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les abeillesMidi-Pyrénées au cœur d'une affaire de phytopharmaceutiques trafiqués Huit distributeurs de produits phytopharmaceutiques ont été mis en examen depuis juin par un juge de Saint-Gaudens, pour avoir procuré à leurs clients agriculteurs des produits pesticides interdits en France, tels le toxaphène ou le nitrophène, ou des mélanges à base de produits utilisés en droguerie. Plusieurs tonnes de produits ont été saisies. AFP - 17 octobre La justice enquête sur des épandages toxiques Les vendeurs de ces produits dangereux ne sont pas seuls dans le collimateur, les enquêteurs soupçonnent une bonne quinzaine de coopératives agricoles du sud-ouest, de l'ouest et du nord de la France d'avoir également acheté des produits toxiques pour effectuer leurs propres mélanges. Reste la motivation éternelle de ce recours à ces produits interdits : l'argent. Ces mélanges coûtent jusqu'à 50% moins cher que les autres produits phytopharmaceutiques qui ont une autorisation de mise sur le marché et qui ne présentent, eux, aucun risque pour la santé humaine. Rodolphe Landais - Aujourd'hui - 17 octobre |
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l'agriculture biologiqueLes parasitoïdes ou "insectes insecticides", alternative écologique aux OGM En France 15% des cultures de maïs, soit 70 000 ha sont actuellement protégés par les parasitoïdes. L'insecte utile s'appelle le trichogramme. Minuscule parasite, cet hymenoptère pond ses œufs dans ceux du pyrale, le papillon nuisible qui s'attaque aux feuilles vertes du maïs. "Ce procédé est plus efficace que le maïs transgénique puisqu'il intervient avant l'éclosion des œufs. Le maïs modifié produit une protéine qui ne tue que les larves du pyrale. Avant de mourir, elles ont le temps de creuser des galeries et causer des dégâts explique Eric Wajnber, directeur de recherches à l'INRA Antibes. "Le problème, c'est aussi parfois de convaincre les agriculteurs de laisser tomber les pesticides qu'ils utilisent depuis des années et leur expliquer qu'il faut lâcher sur leurs terres nos petites bêtes". Philippe Zigel - AFP - 16 octobre |
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les firmes Bayer s'auto-intronise L'usine Bayer CropScience, ex Aventis CropScience, ex-Rhône Poulenc, a inauguré son nouveau site de production de fongicides. L'usine s'est dotée d'une nouvelle tour de fabrication de granulés dispersibles. qui va permettre de concevoir des fongicides dont un anti-mildiou de nouvelle génération. Cette tour va produire à terme 7000 tonnes/an et bénéficie d'un circuit fermé, rare et source de sécurité. Une bonne nouvelle pour cette usine de 330 employés juste après son rachat par le géant allemand. David Besson - Le Progrès - 14 octobre Dow Chemical cherche un partenaire pour sa division phytopharmaceutique Michael Parker, patron, a indiqué "Nous souhaiterions intégrer cette activité dans une plus grande entité" et de citer, parmi les partenaires potentiels, le groupe américain Monsanto mais aussi les divisions agrochimiques de l'américain Dupont ou de l'allemand BASF. AFP - 14 octobre |
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Sur les OGMOGM : Les ministres des Quinze réunis à Bruxelles restent divisés sur l'étiquetage destiné aux consommateurs Un accord politique a été conclu sur les mouvements transfrontaliers des OGM, c'est-à-dire les conditions d'exportation des OGM hors de l'Europe. Sur la question de l'étiquetage et de la traçabilité, dont le détail n'a pas été abordé, la France a fait preuve de fermeté. "Les consommateurs doivent recevoir l'information la plus claire que possible", a insisté Roselyne Bachelot qui a également réclamé "une liste exhaustive et précise" des OGM présents dans un mélange de produits. Le ministre français de l'agriculture" Hervé Gaymard a déclaré "La question de la levée du moratoire se posera dans neuf ou dix mois, il faut traiter ce sujet de manière extrêmement précaution-neuse. Les quinze restent divisés sur un certain nombre de points tel le seuil d'étiquetage des produits transgéniques. Le Figaro - 18 octobre Nouvelle concertation européenne sur les OGM Poussé par les grands producteurs de semences, Washington brandit régulièrement la menace d'une plainte devant l'OMC. Mais paradoxalement, l'administration américaine semble plus hésitante que jamais à ouvrir un nouveau front "l'industrie agroalimentaire n'y est pas favorable, estimant qu'il vaut mieux tenter de trouver une solution dans le cadre du Codex alimentarius, il y a aussi le risque d'un effet boomerang sur l'industrie américaine avec un