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Revue de presse :
du 08 au 15 novembre 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur  l'environnement

Les Français boudent le recyclage
L'élimination des déchets liés à l'agriculture semble, selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), en voie d'amélioration. En 2001, 450 des 8 000 tonnes de produits phytopharmaceutiques non utilisés ont pu être récupérées. Reste tout de même dans la nature des milliers de tonnes de ces déchets classés comme dangereux depuis avril 2002.
Muriel Frat - Le Fiagro - 14 novembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Bananes : 8 compagnies américaines poursuivies par la justice nicaraguayenne
La Cour suprême de justice du Nicaragua a notifié à ces compagnies leur renvoi devant un tribunal civil à la suite des plaintes déposées par 8 000 employés du secteur de la banane exposés durant une vingtaine d'années aux insecticides chimiques utilisés dans les unités de productions. Les plaintes ont dénoncé l'usage du Nemagon qui serait à l'origine de l'augmentation des cas de stérilité et de cancers parmi les employés. Selon les associations, l'usage du Nemagon, malgré une interdiction prononcée en 1968, s'est poursuivi dans 15 unités de production de banane jusqu'en 1983.
AFP - 15 novembre

Briennois : saisie de 800 kg de produits phytopharmaceutiques non homologués
Première saisie du genre en Champagne- Ardenne depuis une loi de juillet 1999 élaborant un "plan de surveillance nationale" et chargeant les SRPV du contrôle des distributeurs et applicateurs, cette découverte porte essentiellement sur des "herbicides et des fongicides destinés aux traitements des grandes cultures". Bien que les industriels de produits phytopharmaceutiques maintiennent le flou sur les volumes de substances consommées, on estime que chaque année en France, 100 000 tonnes de matières brutes serviraient au traitement des plantes.
L'Est Eclair - 13 novembre

Les remplaçants de l'atrazine à l'essai
Le couperet tombera en 2003 pour l'atrazine. L'herbicide coupable de dégrader la qualité des eaux sera hors la loi. Anticipant sur cette interdiction, L'ITCF (Institut Technique des Céréales et des Fourrages) mène des expériences depuis 5 ans sur des molécules de substitution. Plus "écolos" que l'atrazine, les sulfonylurées n'offrent pas toutes les garanties en matière d'efficacité. "Cette matière active a pour effet de développer des résistances chez les espèces végétales attaquées. L'efficacité du produit peut diminuer sur la durée" Michel Mocquet de l'ITCF conseille de varier les molécules pour limiter l'effet d'accoutumance des mauvaises herbes.
Jean-Paul Louédoc - Ouest France - 9 novembre

Les pesticides suivis à la trace
Une étude phytopharmaceutique est menée depuis le mois d'avril afin de mesurer les teneurs en pesticides, simultanément sur deux sites choisis pour leur éloignement avec des zones agricoles, le premier en péri-urbain, le second en milieu rural. On y observe des niveaux de fonds de pesticides choisis en fonction de leurs caractéristiques physico-chimiques et de leur fréquences d'utilisation en Midi-Pyrénées. Les résultats seront rendus publics au printemps prochain et ne manqueront pas d'être analysés à leur tour dans les moindres détails.
Sud Ouest - 8 novembre 
Sur l'environnement
Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture biologique 
Sur les firmes 
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   
 
Sur l'agriculture biologique

Le bio bon pour la santé, le bio déclaré bon pour nos assiettes
C'est dans un maquis de mauvaises rumeurs de scandales, de "pseudo-études" sur le bio, et après quelques fraudes constatées sur un marché en explosion, que l'Afssa s'est saisie de la question. Sa réponse constitue un coup de tonnerre : oui, globalement, l'agriculture biologique est efficace et tient ses engagements. Ce rapport qui doit être rendu public dans quelques semaines constate que l'agriculture biologique est comparable, en termes de qualité nutirtionnelle, à l'agriculture conventionnelle, et ne pose pas de problèmes significatifs en termes de sécurité. Plus surprenante est la conclusion consacrée aux mycotoxines, des substances dangereuses élaborées par des champignons qui peuvent être présents dans les produits. Elle souligne que les produits bio "ne sont pas indemnes de contamination par les mycotoxines", mais que "le fait que les matières et produits conventionnels soient aussi contaminés ne doit en aucun cas masquer le problème des produits issus de l'agriculture biologique".
Parice Lanoy - Le Figaro - 9 novembre

L'agriculture biologique traverse sa première crise
Après une période faste liée notamment à la crise de la vache folle, la filière marque le pas en raison d'une mauvaise adaptation au marché. Les promoteurs de l'agriculture biologique s'inquiètent, au moment où le salon Marjolaine se tient, du 9 au 17 novembre. La plupart des acteurs et des observateurs de la filière concluent à une crise de "mise en marché". Les produits bio souffrent pêle-mêle d'une présence en pointillé dans les rayons des supermarchés, de ses gammes restreintes et de l'absence de marque nationale de référence. Le bio a aussi attiré des profiteurs peu scrupuleux, comme l'ont montré les affaires de fausses céréales bio sanctionnées par la justice. La concurrence d'autres labels de qualité ou de démarches concurrentes comme l'agriculture raisonnée n'est pas étrangère à cette baisse de régime. 
Gaëlle Dupont - Le Monde - 8 novembre 
 
