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Revue de presse :
du 15 au 21 octobre 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur l'agriculture et l'environnement

Produits phytopharmaceutiques, journée d'information
L'AFPP (association française de protection des plantes) organise avec la Direction générale de l'alimentation, le 24 octobre à Paris, une journée d'information sur la réglementation des produits phytopharmaceutiques. "Il s'agit de faire le point sur la révision des substances et ses conséquences" explique Jacques My, administrateur de l'AFPP. "En effet, fin 2003, un certain nombre de matières actives devront avoir disparu. Il faut étudier les conséquences".
L'agriculteur normand - 10 octobre

Après la fin des paysans, celle du rural ?
"Les mutations des campagnes" ouvrage de Jean Renard qui a enseigné la géographie rurale à l'Université de Nantes (éditions Armand Collin), illustre le passage d'une agriculture de subsistance à l'"agrobusiness" et la transformation des espaces agricoles dont les fonctions changent. "Jusqu'ici, tout a été possible par le progrès génétique, les engrais et les produits phytopharmaceutiques. Mais demain ? Faut-il faire confiance au transgénique ? Comment gérer l'eau quand l'irrigation est le moyen les plus efficace de l'intensification? Répondre à ces questions c'est le défi politique du nouveau siècle.
Propos recueillis par Gilles Bely - Ouest France - 17 octobre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

La Suisse s'apprête à ratifier la convention sur les POPs (polluants persistants)
La ratification par 50 états est nécessaire pour l'entrée en vigueur de la Convention. Selon Georg Karlaganis, chef de la division biotechnologie à l'Office fédéral suisse de l'environnement, des processus de ratification sont en cours devant plusieurs parlements et le nombre de 50 devrait être atteint en 2003. L'examen en commission devrait commencer en décembre pour une adoption "au plus tôt" en juin 2003. Le texte ne devrait pas susciter d'opposition. "Nous avons le soutien de l'industrie et nous espérons un processus rapide", a souligné M. Karlaganis.
AFP - 16 octobre 

Pesticides : que dire (ou ne pas dire) aux clients
Depuis deux étés, les médias se font l'écho de résidus de pesticides dépassant les seuils autorisés dans les fruits et légumes. Mais que faut-il retenir de tous les chiffres publiés ? Certes de nombreux excès sont constatés, qui exposent le consommateur. Mais les doses ingérées, normalement, ne présentent pas de danger pour la santé. Enfin, il est bon de rappeler aux clients que près d'un fruit ou d'un légume sur deux ne présentait lors des tests aucune trace de pesticide. 
Benoît Merlaud - Linéaires - 1er octobre
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur les abeilles
Sur l'agriculture biologique 
Sur les firmes
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


   

Sur les abeilles

Midi-Pyrénées au cœur d'une affaire de phytopharmaceutiques trafiqués
Huit distributeurs de produits phytopharmaceutiques ont été mis en examen depuis juin par un juge de Saint-Gaudens, pour avoir procuré à leurs clients agriculteurs des produits pesticides interdits en France, tels le toxaphène ou le nitrophène, ou des mélanges à base de produits utilisés en droguerie. Plusieurs tonnes de produits ont été saisies. 
AFP - 17 octobre

La justice enquête sur des épandages toxiques
Les vendeurs de ces produits dangereux ne sont pas seuls dans le collimateur, les enquêteurs soupçonnent une bonne quinzaine de coopératives agricoles du sud-ouest, de l'ouest et du nord de la France d'avoir également acheté des produits toxiques pour effectuer leurs propres mélanges. Reste la motivation éternelle de ce recours à ces produits interdits : l'argent. Ces mélanges coûtent jusqu'à 50% moins cher que les autres produits phytopharmaceutiques qui ont une autorisation de mise sur le marché et qui ne présentent, eux, aucun risque pour la santé humaine.
Rodolphe Landais - Aujourd'hui - 17 octobre
 

 

   
 
