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Revue de presse :
du 20 au 26 juin 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé 

Assemblée Générale de l'UIPP du 20 juin :

Recul des ventes de phytopharmaceutiques
L'UIPP estime à près de 5% le recul des ventes de produits phytos, pour cette saison. Le marché français avait déjà enregistré une baisse de 7% en 2000-2001. Les volumes de matières actives resteraient stables, autour de 95 000 tonnes. La France représente près du tiers du marché européen. Par ailleurs, face à la volonté de l'administration d'encadrer ce qui se fait sur le terrain par les agriculteurs en matière de mélange de produits dans les cuves, les industriels souhaitent l'élaboration d'une "liste négative". Elle détaillerait les mélanges à proscrire pour des questions environnementales ou des problèmes de résistance.
Ouest France - 22 juin

Le marché français des produits phytopharmaceutiques se rétracte
"Nous sommes dans une période de rupture liée au contexte économique - compte tenu de la pression sur les prix dans le cadre européen, les agriculteurs réduisent les traitements - et plus encore à un changement des mentalités et des pratiques eu égard à l'environnement et à la sécurité" Antoine Crabit, chargé de mission des affaires économiques à l'UIPP. D'ailleurs, selon l'UIPP, regroupant 28 entreprises (96% de l'activité française), cette tendance à la baisse devrait se poursuivre avec la mise en œuvre de la réglementation prévue dans le cadre de l'agriculture raisonnée, les conséquences du retrait de certaines substances - entre 20 et 30% des molécules seront retirées du marché européen d'ici à 2003.
Marie-Annick Depagneux - Les Echos - 21 juin

Légumes : trop de pesticides et de nitrates (encore 1 salade sur 6 hors normes)
Nos fruits et légumes s'améliorent d'année en année, c'est incontestable. Il n'empêche : les producteurs peuvent mieux faire, en matière de sécurité et de qualité, pour les débarrasser de résidus nocifs. Le dernier bilan de la Direction de la consommation et de la répression des fraudes fait état "d'anomalies". Une fois encore les salades produites sous serre font la lune des légumes "non conformes" : 7% des prélèvements effectués révèlent un taux anormal de pesticides et de brome.
Paul Burel - Ouest France - 22 juin 

Trop de retard à Bruxelles sur les seuils de résidus et sur les normes du bio
La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) est déçue par ce retard. La réévaluation des 834 substances existantes mises sur le marché avant juillet 1993 (date d'application de la directive 91/414) et l'évaluation de la centaine de substances nouvelles présentées depuis ont pris un retard de près de 5 ans et les évaluations ne devraient pas pouvoir être finalisées avant 2008, aux dires de la Commission européenne. Pour le président Jérôme Bédier, il faut que ce programme puisse être achevé en 2003 comme cela était prévu. Il prend note de l'engagement du processus de révision de la directive pour y inclure le cas des associations autorisées de pesticides. 
AGIA Alimentation - 20 juin

Pesticides : l'excès - Dossier
Pourquoi en utilise-t-on autant ? Avec quels risques pour la santé ? Les pesticides font peur, et on est sans doute allé trop loin dans leur utilisation. Mais ceux qui travaillent sur le dossier rappellent aussi que les pesticides permettent de lutter contre les moisissures, ces dernières pouvant produire de véritables poisons baptisés mycotoxines. Diminuer l'emploi des pesticides, sans doute. S'en passer totalement, peut-être pas. Daniel Roques, président de l'Association des utilisateurs et distributeurs de produits agrochimiques en Europe, n'est pas tendre avec les fabricants. Il est vrai que l'on a affaire à un secteur très concentré, avec 3 producteurs qui font 80% du marché. Ces poids lourds peuvent donner l'impression de faire la pluie et le beau temps. Les agriculteurs dépendent d'eux pour la protection des cultures et il existe d'ailleurs un vrai problème de "cultures orphelines", car elles sont trop marginales pour intéresser les fabricants. Avec le risque que les agriculteurs utilisent alors des produits non autorisés.
60 millions de consommateurs - 1er juillet

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur les abeilles
Sur l'agriculture raisonnée 
Sur l'agriculture biologique 
Sur les firmes
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur les abeilles 

