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Revue de presse :
du 16 au 22 novembre 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur l'agriculture et l'environnement

Goëmar invente le vaccin pour blé
Iodus 40 est le nom du stimulateur naturel non toxique de défense extrait d'algue qui devrait permettre de réduire les pesticides tout en améliorant les rendements de céréales et la qualité sanitaire des grains. " En pulvérisant sur le blé, Iodus 40, qui contient 40 grammes de laminarine par litre, on lui fait croire qu'il subit une attaque de champignons et du coup, on stimule ses défenses. Iodus joue comme un vaccin !", précise Louis Damoiseau , directeur du marketing.
Jean Le Douar - Ouest France - 19 novembre

Ifremer Nantes : un labo high-tech pour étudier l'impact de la pollution chimique en milieu marin
A la pointe de la technologie le nouveau labo peut détecter des contaminants organiques en milieu marin à l'état d'"ultra traces". Il est possible de travailler sur des concentrations de l'ordre du milliardième de gramme, à partir desquelles ces produits peuvent être toxiques pour le milieu marin. Le laboratoire travaille sur les hydrocarbures mais aussi sur les composés organo-chlorés, les produits antisalissures, les pesticides, les détergents…
X.B. - Presse- Océan - 16 novembre

Sur les phytopharmaceutiques et l'environnement

Maïs "le céréale killer" de l'environnement ?
Le maïs occupe pas moins de 23% de la totalité du territoire agricole de l'Ain. Le problème complexe de la culture intensive des céréales en général et du maïs en particulier trouve dans l'Ain et plus particulièrement en Domes sa plus belle expression environnementale. Si les acteurs de terrain FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) et DDAF , (Direction départementale de l'agriculture et de la Forêt) reconnaissent les dégâts environnementaux qu'elle induit, tous sont en revanche unanimes pour que cesse l'hypocrisie qui consiste à désigner les maïsiculteurs comme seul bouc émissaire. Et si la filière est d'accord pour utiliser à terme des molécules non polluantes, elle en souligne le coût et les conséquences financières pour le consommateur. Elle met également en cause la responsabilité des pouvoirs publics.
A ce propos :
* "L'accusation d'empoisonner la terre dont on accable les paysans est excessive. Nous sommes conduits à produire beaucoup, parce que c'est une question d'autosuffisance européenne. Je ne veux pas dépendre des OGM américains. " Gabrielle Fournier, chef du service agricole de la Direction Départementale de l'Agriculture.
* "Il convient, malgré l'inquiétude suscitée par l'emploi des pesticides, de parler entre gens capables de se comprendre. Il faut que les environnementalistes, les chasseurs, les agriculteurs, tous les gens concernés par la pollution, discutent. Personne n'a intérêt à créer une situation conflictuelle car ce n'est pas de cette manière qu'on laissera un environnement propre à nos petits-enfants". Gilbert Limandas - président de la FDSEA.
* "Nous sortons des produits de plus en plus ciblés et de moins en moins polluants, qui respectent l'environnement. Les doses d'herbicides à l'hectare sont de plus en plus faibles, de l'ordre à présent de quelques grammes. Nous sortons aussi des granulés, qui ne présentent aucun danger ni pour l'utilisateur, ni pour l'environnement". Jean Charles Parra , directeur communication Bayer.
* "Je crains la que la suppression de l'atrazine soit un remède qui soit pire que le mal. Car nous savons maintenant bien doser cet herbicide. Or les molécules que l'on nous annonce, nous serons dans l'incapacité de les doser. Il y aura forcément un problème d'impact". Joël Broyer - écologue.
Muriel Moustier - Le Progrès - 17 novembre


Environnement . Rhodia mis en cause au Brésil
Quelques dizaines de mètres cubes de terres contaminées par l'hexachlorobenzène (HCB) , un pesticide hautement toxique, font surgir à nouveau le nom de Rodia dans les pages catastrophe des journaux brésiliens. Le groupe chimique décline pourtant toute responsabilité dans la pollution mais le passé ne plaide pas en sa faveur. En 1993, Rhodia avait déjà été épinglée après la contamination de 150 employés au HCB et la découverte d'une dizaine de décharges clandestines contenant le produit. L'un des sites de Rhodia était situé à 500 mètres du terrain d'où a été extraite la terre souillée. 
Le Nouvel Economiste - 22 novembre
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les phytopharmaceutiques et l'environnement
Sur la sécurité alimentaire
Sur l'agriculture raisonnée 
Sur l'agriculture biologique 
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   

Sur la sécurité alimentaire

A propos de Codex Alimentarius…
Référence mondiale pour les consommateurs, un site à vocation internationale est proposé en version anglaise, française et espagnole. Il s'affiche sur son site officiel (www.codexalimentarius.net)
Collectivités Express - 1er novembre
 

 

   
 
