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les abeilles Malaise dans les ruches françaises "Si un arbre tombe sur des ruches, on dira bientôt que ce n'est pas à cause du vent, mais que c'est la faute au gaucho". Cette boutade pourrait résumer le blocage actuel de l'affaire gaucho. Pourtant, aucune étude scientifique n'a réussi à faire lien entre le gaucho et les mortalités d'abeilles réellement constatées en France. Pourquoi ceux que l'on surnomme les "ayatollahs du gaucho" refusent-ils de s'associer à l'étude sanitaire que le ministère de l'Agriculture a décidé de lancer dans les ruchers ? Rivalités syndicales, injures, chercheurs menacés, pratiques douteuses, le gaucho masque aussi certaines réalités d'un monde apicole, dans lequel tout n'est pas aussi doux que le miel. Yves Miserey - Le Figaro - 5 octobre Crise de l'apiculture : Philippe de Villiers écrit à Jean-Pirre Raffarin "L'apiculture vendéenne est actuellement confrontée à une crise économique sans précédent… Les similitudes constatées entre la matière active du gaucho et celle du fipronil, matière active du régent, conduisent aujourd'hui à s'interroger sur le maintien de l'homologation de ces produits." Le président du Conseil Général demande "Une suspension provisoire du fipronil sur les cultures de maïs et de tournesol, compte de la situation désastreuses de certains professionnels". Philippe de Villiers réclame également l'instauration rapide d'un plan national d'aide. La Vendée compte environ 500 apiculteurs. Vendée matin - Presse Océan - 1er octobre Un observatoire pour la protection des abeilles Le manque de respect des règles phytopharmaceutiques par les agriculteurs peut être nuisible pour les abeilles. L'association pour le développement de l'apiculture provençale préconise le dialogue entre les acteurs. La création d'un observatoire, au sein duquel elle sera représentée, permettra l'identification et la localisation des accidents. C.M. - La Marseillaise - 28 septembre |
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l'agriculture biologiqueAliments biologiques et santé Il n'y pas de preuves pour affirmer que les qualités nutritionnelles et organoleptiques des produits biologiques soient supérieures à celles des produits de l'agriculture classique, bien que, fréquemment, la densité nutritionnelle des produits bio soit un peu plus élevée, car ceux-ci sont moins riches en eau. Une étude faite sur 3 ans monte que 2% seulement des productions de l'agriculture biologique se révèlent positives lors de recherches de résidus de produits de traitement. Il y a donc moins de nitrates et de pesticides dans les produits biologiques, mais avec comme prix à payer le développement des mycotoxines et de moisissures. Pascale Jeambrun - Le Concours Médical - 5 octobre Agriculture - Lessive solaire Pour éviter les traitements chimiques des parasites du sol, la solarisation, "pasteurisation naturelle", gagne du terrain. Les effets sont durables, de nombreuses études ayant démontré que les populations de pathogènes mettent jusqu'à 14 mois pour s'en remettre. La solarisation modifie les propriétés chimiques du sol. Surchauffé, il libère une grande quantité d'éléments - calcium, magnésium, etc. qui facilitent la croissance des plantes. La solarisation sert à éradiquer les mauvaises herbes puisqu'elle détruit leurs graines, ce qui évite dans certains cas d'avoir recours aux herbicides. Les tomates issues de sols solarisés sont plus grosses et plus abondantes, les plantes qui les portent sont plus vigoureuses et leurs racines préservées des pires maladies. Nicolas Jarraud à Chypre - Le Point - 4 octobre |
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les firmes Bayer accélère les cessions Bayer annonce la cession pour 155 millions d'euros de six produits à l'israélien Makhteshim-Agan, le numéro un mondial des phytopharmaceutiques génériques. Les plus importantes cessions sont à venir, en particulier celle du fipronil, l'insecticide vedette de l'ex Aventis CropScience. L'Allemand BASF et l'américain DuPont tiendraient la corde pour son rachat. P. Mo - La Tribune - 3 octobre Questions à Martin Dellamaggiore Sipcam Phyteurop est la seule usine concernée par la directive "SEVESO" dans le Saumurois. Son directeur ouvre ses portes régulièrement : "Nous connaissons bien nos risques. Le danger pourrait venir d'un incendie. Comme les trois autres usines "Seveso" du Maine et Loire, nous disposons d'une commission locale d'information et de surveillance, présidée par le sous-préfet. Y participent des représentants des directions départementales et des syndicats. J'ai demandé que quelqu'un de la Commission d'hygiène et de sécurité de l'usine puisse aussi y participer. J.H.P. - Le Courrier de l'Ouest - 3 Octobre |
