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Sur
l'environnement Quand la biomasse digère les effluents récalcitrants Certains déchets industriels organiques liquides étaient condamnés à l'incinération en raison de leur résistance à la biodégradation. Pour la première fois, Eco- Solution, entreprise spécialisée dans le traitement biologique des déchets vient d'installer dans un atelier de fabrication de produits phytopharmaceutiques dans la région rouennaise, un procédé inédit de traitement d'effluents reposant sur le concept dit de "l'évolution dirigée". On estime chez Eco- Solution que l'emploi de l'évolution dirigée se justifie dès que le coût de traitement externe dépasse 150 euros la tonne. En cinq ans, l'investissement est amorti et le coût de traitement déjà inférieur à l'incinération, chute encore. (Eco- Solution - Jean Barthomeuf (tel 01 47 34 19 03). CCM - Environnement Magazine - 1er juin |
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Sur
l'agriculture biologique BIO Enfin une bonne nouvelle pour la filière bio récemment mise à mal par les pratiques de quelques margoulins. L'American Chemical Society vient de rendre publique une étude qui montre que les jus d'orange bio contiennent 30% de vitamine C en plus que leurs concurrents lambda. Par quel miracle ? Les scientifiques avancent l'hypothèse que l'habitude qui consiste en agriculture intensive à asperger les vergers avec des engrais nitratés augmente l'assimilation de l'eau dans les oranges, ce qui donne au final un jus plein de flotte avec des vitamines diluées dedans. Et même parfois en prime des pesticides… Le Canard enchaîné - 12 juin La crise du marché bio Le bio est devenu un marché à part entière, la demande, aujourd'hui est dix fois supérieure à l'offre, situation qui réjouit à moitié les producteurs historiques. Pointant du doigt les subventions destinées à aider les agriculteurs conventionnels à passer à l'agriculture biologique. Vincent Pozzer, militant de la première heure, a ce commentaire : "Ils y viennent à coups de primes, pas par conviction mais par intérêt. Patrick Pouvreau, producteur de vin bio, en Gironde, n'est pas contre le développement des produits bio auprès du grand public mais il prévient "les dérives qui accompagnent l'emballement actuel du marché". "Les producteurs et les distributeurs n'ont pas tous l'éthique bio. Il existe du faux bio, notamment dans les céréales". Il affirme qu'il faut sécuriser la filière longue en exigeant des engagements de ses acteurs et en effectuant des contrôles. Jacqus Ballarin - Sud Ouest - 11 juin |
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Sur
les firmes
BASF veut les insecticides de Bayer Le groupe chimique allemand BASF sera candidat à l'acquisition de l'activité insecticides de son concurrent Bayer dès que celle-ci sera officiellement mis en vente. Globalement BASF prévoit de réaliser quatre acquisitions, dont celles des insecticides de Bayer, pour un volume de 2,5 milliards d'euros, selon le directeur financier Max Dietrich Kley. La Tribune - 19 juin |
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Sur les OGMFeu vert aux OGM dans trois communes La commission nationale de génie biomoléculaire a donné son feu vert à des essais en plein champ de maïs génétiquement modifié sur le territoire de Valdivienne, Mazerolles et Civaux. Ces essais, réalisés pour le compte de la société Monsanto, s'inscrivent dans une expérimentation pluriannuelle pour le développement de maïs tolérant au glyphosate. Il s'agit de la continuité du programme qui avait donné lieu à une manifestation d'opposants aux cultures en plein champ d'OGM à Valdivienne l'an dernier. La Nouvelle République - 8 juin Du maïs transgénique interdit dans les aides à la Bolivie Une variété de maïs transgénique interdite à la consommation humaine (Starlink) a été retrouvée dans des lots d'aide alimentaire distribués en Bolivie, a dénoncé l'association Les Amis de la Terre dans un communiqué diffusé à Rome, en marge du sommet FAO. Les lots avaient été distribués à El Alto par le Programme alimentaire mondial et l'agence internationale américaine pour le développement, selon les Amis de la Terre. Au Guatemala et au Nicaragua, des variétés transgéniques pourtant interdites dans l'Union européenne ont également été détectées dans des lots d'aide alimentaires, selon la même source. Les Amis de la Terre dénoncent "une forme de pollution biologique irréversible menaçante pour les variétés de maïs locales". AFP - 12 juin Belgique : ministre Santé ordonne la destruction d'un champ d'OGM d'Aventis Afin d'éviter la propagation du matériel génétiquement modifié provenant des parcelles d'essai, la Belgique exige qu'une distance d'au moins 1000 mètres sépare un champ de colza génétiquement modifié d'un autre champ de colza. Or, le champ d'Aventis à Salles (sud de la Belgique) se situe à seulement 880 mètres d'un champ commercial de colza. "Par conséquent, l'autorisation n'est plus valable et le champ devra être détruit". AFP - 18 juin Les OGM, ni mal absolu ni panacée La multiplication des expérimentations va de pair avec la prise de conscience des multiples inconnues de l'entreprise transgénique et des risques de contamination. Reste une certitude : pendant les débats, la culture OGM continue de se développer. Les surfaces