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Revue de presse :
du 7 au 13 septembre 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Un député demande réunion d'urgence sur le coléoptère du maïs
Jean Pierre Blazy, demande une réunion d'urgence sur la chrysomèle des racines de maïs, insecte particulièrement dangereux pour cette céréale, dont des foyers ont été mis en évidence à proximité des aéroports parisiens. Mr Blazy affirme "n'avoir reçu aucun élément, que ce soit sur la fiabilité des traitements effectués ou sur les conséquences qu'ils peuvent avoir sur l'environnement et les populations alors même que des pulvérisations sont effectuées à proximité d'habitations". 
AFP - 11 septembre

Alerte à la chrysomèle en Ile de France
C'est grâce à un système de veille que les pouvoirs publics ont pu s'apercevoir de l'existence du foyer. "Nous avions placé des pièges depuis 1999 car nous craignions une introduction de la chrysomèle par les transports aériens. Sans eux, les agriculteurs n'auraient pu s'en rendre compte : les dégâts apparaissent sur le maïs trois ou quatre ans après l'invasion" , a déclaré Jacqueline Boulud du SRPV. "L'insecte pourrait mettre en péril la culture du maïs en Ile de France. Il faut réagir vite car s'il s'étendait en Aquitaine ce serait une catastrophe nationale", souligne Jean Marie Fossier, agriculteur dans le Val de Marne.
Hervé Guénot - Le Figaro - 11 septembre

150 experts des Nations Unies réunis à Genève sur les dangers du mercure
Entre 5 000 et 10 000 tonnes de mercure sont rejetées chaque année dans l'atmosphère dont 50 à 75% résultant d'activités humaines note le PNU faisant état de diverses estimations. On en trouve dans des produits d'usage courant tels que … pesticides, produits pharmaceutiques …. Dans, l'industrie, l'incinération des déchets sont parmi les principales sources d'émission de mercure générées par l'homme. La santé des travailleurs des industries utilisant du mercure s'en trouve affectée. "Nous sommes au XXIè siècle et nous n'avons plus aucune excuse pour exposer l'homme et le milieu naturel à des niveaux dangereux de substances chimiques toxiques", a souligné Klaus Töpfer, directeur exécutif du PNU, dans un communiqué.
AFP - 9 septembre

Les effets de Bhopal tuent encore 10 - 15 personnes par mois, selon Greenpeace
18 ans après la catastrophe de Bhopal, ses effets continuent de tuer 10 à 15 personnes par mois, selon Greenpeace, tandis que la plupart des rescapés se plaignent de n'avoir pas reçu les indemnités nécessaires aux soins. La somme de 715 millions de dollars versée par Union Carbide (racheté par Dow Chemicals) n'a pas franchi les obstacles de la bureaucratie indienne et n'est pas vraiment parvenue aux victimes. Greenpeace accuse Dow Chemicals de ne rien faire pour soulager les souffrances des victimes. La population vivant à proximité de l'usine utilise encore de l'eau contaminée par des produits toxiques.
Biman Mukherji - AFP - 11 septembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les abeilles
Sur l'agriculture raisonnée 
Sur les OGM
Ils ont dit
 
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur l'agriculture et l'environnement 

La France, fossoyeuse de la PAC ?
Paris a intérêt à négocier une vraie réforme aujourd'hui : plus celle-ci sera sérieuse, plus il sera compliqué ensuite de la remettre en cause pour des raisons purement financières estime la Commission. Cette révision se ferait à froid, car il n'y a pas de crise interne grave à l'agriculture européenne exigeant une réforme immédiate. Le vrai problème est de savoir qui paie. Il n'est pas équitable que le contribuable allemand finance jusqu'à la fin des temps l'agriculture française. Pour réduire la facture, les Allemands pourraient demander que chacun verse une partie des aides destinées à ses propres agriculteurs.
Arnaud Leparmentier - Le Monde - 12 septembre

Hervé Gaymard réunit une task -force pour préparer les réformes agricoles
Le ministre crée un conseil de 26 personnalités qui l'aidera à préparer les prochaines négociations européennes et internationales. Il se dit en effet "frappé" par les "contre- vérités et la pensée unique" entendues lors du sommet de Johannesburg sur les conséquences de la PAC sur les agricultures des pays en développement, les "débats caricaturaux" sur les aides et les développement rural…" Un "rapport d'étape" est commandé pour décembre, portant sur "l'environnement international, les incidences et l'élargissement de l'Union et l'émergence dans la société d'attentes nouvelles à l'égard du monde agricole".
L.F. - Les Echos - 12 septembre
 

 

   
 
