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Revue de presse :
du 22 au 25 octobre 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques,  l'environnement et la santé

Pesticides : Halte aux mélanges déclare la Confédération paysanne
Dans un communiqué, elle demande à ce que le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche (MAP) rappelle clairement aux fabricants prescripteurs et utilisateurs de pesticides, que les mélanges sont interdits par la loi. La Confédération paysanne considère que l'avis rendu par le MAP -paru au JO du 21 septembre 2002- "constitue une régression par rapport à la législation et une officialisation de pratiques non autorisées par la loi" et considère qu'il va "à l'encontre du processus de consultation en toute transparence et représente une menace pour l'environnement et la santé humaine". Enfin, elle interpelle les autorités pour qu'elles "rappellent clairement et sans ambiguïté, l'interdiction par la loi des mélanges de pesticides." Elle demande à ce que "soient établies et appliquées les nouvelles procédures d'homologation à d'éventuels mélanges de pesticides."
Agrisalon.com - 21 octobre

Loiret : l'eau déborde de pesticides
Cinquante mille tonnes de produits phytopharmaceutiques sont utilisés chaque année en région Centre par les agriculteurs et les "désherbeurs" de tout poil. Par ruissellement, érosion ou infiltration, ils polluent l'eau. Et c'est au prix de captages de plus en plus profonds et de travaux coûteux que sa qualité à la sortie du robinet est maintenue.
Christian Bidault - La République du Centre - 21 octobre

Dans cinq ans, les pesticides épiés par satellite
Le BRGM (Bureau de recherche géologique et minière) et le CNRS de Lyon s'attellent sur un projet baptisé Ressource, qui, à partir de capteurs et de mesures par satellite, devrait permettre de mesurer à la fois le taux en nitrates et en pesticides à moindre coût. Mais il faudra 5 ans pour la mise au point. En attendant, les chercheurs ne peuvent que constater les dégâts. "Dans certains pays, on commence à associer baisse de la fécondité et utilisation des pesticides", dit un chercheur. "Perturbateurs endocriniens" : c'est le terme employé pour parler de ces molécules qui "interfèrent sur les systèmes hormonaux". Pour l'instant, la législation a du mal à suivre, d'autant plus que les fabricants s'adaptent constamment, en sortant de nouveaux produits phytopharmaceutiques dont la composition, et donc les effets, ne sont pas encore connus. 
Christian Bidault - La République du Centre - 21 octobre

Une association de victimes de Bhopal remet une pétition à Dow Chemical
La pétition demande un assainissement complet du site contaminé, des indemnités financières, une assistance et un suivi médical, ainsi que de l'eau potable pour toutes les personnes concernées. Selon Greenpeace, 20 000 Personnes sont décédées des suites de la tragédie. D'après des estimations officielles, plus de 500 000 habitants de Bhopal ont été affectés au total.
AFP - 21 octobre

Sur la sécurité alimentaire

SIAL 2002 : l'argument plaisir avant l'argument santé
Un sondage publié par l'Institut BVA sur la demande de l'ANIA (Association nationale des industriels de l'alimentation) révèle que les traitements chimiques sur les cultures sont la première source de préoccupation des Français en terme de sécurité alimentaire. Près de 19% d'entre eux se disent inquiets. Le risque lié à la vache folle arrive en deuxième position des craintes (17%), en 3ème position, les OGM. Il y a une demande forte envers l'industrie de "systématiser la traçabilité des produits permettant de mieux connaître leur origine" et des "règles plus strictes à adopter pour les aliments destinés aux animaux d'élevage". 

