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les abeilles Bachelot vole au secours des abeilles "Il faut interdire le Gaucho sur toutes les cultures. Ses effets sur les abeilles sont clairement démontrés". Mais ne va-t-elle pas un peu vite en besogne en réclamant son interdiction pure et simple ? Son homologue de l'Agriculture Hervé Gaymard, refuse de prendre position pour l'instant "Nous n'avons aucune preuve de la toxicité du Gaucho sur les abeilles. Une étude multifactorielle sur les causes du problème apicole a été confiée à un comité d'apiculteurs, d'industriels et de vétérinaires ainsi qu'à un groupe indépendant d'experts en toxicologie. Nous ne bougerons pas avant d'avoir reçu leur compte rendu d'étape, fin septembre - début octobre". Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie à l'université de Bordeaux, dans son rapport publié en début de semaine semble apporter de l'eau au moulin des apiculteurs. Il y affirme que l'imidaclopride subsiste à l'état de résidus dans les parties florales des cultures traitées avec "des teneurs susceptibles de provoquer des effets biologiques néfastes expliquant la dépopulation des colonies d'abeilles". Il recommande, par ailleurs, une réflexion sur la présence des résidus dans l'alimentation humaine débouchant éventuellement sur la détermination d'un seuil à ne pas dépasser. Muriel Frat - Le Figaro - 14/15 septembre Sur demande sont disponibles à l'UIPP : * Le Communiqué de Presse du Professeur Jean-François Narbonne, qui, devant les répercussions induites par une information erronée, a tenu à rétablir les termes de son rapport, en particulier en santé humaine. "L'ensemble des informations disponibles sur les effets potentiels des contaminants et résidus pouvant se lier aux récepteurs nicotiniques, ce qui est le cas de l'Imidacopride et de ses métabolites, est de nature à générer une réflexion de l'AFSSA sur leur présence dans l'alimentation de l'homme, justifiant éventuellement une DJA (dose journalière admissible) de groupe. Mon rapport ne fait en aucun cas état de risques avérés du Gaucho pour la santé de l'Homme." * Le Communiqué de Presse de Bayer Cropscience. Gaucho-maïs : le ministre doit revoir sa copie Le Commissaire du gouvernement du Conseil d'Etat a recommandé que le ministre de l'Agriculture "réexamine la demande" des apiculteurs qui exigent l'abrogation de l'autorisation de mise sur le marché de l'insecticide Gaucho pour le maïs. Dans ses conclusions qui en appellent au principe de précaution, le Commissaire du Gouvernement, François Séners considère "que le ministre n'a pas pris en considération l'ensemble des éléments d'appréciation". AFP - 16 septembre |
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l'agriculture raisonnéeL'agriculture raisonnée en phase de gestation Dans un contexte de crise ambiante, les agriculteurs hésitent à entrer dans des démarches qui leur paraissent lourdes et pas forcément rémunératrices. Ce débat oppose les agriculteurs aux consommateurs pour qui l'agriculture raisonnée doit être un standard sans plus-value. Les discordes devront se régler vite sinon l'agriculture raisonnée risque bien de faire un flop. "S'il n'y a pas à moyen terme 15 000 exploitations qualifiées, ce sera un échec", a déclaré Nicolas Larmagnac d'UFC Que Choisir. Un sentiment partagé par Marie Garnier de Monoprix qui prévient que "la condition de la réussite est que le consommateur puisse trouver assez vite des produits dans les linéaires". NM - Les marchés - 12 septembre Un agriculteur rennais déçu La ferme de Jean Paul Grégoire engagée dans l'agriculture raisonnée compte parmi les 300 du réseau FARRE. "Au départ, l'agriculture raisonnée a répondu à notre volonté de produire en mettant moins d'intrants chimiques". Mais il constate qu'on lui demande de plus en plus d'efforts financiers sans en voir de retours. Engagé dans la qualification de son exploitation par la charte qualité Carrefour, il déclare "Au départ, on devait recevoir une prime dont 50% correspondait à l'effort de traçabilité VPF et 50% à la charte Carrefour. Maintenant, on reçoit 7 centimes d'Euros dont seulement 2 valorisent la qualification Carrefour". Echaudé Jean Paul Grégoire hésite encore à entrer dans la démarche de qualification au titre de l'agriculture raisonnée, surtout si cela s'avère trop lourd et sans "plus" financier". Les Marchés - 12 septembre |
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l'agriculture biologique
