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Revue de presse :
du 26 octobre au 07 novembre 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur  l'environnement

Les écolos se prennent une volée de bois vert
Ceux qui crient au pillage des ressources ,tel José Bové, vont devoir affronter des contradicteurs aux arguments solides. Le plus convaincant de ces trublions est Bjorn Lombord, statisticien, longtemps sympathisant écologiste, déclare "Il est faut de dire que les pesticides sont cancérigènes: Sans chimie, les fruits et légumes seraient plus chers, et donc moins accessibles, alors que le fait d'en consommer diminue le risque de cancer". Provocant, son ouvrage "The Skeptical Environmentalist" est un best-seller… sauf en France, où personne n'en a encore acheté les droits. En écologie aussi, nous avons une exception culturelle.
François Landon - Capital - 1er novembre

Découverte d'une bactérie mangeuse de TCA, un polluant industriel
Des scientifiques de l'Université de l'Etat du Michigan ont découvert une bactérie capable de bio -dégrader une substance polluante, jusque-là intraitable, le trichloroéthane (TCA), Considéré comme une substance carcinogénique, il contamine non seulement les nappes phréatiques, mais aussi, lorsqu'il s'évapore dans l'atmosphère, participe à la diminution de la couche d'ozone. Ce microbe mangeur de toxines est capable d'agir sous l'eau. Sa découverte présente un grand intérêt pour les traitements dits de bioremédiation, c'est-à-dire le processus organique par lequel des micro-organismes et des bactéries naturelles recyclent des polluants spécifiques.
AFP - 31 octobre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Pesticides et aquaculture : mieux vaut prévenir que condamner
Le directeur de la communication de Bayer souligne les efforts que fait l'entreprise pour la mise sur le marché de produits de plus en plus "propres". Jean Charles Parra précise "Contrairement à un médicament à qui on demande de n'être efficace que pour la maladie, l'herbicide doit afficher une tenue environnementale. Donc , la recherche est le nerf de notre métier. Nous sortons des produits de plus en plus ciblés et de moins en moins polluants, qui respectent l'environnement."
Norbert Marras - Le Progrès - 4 novembre

Le Conseil régional de Bretagne revendique la gestion de l'eau
Josselin de Rohan, président du Conseil régional de Bretagne demande au gouvernement, dans le cadre du "Manifeste pour la décentralisation", de lui laisser "gérer le moyens financiers en provenance de l'Europe et de l'Etat pour définir un schéma régional d'aménagement et de gestion des eaux". Le Conseil régional considère que la stratégie suivie depuis dix ans est la bonne. Il a entrepris via le programme Eau pure, la protection de plusieurs bassins versants… Ceux qui respectent à la lettre les recommandations régionales de suppression des cultures polluantes, avec l'emploi contrôlé de pesticides, commencent à obtenir des résultats probants que le Conseil régional veut généraliser à l'ensemble de la région.
Stanislas du Guerny - Les Echos - 5 novembre

Greenpeace mène la guerre aux substances toxiques
Avec l'escale du MV Esperanza, Greenpeace évoque sa lutte contre les substances toxiques qui menacent la Méditerranée. La plus grande menace vient des Pop (polluants organiques persistants) issus de la fabrication des produits industriels et de consommation et qui causent de graves pollutions. "Le citoyen a le droit de savoir quels produits chimiques sont fabriqués, rejetés et utilisés dans les produits de consommation. Pour que cela change, il faut rendre les industries pénalement et financièrement responsables des dommages environnementaux et sanitaires de leurs activités".
J.F. - La Marseillaise - 27 octobre

Un herbicide change le sexe des grenouilles
On savait déjà que c'était possible en laboratoire. Mais le phénomène a été constaté dans les mares du centre des Etats unis. "Comme il n'y avait pas de cas d'hermaphrodite en l'absence d'atrazine, nous en concluons que l'atrazine est responsable de ces effets sur les populations sauvages, même si d'autres contaminants présents dans l'eau peuvent aussi produire des effets similaires" écrit Tyrone Hayes, biologiste de l'Université de Californie à Berkeley, dans la Revue Nature.
Cyrille Vanlerberghe - Le Figaro - 1er novembre