Les abeilles tombent comme des mouches
"Dans le Gers, l'analyse des abeilles retrouvées mortes a montré qu'il n'y avait pas de traces d'insecticides" module jacques My secrétaire général de l'UIPP. "Et en Bretagne, la mortalité constatée des abeilles semble liée au mélange d'un insecticide avec un fongicide, mélange connu pour être toxique pour les abeilles et qui fait l'objet de mises en garde sur l'étiquetage. Il y a en matière de mortalité des abeilles, des cas de mauvaises pratiques, des maladies , des problèmes de climatologie, et des cas que nous n'expliquons pas. Dans ces cas-là, on a évidemment tendance à désigner les pesticides comme responsables." L'UIPP rappelle que "la protection des abeilles est l'une des composantes du dossier d'homologation des produits. Les tests ont beaucoup évolué depuis l'affaire Gaucho. Il serait urgent d'apprendre aux agriculteurs à utiliser les pesticides. Nous sommes prêts à travailler avec les apiculteurs pour mettre en œuvre les dispositions indispensables à la sauvegarde des abeilles, mais les choses n'avancent pas."
Phlippe Lecoq - Le Progrès - 24 juin 

Les apiculteurs accusent un insecticide de tuer les abeilles
Les abeilles des campagnes françaises sont-elles menacées de disparition ? Chaque printemps, LE QUART DES RUCHES disséminées sur le territoire perd ses occupantes, causant une forte baisse de la production nationale de miel et faisant craindre pour la SURVIE D'UNE ESPECE cruciale pour la reproduction des végétaux. Depuis plusieurs années, les apiculteurs sont persuadés qu'un nouveau type d'INSECTICIDE , DIT SYSTEMIQUE, est à l'origine de l'hécatombe. L'un d'eux, le GAUCHO, PRODUIT par BAYER, et utilisé en France depuis 1993, polarise leur colère et fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires. Les plaignants s'appuient sur des études scientifiques qui soulignent plusieurs effets néfastes de l'insecticide. Mais Bayer leur oppose d'autres enquêtes qui relativisent la responsabilité du produit. Jacques My de l'UIPP juge que ce produit est bon pour l'environnement. Bayer fait remarquer que les semences de tournesol issues de cultures traitées au Gaucho ne sont plus commercialisées en France depuis janvier 1999, date à la quelle le ministre de l'agriculture , a décidé un moratoire sur leur homologation. Or la mortalité des abeilles persiste.
Benoît Hopquin - Le Monde - 25 juin

L'abeille, alliée des fleurs, des champs et des gastronomes
L'affaire se joue uniquement entre fleurs et insectes : les premières nourrissent les secondes, qui assurent la reproduction des premières en transportant leur pollen d'un individu à un autre. Une association à bénéfice réciproque aussi vieille que les plantes à fleurs (celles-ci, comme les abeilles, sont apparues il y a environ cent millions d'années), que l'agriculture intensive moderne et ses pesticides sont en train de mettre à mal comme jamais auparavant. "Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. Plus de pollinisation, plu d'herbe, plus d'animaux, plus d'hommes." Cette phrase, est attribuée à Einstein.
Catherine Vincent - Le Monde - 23 juin
 

 

   
 
Sur l'agriculture raisonnée 

Syngenta France se veut un partenaire des agriculteurs français
Désireuse de restaurer l'image de l'agrochimie, fortement décriée en Europe, mais aussi soumise à de fortes pressions économiques, la filiale française de Syngenta ambitionne d'être un partenaire des agriculteurs. Elle veut aider les agriculteurs à récupérer la valeur ajoutée perdue depuis 1995 au profit de l'industrie agroalimentaire, à travers la mise en place d'exploitations qualifiées. A titre d'exemple, l'entreprise vient ainsi de créer Ageris, un réseau de 7 fermes modèles choisies pour la qualité et la rigueur de leur démarche environnementale. 
La Tribune - 25 juin
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique 

Fausses céréales bio : six mois ferme pour le principal prévenu en appel
Le trafic avait porté sur un total de 50 000 tonnes de fausses céréales destinées à l'alimentation animale, selon l'enquête de la DGCCRF. Lors de l'examen des faits devant le TC de Morlaix, M. Gautier, PDG, avait reconnu avoir maquillé les comptes de son entreprise Eurograin. Il avait affirmé avoir été "sous pression permanente" de Central Soya France, distributeur basé dans le Finistère et qui se fournissait à environ 60% auprès d'Eurograin.
AFP - 20 juin