 

 
   
 


Sur les firmes

L'industrie chimique française prévoit un redressement en volume en 2003
Pour l'UIC, les spécialités chimiques, qui ont "souffert du ralentissement de la demande pour les peintures, encres, colles et produits phytopharmaceutiques, devraient voir leur production diminuer de 1,3% sur 2002, puis "se stabiliser en 2003". 
Les Echos - 13 novembre

Bayer Cropscience
Le groupe allemand cède à l'israélien Makhteshim-Agan, pour 52 millions d'euros, 5 produits insecticides et herbicides, totalisant 36 millions d'euros de chiffre d'affaires.
La Tribune - 14 novembre

L'Allemand BASF à la peine dans l'agrochimie
Le repreneur du fipronil prévoit une marge opérationnelle de 17%, au lieu de 20% dans l'agrochimie en 2002. Il va poursuivre la réorganisation de son outil industriel dans cette division. La fermeture ou la cession de nouveaux sites agrochimiques seront annoncées ces prochains mois afin d'économiser 100 millions d'euros supplémentaires d'ici à fin 2003.
P. Mo - La Tribune - 15 novembre

 
 

 
   
 
Sur les OGM 

OGM : le rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation émet des réserves
Jean Ziegler estime que les OGM peuvent comporter des dangers à moyen et à long terme pour l'organisme humain et la santé publique. "Face à la tentative de diffusion massive des OGM, le principe de précaution s'impose". Selon lui, l'argument selon lequel les OGM sont indispensables pour vaincre la malnutrition et la faim n'est pas convaincant. " Il existe assez d'aliments non génétiquement modifiés pour nourrir les 800 millions qui ont faim aujourd'hui dans le monde." De plus il estime que "l'utilisation massive des OGM risque de rendre les paysans plus dépendants des sociétés multinationales qui les fabriquent et qui sont libres de dicter les prix des semences." Enfin, il rappelle que de nombreux Etats d'Europe et du Tiers-Monde, des ONG et la quasi-totalité des mouvements paysans se sont prononcés contre l'introduction des OGM dans la chaîne alimentaire."
AFP - 12 novembre

Les américains rejettent l'étiquetage des denrées alimentaires
Les citoyens américains de l'Orégon ont voté, par 73% "NON" contre l'identification par étiquetage des aliments génétiquement modifiés. L'industrie agro-alimentaire et divers partisans des OGM se sont mobilisés, levant 5 millions de dollars pour faire campagne contre cette initiative. Pat Mac Cormick, président de la "Coalition contre le coûteux projet de loi sur l'étiquetage", a salué les résultats du scrutin comme le refus de céder à la psychose du risque alimentaire et l'expression de la confiance des américains dans la Food and Drug Administration, chargée de veiller à la sécurité des produits. 
Les Echos.fr - 6 novembre
 

 

   
 
Ils ont dit

"Dès que l'on a introduit des OGM quelque part dans le monde, il est exclus de garantir 0% d'OGM dans une autre partie de la planète. En ce qui concerne la diversité des plantes, les activités de sélection et de création variétale sont des facteurs de conservation de la diversité. Le fond de commerce des entreprises qui travaillent dans le secteur de semences est d'avoir un maximum de plantes pour en croiser les qualités. Nous faisons ce que fait la nature depuis des millénaires, pais plus rapidement. Nous sommes plutôt des conservateurs de la bio-diversité que des destructeurs". Philippe Gracien, directeur du Groupement national interprofessionnel de semences (GNIS).
Le Monde.fr - 6 novembre

"Les OGM ne posent aucun problème aujourd'hui mais dans le domaine du vivant, il faut toujours trente ans pour bien saisir tous les effets. Soyons prudents. Les citoyens veulent être informés sur le processus de décision, mais surtout savoir comment sont tranchés les différents intérêts dans un domaine où la science est du côté de l'économie et pas du côté du consommateur". Jean Marie Pelt, président de l'Institut européen de l'environnement.
Le Monde.fr - 6 novembre

""La question de la responsabilité n'est pas tranchée, mais elle porte davantage sur le risque agronomique et économique que sur un risque de santé publique. Il faut que des seuils de tolérance soient établis et que des prévisions de flux soient estimé à l'échelle de bassins de production. Des méthodes de traçabilité doivent également être mises en œuvre. Enfin, il faut que des techniques d'isolement des récoltes soient conçues. C'est au nom du potentiel offert par les biotechnologies que la recherche publique s'organise pour acquérir des connaissances sur leurs avantages et leurs risques." Guy Riba, directeur scientifique en plantes et produits du végétal à l'INRA.
Le Monde.fr - 6 novembre

Extraits des propos de Jacques My (UIPP) à l'émission CO2 Mon Amour - sur France Inter le 9 novembre 2002

Union des Industries de la Protection des plantes c'est simplement la protection des cultures. On s'appelle comme ça parce qu'on ne vend pas que des pesticides, on vend également des moyens de lutte biologiques, il faut bien voir qu'on fait également des recherches dans ce sens là et je crois qu'il n'y a pas de honte à ça. Tout passe par la bonne utilisation et il y a encore un effort considérable à faire. Notre raison d'être, est qu'il y avait besoin de protéger les cultures et que l'on met au point des méthodes de protection qui progressent". 

 
   
     

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