transgéniques de soja, de maïs, de coton ou de colza ont augmenté de 19% dans le monde en 2001 et ont été multipliées par 30 en 5 ans. 5,5 millions d'agriculteurs s'y emploient déjà, dans 16 pays (dont 68% aux Etats - Unis, et 22% en Argentine). "Aucun organisme officiel ne répertorie ces données, c'est dire la transparence", note un expert de Greenpeace. C'est l'Isaaa, l'Association des industriels du secteur, qui s'en charge… Christian Losson - Libération - 14 juin Les OGM, une arme contre la faim ? Les produits biotechs peuvent être utiles pour nourrir le monde. Mais pour le moment, ils n'engraissent que leurs fabricants. Certains opposant aux OGM admettent que ces derniers sont, dans l'absolu, un outil prometteur pour le développent agricole. Mais que les conditions actuelles et compte tenu des produits disponibles, ils sont inutiles au tiers monde. Car la question n'est pas celle du volume de nourriture, mais celle de son accessibilité pour les pays du Sud. Si ces derniers disposaient de plus d'argent pour mieux cultiver leurs exploitations, réduire le gaspillage après récolte, vendre mieux leurs produits sur le marché local, point ne serait besoin de graines transgéniques. D'ailleurs comment pourraient-ils se les payer ? IL faudrait pour cela que les groupes agrochimiques s'intéressent à eux et à leurs besoins, et leur proposent un financement adapté. A.R. - La Tribune - 12 juin |
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Sur les biotechnologies
Les fleurs flirtent avec la biotechnologie La seule fleur transgénique commercialisée aujourd'hui est un œillet dont on a modifié la couleur. Il devrait bientôt être rejoint par des espèces se flétrissant moins vite en vase. Et des gazons résistant aux herbicides totaux seraient à l'étude outre - Atlantique. Les nouvelles technologies du vivant intéressent essentiellement l'amont, c'est-à-dire l'obtenteur ou la recherche horticole fondamentale, menée principalement par les organismes publics de recherche. Catherine Ducruet - Les Echos - 19 juin |
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DiversVandana Shiva dénonce "l'encerclement des brevets", défend la bio -diversité Mme Shiva, membre du Forum social mondial et Prix Nobel alternatif a évoqué à Rome la pénurie alimentaire commençant à sévir depuis 3-4 ans dans certains villages de l'Inde en raison de la détérioration des termes de l'échange. "Les nouvelles semences, les herbicides, les pesticides deviennent trop chers. Les agriculteurs s'endettent parfois de 100 000 à 700 000 euros. Donc, ils se vendent, ils vendent leurs organes, leurs reins, leurs enfants". A-t-elle dénoncé. Elle a dénoncé également "les véritables situations de misère en majorité dans les zones où vivent les indigènes de son pays" et les nombreuses maladies dont souffrent les femmes qui travaillent la terre à cause des insecticides. Nicole Martiche - AFP - 12 juin |
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Ils ont dit
Gérer le bruit médiatique "En août 2001, une crise médiatique a été déclenchée autour des résidus de produits phytopharmaceutiques dans les fruits et légumes. Des résultats de contrôles ont été publiés, qui faisaient état de plusieurs taux supérieurs aux normes légales. On peut déjà s'interroger sur le comportement de certains journalistes, qui semblaient surtout vouloir alarmer la population. Le plus souvent, ils ne se sont pas attardés sur le fait que ces tests n'étaient pas représentatifs, mais au contraire focalisés sur des produits à risque. L'inter profession des fruits et légumes frais, en France, s'est justement dotée d'une cellule de crise en 1995 pour réagir à ce genre d'événements. Cinq jours à peine après la "crise", un sondage était réalisé pour en mesurer l'impact auprès du grand public. Résultat : à peine 16 % des Français qui avaient suivi l'affaire se disaient très inquiets. Au global, seulement 7% de la population avait perdu toute confiance. Conclusion : du bruit médiatique, mais pas de crise de la consommation." Laurent Damiens, directeur marketing Aprifel (Agence pour la recherche et l'information en fruits et légumes frais) Linéaires - 1er juin. Des abeilles "tchernobylisées" - Libre opinion De la Garonne aux bordures du Massif central par milliers les essaims d'abeilles "tombent" sous le coup d'un empoisonnement mystérieux et fatal… On ne connaît pas encore la nature exacte du produit "tueur"… Elles auraient absorbé (hypothèse valable) une surdose de toxines douteuses éparpillées sur les parcelles "traitées" ! Un peu de cynisme, beaucoup de calcul (économique), un bon flux de prétention scientifique… et les grandes manœuvres industrielles et agricoles combinées aboutissent à une impasse. On vient de trouver effectivement des nouvelles molécules plus performantes pour s'attaquer aux parasites, aux adventices, aux prédateurs. En première ligne, les laboratoires n'hésitent pas à forcer les caractéristiques des herbicides, des pesticides, dès que ceux-ci rencontrent des résistances inattendues sur le terrain... On savait conduire en douceur, avec harmonie, une relation fraternelle entre les plantes, les insectes et les hommes. Ce lien est sinistrement rompu." Bernard Vaudour-Faguet - Professeur d'histoire - La Croix - 19 juin |
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