Certifié bio, maïs empoisonné
Panique sur le label ! Les turpitudes du scandale des céréales bio au Nitrofen en Allemagne ébranlent toute l'agriculture bio. L'affaire est d'une ampleur sans précédent, même si plusieurs cas de fraude ont déjà égratigné la filière en France. Il est pour le moment impossible d'estimer l'ampleur des fraudes qui touchent l'agriculture biologique. Opacité facilitée par l'importance des quantités de produits et par l'internationalisation des transactions. Pour prévenir les tentations de fraude sur les marchandises, la solution la plus souvent avancée réside dans "l'intégralité de la production" (le "lien au sol" dans le jargon bio). Il s'agit d'obliger l'éleveur à nourrir ses animaux exclusivement avec des produits qu'il cultive lui-même. Cette règle a même été édictée en principe au sein de l'UE. Mais elle impose tant de contraintes que l'on tolère bien souvent son non respect. D'où les importations, les intermédiaires, les provenances douteuses et les risques de fraude.
Philippe Cohen - Grillet - VSD - 20 juin

La grande vague montante du bio
Les aliments industriels ont souvent un déficit de saveur et manquent souvent, pour les fruits et légumes de fermeté, et du fameux goût de verdure de notre enfance. Les produits bio, il faut le rappeler, sont pour la plupart exempts d'additifs, de conservateurs, d'émulsifiants et d'autres agents de saveur et de texture qui standardisent le goût. Convaincu par les qualités nutritionnelles et gustatives du bio, le consommateur qui paie ces produits plus cher est pourtant en droit d'exiger du fournisseur une vraie démarche environnementale, la transparence de l'origine des approvisionnements et des contrôles où règne la plus grande rigueur.
Florence Quentin - Midi Libre - 19 juin
 

 

   
 
Sur les firmes

Syngenta s'intéresse à des actifs de CropScience
Un an après avoir vu le jour en France, Syngenta Agro y a supprimé un tiers de son effectif. La direction s'intéresse aux fongicides viticoles et à des herbicides de CropSciences. Pour soutenir la croissance, Jeremy Macklin, PDG de Syngenta Agro SA, mise sur le lancement de nouveaux produits, tel un fongicide appartenant à la nouvelle famille des strobilurines (picoxystrobine). Des lancements d'autant plus importants qu'une partie des produits de Syngenta pourrait être mise en cause. La Commission européenne réévalue actuellement les homologations de tous les produits phytopharmaceutiques, ce qui pourrait entraîner le retrait du marché d'un tiers des molécules.
N.H. - Les Echos - 25 juin
 
 

 
   
 
Sur les OGM

La FAO pousse à l'utilisation des OGM
Les OGM, dénoncés par les ONG et recommandés par la FAO dans un cadre maîtrisé, suscitent nombre d'interrogations, tant au sujet de leurs avantages possibles que de leurs éventuels effets pervers. Les cultures modifiées peuvent générer des effets imprévus sur les systèmes agricoles. Ces produits sont susceptibles d'extraire davantage de ressources du sol ou d'utiliser plus d'eau que pour les cultures normales" déclare la FAO. Elle indique que chaque pays doit établir ses propres règles et propose une assistance technique aux Etats. Le Paraguay et Cuba ont déjà émis des demandes en ce sens.
La Presse de la Manche - 11 juin

"Monsanto ? On assume…"
Monsanto est régulièrement sur le grill des anti-OGM et des antimondialistes. A Arçay, dans le Cher, une ferme abrite l'une des quinze succursales régionales du semencier américain, à vocation commerciale exclusivement. Elus consulaires, organisations agricoles et maires ont pu vérifié sur place, invités à une opération portes ouvertes. "Découverte du patrimoine économique du Berry". Limpide : "Nous avons été chahutés au travers de la médiatisation des OGM", justifie Alain Aurejac, responsable régional de Monsanto France. "On fait des OGM, et nous n'avons pas honte". Amputée, la citation relèverait de la provocation gratuite : "Mais pas en France, tant que la législation n'a pas donné le feu vert…" 
J.R. - La Nouvelle République - 15 juin

Premier arrachage légal d'OGM en Europe
Cet arrachage de cultures transgéniques qui n'étaient pas assez éloignées des autres champs de colza conventionnels a eu lieu sans incident. Toutefois Nature et Progrès dénonce le manque d'informations sur ce genre d'essais transgéniques, précisant que "40% de l'ensemble des cultures seraient déjà "polluées" des conséquences de la pollinisation ou du passage des graines dans le sol, alors que 84% des consommateurs européens ne veulent pas des OGM alimentaires". Cette opération a soulevé également quelques inquiétudes, de l'autre côté de la frontière, dans l'Avesnois. Personne n'avait connaissance de ces essais d'OGM … qui avaient lieu depuis 2 ans. Comme quoi, si l'Europe monétaire est réalisée, l'Europe de la transparence reste à faire.
Lionel Maréchal - La Voix du Nord - 22 juin

