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Revue de presse :
du 12 au 19 juin 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les phytopharmaceutiques et l'environnement 

Pesticides : l'alliance entre industriels et agriculteurs
Les producteurs de produits phytopharmaceutiques veulent redorer leur blason et viennent d'organiser la visite d'une exploitation à Malaucène. Jacques MY secrétaire général de l'UIPP, s'il se défend de faire l'apologie des produits phytopharmaceutiques, veut rassurer les consommateurs avec qui il reconnaît que le dialogue est plus aisé que face aux associations de protection de l'environnement. " Le marché, aujourd'hui, s'oriente plus vers des moyens biologiques que des traitements à tout va, assure-t-il. L'agriculture bio correspond à une demande légitime mais elle a ses limites.".
Laurent Faré - La Provence - 4 juin

Les pesticides s'accumulent, les rapports aussi
Empoisonnée par les nitrates et les pesticides, la politique de l'eau est en carafe. Les rapports alarmants s'accumulent, les subventions aussi. Mais les lobbies agricoles et industriels sont les plus forts. En 1999, le ministère de l'Environnement a recensé 300 pollutions provoquées, presque une fois sur deux, par des écoulements d'hydrocarbures dans les eaux cours d'eau et dans 16% des cas par des déversements d'engrais de pesticides ou de lisier. Le congrès international sur les pesticides - ça existe - organisé au début du mois à Marrakech n'a réuni que de rares chercheurs français. Curieux : la France, est de loin, le premier consommateur européen (100 000 tonnes par an) et le troisième dans le monde de ces gentils produits. En outre, leur nocivité (allergies, effets hormonaux et peut-être cancérigènes) n'est plus contestée par la médecine. 
Jean-François Julliard - 19 juin - Le Canard enchaîné

Pesticides : attention aux enfants
Evaluant les risques liés à la consommation de produits végétaux traités par les pesticides, le dernier avis de l'Afssa revient sur la particularité des nourrissons et enfants en bas âge. L'Agence renvoie à l'étude réalisée par l'ISA de Beauvais qui comporte une approche théorique fondée sur les Apports journaliers Maximum Théoriques (AjMT) estimés à partir des limites maximales de résidus et qui montre que les dépassements théoriques, peu fréquents chez le nourrisson âgé de moins de 4 mois, augmentent chez l'enfant plus âgé du fait de la diversification alimentaire progressive. Le crédit journalier de l'enfant est dépassé dans le cas de 43 substances actives sur 99 étudiées. Parmi les pesticides incriminés 14 sont des inhibiteurs de cholinestérase et 12 font l'objet d'un classement R40 (effets irréversibles possibles).
Delphine Cariou - RIA - 1er juin

Déchets chimiques dans une décharge à Neuwiller
Greenpeace annonce détenir la preuve que l'ancienne décharge de la chimie bâloise "Hitzmatten" à Neuwiller, renferme des déchets chimiques. Des analyses révèlent la présence d'au moins 5 produits chimiques : substances intermédiaires de la production de colorants, de médicaments et de pesticides comme le chlorobenzène, le crésol et l'indol, qui sont en partie très dangereux pour l'eau. Deux de ces substances sont soupçonnées être cancérigènes. Greenpeace reproche à Novartis, Ciba et Syngenta d'avoir toujours nié cette présence de produits chimiques et leur demande de présenter d'ici fin 2002 un concept d'assainissement de cette décharge.
Dernières Nouvelles d'Alsace - 13 juin

Des produits phytopharmaceutiques dans le collimateur de la justice
A Saint Gaudens, l'enquête suit son cours sur l'importation et la cession illicites de produits phytopharmaceutiques, qui sont suspectés d'entraîner la mort massive d'abeilles. Des responsables d'Appro Vert et Culti- Conseils ont mis en examen. Le président de Culti Conseil a fermement nié toute importation de produits d'Espagne. "Tous nos fournisseurs sont Français et nous ne pouvons donc en être tenus pour responsables". Il est également tout aussi formel sur l'utilisation de ces produits : "On a parlé de mélanges. C'est une chose inimaginable pour des professionnels. Il s'agit de produits adjuvants qu'on ajoute au moment de l'emploi aux principes actifs de certains herbicides, seulement pour en renforcer l'activité et par conséquent, en diminuer considérablement la quantité préconisée par le fabricant. Les deux produits incriminés dans cette affaire, Déterlux et Dissolux, sont d'un usage courant et sont en vente libre à des fins agricoles sur tout le territoire."
La Dépêche du Midi - 16 juin

