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Revue de presse :
du 27 juin au 04 juillet 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques et l'environnement

Le Parlement s'inquiète du réchauffement climatique en France
Dans un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques, rendu public le 1er juillet, le sénateur Marcel Deneux demande aux pouvoirs publics de tenir compte de cette évolution pour en limiter l'impact. Se qualifiant volontiers d'"ancien paysan", le sénateur entame sa présentation des divers impacts du réchauffement attendu par ceux qui toucheront l'agriculture. "La répétition d'événement climatiques extrême, l'une des conséquences les moins improbables du réchauffement en cours, pourrait remettre en cause cette adaptation. L'agriculture devra se modifier : changement des dates des semis, des apports d'engrais et choix de nouvelles variétés. Mais en contrepartie, les hivers plus cléments et l'augmentation de la pluviométrie attendue pourraient se traduire en Europe par une augmentation moyenne annuelle de production de blé d'une dizaine de millions de tonnes entre 2010 et 2040 et de 25 millions de tonnes entre 2040 et 2100".
Hervé Morin - Le Monde - 3 juillet

M. Chirac envisage une initiative pour soutenir le développement durable
Il entend faire du développement durable une dominante de l'action du gouvernement et marquer, lors du Sommet mondial du développement durable, qui se tiendra à Johannesburg fin août, les engagements de la France. On y attend plus de 40 000 participants, dont une centaine de chefs d'Etat. Sur le fond, en plaçant le sommet sous le signe du "développement durable", les Nations unies affirment la compatibilité entre le respect de l'environnement et le développement des pays pauvres, dans un contexte où tous les indicateurs montrent une dégradation de l'environnement de la planète. Défini en 1987, le développement durable a pour objectif de "satisfaire les besoins actuels sans compromettre l'aptitude des générations futures à satisfaire leur propres besoins". 
Hervé Kempf - Le Monde - 2 juillet

L'eau de vie et l'eau de guerre
L'eau douce risque de manquer dramatiquement sur la planète si des mesures de gestion ne sont pas prises. L'eau ne manque pas forcément mais, au cours du dernier siècle, l'homme s'est évertué à la gaspiller et à la polluer. La France, par exemple, dispose de ressources en eau douce largement suffisantes, avec 440 milliards de mètres cubes de pluie en moyenne par an qui vont alimenter les eaux de surface et reconstituent les réserves souterraines. Mais notre pays, pourtant enfant gâté de la planète, a été incapable de gérer et de protéger sagement ses stocks. Les pesticides se retrouvent dans 50% des points d'eau et dans plus de 20% des eaux souterraines. Résultat, plus de la moitié de la facture nationale est consacrée à l'assainissement.
Pierre Verdet - Sud Ouest - 1er juillet

Contre limaces et escargots, la caféine serait un pesticide efficace
Robert Hollingsworth, du département Recherche au Département de l'Agriculture américain, et ses collègues ont procédé à des brumisations de caféine sur une grenouille nuisible faisant des ravages sur les cultures en pots à Hawaï. Ce faisant, ils avaient constaté qu'une solution de 1 à 2% de caféine suffisait à tuer limaces et escargots. Des concentrations aussi faibles que 0,01% suffisaient à décourager de façon très significative leur appétit, précisent les chercheurs. La caféine, substance d'origine végétale présente dans les grains de café et fortement toxique à dose élevée, est un produit naturel classé comme non dangereux par la Food and Drug Administration américaine. Elle pourrait être utilisée comme alternative aux pesticides du commerce qui contiennent des ingrédients actifs chimiques dont les résidus ne sont pas permis sur les cultures vivrières aux Etats Unis.
AFP - 26 juin

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement
Sur les phytopharmaceutiques et la santé
Sur l'agriculture et l'environnement
Sur les abeilles 
Sur l'agriculture raisonnée
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur les phytopharmaceutiques et la santé 

Lien entre impuissance sexuelle et polluants industriels
Résultats d'une étude franco-argentine sur 199 hommes, publiée le 1er juillet dans le Journal of Andrology par le docteur Luc Multigner, épidémiologiste de la reproduction (Inserm unité 435), Alain Giami (Inserm U 292) et Alejandro Oliva (Hôpital Garibaldi, Argentine). Pour la première fois ces chercheurs ont examiné de manière systématique les liens entre certains toxiques comme pesticides et solvants et les troubles de l'érection. Les résultats statistiques montrent que le fait d'avoir été exposé aux solvants augmente particulièrement le risque de troubles sexuels, de même, mais à une moindre échelle pour les pesticides. "Notre travail a pour principal mérite de soulever un problème dont on ne connaît pas l'ampleur pour l'instant. D'autres enquêtes à plus large échelle devraient vérifier nos conclusions" a déclaré le docteur Multigner.
Martine Perez - Le Figaro - 2 juillet 