Lutte anti-acridienne au Sahel : les bio-pesticides arrivent Sur des insectes "malades" sont prélevés des organismes microbiens ou des champignons microscopiques, dont la culture en laboratoire donnera des "spores" qui, une fois homologués, devront être produits à grande échelle. Pour le cas des pays sahéliens, "l'agent pathogène qui a été identifié s'appelle métharizium, et il est très virulent contre les acridiens", précise le Dr Nyamey, chef du laboratoire de zoologie agricole de Mbao, Dakar. L'efficacité de cet agent a été établie et, en attenant une homologation définitive, il a reçu une "autorisation provisoire de vente" dans 9 pays africains. Le problème, reconnaît le Dr Nyassy est que si les bio-pesticides sont écologiquement "plus viables" et peuvent assurer une "lutte préventive" ils n'agissent que 4 à 10 jours après leur utilisation. Par contre, les pesticides de synthèse, bien que plus "fugaces" détruisent "sur le coup" les insectes prédateurs. Tidiane Sy - AFP - 18 septembre L'UE veut permettre aux pays en développement de tirer profit de leur "or vert" Le commissaire européen au commerce, Pascal Lamy, a assuré que "de nombreux écosystèmes, comme les plantes médicinales ou les nouvelles variétés de plante, peuvent être des mines d'or vert" pour les pays en développement. La proposition de l'UE "consiste à obliger tout demandeur de brevet qui a mis à profit des recherches biologiques pour créer de nouveaux produits, d'en révéler l'origine géographique et les matériaux utilisés dans leur invention". Il s'agit de "mieux protéger les connaissances traditionnelles et de reconnaître le droit des agriculteurs dans les pays en développent d'utiliser et d'échanger des graines même si celles-ci sont couvertes par la propriété intellectuelle", ajoute le texte. AFP - 17 septembre Alimentation : 5 bonnes raisons de manger bio 1) Plus de goût, 2) bon pour la santé, 3) des produits bonne mine, 4) des animaux chouchoutés, 5) préserver l'environnement : Exit, les insecticides, les fongicides ou les nitrates. Utilisés par les agriculteurs conventionnels, ces produits phytopharmaceutiques dégradent la qualité des eaux de source et intoxiquent les poissons. Seul l'agriculteur biologique n'a pas le droit d'utiliser de produits chimiques. Pour nourrir sa terre, il préfère plutôt le compost, la poudre de plumes ou encore la poudre de sabots ! Laure Ducaroir - Maxi - 16 septembre |
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les firmesBayer compte supprimer 500 postes dans l'agrochimie en France Après avoir bouclé l'acquisition de CropScience, le groupe allemand compte supprimer 25% de son effectif dans l'agrochimie en France. A cela vient s'ajouter le transfert de 300 postes de la France vers l'Allemagne au siège à Monheim. "La grande majorité des personnes concernées n'iront probablement pas en Allemagne", déclare un représentant syndical. Lors de l'annonce de son intention d'acquérir CropSicence pour 7,25 Milliards d'euros, la direction du groupe avait dit qu'elle comptait supprimer 4000 emplois dans l'agrochimie dans le monde, sur 22 000, d'ici 2005. Depuis, en difficulté, le groupe a indiqué qu'il en supprimerait davantage. Nathalie Halpern, Marie Annick Depagneux - Les Echos - 19 septembre Bayer vend un herbicide sur le blé à l'américain Arvesta Montant non dévoilé. Ce désinvestissement s'inscrit dans le cadre des cessions d'actifs exigées par les autorités de la concurrence après le rachat de CropScience. Un nouveau directeur général à Canal + Bertrand Meheut, l'ancien PDG d'Aventis CropScience, devrait arriver au Groupe Canal+ en tant que numéro deux. En lice avec une quinzaine d'autres candidats, essentiellement issus du groupe, ce proche de Jean-René Fourtou, qu'il a croisé à plusieurs périodes de sa vie professionnelle, chez Rhône-Poulenc puis chez Aventis, mais qui, depuis la vente de CropScience à l'allemand Bayer fin 2001, était à la recherche d'un poste, l'a finalement emporté. Si l'univers de la télévision peut sembler très loin de celui des pesticides, les qualités de gestionnaire et de financier de Bertrand Meheut, qui par le passé a déjà restructuré massivement CropScience, devraient en revanche être rapidement mises à l'épreuve. Nathalie Silbert - Les Echos - 16 septembre |