La reproduction humaine menacée par des polluants ?
C'est la crainte exprimée par l'OMS. Des dizaines de pesticides et d'autres produits chimiques présents dans notre environnement sont mis en cause. "Une étude publiera, à la fin de l'année, les résultats d'une recherche menée sur le pourcentage de malformations constatées sur 2000 naissances à Montpellier. Nous aurons alors des données tout à fait objectives pour montrer l'incidence des épandages de pesticides sur le fonctionnement hormonal de l'être humain indique le Pr. Sultan du CHU de Montpellier.
Jean Luc Martin-Lagardette - F. Latour - L. Samuel - Ca M'intéresse - 1er novembre

Eau : les cartes de la pollution
D'un côté, l'Oise est un des départements qui protègent le mieux leur captage. De l'autre, environ 20 000 habitants disposent d'une eau du robinet qui impose des restrictions, en raison de teneurs trop élevées en nitrates ou en pesticides. Parmi les pesticides deux ont été tellement répandus qu'ils sont spécifiquement recherchés : atrazine et deséthyl-atrazine. Certes ils ont été longuement utilisés pour désherber les cultures mais leur utilisation a aussi été largement répandue ailleurs, à la SNCF, à l'équipement… Or, les pesticides sont aussi de redoutables polluants qui mettent également des années à migrer vers les nappes souterraines. Nitrates ou pesticides, la société toute entière est responsable de la situation actuelle.
Jean-Luc Rechsteiner - Le Parisien - 28 octobre
Sur l'environnement
Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur les abeilles
Sur l'agriculture raisonnée 
Sur l'agriculture biologique 
Sur les firmes 
Sur les OGM
Sur les biotechnologies
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   

Sur les abeilles

Vente de produits phytopharmaceutiques : les deux vendéens mis en examen se défendent
"Trois des quatre produits saisis à Beaulieu sont homologués en France. Le quatrième est un adjuvant fabriqué par une grosse multinationale. Sur l'emballage est écrit : à utiliser en bouillie phytopharmaceutique. Des milliers d'agriculteurs l'utilisent en France" souligne Daniel Roques, président de l'association Audace (association de négociants et agriculteurs: 80 000 adhérents) au nom du négociant Guy Hermouet. 
Frédéric Testu - Vendée matin - Presse Océan - 19 octobre

L'insecticide qui embarrasse le ministère de L'Agriculture
Dans leur arrêt du 9 octobre dernier, les magistrats ont demandé au ministère de l'Agriculture de revoir sa copie et de statuer dans les trois mois sur le retrait de mise sur le marché du Gauchos pour le maïs. Guy Ripoll, juge au pôle financier, s'est emparé de ce rapport pour étendre ses poursuites. Le parquet reproche au laboratoire allemand d'avoir présenté au ministère de l'Agriculture des données fausses ou insuffisantes pour obtenir le renouvellement de son produit. La commission d'homologation du ministère ne disposait-elle pas de connaissances nécessaires pour apprécier la toxicité du produit ? C'est l'une des questions essentielles que se pose le juge. 
François Vignolle - Aujourd'hui - 6 novembre

Apiculture : projet de zone sans insecticides
L'Unaf (Union nationale de l'apiculture française) prévoit en novembre la mise en place en novembre sur la Vendée et les Deux-Sèvres et pour plusieurs années, d'un zone "zéro imidaclopride et zéro fipronil", matières actives des insecticides Gaucho et Régent mais aussi d'autres insecticides, soupçonnées d'affaiblir les populations d'abeilles. Cette expérience sera menée, en accord avec les syndicats agricoles locaux, avec les chambres d'agricultures et préfectures et sous le pilotage du Conseil général de Vendée. Elle n'attend plus qu'un feu vert de la DGAL.
Les Marchés - 26 octobre
 

 

   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Farre : Gilles Maréchal, nouveau directeur
Qui succède à Jean Marie Mutschler. Après avoir débuté au CNJA, il a été directeur de la Communication de l'APCA (Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture) de 1993 à 1996 et depuis directeur de la Chambre d'Agriculture de la Meuse. Il aura en charge l'animation de l'Association nationale Farre mais aussi la coordination avec 63 associations ou Comités Farre dans les départements ainsi que la participation à la structure européenne.
Les Marchés - 30 octobre
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Le bio : meilleur ou … moins mauvais pour la santé ?
Une équipe de l'INSERM fait planer une forme de doute sur l'intérêt du bio pour la santé. Le statu antioxydant a été évalué sur 20 volontaires avant et après qu'ils aient été soumis à un régime comportant 100 g par jour de tomates fraîches bio. Or, il semble qu'il n'y ait pas de différences significatives entre ce groupe et un groupe contrôle qui avait reçu des tomates ordinaires. Patrick Borel, chercheur, y voit un point positif : "La probabilité de toxicité vitaminique due à des apports excessifs est inexistante pour les aliments bio."
Libération Champagne - 4 novembre