Les pays industrialisés ne sont pas épargnés
Les Etats-Unis emploient environ 120 000 jeunes de 14 à 17 ans, soit 7% de la main-d'œuvre agricole. L'association Human Rights Watch a récemment tiré la sonnette d'alarme, après avoir reçu de nombreux témoignages d'enfants souffrant de nausées, vertiges, éruptions, maux de tête, vomissements pour avoir travaillé dans des champs où l'on vaporisait régulièrement des pesticides. Ces expositions répétées risquent de provoquer des cancers, des troubles cérébraux, des problèmes de stérilité. 
Martine Picouët - Le Monde - 13 juin

Emballages de produits phytopharmaceutiques - un premier bilan positif
La filière de gestion des déchets de produits phytopharmaceutiques, créée par Adivalor , dresse un premier bilan positif, dix mois après son lancement. La société a récolté plus de 600 tonnes d'emballages vides de produits phytopharmaceutiques (EVPP) et 450 tonnes de produits non utilisables (PPNU) en 2001. Elle a élargi son partenariat avec l'entrée de la FNSEA et de l'APCA dans son capital et décentralisé son organisation pour se rapprocher des distributeurs.
Jean Louis Charleux - Loiret agricole et rural - 31 mai

Sur les phytopharmaceutiques et l'environnement
Sur l'environnement 
Sur l'agriculture biologique 
Sur les firmes 
Sur les OGM 
Sur les biotechnologies
Divers
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 
Sur l'environnement 

Quand la biomasse digère les effluents récalcitrants
Certains déchets industriels organiques liquides étaient condamnés à l'incinération en raison de leur résistance à la biodégradation. Pour la première fois, Eco- Solution, entreprise spécialisée dans le traitement biologique des déchets vient d'installer dans un atelier de fabrication de produits phytopharmaceutiques dans la région rouennaise, un procédé inédit de traitement d'effluents reposant sur le concept dit de "l'évolution dirigée". On estime chez Eco- Solution que l'emploi de l'évolution dirigée se justifie dès que le coût de traitement externe dépasse 150 euros la tonne. En cinq ans, l'investissement est amorti et le coût de traitement déjà inférieur à l'incinération, chute encore. (Eco- Solution - Jean Barthomeuf (tel 01 47 34 19 03).
CCM - Environnement Magazine - 1er juin

 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique 

BIO
Enfin une bonne nouvelle pour la filière bio récemment mise à mal par les pratiques de quelques margoulins. L'American Chemical Society vient de rendre publique une étude qui montre que les jus d'orange bio contiennent 30% de vitamine C en plus que leurs concurrents lambda. Par quel miracle ? Les scientifiques avancent l'hypothèse que l'habitude qui consiste en agriculture intensive à asperger les vergers avec des engrais nitratés augmente l'assimilation de l'eau dans les oranges, ce qui donne au final un jus plein de flotte avec des vitamines diluées dedans. Et même parfois en prime des pesticides…
Le Canard enchaîné - 12 juin

La crise du marché bio
Le bio est devenu un marché à part entière, la demande, aujourd'hui est dix fois supérieure à l'offre, situation qui réjouit à moitié les producteurs historiques. Pointant du doigt les subventions destinées à aider les agriculteurs conventionnels à passer à l'agriculture biologique. Vincent Pozzer, militant de la première heure, a ce commentaire : "Ils y viennent à coups de primes, pas par conviction mais par intérêt. Patrick Pouvreau, producteur de vin bio, en Gironde, n'est pas contre le développement des produits bio auprès du grand public mais il prévient "les dérives qui accompagnent l'emballement actuel du marché". "Les producteurs et les distributeurs n'ont pas tous l'éthique bio. Il existe du faux bio, notamment dans les céréales". Il affirme qu'il faut sécuriser la filière longue en exigeant des engagements de ses acteurs et en effectuant des contrôles. 
Jacqus Ballarin - Sud Ouest - 11 juin
 