Sur l'agriculture biologique

Les parasitoïdes ou "insectes insecticides", alternative écologique aux OGM
En France 15% des cultures de maïs, soit 70 000 ha sont actuellement protégés par les parasitoïdes. L'insecte utile s'appelle le trichogramme. Minuscule parasite, cet hymenoptère pond ses œufs dans ceux du pyrale, le papillon nuisible qui s'attaque aux feuilles vertes du maïs. "Ce procédé est plus efficace que le maïs transgénique puisqu'il intervient avant l'éclosion des œufs. Le maïs modifié produit une protéine qui ne tue que les larves du pyrale. Avant de mourir, elles ont le temps de creuser des galeries et causer des dégâts explique Eric Wajnber, directeur de recherches à l'INRA Antibes. "Le problème, c'est aussi parfois de convaincre les agriculteurs de laisser tomber les pesticides qu'ils utilisent depuis des années et leur expliquer qu'il faut lâcher sur leurs terres nos petites bêtes".
Philippe Zigel - AFP - 16 octobre
 
 

 
   
 
Sur les firmes 

Bayer s'auto-intronise
L'usine Bayer CropScience, ex Aventis CropScience, ex-Rhône Poulenc, a inauguré son nouveau site de production de fongicides. L'usine s'est dotée d'une nouvelle tour de fabrication de granulés dispersibles. qui va permettre de concevoir des fongicides dont un anti-mildiou de nouvelle génération. Cette tour va produire à terme 7000 tonnes/an et bénéficie d'un circuit fermé, rare et source de sécurité. Une bonne nouvelle pour cette usine de 330 employés juste après son rachat par le géant allemand.
David Besson - Le Progrès - 14 octobre

Dow Chemical cherche un partenaire pour sa division phytopharmaceutique
Michael Parker, patron, a indiqué "Nous souhaiterions intégrer cette activité dans une plus grande entité" et de citer, parmi les partenaires potentiels, le groupe américain Monsanto mais aussi les divisions agrochimiques de l'américain Dupont ou de l'allemand BASF. 
AFP - 14 octobre
 

 

   
 
Sur les OGM

OGM : Les ministres des Quinze réunis à Bruxelles restent divisés sur l'étiquetage destiné aux consommateurs
Un accord politique a été conclu sur les mouvements transfrontaliers des OGM, c'est-à-dire les conditions d'exportation des OGM hors de l'Europe. Sur la question de l'étiquetage et de la traçabilité, dont le détail n'a pas été abordé, la France a fait preuve de fermeté. "Les consommateurs doivent recevoir l'information la plus claire que possible", a insisté Roselyne Bachelot qui a également réclamé "une liste exhaustive et précise" des OGM présents dans un mélange de produits. Le ministre français de l'agriculture" Hervé Gaymard a déclaré "La question de la levée du moratoire se posera dans neuf ou dix mois, il faut traiter ce sujet de manière extrêmement précaution-neuse. Les quinze restent divisés sur un certain nombre de points tel le seuil d'étiquetage des produits transgéniques. 
Le Figaro - 18 octobre

Nouvelle concertation européenne sur les OGM
Poussé par les grands producteurs de semences, Washington brandit régulièrement la menace d'une plainte devant l'OMC. Mais paradoxalement, l'administration américaine semble plus hésitante que jamais à ouvrir un nouveau front "l'industrie agroalimentaire n'y est pas favorable, estimant qu'il vaut mieux tenter de trouver une solution dans le cadre du Codex alimentarius, il y a aussi le risque d'un effet boomerang sur l'industrie américaine avec un rejet encore plus prononcé des consommateurs européens vis-à-vis des OGM. Une autre bonne raison de patienter pour Washington : sous la pression de leurs propres pays producteurs, dont la Grande Bretagne, les Européens finiront par lever leur moratoire, probablement d'ici un an. D'où l'intérêt des Etats-Unis, qui n'ont aucune règle en matière d'étiquetage, que les directives européennes à venir soient le moins contraignantes possible.
Laurence Tovi - Les Echos - 17 octobre

Le gouvernement italien se montre divisé
Le ministre de la Santé, Girolamo Sirchia, s'est publiquement déclaré favorable à la suspension du moratoire en vigueur depuis 1999. Ces propos ont non seulement fait sursauter Francesco Ferrante, directeur général de Legambiente (ligue italienne de l'environnement) mais aussi le ministre des politiques agricoles, Gianni Alemanno. 
Ariel F. Dumont - La Tribune - 17 octobre