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Sur les OGMEntre Gaucho et OGM Congrès du maïs à PAU. Les producteurs français affichent un certain ras-le-bol face aux freins sur les produits chimiques et les biotechnologies. La profession ne prévoit pas dans l'immédiat une ouverture de marché pour le maïs "PIB" (plante issue des biotechnologies), terme que les semenciers préfèrent à celui d'OGM. Elle ne désespère pas toutefois qu'un déblocage intervienne dans un proche avenir. "L'exception européenne se paiera", avertit la Fédération nationale des producteurs de semences. "Les biotchnologies sont la meilleure réponse aux questions qui se posent. L'utilisation des molécules est de plus en plus remise en cause, et, face aux limites de l'accompagnement par la chimie, ces techniques ont leur mot à dire.". Christophe Terrain, président de Maïz Europ. Gilbert Garrouty - Sud Ouest - 19 septembre OGM : l'Europe renforce sa réglementation Le 17 octobre 2002, l'entrée en vigueur de la directive du 12 mars 2001 sur la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement ainsi que l'adoption d'une position commune du Conseil européen sur le projet récent de règlement accentuant l'information du public encadrent l'essor du marché des biotechnologies. Il reprend le principe de précaution, qui "peut être appliqué en tant que mécanisme servant à déterminer quelles sont les mesures de gestion des risques ou d'autre nature qu'il y a lieu d'appliquer pour garantir le niveau élevé de protection de la santé auquel aspire la Communauté". Mais, allant au delà, il interdit toute trace d'OGM non autorisés dans les aliments et impose la signalisation de la présence "accidentelle" d'OGM autorisés si elle atteint 0,5% de la quantité du produit et non plus 1% comme il avait été initialement proposé. Marna Cousté - François Jonqueres - Les Echos - 18 septembre La recherche sur les OGM en débat devant le tribunal correctionnel de Foix Le Procureur de la République, Pierre Nalbert, a requis 200 jours -amende à l'encontre de José Bové, en laissant au tribunal le soin de fixer le montant du jour amende qui peut aller de 0,15 à 300 euros par jour. Il a différencié le cas du porte -parole de la Confédération paysanne des autres prévenus pour lesquels des peines d'amendes symboliques ont été requises. José Bové, ayant été condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, "il y a un risque de récidive qui doit être pris en compte", a estimé M. Nalbert en précisant que ce type de peine était "un intermédiaire entre l'amende simple et l'emprisonnement". " Je ne suis pas là pour trancher le débat sur l'utilité et la dangerosité de cultures expérimentales, mais je constate que des règles ont été établies et respectées" par l'organisme de recherche, a indiqué le procureur. "Dans ces conditions, l'action de destruction n'était pas légitime". Le jugement a été mis en délibéré au 22 octobre. Céline Serrat - AFP - 17 septembre Bové à l'amende Le prévenu José Bové a un regret "le choix technocratique de cultiver des OGM passe par dessus le débat démocratique". Ca tombe bien : au moins un témoin cité par le plaignant est d'accord. Guy Riba, directeur de recherches à l'INRA a expliqué à la barre que l'INRA "décide d'abord de faire des essais puis tente ensuite de convaincre les agriculteurs voisins de leur utilité". Il admet que "les citoyens peuvent se sentir floués et que le débat de société sur les OGM est utile à la progression de la recherche." Les champs expérimentaux du Cetiom à Gaudiès étaient justement censés aider à mesurer les risques de dissémination, ces champs étaient le symbole de la volonté des chercheurs d'éclairer les politiques" ont déclarés des chercheurs. Gilbert Laval - Libération - 18 septembre "Ni pour ni contre, on travaille sur l'environnement" - Jean-Louis Lucas responsable d'un champ d'OGM "Notre travail, c'est de voir l'impact que peuvent avoir les OGM sur l'environnement. Pour cela nous avons recréé une mini-exploitation, et nous nous mettons dans des conditions réelles que ne pourront jamais approcher des expériences en laboratoire. Nous utilisons des semences génétiquement modifiées de colza, betterave et maïs. Elles résistent aux herbicides, le maïs étant de plus protégé contre la pyrale. "Nous effectuons un suivi de très près des flux de pollen. Il s'agit de voir s'il ne peut pas se produire de croisement inopiné entre par exemple, le colza et des mauvaises herbes qui appartiennent à la même famille… Pour l'instant, nous n'avons jamais trouvé la moindre contamination". Michel Valentin - Aujourd'hui - 17 septembre Une seule fédération pour les pépiniéristes "La viticulture française va être de plus en plus confrontée à des difficultés d'emploi de produits phytopharmaceutiques ou de désinfectants des sols. Nous nous réjouissons que la recherche ait été permise en matière d'OGM. Elle doit être poursuivie avec toutes les précautions de sécurité pour l'environnement. Nous répétons qu'il n'est pas exclu que, dans quelques années, les résultats