 

 
   
 
Sur les firmes 

BASF veut les insecticides de Bayer
Le groupe chimique allemand BASF sera candidat à l'acquisition de l'activité insecticides de son concurrent Bayer dès que celle-ci sera officiellement mis en vente. Globalement BASF prévoit de réaliser quatre acquisitions, dont celles des insecticides de Bayer, pour un volume de 2,5 milliards d'euros, selon le directeur financier Max Dietrich Kley.
La Tribune - 19 juin
 

 
   
 
Sur les OGM

Feu vert aux OGM dans trois communes
La commission nationale de génie biomoléculaire a donné son feu vert à des essais en plein champ de maïs génétiquement modifié sur le territoire de Valdivienne, Mazerolles et Civaux. Ces essais, réalisés pour le compte de la société Monsanto, s'inscrivent dans une expérimentation pluriannuelle pour le développement de maïs tolérant au glyphosate. Il s'agit de la continuité du programme qui avait donné lieu à une manifestation d'opposants aux cultures en plein champ d'OGM à Valdivienne l'an dernier.
La Nouvelle République - 8 juin

Du maïs transgénique interdit dans les aides à la Bolivie
Une variété de maïs transgénique interdite à la consommation humaine (Starlink) a été retrouvée dans des lots d'aide alimentaire distribués en Bolivie, a dénoncé l'association Les Amis de la Terre dans un communiqué diffusé à Rome, en marge du sommet FAO. Les lots avaient été distribués à El Alto par le Programme alimentaire mondial et l'agence internationale américaine pour le développement, selon les Amis de la Terre. Au Guatemala et au Nicaragua, des variétés transgéniques pourtant interdites dans l'Union européenne ont également été détectées dans des lots d'aide alimentaires, selon la même source. Les Amis de la Terre dénoncent "une forme de pollution biologique irréversible menaçante pour les variétés de maïs locales".
AFP - 12 juin

Belgique : ministre Santé ordonne la destruction d'un champ d'OGM d'Aventis
Afin d'éviter la propagation du matériel génétiquement modifié provenant des parcelles d'essai, la Belgique exige qu'une distance d'au moins 1000 mètres sépare un champ de colza génétiquement modifié d'un autre champ de colza. Or, le champ d'Aventis à Salles (sud de la Belgique) se situe à seulement 880 mètres d'un champ commercial de colza. "Par conséquent, l'autorisation n'est plus valable et le champ devra être détruit".
AFP - 18 juin

Les OGM, ni mal absolu ni panacée
La multiplication des expérimentations va de pair avec la prise de conscience des multiples inconnues de l'entreprise transgénique et des risques de contamination. Reste une certitude : pendant les débats, la culture OGM continue de se développer. Les surfaces transgéniques de soja, de maïs, de coton ou de colza ont augmenté de 19% dans le monde en 2001 et ont été multipliées par 30 en 5 ans. 5,5 millions d'agriculteurs s'y emploient déjà, dans 16 pays (dont 68% aux Etats - Unis, et 22% en Argentine). "Aucun organisme officiel ne répertorie ces données, c'est dire la transparence", note un expert de Greenpeace. C'est l'Isaaa, l'Association des industriels du secteur, qui s'en charge…
Christian Losson - Libération - 14 juin

Les OGM, une arme contre la faim ?
Les produits biotechs peuvent être utiles pour nourrir le monde. Mais pour le moment, ils n'engraissent que leurs fabricants. Certains opposant aux OGM admettent que ces derniers sont, dans l'absolu, un outil prometteur pour le développent agricole. Mais que les conditions actuelles et compte tenu des produits disponibles, ils sont inutiles au tiers monde. Car la question n'est pas celle du volume de nourriture, mais celle de son accessibilité pour les pays du Sud. Si ces derniers disposaient de plus d'argent pour mieux cultiver leurs exploitations, réduire le gaspillage après récolte, vendre mieux leurs produits sur le marché local, point ne serait besoin de graines transgéniques. D'ailleurs comment pourraient-ils se les payer ? IL faudrait pour cela que les groupes agrochimiques s'intéressent à eux et à leurs besoins, et leur proposent un financement adapté.
A.R. - La Tribune - 12 juin
 