Cultures expérimentales sous contrôle en Hongrie
Les cultures expérimentales de colza transgénique doivent être séparées des cultures traditionnelles par une distance de 3 kilomètres. De plus, les entreprises doivent renouveler leur licence de recherche chaque année auprès des pouvoirs publics. La situation est bien différente en Ukraine et en Roumanie où les industriels ont eu les coudées franches pour développer des cultures trangéniques sans contrôle, profitant du manque de cadre juridique et appâtant des agriculteurs démunis.
Florence La Bruyère - La Tribune - 17 octobre

Berne : Des producteurs et distributeurs renoncent à l'utilisation d'OGM
Ils réagissent au refus du Conseil national (chambre basse du Parlement) d'imposer un moratoire sur l'application du génie génétique dans l'agriculture. "Notre stratégie de qualité exclut tout recours au génie génétique" a déclaré Hansjörg Walter, président de l'USP "Union Suisse des Paysans", qui mise sur le projet "Suisse Qualité", prévoyant dès l'hiver prochain la commercialisation de produits estampillés avec une étiquette -croix blanche sur fond rouge- garantis sans OGM et d'origine suisse.
AFP - 15 octobre

L'OMS veut rassurer sur les OGM
L'OMS affirme que les OGM ne sont pas toxiques pour l'homme. Pour l'environnement, en revanche, elle invite à une utilisation au cas par cas. Les pays de l'UE restent, eux, divisés sur la traçabilité et l'étiquetage OGM. Face au désarroi de nombreux pays concernant la politique à adopter en matière d'OGM, l'OMS a décidé de faire œuvre de pédagogie et répond dans un document aux questions les plus courantes. Disponible en français sur le web : www.who.int/fs/ "Vingt questions sur les aliments transgéniques".
Marie Verdier - La Croix - 17 octobre

CRII-GEN "Les OGM sont mal contrôlés"
Pour le CRII-GEN, Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique, les OGM paraissent mal contrôlés et semblent servir essentiellement une agriculture intensive utilisant des pesticides, tout en prenant en otage des agricultures plus respectueuses de l'environnement, de la santé et de la société". Il nuance pourtant en déclarant, "plusieurs d'entre nous pensent que les OGM peuvent être un outil intéressant d'étude des gènes et de leurs rôles, voire pour la production de substances d'intérêt en milieu fermé".

OGM : Auchan estime donner aux clients la possibilité de choisir
Sur l'accusation de Greenpeace qui accuse Auchan de ne pas donner aux consommateurs la possibilité de choisir, Auchan a répondu "qu'il ne lui appartient pas de prendre parti sur le sujet, le débat sur les avantages ou inconvénients des OGM n'étant pas tranché". Mais il estime remplir "sa responsabilité d'offrir la possibilité aux clients de faire leur choix en précisant que depuis 1997 il a demandé à ses fournisseurs d'indiquer très clairement la présence ou non d'OGM dans leurs produits". 
AFP - 15 octobre

Micropolis, sanctuaire des insectes
L'industrie s'empare des travaux de la science, alors que celle-ci ne dispose d'aucun recul s'agissant des répercussion de ses découvertes sur l'environnement. Pour les adversaires des OGM , la mise en culture d'organismes manipulés ne sera pas neutre. Les uns craignent une hécatombe dans l'univers des insectes pour lesquels Micropolis pourrait effectivement constituer un sanctuaire. Les autres pronostiquent à l'inverse, l'émergence d'insectes mutants qui auront appris à résister aux armes chimiques et génétiques. De ces hypothèses qui se fracassent aux certitudes de la science, sûre de sa toute-puissance, laquelle se vérifiera ? …
Lionel Laparade - La Dépêche du Midi - 15 octobre

Un oignon qui ne fait pas pleurer peut-être bientôt dans nos cuisines
Des scientifiques japonais ont découvert les secrets de ces molécules qui s'attaquent aux glandes lacrymales, ouvrant la voie à la production un jour d'un "super oignon garanti sans larmes". 
AFP - 16 octobre