rejet encore plus prononcé des consommateurs européens vis-à-vis des OGM. Une autre bonne raison de patienter pour Washington : sous la pression de leurs propres pays producteurs, dont la Grande Bretagne, les Européens finiront par lever leur moratoire, probablement d'ici un an. D'où l'intérêt des Etats-Unis, qui n'ont aucune règle en matière d'étiquetage, que les directives européennes à venir soient le moins contraignantes possible. Laurence Tovi - Les Echos - 17 octobre Le gouvernement italien se montre divisé Le ministre de la Santé, Girolamo Sirchia, s'est publiquement déclaré favorable à la suspension du moratoire en vigueur depuis 1999. Ces propos ont non seulement fait sursauter Francesco Ferrante, directeur général de Legambiente (ligue italienne de l'environnement) mais aussi le ministre des politiques agricoles, Gianni Alemanno. Ariel F. Dumont - La Tribune - 17 octobre Cultures expérimentales sous contrôle en Hongrie Les cultures expérimentales de colza transgénique doivent être séparées des cultures traditionnelles par une distance de 3 kilomètres. De plus, les entreprises doivent renouveler leur licence de recherche chaque année auprès des pouvoirs publics. La situation est bien différente en Ukraine et en Roumanie où les industriels ont eu les coudées franches pour développer des cultures trangéniques sans contrôle, profitant du manque de cadre juridique et appâtant des agriculteurs démunis. Florence La Bruyère - La Tribune - 17 octobre Berne : Des producteurs et distributeurs renoncent à l'utilisation d'OGM Ils réagissent au refus du Conseil national (chambre basse du Parlement) d'imposer un moratoire sur l'application du génie génétique dans l'agriculture. "Notre stratégie de qualité exclut tout recours au génie génétique" a déclaré Hansjörg Walter, président de l'USP "Union Suisse des Paysans", qui mise sur le projet "Suisse Qualité", prévoyant dès l'hiver prochain la commercialisation de produits estampillés avec une étiquette -croix blanche sur fond rouge- garantis sans OGM et d'origine suisse. AFP - 15 octobre L'OMS veut rassurer sur les OGM L'OMS affirme que les OGM ne sont pas toxiques pour l'homme. Pour l'environnement, en revanche, elle invite à une utilisation au cas par cas. Les pays de l'UE restent, eux, divisés sur la traçabilité et l'étiquetage OGM. Face au désarroi de nombreux pays concernant la politique à adopter en matière d'OGM, l'OMS a décidé de faire œuvre de pédagogie et répond dans un document aux questions les plus courantes. Disponible en français sur le web : www.who.int/fs/ "Vingt questions sur les aliments transgéniques". Marie Verdier - La Croix - 17 octobre CRII-GEN "Les OGM sont mal contrôlés" Pour le CRII-GEN, Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique, les OGM paraissent mal contrôlés et semblent servir essentiellement une agriculture intensive utilisant des pesticides, tout en prenant en otage des agricultures plus respectueuses de l'environnement, de la santé et de la société". Il nuance pourtant en déclarant, "plusieurs d'entre nous pensent que les OGM peuvent être un outil intéressant d'étude des gènes et de leurs rôles, voire pour la production de substances d'intérêt en milieu fermé". OGM : Auchan estime donner aux clients la possibilité de choisir Sur l'accusation de Greenpeace qui accuse Auchan de ne pas donner aux consommateurs la possibilité de choisir, Auchan a répondu "qu'il ne lui appartient pas de prendre parti sur le sujet, le débat sur les avantages ou inconvénients des OGM n'étant pas tranché". Mais il estime remplir "sa responsabilité d'offrir la possibilité aux clients de faire leur choix en précisant que depuis 1997 il a demandé à ses fournisseurs d'indiquer très clairement la présence ou non d'OGM dans leurs produits". AFP - 15 octobre Micropolis, sanctuaire des insectes L'industrie s'empare des travaux de la science, alors que celle-ci ne dispose d'aucun recul s'agissant des répercussion de ses découvertes sur l'environnement. Pour les adversaires des OGM , la mise en culture d'organismes manipulés ne sera pas neutre. Les uns craignent une hécatombe dans l'univers des insectes pour lesquels Micropolis pourrait effectivement constituer un sanctuaire. Les autres pronostiquent à l'inverse, l'émergence d'insectes mutants qui auront appris à résister aux armes chimiques et génétiques. De ces hypothèses qui se fracassent aux certitudes de la science, sûre de sa toute-puissance, laquelle se vérifiera ? … Lionel Laparade - La Dépêche du Midi - 15 octobre Un oignon qui ne fait pas pleurer peut-être bientôt dans nos cuisines Des scientifiques japonais ont découvert les