 

 
   
 
Sur les biotechnologies

Les fleurs flirtent avec la biotechnologie
La seule fleur transgénique commercialisée aujourd'hui est un œillet dont on a modifié la couleur. Il devrait bientôt être rejoint par des espèces se flétrissant moins vite en vase. Et des gazons résistant aux herbicides totaux seraient à l'étude outre - Atlantique. Les nouvelles technologies du vivant intéressent essentiellement l'amont, c'est-à-dire l'obtenteur ou la recherche horticole fondamentale, menée principalement par les organismes publics de recherche.
Catherine Ducruet - Les Echos - 19 juin
 

 
   
 
Divers

Vandana Shiva dénonce "l'encerclement des brevets", défend la bio -diversité
Mme Shiva, membre du Forum social mondial et Prix Nobel alternatif a évoqué à Rome la pénurie alimentaire commençant à sévir depuis 3-4 ans dans certains villages de l'Inde en raison de la détérioration des termes de l'échange. "Les nouvelles semences, les herbicides, les pesticides deviennent trop chers. Les agriculteurs s'endettent parfois de 100 000 à 700 000 euros. Donc, ils se vendent, ils vendent leurs organes, leurs reins, leurs enfants". A-t-elle dénoncé. Elle a dénoncé également "les véritables situations de misère en majorité dans les zones où vivent les indigènes de son pays" et les nombreuses maladies dont souffrent les femmes qui travaillent la terre à cause des insecticides.
Nicole Martiche - AFP - 12 juin
 
   
 
Ils ont dit

Gérer le bruit médiatique
"En août 2001, une crise médiatique a été déclenchée autour des résidus de produits phytopharmaceutiques dans les fruits et légumes. Des résultats de contrôles ont été publiés, qui faisaient état de plusieurs taux supérieurs aux normes légales. On peut déjà s'interroger sur le comportement de certains journalistes, qui semblaient surtout vouloir alarmer la population. Le plus souvent, ils ne se sont pas attardés sur le fait que ces tests n'étaient pas représentatifs, mais au contraire focalisés sur des produits à risque. L'inter profession des fruits et légumes frais, en France, s'est justement dotée d'une cellule de crise en 1995 pour réagir à ce genre d'événements. Cinq jours à peine après la "crise", un sondage était réalisé pour en mesurer l'impact auprès du grand public. Résultat : à peine 16 % des Français qui avaient suivi l'affaire se disaient très inquiets. Au global, seulement 7% de la population avait perdu toute confiance. Conclusion : du bruit médiatique, mais pas de crise de la consommation."
Laurent Damiens, directeur marketing Aprifel (Agence pour la recherche et l'information en fruits et légumes frais)
Linéaires - 1er juin.


Des abeilles "tchernobylisées" - Libre opinion
De la Garonne aux bordures du Massif central par milliers les essaims d'abeilles "tombent" sous le coup d'un empoisonnement mystérieux et fatal… On ne connaît pas encore la nature exacte du produit "tueur"… Elles auraient absorbé (hypothèse valable) une surdose de toxines douteuses éparpillées sur les parcelles "traitées" ! Un peu de cynisme, beaucoup de calcul (économique), un bon flux de prétention scientifique… et les grandes manœuvres industrielles et agricoles combinées aboutissent à une impasse. On vient de trouver effectivement des nouvelles molécules plus performantes pour s'attaquer aux parasites, aux adventices, aux prédateurs. En première ligne, les laboratoires n'hésitent pas à forcer les caractéristiques des herbicides, des pesticides, dès que ceux-ci rencontrent des résistances inattendues sur le terrain... On savait conduire en douceur, avec harmonie, une relation fraternelle entre les plantes, les insectes et les hommes. Ce lien est sinistrement rompu."
Bernard Vaudour-Faguet - Professeur d'histoire - La Croix - 19 juin
 

 
   
     

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