Reproduction : l'influence des pesticides sur la fécondité
Lors du congrès européen sur la reproduction et l'embryologie à Vienne, les scientifiques ont fait part d'une découverte étonnante : des hormones sexuelles de l'environnement auraient plus d'effet sur les spermatozoïdes que celles de l'organisme. Ces hormones oestrogènes qui se trouvent dans les légumes et végétaux mais aussi dans des produits industriels tels que les peintures, herbicides et pesticides, stimulent le développement des gamètes mâles. Ces produits qui, à haute dose, "désactivent" les spermatozoïdes pourraient être une voie de recherche intéressante pour les fécondations in vitro.
Le Figaro - 4 juillet
 

 

   
 
Sur l'agriculture et l'environnement

Le casse-tête de la réforme de la Pac (dossier)
La politique agricole commune (Pac) est de nouveau sur la sellette. Pas seulement parce qu'elle coûte cher. Ni parce que l'élargissement prochain de l'Union européenne ou les règles de l'Organisation mondiale du commerce la mettent en cause. Mais surtout parce qu'elle pousse à la concentration des exploitations au lieu de soutenir les plus fragiles, parce qu'elle ne va pas dans le sens de l'émergence d'une agriculture de qualité et soucieuse de l'environnement, et parce que les aides publiques massives des pays du Nord mettent en danger les agricultures des pays du Sud.
Denis Clerc - Alternatives Economiques - 1er juillet
 
 

 
   
 
Sur les abeilles

Menaces sur le miel
Si la justice s'en mêle, c'est que la coupe a fini par déborder. Bien sûr, toute l'agriculture n'est pas gagnée par les pratiques frauduleuses, pourtant, à en croire les services vétérinaires européens, l'utilisation des pesticides en France n'est pas toujours conforme aux recommandations des fabricants. L'UIPP défend la nécessité de ses productions tout en réclamant une plus forte implication de l'Etat dans l'homologation des produits et le contrôle de leur mise en œuvre. "Les pesticides ne sont pas des produits sans risques, ils doivent donc être utilisés avec précaution. Trop souvent, les agriculteurs ne respectent pas les calendriers d'application des produits, avant la floraison et avant la récolte" argumente Jacques My, secrétaire général de l'UIPP. Il y a plus grave encore, mais l'UIPP se garde de tout commentaire à ce sujet : si la chimie est indispensable, elle s'est à ce point sophistiquée qu'il est devenu pratiquement impossible de la mettre en œuvre sans un solide bagage technique. Combien d'agriculteurs, surtout installés sur de petites exploitations se sont mis à niveau ?
Jean Claude Jaillette - Marianne - 1er juillet
 

 

   
 
Sur l'agriculture raisonnée

L'agriculture raisonnée : c'est pas bien bio !
Effrayés par le succès de l'agriculture biologique, les fabricants de pesticides ont trouvé la parade, et inventé "l'agriculture raisonnée". Est-ce bien raisonnable ? L'Etat vient de le "labelliser" les yeux fermés, à la grande satisfaction des producteurs de pesticides. Et pour cause, c'est l'UIPP, entendez le syndicat des 29 fabricants français de pesticides, qui a sorti cette formule de son chapeau, il y a 9 ans, pour couper l'herbe sous le pied à l'agriculture biologique en créant le FARRE. Pourtant sur le terrain, on ne peut pas dire que les prêches du FARRE ont porté leurs fruits, puisque, ces dernières années, l'épandage de pesticides n'a cessé d'augmenter en France, jusqu'à atteindre les 111 500 tonnes en 1999. Et si depuis 2000 les quantités ont légèrement décrû (on est toujours le champion européen), ce n'est pas parce que les agriculteurs sont plus "raisonnés", mais, dixit l'UIPP, "en raison des conditions climatiques qui ont empêché un certain nombre de traitements et du retrait sur le marché européen d'un certain nombre de pesticides". 
Jérôme Canard - Le Canard enchaîné - 3 juillet