La sécurité alimentaire chez les candidats à l'UE, une question délicate 
Selon Paola Testori Coggi, directrice pour la sécurité alimentaire à la Commission européenne, deux points posent particulièrement problème : celui du contrôle des importations venant de pays extérieurs à l'Europe élargie et celui de l'ESB. Mais les professionnels évoquent d'autres motifs d'inquiétude, comme la mise aux normes des abattoirs, la capacité des autorités compétentes à remplir leur mission de contrôle, ou encore l'évaluation des pesticides utilisés dans les pays candidats. 
Marie-Dominique Follain - AFP - 23 octobre
Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur l'agriculture biologique 
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   

Sur les abeilles

La justice enquête sur les pesticides toxiques
Si l'utilisation du Toxaphène "reste marginale" dans la région, l'enquête a mis en lumière le fossé qui existe entre la réglementation et des pratiques agricoles fréquentes, comme l'utilisation de toute une gamme de solvants pour accroître l'efficacité des herbicides ou des insecticides dans le traitement des végétaux. En l'état actuel de l'enquête, ces découvertes ne permettent pas d'expliquer la mortalité accrue dans les ruches. Ainsi, le Toxaphène, quand il était autorisé, bénéficiait d'une homologation qui le présentait comme "non dangereux pour les abeilles". Les enquêteurs, épaulés par la Protection des Végétaux, explorent d'autres pistes, notamment les conséquences sanitaires d'importations d'abeilles de Chine et d'Australie.
Lionel Niedzwiecki - Sud Ouest - 19 octobre

"Les produits autorisés sont aussi impliqués"
Un apiculteur du Gers a perdu, fin avril, la quasi-totalité de son cheptel soit 432 ruches sur 450. Au-delà de cette mortalité foudroyante, il a aussi porté plainte car l'apiculteur, sa femme, sa fille ont connu tous les trois d'importants dérèglement physiologiques (œdèmes et allergies) D'après les résultats de l'enquête d'environnement menée par la Protection es végétaux de Toulouse, le doute porte aujourd'hui sur des produits homologués et commercialisés, ces produits viennent d'arriver sur le marché. Des fongicides à base de strobilurines. Lesquels servent à lutter contre la maladies des céréales. "C'est ce type de produits qui a été épandu tout autour de chez moi. Il faut savoir que même les Etats-Unis, pourtant friands de ce genre de produits refusent de les utiliser sous prétexte qu'ils sont trop dangereux.." à déclaré l'apiculteur Jean Claude Cauquil.
Jefferson Desport - Sud Ouest - 19 octobre
 

 

   
 
Sur l'agriculture biologique

L'agriculture biologique peut être une chance pour l'Europe de l'Est
Quelques uns des pays qui veulent entrer dans l'UE en 2004 ont déjà compris quel parti ils pouvaient tirer d'un marché en pleine explosion dans une Europe de l'Ouest avide de produits sains et naturels. La Hongrie, la Pologne ou la République tchèque ont mis en place des programmes de subventions spécifiques qui ont accéléré le mouvement. Avec déjà plus de 4% de ses terres cultivables en exploitation biologique contrôlée, la République tchèque est proportionnellement plus avancée que l'Allemagne. Et avec 60 000 ha en culture biologique, la petite Slovaquie dépasse des pays comme l'Irlande, la Belgique ou les Pays bas. Les grands distributeurs occidentaux font le pari que ce marché va croître rapidement. Ainsi Carrefour ou Ahold en République tchèque proposent déjà avec succès viande de bœuf, farine et légumes bio.
Jean Luc Testault - AFP - 25 octobre

Les plantes en thalasso
Pour l'agronomie, c'est une nouvelle porte qui s'ouvre. En renforçant les défenses immunitaires des cultures, une pâte à base d'algues permet d'éviter le recours aux pesticides usuels. Les algues contiennent des éliciteurs, longues chaînes moléculaires proches des molécules des champignons. La plante reconnaît cette substance comme un agresseur et se défend par un signal chimique. Les essais en plein champ ont succédé aux analyses d'écotoxicologie. Le verdict est tombé: le produit est déclaré bon pour le service. Les premiers traitements se feront au printemps prochain, par pulvérisation sur le blé en herbe.
Loïc Chauveau - L'Express - 24 octobre
 
 

 
   
