjà le cas que ce devrait la règle, la seule base de travail… raisonnable, sans avoir pour autant à le crier sur l'étiquette tant la chose allait de soit. Mais il faut communiquer… EDS - Midi Libre - 18 décembre L'agriculture "bio" et "raisonnée" ne s'opposent pas L'agriculture raisonnée ne saurait être une sous agriculture biologique ou au rabais. Elle est aujourd'hui tout simplement une occasion pour l'agriculture de "redresser la barre" après un certain nombre d'atteintes à l'environnement, face à des consommateurs de plus en plus soucieux de ces questions et de la qualité sanitaire et gustative de ce qu'ils mangent? Quant à l'agriculture biologique qu'on le veuille ou non, elle restera un marché de niche qui ne concernera qu'une minorité d'exploitants, en raison essentiellement du coût. La part de l'alimentation dans les budgets est de plus en plus réduite. André Nayener - La Terre de chez nous - 30 novembre |
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Sur l'agriculture biologiqueRecette princière L'inspiration du Prince Charles Windsor, a permis à Duchy Originals de devenir un leader britannique en produits bio. Le hobby favori du prince s'est transformé en un business florissant (230 000 euros de profits annuels) ,la sécurité alimentaire" étant devenue l'une des priorités des consommateurs britanniques. Frédérique Andréani - Le Point - 3 janvier |
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Sur
les OGM Suisse : feu vert pour une dissémination expérimentale de blé transgénique Celui-ci est assorti d'une série de conditions, comme des précisions sur les plantations de blé aux alentours du site d'essai, ainsi que des plans d'intervention d'urgence en cas de nécessité. Cet essai a pour objectif de vérifier en plein champ la résistance de ce blé au champignon de la carie du blé. Le blé transgénique développé par l'EPFZ (Ecole polytechnique fédérale de Zurich) contient un gène qui génère une résistance à un antibiotique. AFP - 20 décembre La société d'agriculture lève le lièvre des animaux OGM Louis-Marie Houdebine, directeur de recherches à l'Inra, en conférence a déclaré que toutes les plantes cultivées, tous les animaux d'élevage ont été sélectionnés par l'homme depuis 10 00 ans, pour leurs qualités et qu'ils sont en général incapables de survivre en l'absence de l'homme. Le scientifique n'apprécie pas que des parcelles expérimentales transgéniques soient saccagées avant qu'on ne connaisse les résultats. Bruxelles a financé un programme de recherche dans 400 laboratoires européens, pour connaître le risque de dissémination de plantes OGM dans la nature. Les seules plants qui pourraient inquiéter en climat tempéré seraient le colza et la betterave. Mais le colza ne se croise pas spontanément avec les plantes sauvages. D'ailleurs, les Australiens ont découvert il y a 20 ans une variété de colza spontanément résistante aux herbicides. Il est toujours cultivé, mais ne s'es pas répandu. Quant aux betteraves, elles sont récoltées avant floraison. Propos recueillis par Bernard Guénault - La Vie charentaise - 6 décembre OGM : la tentation de la régression Les enjeux économiques et industriels considérables attachés au développement des OGM alimentaires expliquent à l'évidence les pressions pour que la réglementation en vigueur soit au plus vite considérée comme trop contraignante. Mais expliquer n'est pas justifier. L'Union européenne a décidé de centraliser l'évaluation sanitaire des OGM, c'est dire l'importance qu'il faut accorder aux garanties d'indépendance, de compétence et de transparence des agences chargées de cette expertise publique. Une expertise qui ne doit pas être à la remorque de la recherche industrielle, pas plus qu'elle n devra la freiner pour de mauvaises raisons. Hervé Morin et Jean Yves Nau - Le Monde - 23 décembre |
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Ils
ont ditL'agriculture durable a besoin d'innovation "Depuis plusieurs années, les entreprises du secteur phytopharmaceutique s'orientent vers une recherche ciblée, permettant d'obtenir des produits plus efficaces et par là de réduire les doses employées. Les produits de nouvelle génération sont aussi plus spécifiques des organismes visés et plus respectueux de l'environnement. En parallèle, les techniques d'application ont aussi évolué… Ces innovation se sont développées rapidement dans de nombreux pays grâce à leur efficacité et leur sûreté. Leur remise en cause, comme le prouve la polémique actuelle sur le Gaucho, obligerait à un retour en arrière vers des solutions moins novatrices ou conduirait à de véritables impasses techniques. Doit-on sacrifier sans preuve scientifique une catégorie de produits qui contribue à l'agriculture durable, objectif de l'agriculture française ? J'ose espérer que la raison l'emportera !" Jean Charles Bocquet - Directeur Général de l'UIPP - Les Echos - 3 janvier L'inconnue des effets à long terme "Le danger des résidus de pesticides dans l'alimentation n'est pas patent. Les doses observées sont en deça des normes réglementaires. Mais honnêtement, on ne sait pas encore bien évaluer les contaminations à faible dose sur le long terme en raison d'un problème méthodologique. Il faut absolument renforcer les recherches sur les effets à long terme des pesticides. Mais ces analyses sont complexes à mettre en œuvre et on manque de recul." Guy Riba, directeur scientifique Inra - L'Est Républicain - 30 décembre Un crime contre l'humanité "L'annonce vraie ou fallacieuse, de la naissance du premier bébé cloné a soulevé une légitime indignation de la communauté internationale, unie dans la condamnation de ce que l'on pourrait appeler un crime contre l'humanité. La première cause est à rechercher dans la marchandisation de la vie, sous toutes ses formes, qui s'est notamment traduite par la brevetablité du vivant admise par l'Europe. Une décision prise sous la pression des chercheurs, des laboratoires et des agrosemenciers qui arguaient de l'impossibilité de rivaliser avec les Etats-Unis dont la Cour suprême avait admis, à une voix de majorité, voici 20 ans, la brevetabilité du vivant. Dès lors que le vivant végétal et animal est brevetable, l'humain est dans la ligne de mire. L'hypocrisie consistant à interdire le brevet direct mais à permettre le brevet sur la cellule ou le gène modifié ne trompe évidemment personne et sûrement pas les promoteurs des OGM. Il est du reste particulièrement piquant d'entendre les principaux responsables et thuriféraires des OGM, en France et en Europe, jouer les vierges effarouchées à propos du clonage et se transformer en chantres de l'éthique, oubliant au passage que sans la brevetabilité du vivant, il n'y aurait pas de clonage." Corinne Lepage - Libération - 2 janvier |
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