Agriculture raisonnée : est-ce bien raisonnable ?
Représentants de l'agriculture biologique, défenseurs de l'environnement, et associations de consommateurs sont nombreux à mettre en doute l'agriculture raisonnée telle que la définit un décret du 25 avril 2002. Ils y voient la main de la Fnsea, des semenciers et des groupes de l'agroalimentaire. Certes, il vaut mieux apporter la bonne dose au bon endroit et au bon moment, mais il s'agit tout de même d'atteindre en permanence des rendements élevés, ce qui de toute façon nécessite plus d'eau, d'engrais, de pesticides, d'énergie, etc. Il s'agit donc d'une forme de tromperie vis-à-vis du consommateur.
Réponse à Tout - 1er juillet

Agriculture raisonnée : la distribution veut la gratuité
Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution a déclaré, à propos de l'agriculture raisonnée "Nous souhaitons un dispositif national sur l'agriculture raisonnée qui puisse donner lieu à l'établissement d'une mention sur le produit. Il faut éviter une confusion signe de qualité/mention d'un mode de production spécifique. Ce mode de culture deviendra assez rapidement la norme générale, il faudrait éviter qu'il se traduise par des éléments de réévaluation des prix".
La Moselle Agricole - 21 juin
 
 

 
   
 
Sur les OGM

L'Europe ratifie le protocole sur les risques biotechnologiques
L'Union européenne a décidé de ratifier le protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques, qui devra aussi être ratifié par les quinze Etats membres. Ce texte des Nations unies traite entre autres de l'identification et de l'étiquetage des OGM ainsi que des mouvements transfrontaliers de ces organismes. 

Vers une traçabilité renforcée des OGM
Le Parlement européen a adopté en première lecture 2 Projets de règlements qui imposeront une traçabilité totale des OGM, depuis la plante jusqu'à l'homme et à l'animal, mais pas jusqu'au beefsteak. 18 OGM sont légalement produits en Europe contre plus de 50 aux Etats-Unis 12 autres sont en attente d'autorisation, après avis favorable du Comité scientifique de l'UE. L'assemblée de Strasbourg a durci plusieurs points du projet de la Commission. Elle a interdit toute trace d'OGM non autorisés dans les aliments alors que Bruxelles insiste pour en tolérer 1%. Elle a imposé que la présence accidentelle d'OGM autorisés dans un produit conventionnel soit étiquetée à partir de 0,5% . Et elle fait peser sur le seul producteur d'OGM la responsabilité d'éviter toute contamination. Paradoxalement, elle suit la Commission dans son choix d'exempter des obligations d'étiquetage les denrées animales. L'argument tiendrait à l'impossibilité de détecter des traces (ADN ou protéines) de ces OGM après leur passage dans l'estomac de l'animal.
Philippe Gélie - Le Figaro - 4 juillet

UE/ Etiquetage des OGM : les associations environnementales saluent le vote du PE
"Le Parlement a voté en faveur de la plus stricte législation au monde pour l'alimentation humaine et animale contenant des OGM" s'est félicité l'organisation Greenpeace. Pour les Amis de la Terre Europe, le vote du Parlement constitue "un succès majeur pour les consommateurs européens et une sérieuse défaite pour l'industrie des biotechnologies et pour le gouvernement américain qui ont fait campagne pour affaiblir les propositions." 
AFP - 3 juillet

Le défi de la faim dans le monde
Sommet du G8, à Kanaskis, au Canada. Le Haut Conseil de la coopération internationale a précisé que pour satisfaire les besoins alimentaires de la planète, la production agricole devra plus que doubler dans l'ensemble du monde. Il y a besoin de développer les recherches qui permettront une seconde "révolution verte", y compris en recourant si nécessaire et avec toutes les précautions utiles aux OGM. Encore faut-il que ces recherches ne soient pas confisquées par des firmes plus soucieuses des cours de Bourse que de réduire la misère. 
Jacques Godfrain - Le Figaro - 26 juin