 
Sur les OGM 

Bové condamné à 100 jours amende pour destruction de colza transgénique
Le tribunal correctionnel de Foix a condamné le 22 octobre le porte-parole de la Confédération paysanne, José Bové à 100 jours amende, soit au total 3000 euros, pour le fauchage, en avril 2000 en Ariège, d'un champ expérimental de colza transgénique. 
AFP - 22 octobre

OGM : Les essais en plein champ vont être poursuivis (CETIOM)
Les essais de cultures génétiquement modifiés en plein champ sont "légitimes et nécessaires" et les expérimentations seront poursuivies. Dans un communiqué, le CETIOM réagissait à la condamnation à une amende infligée à José Bové. "Seuls les essais en plein champ permettront de répondre de façon impartiale aux questions que se posent les citoyens et les agriculteurs sur les cultures OGM : impact à long terme sur l'environnement, interactions avec les autres modes de culture, intérêt agronomique".
AFP - 22 octobre

Impossible d'éviter la dispersion de pollens d'OGM, selon les experts
Le taux de dispersion de pollens issus de plantes génétiquement modifiées ne sera "jamais" nul et exiger un seuil zéro est impossible" a indiqué le Pr. Marc Fellous, président de la Commission du génie moléculaire (CGB) en présentant le rapport d'activité 2001. "Il est illusoire de croire que les distance d'isolement permettent d'obtenir un confinement absolu des cultures, et la pose de filets anti-oiseaux ou anti-insectes" qui "n'est pas sans poser des difficultés, n'est pas une exigence systématique". Cette commission "consultative et indépendante" est chargée d'examiner les demandes d'essais d'OGM en France. "Nous n'avons pas mandat pour juger de l'utilité ou de l'inutilité d'un OGM, notre rôle est seulement de dire s'il présente ou non un risque pour la santé ou pour l'environnement" a rappelé la Commission.
AFP - 24 octobre

Deux arrêtés municipaux anti-OGM suspendus par le Tribunal Administratif de Poitiers
36 maires du département, ayant appris la possibilité d'essais OGM, avaient pris de tels arrêtés mais 34 d'entre eux étaient revenus sur leurs décisions après intervention du préfet leur conseillant de ne pas prendre une telle mesure. Seuls les maires des communes d'Ardin et d'Amuré, petites communes des Deux-Sèvres, avaient tenu bon. Le tribunal administratif leur a donné tort en suspendant en référé leur arrêté. 
AFP - 22 octobre

OGM : et si l'opinion se retournait ?
Faute de scandale alimentaire ou environnemental visible et démontrable, les OGM ont du même coup quitté eux aussi progressivement les feux de la scène médiatique. Cela ne veut pas dire pour autant que les OGM soient aujourd'hui mieux acceptés qu'hier. Les sondages d'opinion montrent toujours une hostilité majoritaire des Français à l'égard de leur introduction dans l'alimentation. Mais celle-ci semble avoir changé de forme, les vives inquiétudes des débuts cédant la place au mieux à l'indifférence, au pire au fatalisme.
Les Marchés - 19 octobre
 

 

   
 
Ils ont dit

"Nous nous trouvons pris en sandwich entre des semenciers qui refusent de nous donner des certificats garantissant la pureté des graines et des transformateurs qui déclasseront toute récolte avec présence d'OGM" Vincent Perrot de la Fédération nationale de l'agriculture biologique.

"Les consommateurs pourront garder le droit de choisir à condition que les agriculteurs bio acceptent un seuil de tolérance "raisonnable" de l'ordre de 1%. Si la pression OGM augmente en Europe, pour assurer une séparation fiable des cultures à un coût relativement faible, on s'orientera probablement vers une régionalisation des productions". Egizio Valceschin, directeur de recherche à l'INRA.

"Greenpeace réclame un standard de pureté de 0,1% dans les semences. C'est encore possible, nous refusons la stratégie du fait accompli orchestrée par les multinationales, qui veut que l'Europe, déjà contaminée par les OGM, n'ait plus qu'à les accepter et à les autoriser." Eric Gall

Déclarations reprises par Marie Chaudey - La Vie - 17 octobre
 
   
     

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