L'agriculture biologique prête à un renforcement des contraintes
Les promoteurs du bio sont attentifs aux critiques des scientifiques et veulent en tirer les leçons. "Les agribiologistes apportent des nitrates par le compost et les fertilisant organiques. Rien n'interdit de réglementer ces apports par des cahiers des charges", estime le secrétaire général de la FNAB (Fédération nationale de l'agriculture biologique). Les producteurs sont prêts à être soumis à des impératifs nutritionnels, a-t-il résumé. 
Le Périgord Hebdo - 31 octobre 
 
 

 
   
 


Sur les firmes

Les "miracles" de DuPont
"On n'a pas 200 ans par hasard", confie Enrique Macian, directeur du site DuPont de Cernay-Uffholtz. "C'est grâce à ses valeurs fondamentales que le groupe a pu devenir le plus ancien chimiste". Les valeurs à l'origine de la longévité de l'américain DuPont sont "la sécurité, la santé, la déontologie, le traitement juste et respectueux des personnes et la protection de l'environnement". Cette culture marquée par le souci de "trouver la bonne voie" et la volonté de "défier l'impossible" s'exprime dans le slogan du groupe: "Les miracles de la science".
Adrien Dentz - L'Alsace - 2 novembre

La perte de Monsanto se creuse
Globalement, les ventes de Roudup et d'herbicides du groupe ont chuté de 43% au3ème trimestre. Cette performance s'explique par la poursuite de la baisse des ventes de son herbicide Roundup sur fond de concurrence de versions génériques et de sécheresse dans le Midwest américain, qui a réduit la croissance des mauvaises herbes…. 

Syngenta : CA en baisse de 3% sur 9 mois
Ce recul est attribué par les dirigeants aux conditions financières défavorables en Amérique latine qui ont pesé sur les résultats du 3ème trimestre de l'année. Les produits de protection des cultures ont enregistré "d'excellents résultats" depuis le début de l'année en Allemagne et en Europe centrale et de l'Est, qui ont plus que compensé des difficultés rencontrées en France.
AFP - 25 octobre

Bayer revend des insecticides CropScience
Un accord a été signé avec BASF visant à lui revendre une partie des insecticides et fongicides qui étaient avant fabriqués par la filiale d'Aventis dont le fameux "Fipronil". 
C.H. - Le Progrès - 29 octobre

 
 

 
   
 
Sur les OGM 

Zambie : le PAM va retirer l'aide alimentaire OGM refusée par la Zambie
Le Programme alimentaire mondial va retirer 15 000 tonnes de maïs américain génétiquement modifié que la Zambie a refusées et envisage de les envoyer au Malawi et au Zimbabwe. En attendant, l'agence de l'ONU est en train d'acheter 20 000 tonnes de nourriture ne contenant pas d'OGM, dont "une partie" ira à la Zambie, mais les besoins de ce pays (estimés à 21 000 tonnes) ne seront pas couverts immédiatement en raison des délais d'acheminement. 
AFP - 5 novembre

Biogemma porte plainte après la destruction d'une parcelle de maïs transgénique
Cette parcelle, détruite ce week-end, est située en Charente- Maritime. Les deux essais de plants OGM, qui avaient été autorisés par les pouvoirs publics après avis favorable de la Commission du Génie Biomoléculaire, visaient à étudier le comportement de maïs plus résistants à la sécheresse. 
AFP - 30 octobre

Région Aquitaine contre la culture de plantes transgéniques en plein champ
"La région a émis le souhait qu'aucune culture en plein champ de plantes transgéniques ne puisse être effectuée sur son territoire jusqu'à nouvel ordre dans le texte adopté par le conseil régional sur proposition des Verts. Ce vœu ne remet pas en cause le principe d'une recherche en milieu fermé."
Ce texte à force de "position politique" mais n'a pas de portée juridique. Précise-t-on à la région.
AFP - 5 novembre