Les OGM, la faim et l'Académie des sciences
Lettre ouverte de Jean Pierre Berlan, directeur de recherche à l'INRA aux académiciens signataires d'une déclaration détaillée approuvant les essais en champ d'OGM. Réagissant à cette déclaration, Jean Pierre Berlan donne une relecture critique de deux siècles de science agronomique. L'Ecologiste a adressé ce texte à chaque Académicien - signataires ou non de la déclaration. A suivre ! Extrait : "Chacun peut constater le désastre humain, agronomique, écologique, alimentaire, esthétique de cette biologie sous influence. L'agriculture et l'agronomie de demain s'opposeront point par point aux principes implicites passéistes du "développementalisme" agricole (Levins 1986) qui aboutit au transgénique : elles seront fondées sur le travail en commun et non sur l'individualisme, sur la coopération entre savoir scientifique et paysan et non sur la négation du second, sur une démarche globale et non sur un réductionnisme exclusif qui produit l'irrationalité lucrative de l'ensemble, sur l'utilisation écologique des terroirs et les économies de diversité et non sur primat des économies d'échelle, sur la diversité rationnelle des agro- écosystèmes et non sur la monoculture industrielle, sur une collaboration amicale avec la nature et non sur sa soumission illusoire, sur l'enracinement dans les terroirs et non sur le hors -sol pour s'en affranchir, sur le respect des animaux et non leur torture, sur l'autonomie des producteurs et non leur asservissement.
L'Ecologiste - Juin 2002

Monsanto et Aventis veulent produire du colza en Australie
L'administration australienne a par ailleurs reçu cette année 20 demandes d'introduction d'OGM, essentiellement à vocation expérimentale. D'après les autorités du pays, plus du tiers des quelques 70 demandes de travaux en laboratoire confiné auront été approuvées d'ici la fin juin.
Les Echos.fr - 24 juin

Un fermier canadien planté par les OGM
Percy Schmeiser est devenu un héros pour les militants anti-OGM. Monsanto lui reproche de s'être procuré ses graines de colza résistantes et de les avoir plantées sans pour autant payer pour cette technologie. L'agriculteur nie tout et accuse la multinationale d'avoir contaminé ses cultures avec les pollen des champs transgéniques environnants. Le fermier a été condamné en 2001 à verser d'importants dommages et intérêts à la firme américaine. Les tests effectués sur ses parcelles révèlent que le colza présent contenait 95 à 98% de colza transgénique, une teneur très forte même en cas de contamination. Mais que penser d'expertises qui varient énormément selon l'endroit où elles sont effectuées et selon le laboratoire qui effectue les tests. 

OGM / Les voyages au long cours du pollen transgénique
Une étude australienne apporte de nouveaux éléments dans le débat sur la dissémination des gènes de plantes transgéniques. Les chercheurs ont étudié une souche mutante de canola, variété de colza sélectionnée pour la qualité de son huile. Cette souche se caractérise par des mutations obtenues par sélection classique lui conférant via deux gènes, une résistance au chlore de sulfurons, présente dans un herbicide. Cette étude a été menée sur de vastes parcelles de 25 à 100 hectares dispersées sur un tiers de la surface du continent. L'étude montre que la dissémination des gènes portant la résistance à l'insecticide via le pollen des plantes est importante : jusqu'à 3 kilomètres dans les champs voisins de canola non modifiés. L'action des insectes et du vent peut expliquer pourquoi le pollen va si loin. La dispersion du pollen reste malgré tout très réduite. Ce phénomène dépend du rapport de taille entre le champ- source et le champ- récepteur. La conclusion pour les fermiers australiens est claire : ils savent désormais qu'il est impossible d'isoler parfaitement une culture transgénique.
Nicolas Louis - Le Figaro.fr - 29 juin

"Nestlé ne croit pas à l'uniformisation des goûts alimentaires"
"Nous sommes très concernés par la recherche et les débats sur les OGM… Trouver des solutions pour nourrir toute la planète est primordial, et le génie génétique est actuellement la seule réponse. Sous cet angle, nous sommes clairement en faveur d'une utilisation responsable de cette technologie. Mais dire que le génie génétique est sans danger n'a pas de sens. Les risques sur l'environnement sont les plus faciles à détecter. Ceux qui pèsent sur la santé ne sont certes pas prouvés mais ne peuvent pas être exclus : il faut avoir un recul de 25à 40 ans. Reste que, après 15 ans d'utilisation, il n'y a pas une personne au monde ayant eu un problème de santé à cause d'un OGM… Ce qui est quand même extraordinaire. Après tout, le moindre produit alimentaire traditionnel, comme le fromage, est à l'origine de nombreux accidents. Il faut donc être conscient des risques, mais décréter l'interdiction des OGM, c'est criminel, car certains pays, comme l'Inde, en ont un besoin vital. Alors que l'eau est le problème crucial de l'agriculture, puisque celle-ci engloutit 70% de l'eau douce, vous avez à présent la possibilité d'avoir des plantes qui ont besoin de 2 fois moins d'eau. Que l'Europe s'offre le luxe de se passer des OGM, pourquoi pas. Puisque nous payons nos paysans pour ne pas produire, on n'a guère besoin d'une technologie augmentant le rendement. Mais à force de jouer sur l'émotion et l'irrationnel, l'Europe passe à côté d'une nouvelle technologie qui, à la longue aura un impact important." Peter Brabeck PDG.
Propos recueillis par Chantal Bialobos et Philippe Genet - Capital - 1er juillet
 

