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l'agriculture et l'environnement Corinne Lepage et Michèle Rivasi s'allient pour défendre l'écologie Malgré leurs divergences politiques, elles créent l'Observatoire de vigilance et d'alerte écologique. Le rôle de ce nouvel observatoire reste flou, à la fois club scientifique, groupe de pression, "relais et appui de combats locaux", selon Mme Lepage. Les deux conceptrices s'accordent à refuser d'en faire un énième parti politique écologiste, comme l'atteste la présence, au sein de l'observatoire, d'un représentant des Verts, le juriste Raphaël Romi. Les membres se réuniront en septembre. Figureront parmi les thèmes abordés : OGM, nucléaire, risque chimique sécurité alimentaire, pollution de l'eau… Benoît Hopquin - Le Monde - 7 juillet |
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les abeillesTout ce qui tue les abeilles Le fléau qui préoccupe le plus les apiculteurs c'est les produits phytopharmaceutiques qui causent des dommages irréversibles par ingestion ou par contact pour les fonctions vitales de l'abeille. "L'enrobage des graines de céréales, notamment le maïs, est notre principal souci. Les produits utilisés sont systémiques. Ils passent par la sève et montent jusqu'aux capitules tout en se libérant dans le sol. Les abeilles vont chercher le pollen sur le maïs. Celui-ci étant pollué, leur système nerveux est atteint et elles perdent le sens de l'orientation. Le développement des larves est altéré et les couvains sont anéantis", avance, en forme de plaidoyer pour l'interdiction des enrobages, Raymond Saunier, président du Syndicat agricole de la Gironde. Il insiste aussi sur les mélanges de fongicides et insecticides, qui pris séparément, sont inoffensif mais forment un cocktail d'une redoutable nocivité. Le fascinant insecte social n'est pas seul en péril. 95% de la flore, flore sauvage et arbres fruitiers, nécessitent une pollinisation croisée avec intervention des abeilles. Jacky Sanudo - Sud Ouest - 7 juillet L'abeille en danger Le principal problème se situe dans la recherche des effets de l'imidaclopride. La France est très en retard et a limité ses études aux cultures sous serre. Les apiculteurs sont obligés de se fonder sur les études menées par l'administration américaine de protection de l'environnement, qui son alarmantes pour la faune américaine. De son côté, Bayer France réfute systématiquement les accusations des apiculteurs. "Notre insecticide est vendu dans le monde entier et seuls les apiculteurs français évoquent cette molécule pour justifier la disparition de leurs ruchers et la baisse importante de leur production de miel". Alain Cwiklinski - L'Humanité - 12 juillet |
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l'agriculture raisonnée
Dans le Val de Loir, les maraîchers remplacent les pesticides par des insectes prédateurs de parasites Elue présidente de la Fédération nationale des Producteurs de légumes, Angélique Delahaye déclare "Pour moi, l'agriculture raisonnée est une seconde nature, il n'y a pas d'alternative, car si l'on veut nourrir les gens, il faut d'abord préserver la terre. Plutôt que de pulvériser un insecticide ou un fongicide sur les concombres, de microscopiques insectes, "prédateurs gentils" regroupés dans des sachets accrochés aux serres, se chargent de tuer les parasites. Pourtant l'utilisation des produits phytopharmaceutiques à un moment donné "est une nécessité", remarque le Professeur Alain Périquet, spécialiste des pesticides à l'Afssa. "A condition que la dose journalière admissible qu'un homme peut ingérer chaque jour pendant toute sa vie sans dommage pour sa santé ne soit pas transgressées", ajoute-t-il. François Grosrichard - Le Monde - 9 juillet L'agriculture raisonnée, vite ! "Puisqu'elle a vocation à se généraliser, l'agriculture raisonnée ne peut pas se présenter comme une marque ou un signe de qualité. Simplement en tant que mention d d'information. Le décret qui réglera la communication sur ces pratiques est annoncé pour l'automne. Il est nécessaires d'aller vite, parce que le consommateur entend parler de raisonné depuis déjà 3 ou 4 ans ! Quant à la question du prix, il ne faut pas partir sur l'idée d'une rémunération supplémentaire systématique des agriculteurs. Puisque le raisonné deviendra la norme, il n'y a pas de raison de payer plus cher celui qui fait bien son travail. D'autant que ces pratiques sont censées être économiques ! Seules des négociations au cas par cas peuvent être envisagées, par exemple lorsque la productivité est ralentie. Sur cette base, nous sommes prêts à discuter." Jérôme Bédier, président de la FCD - Linéaires - 1er juillet Non à l'Agriculture raisonnée Face à l'Agriculture raisonnée, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Calvados ont choisi de faire front commun. Favorables à la communication vers les consommateurs, ils rejettent le référentiel en 98 points jugé irréaliste. "La marche est trop haute" déclarent les présidents et secrétaires généraux de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs. "La révolution qu'on attend de nous n'est pas envisageable dans les quelques semaines qu'il nous reste. Nous sommes prêts à faire savoir ce que nous faisons. A montrer que nous travaillons bien. Mais la copie qu'on nous propose doit être revue. L'Agriculteur Normand - 4 juillet |
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Sur les firmesLe chimiste DuPont cède une unité herbicides à Sita (Suez) L'unité de Loon-Plage emploie 76 salariés, qui seront repris par Teris. Cette cession intervient à la suite du recul de la production de Loon-Plage, dont l'herbicide était concurrencé depuis plusieurs années par des produits génériques. L'unité ne produisait plus ces derniers temps qu'à 40% de sa capacité. La Tribune - 9 juillet |
