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Sur
l'agriculture biologiqueLe bio bon pour la santé, le bio déclaré bon pour nos assiettes C'est dans un maquis de mauvaises rumeurs de scandales, de "pseudo-études" sur le bio, et après quelques fraudes constatées sur un marché en explosion, que l'Afssa s'est saisie de la question. Sa réponse constitue un coup de tonnerre : oui, globalement, l'agriculture biologique est efficace et tient ses engagements. Ce rapport qui doit être rendu public dans quelques semaines constate que l'agriculture biologique est comparable, en termes de qualité nutirtionnelle, à l'agriculture conventionnelle, et ne pose pas de problèmes significatifs en termes de sécurité. Plus surprenante est la conclusion consacrée aux mycotoxines, des substances dangereuses élaborées par des champignons qui peuvent être présents dans les produits. Elle souligne que les produits bio "ne sont pas indemnes de contamination par les mycotoxines", mais que "le fait que les matières et produits conventionnels soient aussi contaminés ne doit en aucun cas masquer le problème des produits issus de l'agriculture biologique". Parice Lanoy - Le Figaro - 9 novembre L'agriculture biologique traverse sa première crise Après une période faste liée notamment à la crise de la vache folle, la filière marque le pas en raison d'une mauvaise adaptation au marché. Les promoteurs de l'agriculture biologique s'inquiètent, au moment où le salon Marjolaine se tient, du 9 au 17 novembre. La plupart des acteurs et des observateurs de la filière concluent à une crise de "mise en marché". Les produits bio souffrent pêle-mêle d'une présence en pointillé dans les rayons des supermarchés, de ses gammes restreintes et de l'absence de marque nationale de référence. Le bio a aussi attiré des profiteurs peu scrupuleux, comme l'ont montré les affaires de fausses céréales bio sanctionnées par la justice. La concurrence d'autres labels de qualité ou de démarches concurrentes comme l'agriculture raisonnée n'est pas étrangère à cette baisse de régime. Gaëlle Dupont - Le Monde - 8 novembre |
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Sur
les OGM OGM : le rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation émet des réserves Jean Ziegler estime que les OGM peuvent comporter des dangers à moyen et à long terme pour l'organisme humain et la santé publique. "Face à la tentative de diffusion massive des OGM, le principe de précaution s'impose". Selon lui, l'argument selon lequel les OGM sont indispensables pour vaincre la malnutrition et la faim n'est pas convaincant. " Il existe assez d'aliments non génétiquement modifiés pour nourrir les 800 millions qui ont faim aujourd'hui dans le monde." De plus il estime que "l'utilisation massive des OGM risque de rendre les paysans plus dépendants des sociétés multinationales qui les fabriquent et qui sont libres de dicter les prix des semences." Enfin, il rappelle que de nombreux Etats d'Europe et du Tiers-Monde, des ONG et la quasi-totalité des mouvements paysans se sont prononcés contre l'introduction des OGM dans la chaîne alimentaire." AFP - 12 novembre Les américains rejettent l'étiquetage des denrées alimentaires Les citoyens américains de l'Orégon ont voté, par 73% "NON" contre l'identification par étiquetage des aliments génétiquement modifiés. L'industrie agro-alimentaire et divers partisans des OGM se sont mobilisés, levant 5 millions de dollars pour faire campagne contre cette initiative. Pat Mac Cormick, président de la "Coalition contre le coûteux projet de loi sur l'étiquetage", a salué les résultats du scrutin comme le refus de céder à la psychose du risque alimentaire et l'expression de la confiance des américains dans la Food and Drug Administration, chargée de veiller à la sécurité des produits. Les Echos.fr - 6 novembre |
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Ils
ont dit"Dès que l'on a introduit des OGM quelque part dans le monde, il est exclus de garantir 0% d'OGM dans une autre partie de la planète. En ce qui concerne la diversité des plantes, les activités de sélection et de création variétale sont des facteurs de conservation de la diversité. Le fond de commerce des entreprises qui travaillent dans le secteur de semences est d'avoir un maximum de plantes pour en croiser les qualités. Nous faisons ce que fait la nature depuis des millénaires, pais plus rapidement. Nous sommes plutôt des conservateurs de la bio-diversité que des destructeurs". Philippe Gracien, directeur du Groupement national interprofessionnel de semences (GNIS). Le Monde.fr - 6 novembre "Les OGM ne posent aucun problème aujourd'hui mais dans le domaine du vivant, il faut toujours trente ans pour bien saisir tous les effets. Soyons prudents. Les citoyens veulent être informés sur le processus de décision, mais surtout savoir comment sont tranchés les différents intérêts dans un domaine où la science est du côté de l'économie et pas du côté du consommateur". Jean Marie Pelt, président de l'Institut européen de l'environnement. Le Monde.fr - 6 novembre ""La question de la responsabilité n'est pas tranchée, mais elle porte davantage sur le risque agronomique et économique que sur un risque de santé publique. Il faut que des seuils de tolérance soient établis et que des prévisions de flux soient estimé à l'échelle de bassins de production. Des méthodes de traçabilité doivent également être mises en œuvre. Enfin, il faut que des techniques d'isolement des récoltes soient conçues. C'est au nom du potentiel offert par les biotechnologies que la recherche publique s'organise pour acquérir des connaissances sur leurs avantages et leurs risques." Guy Riba, directeur scientifique en plantes et produits du végétal à l'INRA. Le Monde.fr - 6 novembre Extraits des propos de Jacques My (UIPP) à l'émission CO2 Mon Amour - sur France Inter le 9 novembre 2002 Union des Industries de la Protection des plantes c'est simplement la protection des cultures. On s'appelle comme ça parce qu'on ne vend pas que des pesticides, on vend également des moyens de lutte biologiques, il faut bien voir qu'on fait également des recherches dans ce sens là et je crois qu'il n'y a pas de honte à ça. Tout passe par la bonne utilisation et il y a encore un effort considérable à faire. Notre raison d'être, est qu'il y avait besoin de protéger les cultures et que l'on met au point des méthodes de protection qui progressent". |
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