 

   
 
Ils ont dit

OGM : les chercheurs croisent le fer
"Les OGM représentent un outil génétique parmi d'autres. La démarche des chercheurs est d'aller voir dans les champs ce qu'elle a dans le ventre , il reste toujours quelque chose de positif de l'expérimentation des nouvelles techniques. Si 5 millions d'agriculteurs dans le monde utilisent les OGM, c'est qu'ils en ont besoin. Ils ont encore le choix".
Eric Bonnel directeur de recherche chez Germicopa, société semencière spécialisée dans la pomme de terre.
Propos recueillis par Xavier Bonnardel - 0uest France - 26 juin

"Quand la Chine s'éveillera"
"Pour la première fois dans une discipline moderne qui demande une expertise de pointe, la Chine se trouve parmi les pionniers. Les résultats ont été obtenus dans des laboratoires chinois, avec du matériel chinois, par des chercheurs chinois qui ont mis en œuvre une nouvelle méthode d'approche. Et ces travaux ont été mis dans le domaine public, comme en Occident. Cette percée de la science chinoise n'est assurément pas la dernière. Tout indique d'ailleurs, que , dans les domaines de la technologie du vivant, deux pays vont dominer la scène internationale, les Etats-Unis, bien sûr, et la Chine, avec, pas très loin derrière, la Grande Bretagne, le Japon et la Corée. C'est dans ces recherches que se situe l'agriculture de demain. Pendant ce temps, la France - pays où est née la biologie moléculaire, et qui dispose d'équipes de pointe et d'un organisme de recherche agronomique de niveau international - laisse saccager les champs expérimentaux d'OGM. Pour rétablir l'honneur des chercheurs et de la recherche et le respect qui leur est dû, il a fallu deux interventions du Premier ministre, puis celle du président de la République, avant celle des juges. Enfin, l'Europe toute entière est paralysée par l'action irresponsable des Verts concernant les OGM et, du coup, le champ est laissé libre aux multinationales américaines et, désormais, à la Chine. Que ferons-nous quand, dans un commerce international dérégulé, la Chine exportera à bas prix toutes les céréales produites suivant des techniques que nous n'aurons pas pu développer ? En fait, "Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera" (Napoléon Bonaparte)". 
Claude Allègre - l'Express - 4 juillet

Lomborg, l'écolo danois qui sème la tempête. Dans un livre explosif "l'Ecologiste sceptique" (2001), il conteste le catastrophisme sur l'état de la planète.
"Il est essentiel d'avoir des organisations comme Greenpeace, mais elles ont toujours tendance à exagérer les problèmes. C'est la règle pour se faire entendre et récolter des fonds. La conséquence est qu'on écoute beaucoup plus les associations écologistes que les experts de l'industrie ou les scientifiques gouvernementaux. On ne sait plus distinguer les faits de la politique".
"Certains de ses arguments ne sont pas faux"
Laurence Tubiana, ex-conseillère pour l'environnement de Lionel Jospin :
"En ce qui concerne l'incertitude du risque, quand celui-ci existe, tous les experts acceptent des mesures réglementaires ou l'interdiction. Mais il arrive qu'un risque soit incertain. Ce qui est le cas pour les OGM… Des risques existent, mais nous n'avons pas d'éléments pour le prouver de manière radicale. En outre, ceux qui dénoncent l'exagération des écologistes raisonnent en termes de probabilité. Pour eux, un risque existe dès lors qu'il peut être probabilisé. Mais s'il devient non quantifiable, improbable du point de vue de l'outil statistique, il devient alors négligeable. Lomborg est dans cette logique.
Propos recueillis par Olivier Truc et Vittorio De Filippis - Libération - 3 juillet

 

 
   
     

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