Les Verts : "Non à la menace OGM"
On le sait, une expérimentation de maïs génétiquement modifié en plein air a lieu une nouvelle fois, dans la commune d'Auverse. Les Verts de Maine et Loire rappellent à cette occasion "leur refus total des expérimentations d'OGM sauf si elles concernent la recherche médicale et sont pratiquées en milieu confiné". Pour eux, les autres expérimentations "n'ont qu'un but, celui de servir les intérêts commerciaux de grandes firmes financières de semences". Les Verts appellent "tous les citoyens, tous les consommateurs, à dire non et à montrer qu'ils n'ont pas l'intention de laisser faire ce qui menace l'environnement, la santé, et le devenir des petits paysans."
Le Courrier de l'Ouest - 20 juin

Les dossiers sur les OGM peuvent être communiqués aux habitants
Un administré de la petite commune de Germignonville, en Eure e Loir, vient en effet d'obtenir gain de cause face à sa mairie auprès de la laquelle il sollicitait des informations sur lesdites plantations. Après lui avoir opposé un refus, au motif que ces fiches n'existaient pas, la mairie lui a fait savoir, en novembre 2001, qu'elle tenait ces documents à sa disposition, à condition qu'il justifie son identité. Considérant que "ni ces fiches, ni les avis ne pouvaient comporter de secrets protégés par la loi", les magistrats ont estimé que "le maire était tenu d'envoyer ces documents administratifs au domicile de M… sans avoir au préalable à vérifier son identité". Le tribunal a ainsi annulé cette décision implicite de refus et ordonné à la mairie de communiquer toutes ces fiches ainsi que "les avis au public concernant tous les essais effectués en 1998 et 1999, dans un délai d'un mois".
Marie Belhomme - La République du Centre - 19 juin

Vive les OGM
"Nous achetons une nouvelle graine et nous ne sommes plus malades" raconte un couple de paysans chinois. Fonction de la semence miracle ? Tueuse d'insectes. Celle-ci dérègle le tube digestif des bestioles indésirables et les empêche de se nourrir. "Ce sont 10 000 empoisonnements par les pesticides recensés tous les ans qui ont disparu", se félicite Huang Dafang, directeur de l'Institut de recherche en biotechnologie à Pékin. Du coup, ici, les incantations de Greenpeace ou des Verts face au danger génétique, on s'en moque. La Chine bascule dans l'ère des biotechnologies. Sans bruit… Mais résolument. "Les ingénieurs chinois manipulent tous les végétaux à leur disposition, confirme un expert agricole français installé à Pékin. On est à des années-lumière du débat français". Les résultats sont là : le coton transgénique contribuerait déjà à 35% de la production domestique. Il devrait en représenter 75% d'ici à 2005. Dans le sillage du coton, une vingtaine d'autres produits attendent leur homologation (pommes de terre, choux, maïs, tabac, riz…).
Marc Nexon - Le Point - 21 juin
 

 

   
 
Ils ont dit

Bernard Delmotte s'attaque au tout-bio
"Vouloir revenir 80 ans en arrière ! Ce n'est même pas pensable : autrefois, l'alimentation était d'une mauvaise qualité biologique, ça oui ! Accepterions nous de revenir à la médecine d'antan ?" Bernard Delmotte lance un appel aux élus "Après avoir cautionné le développement de l'homme par la surconsommation de produits, ils doivent désormais lui apprendre à consommer mieux, et peut-être moins, afin de mettre un terme au gaspillage généralisé de notre civilisation. Il faut arriver à une agriculture raisonnée, maîtriser la pollution, sans se faire d'illusions : il faut toujours maintenir les parasites au dessous du seuil de nuisibilité pour la plante. Ce n'est pas ma vérité, je ne fais qu'exploiter des référentiels scientifiques établis par d'autres. Il' n'y a qu'a lire". 
Bernard Delmotte, conseiller en chambre d'agriculture à la retraite a écrit "Progrès : quelle est ta victoire ?", édition Bertout.
Propos recueillis par Béatrice Frère - La Voix du Nord - 23 juin
 

 
   
     

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