Sur les abeilles

L'insecticide Gaucho dangereux aussi pour l'homme 
Montré du doigt par les apiculteurs qui y voient l'une des causes de l'hécatombe qui frappe les abeilles, l'insecticide Gaucho, pourrait présenter des risques pour l'homme, selon un rapport du professeur Narbonne, un expert en toxicologie. L'imidaclopride, la matière active de cet insecticide, subsiste à l'état de résidus dans des produits de jardinage et l'on ne connaît pas les quantités de résidus potentiellement consommées à travers ces produits", souligne le rapport.
Libération - 10 septembre

Faut-il avoir peur du Gaucho ?
150 chercheurs et représentants de la filière se sont réunis au siège de l'Afssa, pour tenter de comprendre pourquoi les abeilles mouraient massivement. Aucun avis d'interdiction n'a été décidé au final. Pour Bayer, le fabricant "le Gaucho n'est dangereux ni sur l'homme ni sur les abeilles, à condition qu'il soit appliqué suivant les recommandations d'usage. La firme jure que le Gaucho "est le produit phytopharmaceutique le plus testé au monde", et que cette polémique est "franco-française, alors que dans les 94 autres pays où le produit est homologué, il n'y a pas de problème.
Marc Payet - Aujourd'hui - 11 septembre

Apiculteurs et scientifiques : un difficile face-à-face
Se focaliser sur le Gaucho permet de mobiliser une profession extrêmement divisée mais cela risque de détourner l'attention sur les nombreuses maladies et parasites (varroa) qui frappent le cheptel apicole. Mais ce n'est pas tout, Daniel Marzin, président de la commission des toxiques a rappelé que la destruction de plusieurs ruches dans le Morbihan, était due à "l'attitude irresponsable d'un agriculteur" qui avait traité son champ de colza avec un fond de cuve mélangé à un pesticide. "Certains agriculteurs utilisent du white-spirit prétendument augmenter les effets des produits phytopharmaceutiques. C'est très grave. Pas seulement pour les abeilles, mais aussi pour la santé humaine". L'instruction de cette affaire est en cours. La problématique des abeilles déborde largement des questions scientifiques.
Yves Miserey - Le Figaro - 11 septembre
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée 

Agriculture raisonnée : le point sur la polémique
La production raisonnée a séduit des agriculteurs, qui ont amélioré leurs pratiques, mais aussi des distributeurs. Pour canaliser l'engouement et afin de mieux encadrer la mention "agriculture raisonnée", un arrêté a été publié établissant un référentiel national, qui sera complété par des déclinaisons régionales à partir du 1er juillet 2004. Un décret, attendu pour l'automne, doit réglementer la communication, en imposant par exemple une mention unique du type "issu d'une exploitation qualifiée au titre de l'agriculture raisonnée". Autrement dit, un cadre proche de celui de l'agriculture biologique. Dans les deux cas, la garantie ne porte pas sur le produit, mais sur l'exploitation. Les producteurs bio, du coup, s'alarment de cette nouvelle concurrence. Les consommateurs, en effet, auront sans doute du mal à différencier les deux promesses. Surtout si on leur rappelle que bio ne signifie pas "absence de traitement", mais bien "utilisation de traitements homologués bio" !
Benoît Merlaud - Linéaires - 1er septembre
 

 

   
 
Sur les OGM

OGM : sortir d'Excellence- Gers ?
" Je m'interroge sur la logique de continuer à être partenaire de cette grande et belle idée d'Excellence - Gers, si le consensus ne se fait pas sur le refus des expérimentations en plein champ dans le Gers." Philippe Martin, président du Conseil Général. "En dépit de nos efforts pour y voir plus clair, l'opacité des décisions prises sur les expérimentations OGM dans notre département est insupportable. Il n'est pas admissible que le département serve de laboratoire à des organismes liés à des entreprises multinationales".
La Dépêche du Midi - 5 septembre

OGM - Une culture du secret
Faute d'une véritable information concernant les cultures d'OGM, certaines communes irréductibles résistent encore et toujours à ce qu'elles considèrent comme un envahisseur. Problème : au regard de la législation, les maires apparaissent impuissants en la matière. Pour les partisans des biotechnologies, il s'agit d'un combat d'arrière-garde. Dangereux de surcroît dans la mesure où l'enjeu est incommensurable : il ne s'agit de rien mois que du contrôle de l'agriculture (et donc de l'alimentation) mondiale. En face, les opposants brandissent les risques sur la santé et l'environnement… sans oublier la fin de l'agriculture biologique et la ruine des producteurs indépendants.
Hélène Michelini - Maires de France - 1er septembre