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les OGML'Espagne terre d'accueil du maïs OGM L'Espagne est le seul pays européen à pratiquer la culture commerciale de plantes transgéniques. Un production exclusivement destinée à l'aliment du bétail. Le maïs en question, commercialisé par la firme Syngenta comporte le gène insecticide Bt qui le rend résistant aux ravageurs pyrale et sésamie. Sa culture est concentrée dans la province de Lérida à l'ouest de Barcelone. Techniquement, le résultat est spectaculaire, les cultures transgéniques en pleine santé côtoient des cultures conventionnelles moribondes mais absente de tout traitement. Sur un plan économique, la rentabilité de ces cultures est moins évidente en raison du surcoût des semences. Frédéric Hontschoote - Ouest France - 4 octobre Ces grands chefs français qui disent non aux OGM Les OGM à la casserole ! "Je ne sais pas si les OGM sont dangereux ou pas, résume Alain Senderens. Je sais en revanche que les scientifiques se divisent et que nous n'avons pas de réponses définitives. Or il en va de l'avenir de la richesse agricole et gastronomique de notre pays. Plus il y aura d'espèces OGM, moins il existera de variétés traditionnelles". Pour Pierre Gagnaire "Les agriculteurs vont être dépendants des grandes firmes qui fabriqueront les graines. Nous devons protéger les producteurs qui nous fournissent des produits sincères et goûteux. Par pitié, ne décidons pas sous la pression des lobbies." Pour Alain Tournier : "On va bientôt nous proposer des pommes de terre manipulées qui intégreront de l'insecticide pour repousser les doryphores. Mais qui nous garantit qu'il n'y aura pas d'impact sur la santé au bout de dix ans si on en mange tous les jours ? Antoine Debièvre - Le Journal du Dimanche - 6 octobre Jean-Yves Le Déaut "Ne renonçons pas aux OGM "Les avancées scientifiques se sont toujours faites par expériences successives. Soyons prudents, mettons en place des systèmes permettant une bonne traçabilité des plantes transgéniques. Mais ne renonçons pas aux OGM ! En attaquant la science, on court un danger fatal. La croissance économique du XXIème siècle se fera sur la matière grise. Si nous abandonnons ce terrain, nous serons colonisés. Ne laissons pas aux Etats-Unis le monopole de la connaissance !" député PS (Meurthe et Moselle), promoteur de la Conférence des citoyens sur les OGM. Propos recueillis par J.M.B. - L'Express - 3 octobre "Il faut mener des recherches en serre et dans les champs" "Ne pas mener de recherche dans ce domaine c'est se condamner à ne pouvoir jamais débattre sereinement des risques dont ces organismes génétiquement modifiés pourraient nous menacer. C'est aussi se priver des possibles atouts qu'ils pourraient nous offrir en matière d'alimentation et de santé publique. Mobilisons nous pour que la transparence soit totale. Comme sur le nucléaire et la santé, l'apport des sciences sociales est essentiel". Claudie Haigneré, ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies. AFP - 1er octobre OGM : José Bové appelle à une "veille citoyenne" pour le maintien du moratoire Le leader de la Confédération paysanne a appelé à une veille citoyenne dès le 15 octobre devant le ministère de l'Environnement pour empêcher la levée du moratoire sur les OGM. "Les OGM ne représentent "ni en termes de santé publique, ni en termes de progrès agricole un quelconque avantage" qualifiant de "propagande" l'argument selon lequel les OGM pourraient permettre de nourrir ceux qui ne mangent pas leur faim. Lorsque l'on regarde le fonctionnement du Génopole d'Evry, "un mixte entre recherche publique et privée", on peut se poser des questions sur son indépendance, a-t-il ajouté en substance. AFP - 1er octobre |
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Sur les biotechnologiesL'OMS salue "un tournant pour la santé publique au plan mondial" Le génome du moustique femelle, l'anophèle, responsable du paludisme, a été complètement décrypté par un groupe international de chercheurs, et le décryptage du génome humain est en voie d'achèvement, annoncent les revues scientifiques Science et Nature. Ce décryptage est "un tournant pour la santé publique mondial" et "perce enfin les mystères d'une maladie" qui affecte environ 300 millions de personnes par an et dans le monde et en tue plus d'un million par an souligne le communiqué de l'OMS. Des chercheurs sont prêts à utiliser ces données. "Nous avons désormais la cartographie de base, pour l'homme, pour le Plasodium (agent causal du paludisme le plus dangereux), et pour le moustique" a relevé le docteur Carlos Morel, directeur du programme de recherche de l'OMS sur les maladies tropicales. AFP - 2 octobre |
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