obtenus puissent donner des vignes, des fruits ou des légumes résistants aux maladies et reconnus bénéfiques pour la santé humaine, car exempts de traitements. Ce seront peut être ceux qui font obstruction aujourd'hui qui en seront les premiers demandeurs demain." Jacques Gergaud, président de la fédération française de la pépinière viticole. Propos recueillis par Jean Batillet - L'Union - 12 septembre L'Afrique prise au piège des OGM L'Afrique a faim et l'Amérique lui envoie des céréales génétiquement modifiées pour l'aider. Les fermiers sud-africains s'émeuvent d'une situation qui met le pays à la merci de l'agrobusiness occidental. Le Kenya se lance dans la recherche OGM. Mais la Côte d'Ivoire s'efforce de mettre en oeuvre le principe de précaution. Des scientifiques Kényans et sud-africains, financés par de grands groupes industriels ont plaidé sans relâche à Johannesburg, la cause des OGM. En Afrique du Sud, où ils ont été introduits il y a deux ans, 100 000 ha de mais génétiquement modifié seront plantés cette année, contre 30 000 l'an dernier. Près de 75% du coton produit par des petits fermiers noirs, dans la province du Kwazulu Natal, sera lui aussi transgénique. Les graines sont peut-être deux fois plus chères, mais les rendements sont aussi deux fois plus élevés. Sabine Cessou - La Tribune - 17 septembre Coton qui pleure, coton qui rit Le gouvernement du Mali manque de fonds pour fournir ne serait-ce qu'un système sanitaire et éducatif minimal à sa population. Il n'a pas les moyens d'accorder des suBventions. Le coton pourrait, d'après une étude réalisée par la Banque mondiale et le FMI, constituer un instrument essentiel de la lutte contre la pauvreté pour le Mali et ses voisins. La culture du coton emploie en effet plus de 2 millions de foyers ruraux en Afrique centrale et occidentale. Selon cette enquête, l'arrêt des subventions américaines - qui approchent les 5 milliards de dollars, somme que les Etats-Unis accordent sous forme d'aides aux pays en développement, entraînerait une chute de la production des Etats-Unis et un accroissement à court terme du cours mondial, ce qui augmenterait le revenu des pays d'Afrique centrale et occidentale d'environ 250 millions de dollars. Or c'est le contraire qui se passe. Le nouveau plan de subventions augmente les bénéficies prévisibles du producteur américain d'au moins 16%. Dans le même temps, le Mali, qui tire près de la moitié de ses revenus de l'exportation du coton, a annoncé à ses producteurs qu'ils gagneraient 10% de moins cette année. Roger Thurow et Scott Kilman - Courrier International - 12 septembre |
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Ils ont ditUne mondialisation génétique Livre. Extraits du chant d'amour des concombres de mer - éditions du Seuil - Bertrand Jordan, biologiste au centre d'immunologie de Marseille Luminy. "Contrairement aux professions de foi largement diffusées selon lesquelles les OGM permettraient de lutter contre la faim dans le monde, force est de constater que leur mise au point a surtout servi les intérêts des grandes firmes internationales. Soja résistant à un herbicide vendu par la même entreprise, variétés transgéniques modifiées de manière à ce que le paysan ne puisse pas ressemer le grain récolté et soit obligé d'acheter chaque année ses semences.. L'intérêt pour le consommateur et pour l'agriculteur est loin d'être évident. Le développement des OGM s'inscrit dans une logique de mondialisation marchande qui tend vers la domination de quelques grands groupes sur le secteur de l'agriculture et réduit le paysan à un rôle de sous-traitant dans une chaîne de production dont l'amont comme l'aval lui échappent." L'Humanité - 16 septembre Plantes transgéniques : le devoir de savoir "Face à la complexité des enjeux pour les consommateurs, l'environnement et l'avenir de notre agriculteur, seuls les essais en laboratoire suivis d'expérimentations en plein champ, respectant, comme l'ont suggéré les auteurs du rapport sur l'expérimentation des plantes génétiquement modifiées au champ, les principes de précaution, de parcimonie et de progressivité, permettront à la France et à l'Europe de faire des choix éclairés et de défendre leurs positions dans les grands débats internationaux. Nos concitoyens ont le droit de savoir. Pour savoir, une étape d'évaluation scientifiquement rigoureuse est nécessaire : permettons à nos chercheurs d'évaluer l'impact des innovations sur notre environnement." Xavier Beulin, Président du Cetiom - Le Monde - 18 septembre |
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