Une lettre de la société Monsanto
En réponse à l'article "un rebelle contre les OGM" paru au Monde le 17 octobre, la société Monsanto envoie une mise au point publiée intégralement dans ledit journal. "L'affaire opposant Percy Schmeiser et Monsanto Canada Inc a fait l'objet d'une décision de justice de première instance en 2001 et d'une confirmation en 2002 qui donne raison à Monsanto. Votre article comporte des allégations erronées, il suffit, pour en être convaincu, de se référer au rapport de la Cour fédérale du Canada, disponible sur Internet…
Le Monde - 1er novembre

OGM : Les cuistots se rebiffent
A l'initiative d'André Daguin, président du principal syndicat des hôteliers /restaurateurs, quelques grands chefs sont partis en guerre contre le manque d'information en matière d'OGM. Au nom du principe de précaution, cinq chefs fermeront la porte de leur cuisine à toute denrée douteuse. "Tous les scientifiques favorables aux OGM sont indirectement liés à l'industrie agroalimentaire. Il y a de quoi s'inquiéter" disent-ils.
Marianne - 28 octobre

Les agriculteurs l'appellent "Monsieur maïs"
Destiné à nourrir le bétail, la plante tropicale couvre un million d'ha dans nos régions océaniques. Yves Miossec, "le Monsieur maïs" de la chambre d'agriculture du Finistère a été l'un des artisans de cette percée fabuleuse et controversée sur le dossier des OGM. Sa position s'efforce de trouver le juste milieu entre l'intérêt des agriculteurs et les attentes des citoyens : "Je ne me place pas en défenseur des OGM. Mais si la société se montrait favorable à leur expérimentation, le maïs serait la plante idéale pour tester cette nouvelle technologie. Chez nous, il n'a pas de plante sœur. Cela ôte tout risque de dissémination. Le maïs transgénique pourrait ouvrir des pistes de progrès pour diminuer les traitements".

OGM : l'indépendance relative des experts
Un membre de la Commission du génie biomoléculaire, Gilles-Eric Seralini stigmatise les dysfonctionnements de cette structure dont les avis sont déterminants sur les essais d'OGM. Il met notamment en cause l'indépendance des experts. "Ces chercheurs, qui travaillent tous dans des laboratoires de biotechnologies, ont intérêt à ce que les biotechnologies fonctionnent". 
Frédéric Hontschoote - Ouest France - 25 octobre
 

 

   
 
Sur les biotechnologies

"Nous nous trouvons pris en sandwich entre des semenciers qui refusent de nous donner des certificats garantissant la pureté des graines et des transformateurs qui déclasseront toute récolte avec présence d'OGM" Vincent Perrot de la Fédération nationale de l'agriculture biologique.

"Les consommateurs pourront garder le droit de choisir à condition que les agriculteurs bio acceptent un seuil de tolérance "raisonnable" de l'ordre de 1%. Si la pression OGM augmente en Europe, pour assurer une séparation fiable des cultures à un coût relativement faible, on s'orientera probablement vers une régionalisation des productions". Egizio Valceschin, directeur de recherche à l'INRA.

"Greenpeace réclame un standard de pureté de 0,1% dans les semences. C'est encore possible, nous refusons la stratégie du fait accompli orchestrée par les multinationales, qui veut que l'Europe, déjà contaminée par les OGM, n'ait plus qu'à les accepter et à les autoriser." Eric Gall

Déclarations reprises par Marie Chaudey - La Vie - 17 octobre
 

   
 
Ils ont dit

"Nous nous trouvons pris en sandwich entre des semenciers qui refusent de nous donner des certificats garantissant la pureté des graines et des transformateurs qui déclasseront toute récolte avec présence d'OGM" Vincent Perrot de la Fédération nationale de l'agriculture biologique.

"Les consommateurs pourront garder le droit de choisir à condition que les agriculteurs bio acceptent un seuil de tolérance "raisonnable" de l'ordre de 1%. Si la pression OGM augmente en Europe, pour assurer une séparation fiable des cultures à un coût relativement faible, on s'orientera probablement vers une régionalisation des productions". Egizio Valceschin, directeur de recherche à l'INRA.

"Greenpeace réclame un standard de pureté de 0,1% dans les semences. C'est encore possible, nous refusons la stratégie du fait accompli orchestrée par les multinationales, qui veut que l'Europe, déjà contaminée par les OGM, n'ait plus qu'à les accepter et à les autoriser." Eric Gall

Déclarations reprises par Marie Chaudey - La Vie - 17 octobre
 
   
     

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