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Sur
les abeilles Les abeilles tombent comme des mouches "Dans le Gers, l'analyse des abeilles retrouvées mortes a montré qu'il n'y avait pas de traces d'insecticides" module jacques My secrétaire général de l'UIPP. "Et en Bretagne, la mortalité constatée des abeilles semble liée au mélange d'un insecticide avec un fongicide, mélange connu pour être toxique pour les abeilles et qui fait l'objet de mises en garde sur l'étiquetage. Il y a en matière de mortalité des abeilles, des cas de mauvaises pratiques, des maladies , des problèmes de climatologie, et des cas que nous n'expliquons pas. Dans ces cas-là, on a évidemment tendance à désigner les pesticides comme responsables." L'UIPP rappelle que "la protection des abeilles est l'une des composantes du dossier d'homologation des produits. Les tests ont beaucoup évolué depuis l'affaire Gaucho. Il serait urgent d'apprendre aux agriculteurs à utiliser les pesticides. Nous sommes prêts à travailler avec les apiculteurs pour mettre en œuvre les dispositions indispensables à la sauvegarde des abeilles, mais les choses n'avancent pas." Phlippe Lecoq - Le Progrès - 24 juin Les apiculteurs accusent un insecticide de tuer les abeilles Les abeilles des campagnes françaises sont-elles menacées de disparition ? Chaque printemps, LE QUART DES RUCHES disséminées sur le territoire perd ses occupantes, causant une forte baisse de la production nationale de miel et faisant craindre pour la SURVIE D'UNE ESPECE cruciale pour la reproduction des végétaux. Depuis plusieurs années, les apiculteurs sont persuadés qu'un nouveau type d'INSECTICIDE , DIT SYSTEMIQUE, est à l'origine de l'hécatombe. L'un d'eux, le GAUCHO, PRODUIT par BAYER, et utilisé en France depuis 1993, polarise leur colère et fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires. Les plaignants s'appuient sur des études scientifiques qui soulignent plusieurs effets néfastes de l'insecticide. Mais Bayer leur oppose d'autres enquêtes qui relativisent la responsabilité du produit. Jacques My de l'UIPP juge que ce produit est bon pour l'environnement. Bayer fait remarquer que les semences de tournesol issues de cultures traitées au Gaucho ne sont plus commercialisées en France depuis janvier 1999, date à la quelle le ministre de l'agriculture , a décidé un moratoire sur leur homologation. Or la mortalité des abeilles persiste. Benoît Hopquin - Le Monde - 25 juin L'abeille, alliée des fleurs, des champs et des gastronomes L'affaire se joue uniquement entre fleurs et insectes : les premières nourrissent les secondes, qui assurent la reproduction des premières en transportant leur pollen d'un individu à un autre. Une association à bénéfice réciproque aussi vieille que les plantes à fleurs (celles-ci, comme les abeilles, sont apparues il y a environ cent millions d'années), que l'agriculture intensive moderne et ses pesticides sont en train de mettre à mal comme jamais auparavant. "Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. Plus de pollinisation, plu d'herbe, plus d'animaux, plus d'hommes." Cette phrase, est attribuée à Einstein. Catherine Vincent - Le Monde - 23 juin |
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l'agriculture raisonnée Syngenta France se veut un partenaire des agriculteurs français Désireuse de restaurer l'image de l'agrochimie, fortement décriée en Europe, mais aussi soumise à de fortes pressions économiques, la filiale française de Syngenta ambitionne d'être un partenaire des agriculteurs. Elle veut aider les agriculteurs à récupérer la valeur ajoutée perdue depuis 1995 au profit de l'industrie agroalimentaire, à travers la mise en place d'exploitations qualifiées. A titre d'exemple, l'entreprise vient ainsi de créer Ageris, un réseau de 7 fermes modèles choisies pour la qualité et la rigueur de leur démarche environnementale. La Tribune - 25 juin |
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Sur
l'agriculture biologique