Bruxelles veut ouvrir la porte aux OGM
La Commission aimerait lever le moratoire en vigueur depuis 1998.David Byrne, commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs répond : "Ce moratoire est illégal, j'ai toujours dit que je me baserais sur des évidences scientifiques sur cette question. Or, toutes les enquêtes à travers le monde, attestent de cette réalité : les aliments génétiquement modifiés s'avèrent aussi sains que les aliments traditionnels. La levée du moratoire sera dépendante de la nouvelle directive en cours qui doit déboucher sur un étiquetage et une traçabilité accentuée des OGM. Quel niveau de protection? La Commission n'a pas apprécié le renforcement de la protection votée en 1ère lecture le 3 juillet par le Parlement européen. Bruxelles avait fixé à 1% le seuil de tolérance pour les traces d'OGM contenues dans l'alimentation humaine ou animale, le parlement européen l'a abaissé à 0,5% pour renforcer la traçabilité "de la ferme à la table". La bataille pour parvenir à un texte commun sur les OGM dans l'alimentation est engagé. 
Propos recueillis par Christian Losson - Libération - 12 septembre

Les promesses des médicaments verts
La production de médicaments à partir de plantes génétiquement modifiées
Offre de belles perspectives. Mais les laboratoires redoutent les réactions des opposants aux OGM. Les Américains de Planet Biotechnology développent toute une palette de produits à partir du tabac, les Québécois de Medicag, ont choisi comme "usine" la luzerne. Tous ont les mêmes objectifs : fabriquer rapidement des substances actives en grande quantité, à moindre coût et surtout sûres d'un point de vue infectieux. La voie du marché serait donc grande ouverte pour les plantes ! Sauf que… ces plantes là souffrent d'un très lourd handicap. Ce sont des OGM. Et à la différence du cholestérol, il n'y aurait pas de bons et de mauvais OGM aux yeux des opposants à la bidouille génétique.
Olivier Hertel - Le Point - 13 septembre

Eclairer l'opinion et partager les bénéfices
Les biotechnologies ne pourront visiblement pas se passer d'un débat sur leur acceptablité sociale. Même les documents américains préconisent "des comités d'études où le public serait largement représenté" pour évaluer risques et bienfaits des bio -produits. Le quart du plan d'action de la commission "Biotechnologies : une place pour l'Europe" est consacré à la "gouvernance des sciences de la vie", en harmonie avec les valeurs éthiques et les objectifs sociétaux de l'Europe, au moyen d'un dialogue permanent avec les parties prenantes". L'Union a d'ailleurs ratifié le 25 juin 2002, le protocole de Carthagène qui autorise les Etats à contrôler l'introduction d'OGM sur leur sol. Visiblement le souci est de ne pas rééditer l'affaire des OGM agricoles.
A.R. - Le Monde Economie - 10 septembre

Relativiser le niveau de contamination
0%, 30%,… 80%… les constat faits par les industriels de la nutrition animale depuis quelques mois sur les aliments des filières tracées seraient alarmants. Contamination croisée ou pas ? Comment interpréter les chiffres et que doit-on conclure ? Il semblerait que les résultats sont élevés en OGM parce qu'exprimés en relatif - reflètent mal la réalité pondérale des OGM présents. Laréal (laboratoire filiale du groupe Evialis) préconise une indication complémentaire sur les bulletins d'analyses : la teneur estimée en soja dans l'aliment.
L'Alimentation animale - 11 septembre
 

 

   
 
Ils ont dit

"Il est indispensable que les 36 000 maires de France soient informés, voire associés aux expérimentations en plein champ sur leur commune. Mais c'est le ministère de l'Agriculture qui délivre les autorisations d'essai car il s'agit d'une décision à caractère national. De plus, à travers les brevets, nous assistons à une concentration de pouvoirs par les grandes multinationales qui inquiète à juste titre. C'est pourquoi il faut développer la recherche publique dans ce domaine ! Pour cela, nous devons également mette en œuvre un "principe de protection" pour les entreprises privées ou coopératives qui travaillent dans ce secteur. Car la réalité économique est désormais incontournable. En France, le manque de courage politique et de lucidité a mis potentiellement notre agriculture en situation de distorsion de concurrence vis-à-vis des agriculteurs américains et canadiens. A terme, l'agriculture française risquerait de passer sous influence étrangère". Jean Bizet, Président de la Mission d'information sénatoriale sur les OGM qui rendra ses conclusions début 2003.
Propos recueillis par Hélène Michelini - Maires de France - 1er septembre

"La Zambie, où une famine menace actuellement la vie de 2,5 millions de personnes, a refusé de distribuer les céréales que lui ont envoyées les Etats-Unis parce qu'elles incluent des OGM. Si les OGM ne font pas de mal aux enfants américains, pourquoi en feraient-ils aux enfants africains ? Le gouvernement zambien est victime du bourrage de crâne des groupes de pression agricoles et écologiques européens... En refusant de réduire ses colossales subventions à son agriculture (supérieures à celles des Etats-Unis), L'Europe et en particulier la France asphyxient les agriculteurs des pays pauvres."
Jean François Revel - Académicien - Le Point - 13 septembre

 

 
   

 
   
     

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