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Sur les OGM
Des cultures d'OGM à nouveau autorisées Changement de cap gouvernemental sur les OGM : en catimini, il y a un mois, les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement ont relancé par décision conjointe les essais en pleins champs de nouvelles plantes génétiquement modifiées dans plusieurs communes de France, à Blagnac (Hte Garonne), Artonne (Puy de Dôme) et à la Dardoise (Rhône). Ce feu vert est un cinglant désaveu du rapport de concertation sur les OGM rédigé en mars dernier par les "quatre sages", à la demande du gouvernement précédent. Les conclusions de ce document de synthèse recommandaient la tenue d'une conférence de citoyens et un débat parlementaire avant tout nouvel essai. De son côté, le ministère de l'Agriculture se défend d'un manque de transparence dans cette affaire et affirme qu'il a livré la décision sur son site Internet. Une technique déjà pratiquée par le passé, l'information passe complètement inaperçue. Eric Giacometti - Aujourd'hui - 12 juillet Essais d'OGM à St-Sauveur-de-Meilhan La municipalité a tenu à lever toute ambiguïté en organisant une réunion publique d'information. Alain Toppan, du laboratoire Biogemma, était l'animateur de cette rencontre qui avait pour but de démystifier les dangers des expérimentations plein champ pour la santé des individus et de l'environnement à travers la pollinisation sauvage. "Si l'on m'avait parlé d'essais de maïs résistant au Roundup, j'aurai réagi différemment. Là, il s'agit d'essais sur des pieds femelles non fertiles en pollen qui n'a donc pas de dissémination dans la nature, sauf gros orage". Michel Pradeau - Le Républicain - 28 juin OGM : Les agriculteurs américains contre-attaquent l'Europe Le premier syndicat agricole américain voit, dans les décisions du Parlement de Strasbourg, une "déclaration de guerre économique contre l'agriculture américaine". Les mesures adoptées par les députés européens reviennent à interdire purement et simplement les importations de matières premières en provenance des Etats Unis. "L'Union européenne vise clairement à protéger son marché et ses propres productions", s'indigent Bob Stallman, le président du Syndicat "Farm Bureau". Celui-ci s'indigne de l'absence d'argumentation scientifique dans la politique communautaire. Le Syndicat est résolu à demander l'intervention du Président George W. Bush auprès de Bruxelles et à réclamer des sanctions si les autorités européennes s'obstinaient. Marie-Josée Cougard - Les Echos.fr - 5 juillet Le Gouvernement néo-zélandais accusé d'avoir dissimulé des récoltes maïs transgénique La publication d'un livre en Nouvelle-Zélande révélant que du maïs génétiquement modifié a été accidentellement planté et que le gouvernement a dissimulé l'incident provoque un scandale dans le pays. "Les graines de la méfiance : l'histoire étouffée d'OGM" de Nicky Hager affirme qu'en novembre 2000 des récoltes de maïs contaminées par des OGM ont été distribuées en Nouvelle-Zélande et autorisées pour la consommation. Au moins 5 tonnes de ce maïs - l'équivalent de 100 000 boites de conserve auraient été récoltées et mises sur le marché. La question des OGM es très sensible en Nouvelle Zélande où le gouvernement travailliste a déclaré qu'il laisserait expirer un moratoire sur les cultures transgéniques l'an prochain, une décision à laquelle s'opposent les Verts. AFP - 10 juillet L'après- OGM a commencé On ne l'attendait pas si tôt : le séquençage du génome du riz devrait être achevé d'ici la fin de l'année. Ce programme financé sur fonds publics, mettra alors à la disposition des chercheurs du monde entier, toutes les données accumulées par les quinze partenaires du projet. Ainsi la connaissance approfondie d'un génome compact, comme celui du riz, devrait permettre de repérer plus facilement les gènes d'intérêt chez les autres céréales sans qu'il soit besoin de décrypter la totalité de leur génome. Reste que l'accès à ces séquences n'est qu'un début. "Il faudra un très gros travail pour extraire de la valeur de ces données", dit Pierre Malvoisin, de Génoplante. C'est lorsque la séquence brute sera dans le domaine public que la véritable compétition pourra battre son plein. Pierre Laperrousaz - L'Usine Nouvelle - 1er juillet Les nouveaux OGM s'achètent une conduite - dossier Grâce à la génomique végétale, de nouvelles fonctions, comme la résistance des cultures aux maladies, deviennent une réalité. Mais avant d'accéder à ces promesses colossales, les industriels planchent sur de nouvelles techniques de fabrication des OGM. Pour convaincre l'opinion publique, il n'est donc plus seulement question de mettre en avant les enjeux que représentent les OGM mais, surtout, de prouver que tout est fait pour que les plantes transgéniques de demain soient meilleures que celles d'aujourd'hui. Dans ce but, tous les acteurs de la filière concentrent leurs efforts pour rendre les OGM plus acceptables pour l'environnement, pour la santé et surtout pour… l'opinion publique européenne ! Les défis… Augmenter la résistance aux conditions climatiques extrêmes, augmenter la résistance aux maladies et aux parasites, augmenter la tolérance à la salinité. Améliorer le procédé de fabrication des OGM : Eliminer les gènes de résistance aux antibiotiques, limiter la dissémination des OGM dans la nature, maîtriser l'expression du transgène et préciser son lieu d'insertion. Stéphanie Cohen - Industrie et Technologies - 1er juillet |
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Ils ont dit
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