Fausses céréales bio : six mois ferme pour le principal prévenu en appel Le trafic avait porté sur un total de 50 000 tonnes de fausses céréales destinées à l'alimentation animale, selon l'enquête de la DGCCRF. Lors de l'examen des faits devant le TC de Morlaix, M. Gautier, PDG, avait reconnu avoir maquillé les comptes de son entreprise Eurograin. Il avait affirmé avoir été "sous pression permanente" de Central Soya France, distributeur basé dans le Finistère et qui se fournissait à environ 60% auprès d'Eurograin. AFP - 20 juin Certifié bio, maïs empoisonné Panique sur le label ! Les turpitudes du scandale des céréales bio au Nitrofen en Allemagne ébranlent toute l'agriculture bio. L'affaire est d'une ampleur sans précédent, même si plusieurs cas de fraude ont déjà égratigné la filière en France. Il est pour le moment impossible d'estimer l'ampleur des fraudes qui touchent l'agriculture biologique. Opacité facilitée par l'importance des quantités de produits et par l'internationalisation des transactions. Pour prévenir les tentations de fraude sur les marchandises, la solution la plus souvent avancée réside dans "l'intégralité de la production" (le "lien au sol" dans le jargon bio). Il s'agit d'obliger l'éleveur à nourrir ses animaux exclusivement avec des produits qu'il cultive lui-même. Cette règle a même été édictée en principe au sein de l'UE. Mais elle impose tant de contraintes que l'on tolère bien souvent son non respect. D'où les importations, les intermédiaires, les provenances douteuses et les risques de fraude. Philippe Cohen - Grillet - VSD - 20 juin La grande vague montante du bio Les aliments industriels ont souvent un déficit de saveur et manquent souvent, pour les fruits et légumes de fermeté, et du fameux goût de verdure de notre enfance. Les produits bio, il faut le rappeler, sont pour la plupart exempts d'additifs, de conservateurs, d'émulsifiants et d'autres agents de saveur et de texture qui standardisent le goût. Convaincu par les qualités nutritionnelles et gustatives du bio, le consommateur qui paie ces produits plus cher est pourtant en droit d'exiger du fournisseur une vraie démarche environnementale, la transparence de l'origine des approvisionnements et des contrôles où règne la plus grande rigueur. Florence Quentin - Midi Libre - 19 juin |
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Sur les firmesSyngenta s'intéresse à des actifs de CropScience Un an après avoir vu le jour en France, Syngenta Agro y a supprimé un tiers de son effectif. La direction s'intéresse aux fongicides viticoles et à des herbicides de CropSciences. Pour soutenir la croissance, Jeremy Macklin, PDG de Syngenta Agro SA, mise sur le lancement de nouveaux produits, tel un fongicide appartenant à la nouvelle famille des strobilurines (picoxystrobine). Des lancements d'autant plus importants qu'une partie des produits de Syngenta pourrait être mise en cause. La Commission européenne réévalue actuellement les homologations de tous les produits phytopharmaceutiques, ce qui pourrait entraîner le retrait du marché d'un tiers des molécules. N.H. - Les Echos - 25 juin |
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Sur les OGM
La FAO pousse à l'utilisation des OGM Les OGM, dénoncés par les ONG et recommandés par la FAO dans un cadre maîtrisé, suscitent nombre d'interrogations, tant au sujet de leurs avantages possibles que de leurs éventuels effets pervers. Les cultures modifiées peuvent générer des effets imprévus sur les systèmes agricoles. Ces produits sont susceptibles d'extraire davantage de ressources du sol ou d'utiliser plus d'eau que pour les cultures normales" déclare la FAO. Elle indique que chaque pays doit établir ses propres règles et propose une assistance technique aux Etats. Le Paraguay et Cuba ont déjà émis des demandes en ce sens. La Presse de la Manche - 11 juin "Monsanto ? On assume…" Monsanto est régulièrement sur le grill des anti-OGM et des antimondialistes. A Arçay, dans le Cher, une ferme abrite l'une des quinze succursales régionales du semencier américain, à vocation commerciale exclusivement. Elus consulaires, organisations agricoles et maires ont pu vérifié sur place, invités à une opération portes ouvertes. "Découverte du patrimoine économique du Berry". Limpide : "Nous avons été chahutés au travers de la médiatisation des OGM", justifie Alain Aurejac, responsable régional de Monsanto France. "On fait des OGM, et nous n'avons pas honte". Amputée, la citation relèverait de la provocation gratuite : "Mais pas en France, tant que la législation n'a pas donné le feu vert…" J.R. - La Nouvelle République - 15 juin Premier arrachage légal d'OGM en Europe Cet arrachage de cultures transgéniques qui n'étaient pas assez éloignées des autres champs de colza conventionnels a eu lieu sans incident. Toutefois Nature et Progrès dénonce le manque d'informations sur ce genre d'essais transgéniques, précisant que "40% de l'ensemble des cultures seraient déjà "polluées" des conséquences de la pollinisation ou du passage des graines dans le sol, alors que 84% des consommateurs européens ne veulent pas des OGM alimentaires". Cette opération a soulevé également quelques inquiétudes, de l'autre côté de la frontière, dans l'Avesnois. Personne n'avait connaissance de ces essais d'OGM … qui avaient lieu depuis 2 ans. Comme quoi, si l'Europe monétaire est réalisée, l'Europe de la transparence reste à faire. Lionel Maréchal - La Voix du Nord - 22 juin Les Verts : "Non à la menace OGM" On le sait, une expérimentation de maïs génétiquement modifié en plein air a lieu une nouvelle fois, dans la commune d'Auverse. Les Verts de Maine et Loire rappellent à cette occasion "leur refus total des expérimentations d'OGM sauf si elles concernent la recherche médicale et sont pratiquées en milieu confiné". Pour eux, les autres expérimentations "n'ont qu'un but, celui de servir les intérêts commerciaux de grandes firmes financières de semences". Les Verts appellent "tous les citoyens, tous les consommateurs, à dire non et à montrer qu'ils n'ont pas l'intention de laisser faire ce qui menace l'environnement, la santé, et le devenir des petits paysans." Le Courrier de l'Ouest - 20 juin Les dossiers sur les OGM peuvent être communiqués aux habitants Un administré de la petite commune de Germignonville, en Eure e Loir, vient en effet d'obtenir gain de cause face à sa mairie auprès de la laquelle il sollicitait des informations sur lesdites plantations. Après lui avoir opposé un refus, au motif que ces fiches n'existaient pas, la mairie lui a fait savoir, en novembre 2001, qu'elle tenait ces documents à sa disposition, à condition qu'il justifie son identité. Considérant que "ni ces fiches, ni les avis ne pouvaient comporter de secrets protégés par la loi", les magistrats ont estimé que "le maire était tenu d'envoyer ces documents administratifs au domicile de M… sans avoir au préalable à vérifier son identité". Le tribunal a ainsi annulé cette décision implicite de refus et ordonné à la mairie de communiquer toutes ces fiches ainsi que "les avis au public concernant tous les essais effectués en 1998 et 1999, dans un délai d'un mois". Marie Belhomme - La République du Centre - 19 juin Vive les OGM "Nous achetons une nouvelle graine et nous ne sommes plus malades" raconte un couple de paysans chinois. Fonction de la semence miracle ? Tueuse d'insectes. Celle-ci dérègle le tube digestif des bestioles indésirables et les empêche de se nourrir. "Ce sont 10 000 empoisonnements par les pesticides recensés tous les ans qui ont disparu", se félicite Huang Dafang, directeur de l'Institut de recherche en biotechnologie à Pékin. Du coup, ici, les incantations de Greenpeace ou des Verts face au danger génétique, on s'en moque. La Chine bascule dans l'ère des biotechnologies. Sans bruit… Mais résolument. "Les ingénieurs chinois manipulent tous les végétaux à leur disposition, confirme un expert agricole français installé à Pékin. On est à des années-lumière du débat français". Les résultats sont là : le coton transgénique contribuerait déjà à 35% de la production domestique. Il devrait en représenter 75% d'ici à 2005. Dans le sillage du coton, une vingtaine d'autres produits attendent leur homologation (pommes de terre, choux, maïs, tabac, riz…). Marc Nexon - Le Point - 21 juin |
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Ils ont dit
Bernard Delmotte s'attaque au tout-bio "Vouloir revenir 80 ans en arrière ! Ce n'est même pas pensable : autrefois, l'alimentation était d'une mauvaise qualité biologique, ça oui ! Accepterions nous de revenir à la médecine d'antan ?" Bernard Delmotte lance un appel aux élus "Après avoir cautionné le développement de l'homme par la surconsommation de produits, ils doivent désormais lui apprendre à consommer mieux, et peut-être moins, afin de mettre un terme au gaspillage généralisé de notre civilisation. Il faut arriver à une agriculture raisonnée, maîtriser la pollution, sans se faire d'illusions : il faut toujours maintenir les parasites au dessous du seuil de nuisibilité pour la plante. Ce n'est pas ma vérité, je ne fais qu'exploiter des référentiels scientifiques établis par d'autres. Il' n'y a qu'a lire". Bernard Delmotte, conseiller en chambre d'agriculture à la retraite a écrit "Progrès : quelle est ta victoire ?", édition Bertout. Propos recueillis par Béatrice Frère - La Voix du Nord - 23 juin |
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