Sur l'agriculture raisonnée

L'agriculture raisonnée accélère
Certifiant des pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement, l'agriculture raisonnée devrait monter en puissance dès le début de l'année prochaine. Cette agriculture a fait sa promotion à Angers, entamant ainsi une tournée des régions françaises qui devrait durer un peu plus d'un an. Christiane Lambert, président du réseau Farre, qui s'est battue pour que le concept ne soit pas récupéré par les distributeurs, a évoqué la possibilité de qualifier les premières exploitations dans la foulée de la première Commission nationale de l'agriculture raisonnée qui se réunira en décembre.
Frédéric Hontschoote - Ouest France - 16 novembre

Spécial agriculture raisonnée 
Dossier traitant : 
- le dispositif de qualification 
- - le processus de décision - Le référentiel 
- - "Redonner une valeur à notre métier" de Bruno Rouland président de Farre Pays de la Loire 
- - "Agriculture raisonnée - sachons raison garder" à propos du congrès d'Angers
- "Entreprendre un grand travail d'information" Christiane Lambert
- Programme du colloque Farre
- "Avoir des projets compatibles avec les pays de l'Union européenne" de Joseph Daul, président de la Commission agricole du Parlement européen
- "C'est un élément de transparence nécessaire" Jean-Marie Gabillaud, Vice-président de la Cavac
- "Un enjeu pour les consommateurs" Yvette Chaberlot, président de l'UFC- Que Choisir Nantes
- "Etre acteurs dans la démarche" Christophe Viger, administrateur Farre Pays de Loire
- Plusieurs propos d'exploitants
- Enseignement agricole - les futurs jeunes agriculteurs formés à l'agriculture raisonnée. 
Marie Claire Thomas - Didier Paillat - L'Anjou Agricole - 8 novembre
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique

La bio accepterait des contraintes renforcées
La journée d'échanges scientifiques sur les "risques et bénéfices" des aliments issus de l'agriculture biologique a montré que les tenants de l'agriculture biologique sont prêts à un renforcement des contraintes sanitaires si cela se révèle nécessaire. De nombreux intervenants, comme Henri Lairon, président du groupe de travail sur les risques et bénéfices des aliments bio, ont été unanimes pour déplorer l'insuffisance de recherches. Souvent, les comparaisons entre des aliments bio et des aliments conventionnels sont inexploitables ou au mieux difficiles à interpréter parce que les conditions ne sont pas les mêmes, ont indiqué les chercheurs.
L'Agriculture Sarthoise - 1er novembre

L'agriculture biologique en plein essor en Tunisie
Quelques 246 opérateurs biologiques tunisiens certifiés par des organismes étrangers exploitent 17 000 ha et le pays dispose de 19 transformateurs conditionneurs. Le ministère tunisien de l'Agriculture table sur 5 000 ha supplémentaires de domaines consacrés à la culture biologique qui seront convertis au cours des 5 prochaines années en particulier sur la branche dattes, olive à huile et huile de table.
AFP - 17 novembre
 
 

 
   
 
Sur les OGM 

Une moisson de soutiens pour Bové
Peine de 14 mois ferme pour José Bové. Son incarcération porterait atteinte à la liberté syndicale, estiment syndicats et partis de gauche. "Sans partager tous les points de vue de vue de José Bové, il y a là un mépris du droit syndical" François Hollande, 1er secrétaire du PS. "Je n'aime pas le personnage. Ses prises de position internationales me révoltent (…) Que l'on soit très sévère avec les uns, pourquoi pas ? Mails il faut l'être aussi avec les autres". Corinne Lepage, présidente du mouvement écologiste CAP 21. "La justice a tendance à s'acharner sur les élus, pourquoi les syndicalistes n'y auraient-ils pas droit aussi" Jean Claude Gaudin, Vice président de l'UMP. En renvoyant la balle dans le camp élyséen , les anti- mondialisation espèrent trouver un espace entre les discours bienveillants chiraquiens sur la mondialisation et la logique "sécuritaire " de son gouvernement. 
Christian Losson - Libération - 21 novembre

Les agrochimistes ne voient "pas d'avenir" hors des OGM et attendent une levée du moratoire en Europe
Persuadés que les OGM seront bientôt la norme en matière de production agricole, les agrochimistes n'ont pas mis un terme à leurs investissements mondiaux. Ils ont développé leurs ventes aux Etats Unis, Argentine, Inde et Chine et ont multiplié les accordés entre eux. "Même si le moratoire était levé en Europe, il faudrait encore réactualiser les variétés et les technologies proposées. Tout a été figé il y a cinq ans, ce qui est énorme en terme de progrès variétal", souligne Mr Thiboust de Bayercropscience. Il leur restera aussi à convaincre leurs clients de l'agroalimentaire, qui eux-mêmes ne souhaitent pas aller à l'encontre des voeux des consommateurs. Mais selon une étude européenne, l'opposition aux OGM faiblirait si un bon tiers des Européens est toujours contre, culturellement, les deux tiers y seraient favorables, dans certaines conditions, notamment de prix.
Véronique Lorelle - Le Monde - 21 novembre