Une ère d'incertitude
19H - Arte Documentaire. "génie génétique : le 8ème jour". Les promesses et les risques des manipulations génétiques. L'utilisation des OGM en agriculture ouvre de nouvelles perspectives : renforcer la résistance des plantes à un herbicide, à un insecte, à la sécheresse, améliorer la valeur nutritive des aliments… Les critiques à l'encontre des OGM viennent principalement des incertitudes techniques et scientifiques quant à leurs effets sur le long terme. Entre espoir et méfiance, voire rejet, l'opinion publique balance. En Europe comme aux Etats-Unis.
Marie Laure Mas - TéléObs - 17 octobre
 

   
 
Ils ont dit

"Peu à peu, les OGM s'imposent par la force"
Bernard Forey, responsable de la commission OGM à la Confédération paysanne a déclaré "Alors que Roselyne Bachelot a rencontré des représentants des semenciers et des membres de la filière phytopharmaceutique, nous n'avons rencontré que le directeur de cabinet adjoint de la ministre, qui visiblement connaissait mal le dossier. Il s'est constamment réfugié derrière le position européenne. 
Grégory Noirot - Terre Net - 15 octobre

"Les OGM, c'est plus de pesticides, moins de revenus et plus de dépendance pour les paysans" François Thiery, président de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB).
Terre Net - 16 octobre

"On n'a pas besoin d'OGM"
Jacques Diouf, directeur général de la FAO. "Nous n'avons pas besoin d'OGM Pour atteindre les objectifs de 2015. La priorité à court terme, c'est pas les semences, mais l'eau, les infrastructures les routes, le stockage et les capacités de conditionnement des denrées. A long terme, la seule solution sera l'augmentation de la productivité agricole. Il nous faudra utiliser les progrès de la biologie moléculaire. Les OGM seront un outil comme les autres, à condition que leur usage soit encadré par une législation internationale stricte et qu'ils n'aient pas d'impact négatif sur la santé ou sur l'environnement."
Libération - 16 octobre

Pour un retour des OGM à la case "recherche"
"Il est prévisible que le nouveau gouvernement ne suive pas les recommandations d'un rapport demandé par le précédent. Mais le plus dramatique, c'est la levée du moratoire européen. De plus en plus de pays européens jouent la carte américaine. Nous allons nous trouver dans une situation où on lève ce moratoire sans avoir démontré l'avantage des OGM et sans s'obliger aux garde-fous indispensables. Les OGM seront partout."
Jacques Testart - Biologiste, directeur de recherche à l'Inserm.
Propos recueillis par Frederika Van Ingen - Impact Médecine - 18 octobre

"Le consommateur se méfie du discours officiel"
"Personne ne peut décrire les conséquences de l'utilisation des OGM sur 20 ans, alors le citoyen applique le principe de précaution. Mais là aussi tout est relatif. La situation d'un Français n'est pas la même que celle d'un habitant du Tiers-monde. Vaut-il mieux nourrir un enfant avec du riz transgénique en prenant le risque qu'il développe un cancer à 40 ou 50 ans ou le laisser mourir de faim avant l'âge de 5 ans ? Il n'y a pas de réponse toute faite. Il faut voir le problème dans toutes ses dimensions. Le débat sur les OGM est légitime, mais aujourd'hui il est souvent tronqué, voire truqué".
Gérard Mermet - Sociologue.
Propos recueillis par Jean Philippe Lucas - Presse Océan - 14 octobre

Percy Schmeiser un rebelle contre les OGM
"On va continuer à se battre, au nom de tous les fermiers, pour le droit d'utiliser ses propres semences. Je sais que si mon grand-père était vivant, si mon père était vivant, ils me diraient de continuer : ils ont travaillé dur pour ouvrir ce pays, ils n'accepteraient pas de voir leur droit saisi par les multinationales. Ce n'est plus l'affaire Schmeiser, c'est l'affaire de tous les paysans à travers le monde". Paysan canadien bête noire de la firme Monsanto qui l'accuse d'avoir utilisé un colza transgénique sans l'avoir acheté. Son champ, riposte Schmeiser aurait été contaminé par le colza OGM de ses voisins.
Propos recueillis par Hervé Kempf - 17 octobre

Selon un communiqué de Monsanto, la Cour d'appel fédérale du Canada, qui entendait l'affaire en appel, a confirmé que M. Schmeiser a délibérément violé le brevet d'invention de Monsanto en semant volontairement du colza génétiquement modifié sans s'être acquitté des droits d'accès à cette technologie.
AFP - 18 octobre
 
   
     

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