secrets de ces molécules qui s'attaquent aux glandes lacrymales, ouvrant la voie à la production un jour d'un "super oignon garanti sans larmes". AFP - 16 octobre Une ère d'incertitude 19H - Arte Documentaire. "génie génétique : le 8ème jour". Les promesses et les risques des manipulations génétiques. L'utilisation des OGM en agriculture ouvre de nouvelles perspectives : renforcer la résistance des plantes à un herbicide, à un insecte, à la sécheresse, améliorer la valeur nutritive des aliments… Les critiques à l'encontre des OGM viennent principalement des incertitudes techniques et scientifiques quant à leurs effets sur le long terme. Entre espoir et méfiance, voire rejet, l'opinion publique balance. En Europe comme aux Etats-Unis. Marie Laure Mas - TéléObs - 17 octobre |
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ont dit"Peu à peu, les OGM s'imposent par la force" Bernard Forey, responsable de la commission OGM à la Confédération paysanne a déclaré "Alors que Roselyne Bachelot a rencontré des représentants des semenciers et des membres de la filière phytopharmaceutique, nous n'avons rencontré que le directeur de cabinet adjoint de la ministre, qui visiblement connaissait mal le dossier. Il s'est constamment réfugié derrière le position européenne. Grégory Noirot - Terre Net - 15 octobre "Les OGM, c'est plus de pesticides, moins de revenus et plus de dépendance pour les paysans" François Thiery, président de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB). Terre Net - 16 octobre "On n'a pas besoin d'OGM" Jacques Diouf, directeur général de la FAO. "Nous n'avons pas besoin d'OGM Pour atteindre les objectifs de 2015. La priorité à court terme, c'est pas les semences, mais l'eau, les infrastructures les routes, le stockage et les capacités de conditionnement des denrées. A long terme, la seule solution sera l'augmentation de la productivité agricole. Il nous faudra utiliser les progrès de la biologie moléculaire. Les OGM seront un outil comme les autres, à condition que leur usage soit encadré par une législation internationale stricte et qu'ils n'aient pas d'impact négatif sur la santé ou sur l'environnement." Libération - 16 octobre Pour un retour des OGM à la case "recherche" "Il est prévisible que le nouveau gouvernement ne suive pas les recommandations d'un rapport demandé par le précédent. Mais le plus dramatique, c'est la levée du moratoire européen. De plus en plus de pays européens jouent la carte américaine. Nous allons nous trouver dans une situation où on lève ce moratoire sans avoir démontré l'avantage des OGM et sans s'obliger aux garde-fous indispensables. Les OGM seront partout." Jacques Testart - Biologiste, directeur de recherche à l'Inserm. Propos recueillis par Frederika Van Ingen - Impact Médecine - 18 octobre "Le consommateur se méfie du discours officiel" "Personne ne peut décrire les conséquences de l'utilisation des OGM sur 20 ans, alors le citoyen applique le principe de précaution. Mais là aussi tout est relatif. La situation d'un Français n'est pas la même que celle d'un habitant du Tiers-monde. Vaut-il mieux nourrir un enfant avec du riz transgénique en prenant le risque qu'il développe un cancer à 40 ou 50 ans ou le laisser mourir de faim avant l'âge de 5 ans ? Il n'y a pas de réponse toute faite. Il faut voir le problème dans toutes ses dimensions. Le débat sur les OGM est légitime, mais aujourd'hui il est souvent tronqué, voire truqué". Gérard Mermet - Sociologue. Propos recueillis par Jean Philippe Lucas - Presse Océan - 14 octobre Percy Schmeiser un rebelle contre les OGM "On va continuer à se battre, au nom de tous les fermiers, pour le droit d'utiliser ses propres semences. Je sais que si mon grand-père était vivant, si mon père était vivant, ils me diraient de continuer : ils ont travaillé dur pour ouvrir ce pays, ils n'accepteraient pas de voir leur droit saisi par les multinationales. Ce n'est plus l'affaire Schmeiser, c'est l'affaire de tous les paysans à travers le monde". Paysan canadien bête noire de la firme Monsanto qui l'accuse d'avoir utilisé un colza transgénique sans l'avoir acheté. Son champ, riposte Schmeiser aurait été contaminé par le colza OGM de ses voisins. Propos recueillis par Hervé Kempf - 17 octobre Selon un communiqué de Monsanto, la Cour d'appel fédérale du Canada, qui entendait l'affaire en appel, a confirmé que M. Schmeiser a délibérément violé le brevet d'invention de Monsanto en semant volontairement du colza génétiquement modifié sans s'être acquitté des droits d'accès à cette technologie. AFP - 18 octobre |
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