Les filières naturelles convoitées par les grands négociants
Il devient de plus en plus difficile de trouver des zones agricoles totalement exemptes d'OGM. 5 ans après le moratoire sur les OGM décrété par l'Europe, l'illusion s'est envolée d'un monde totalement exempt de produits transgéniques. Déjà, les filières sans OGM peuvent se revendiquer comme telles dès lors qu'elles peuvent garantir un taux "avec moins de 1% d'OGM", selon les propositions de Bruxelles. La plus grande victoire des agro-industriels est sans doute d'avoir réussi leur pari technologique sans livrer bataille. Pour eux, la manipulation génétique des variétés est, il est vrai, la suite logique des dopants que sont les engrais ou des produits phytopharmaceutiques qui protègent les cultures contre les attaques des insectes ravageurs.
Véronique Lorelle - 21 novembre

Les bananes du Vietnam mûriront moins vite
Le groupe Syngenta prépare pour le marché local vietnamien des variétés de bananiers modifiées, de façon à ralentir le mûrissement des bananes, et faciliter ainsi les exportations avec des produits qui durent plus longtemps. Selon The Saïgon Times Daily, le gouvernement vietnamien avait envisagé en 2000 , de contrôler par décret la sécurité des OGM mais celui-ci n'est jamais sorti de peur que cela ait une incidence sur la production agricole.
Le Monde - 21 novembre

Visite à Chartres d'une usine de conditionnement d'insuline OGM
Il n'existe que trois sites dans le monde où l'on produit de l'insuline synthétique : Novo au Danemark, Lilly aux Etat Unis et Aventis en Allemagne. Créée en 1961, l'usine chartraine emploie aujourd'hui 400 salariés et devrait créer 100 nouveaux emplois en 2003. Seuls 5% de la production sont destinés aux diabétiques français, le reste est destiné à tous les pays d'Europe et la Russie. 
Yves Miserey - Le Figaro - 14 novembre
 

 

   
 
Ils ont dit

Toxicologie : la recherche en danger
"Depuis dix ans, on assiste à une politique visant à l'éradication de toute activité de recherche en toxicologie, en particulier alimentaire. Il faut croire que cette situation critique arrange beaucoup de monde, en particulier certains lobbys qui considèrent que les experts sont des obstacles entre eux et les décideurs. On peut par exemple s'interroger sur la disparition de la plupart des laboratoires de recherche sur les pesticides pour un pays comme la France qui en utilise 100 000 tonnes par an. Il faut bien le constater aujourd'hui, ce sont les nutritionnistes qui ont pris le pouvoir dans l'orientation de la politique de sécurité alimentaire. Pour les tenants de l'agriculture productiviste, les seuls problèmes de santé publique sont ceux liés aux maladies nutritionnelles (obésité, maladies cardio-vasculaires…) alors que les interrogations des consommateurs pour la sécurité des aliments relève du fantasme et d'une peur irraisonnée. Le meilleur exemple est que dans une école d'ingénieurs alimentaires de Bordeaux, l'enseignement de la sécurité alimentaire figure au titre des "sciences sociales" ! Les conséquences de cette politique sont graves et nombreuses."
François Narbonne - expert à l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) -La Dépêche du Midi - 21 janvier

"La technologie des plantes génétiquement modifiées est toujours incapable de démontrer ses avantages prétendus après six années de diffusion massive sur la planète. Fort heureusement pour contrer les excès de la technoscience, bras armé de la mondialisation libérale, le mouvement associatif et syndical sécrète actuellement des acteurs courageux qui sont aussi des penseurs de la complexité. Ils défendent les intérêts de l'humanité et des générations futures plutôt que des intérêts de boutique. Ceux-là sont les figures essentielles de l'intellectuel postmoderne."
Jacques Testard biologiste et directeur de recherche à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).
Libération - 18 novembre


"Nos agriculteurs ont perdu une grande part de leurs pouvoirs. Le monde agricole, aujourd'hui, est davantage aux mains des banques et des organisations économiques qu'aux mains des agriculteurs. Ceux-ci sont victimes de ce système détruisant l'environnement et les anéantissant. L'appétit du profit est à la base des pollutions sur notre littoral et dans nos rivières. Il faut mobiliser l'opinion publique qui a considérablement évolué en Bretagne.. Nous nous y employons."
Gilbert Huet - délégué général d'Eau et rivières de Bretagne. 
L'Humanité - 20 novembre


"La désertification, la déforestation, les pesticides, la disparition d'espèces… sont autant de phénomènes qui illustrent la crise majeure que nous traversons. La vie terrestre est robuste, elle a survécu à des quantités de crises depuis son apparition. Ce n'est pas elle qui est en danger, mais bien l'humanité qui risque d'être à la fois la cause et la victime de son éventuelle disparition. Aujourd'hui, face à la mondialisation de l'économie, les gouvernements sont de plus en plus impuissants. Il nous reste à compter sur la pression des organisations non gouvernementales et sur certaines entrepriss qui prennent petit à petit conscience du fait qu'il n'est pas dans leur intérêt de continuer sur cette voie.
Hubert Reeves - astrophysicien - Version fémina
 
   
     

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