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les abeillesLa justice enquête sur les pesticides toxiques Si l'utilisation du Toxaphène "reste marginale" dans la région, l'enquête a mis en lumière le fossé qui existe entre la réglementation et des pratiques agricoles fréquentes, comme l'utilisation de toute une gamme de solvants pour accroître l'efficacité des herbicides ou des insecticides dans le traitement des végétaux. En l'état actuel de l'enquête, ces découvertes ne permettent pas d'expliquer la mortalité accrue dans les ruches. Ainsi, le Toxaphène, quand il était autorisé, bénéficiait d'une homologation qui le présentait comme "non dangereux pour les abeilles". Les enquêteurs, épaulés par la Protection des Végétaux, explorent d'autres pistes, notamment les conséquences sanitaires d'importations d'abeilles de Chine et d'Australie. Lionel Niedzwiecki - Sud Ouest - 19 octobre "Les produits autorisés sont aussi impliqués" Un apiculteur du Gers a perdu, fin avril, la quasi-totalité de son cheptel soit 432 ruches sur 450. Au-delà de cette mortalité foudroyante, il a aussi porté plainte car l'apiculteur, sa femme, sa fille ont connu tous les trois d'importants dérèglement physiologiques (œdèmes et allergies) D'après les résultats de l'enquête d'environnement menée par la Protection es végétaux de Toulouse, le doute porte aujourd'hui sur des produits homologués et commercialisés, ces produits viennent d'arriver sur le marché. Des fongicides à base de strobilurines. Lesquels servent à lutter contre la maladies des céréales. "C'est ce type de produits qui a été épandu tout autour de chez moi. Il faut savoir que même les Etats-Unis, pourtant friands de ce genre de produits refusent de les utiliser sous prétexte qu'ils sont trop dangereux.." à déclaré l'apiculteur Jean Claude Cauquil. Jefferson Desport - Sud Ouest - 19 octobre |
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l'agriculture biologiqueL'agriculture biologique peut être une chance pour l'Europe de l'Est Quelques uns des pays qui veulent entrer dans l'UE en 2004 ont déjà compris quel parti ils pouvaient tirer d'un marché en pleine explosion dans une Europe de l'Ouest avide de produits sains et naturels. La Hongrie, la Pologne ou la République tchèque ont mis en place des programmes de subventions spécifiques qui ont accéléré le mouvement. Avec déjà plus de 4% de ses terres cultivables en exploitation biologique contrôlée, la République tchèque est proportionnellement plus avancée que l'Allemagne. Et avec 60 000 ha en culture biologique, la petite Slovaquie dépasse des pays comme l'Irlande, la Belgique ou les Pays bas. Les grands distributeurs occidentaux font le pari que ce marché va croître rapidement. Ainsi Carrefour ou Ahold en République tchèque proposent déjà avec succès viande de bœuf, farine et légumes bio. Jean Luc Testault - AFP - 25 octobre Les plantes en thalasso Pour l'agronomie, c'est une nouvelle porte qui s'ouvre. En renforçant les défenses immunitaires des cultures, une pâte à base d'algues permet d'éviter le recours aux pesticides usuels. Les algues contiennent des éliciteurs, longues chaînes moléculaires proches des molécules des champignons. La plante reconnaît cette substance comme un agresseur et se défend par un signal chimique. Les essais en plein champ ont succédé aux analyses d'écotoxicologie. Le verdict est tombé: le produit est déclaré bon pour le service. Les premiers traitements se feront au printemps prochain, par pulvérisation sur le blé en herbe. Loïc Chauveau - L'Express - 24 octobre |
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les OGM Bové condamné à 100 jours amende pour destruction de colza transgénique Le tribunal correctionnel de Foix a condamné le 22 octobre le porte-parole de la Confédération paysanne, José Bové à 100 jours amende, soit au total 3000 euros, pour le fauchage, en avril 2000 en Ariège, d'un champ expérimental de colza transgénique. AFP - 22 octobre OGM : Les essais en plein champ vont être poursuivis (CETIOM) Les essais de cultures génétiquement modifiés en plein champ sont "légitimes et nécessaires" et les expérimentations seront poursuivies. Dans un communiqué, le CETIOM réagissait à la condamnation à une amende infligée à José Bové. "Seuls les essais en plein champ permettront de répondre de façon impartiale aux questions que se posent les citoyens et les agriculteurs sur les cultures OGM : impact à long terme sur l'environnement, interactions avec les autres modes de culture, intérêt agronomique". AFP - 22 octobre Impossible d'éviter la dispersion de pollens d'OGM, selon les experts Le taux de dispersion de pollens issus de plantes génétiquement modifiées ne sera "jamais" nul et exiger un seuil zéro est impossible" a indiqué le Pr. Marc Fellous, président de la Commission du génie moléculaire (CGB) en présentant le rapport d'activité 2001. "Il est illusoire de croire que les distance d'isolement permettent d'obtenir un confinement absolu des cultures, et la pose de filets anti-oiseaux ou anti-insectes" qui "n'est pas sans poser des difficultés, n'est pas une exigence systématique". Cette commission "consultative et indépendante" est chargée d'examiner les demandes d'essais d'OGM en France. "Nous n'avons pas mandat pour juger de l'utilité ou de l'inutilité d'un OGM, notre rôle est seulement de dire s'il présente ou non un risque pour la santé ou pour l'environnement" a rappelé la Commission. AFP - 24 octobre Deux arrêtés municipaux anti-OGM suspendus par le Tribunal Administratif de Poitiers 36 maires du département, ayant appris la possibilité d'essais OGM, avaient pris de tels arrêtés mais 34 d'entre eux étaient revenus sur leurs décisions après intervention du préfet leur conseillant de ne pas prendre une telle mesure. Seuls les maires des communes d'Ardin et d'Amuré, petites communes des Deux-Sèvres, avaient tenu bon. Le tribunal administratif leur a donné tort en suspendant en référé leur arrêté. AFP - 22 octobre OGM : et si l'opinion se retournait ? Faute de scandale alimentaire ou environnemental visible et démontrable, les OGM ont du même coup quitté eux aussi progressivement les feux de la scène médiatique. Cela ne veut pas dire pour autant que les OGM soient aujourd'hui mieux acceptés qu'hier. Les sondages d'opinion montrent toujours une hostilité majoritaire des Français à l'égard de leur introduction dans l'alimentation. Mais celle-ci semble avoir changé de forme, les vives inquiétudes des débuts cédant la place au mieux à l'indifférence, au pire au fatalisme. Les Marchés - 19 octobre |
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ont dit"Nous nous trouvons pris en sandwich entre des semenciers qui refusent de nous donner des certificats garantissant la pureté des graines et des transformateurs qui déclasseront toute récolte avec présence d'OGM" Vincent Perrot de la Fédération nationale de l'agriculture biologique. "Les consommateurs pourront garder le droit de choisir à condition que les agriculteurs bio acceptent un seuil de tolérance "raisonnable" de l'ordre de 1%. Si la pression OGM augmente en Europe, pour assurer une séparation fiable des cultures à un coût relativement faible, on s'orientera probablement vers une régionalisation des productions". Egizio Valceschin, directeur de recherche à l'INRA. "Greenpeace réclame un standard de pureté de 0,1% dans les semences. C'est encore possible, nous refusons la stratégie du fait accompli orchestrée par les multinationales, qui veut que l'Europe, déjà contaminée par les OGM, n'ait plus qu'à les accepter et à les autoriser." Eric Gall Déclarations reprises par Marie Chaudey - La Vie - 17 octobre |
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