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Sur l'agriculture raisonnée
Agriculture raisonnée : Arrivée des premières semences raisonnées A peine l'agriculture raisonnée se crée-t-elle un socle réglementaire, que certains semenciers communiquent déjà sur leurs premières variétés adaptées à cette nouvelle orientation. Un semencier propose dès à présent un orge d'hiver "susceptible de s'inscrire dans cette démarche, par la maîtrise des risques sanitaires tout en améliorant la rentabilité par hectare de la culture. PLM - 1er mai L'agriculture raisonnée ne fait pas que des heureux La qualification des exploitations démarre doucement et les agriculteurs voient avec inquiétude arriver de nouvelles mesures sans que les passerelles nécessaires ne soient prévues afin d'éviter d'être redondants. Ils commencent à être envahis de documents administratifs auxquels ils doivent répondre et se demandent où cela va s'arrêter avec l'agriculture raisonnée. Enfin, ceux qui travaillent déjà à produire sous signes officiels de qualité ou d'origine (un tiers des exploitations sont engagées dans une démarche de certification et 50% de la viticulture est sous AOC) s'interrogent sur la confusion possible dans l'esprit du consommateur lorsque l'agriculture raisonnée pourra figurer sur les étiquettes. Dominique Chaillouet - Point de Vente - 27 mai L'agriculture n'était-elle pas déjà raisonnée ? Le décret du 25 avril dernier définit une nouvelle catégorie agricole : l'agriculture raisonnée. Son référentiel comprend des exigences réglementaires ou non. Est-elle vraiment différente de l'agriculture conventionnelle ou biologique ? Va-t-elle générer une valeur ajoutée pour la production ? Il existe un risque évident d'augmenter le doute et la suspicion sur l'agriculture conventionnelle. "Cela signifie-t-il que nous pratiquons une agriculture sans raisonner ? " fait judicieusement remarquer un éleveur qui s'interroge sur l'opportunité de s'engager dans une telle démarche. Pour ne pas rester une démarche professionnelle visant à mettre à niveau les pratiques agricoles, l'agriculture raisonnée doit donc se différencier sur des critères objectifs et mesurables, parfaitement identifiables par le consommateur : une réduction importante des rejets azotés ou phosphorés, la réduction des utilisations de produits phytopharmaceutiques, etc. Des engagements de résultats sont alors nécessaires. Françis Gary - La Semaine Vétérinaire - 25 mai |
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Sur
l'agriculture biologique
Scandale "bio" en Allemagne Scandale à l'herbicide : alerte rouge chez les agriculteurs bio Les Allemands qui s'étaient mis massivement aux œufs, aux poulets et aux dindes "biologiques" ont de quoi être écæurés. Un scandale qui ne fait sans doute que commencer vient de révéler que des centaines de milliers de volailles vendues ces derniers mois dans le pays et sans doute aussi exportées sous l'étiquette "bio" ont picoré du blé contaminé au nitrofen : un herbicide interdit dans toute l'Union européenne, car cancérigène. Lorraine Millot - Libération - 30 mai Scandale à l'herbicide : alerte rouge chez les agriculteurs bio Les agriculteurs biologiques allemands affrontent l'une des plus graves crises de leur histoire, avec le retrait des rayons de leurs œufs après la découverte de l'herbicide cancérigène dans la nourriture d'élevages bio du pays. "C'est une catastrophe" remarque le Prince Félix de Loewestein, président de la Fédération d'agriculture écologique, "Certaines exploitations ne vont pas survivre", a-t-il estimé. Selon le directeur de la Fédération du commerce alimentaire allemand Ger Haerig, "la croissance des produits bio va, en tous les cas, ralentir". L'an passé, les ventes avaient crû de 50%. Céline Le Prioux - AFP - 29 mai La France se met au bio Pour la 3ème année consécutive, tous les acteurs de la filière bio, producteurs, transformateurs, distributeurs, vont organiser plusieurs centaines d'animations dans toutes les régions. "A travers le message aujourd'hui je mange bio, nous voulons signifier que l'agriculture biologique est sortie de sa niche : une frange importante de la population comprise entre 15 et 20% mange régulièrement des produits bio" a expliqué Michel Helfter, directeur de l'Agence Bio. La France, qui compte 10 000 agriculteurs bio reste très largement importatrice, la moitié des produits bio consommés en France sont importés. AFP - 21 mai Bio pourquoi on y vient toutes "Nous sommes ce que nous mangeons". De plus en plus nombreuses à en prendre conscience, c'est vers le bio qu'on se tourne car, de crises en scandales alimentaires, il apparaît comme la seule alternative. Tandis que les pesticides, fongicides, herbicides de synthèse (et les OGM sur lesquels les spécialistes ne s'accordent pas) se multiplient dans son assiette, le consommateur s'est mis à la regarder vraiment de travers. D'où un comportement moins passif : lorsqu'il fait ses courses, il s'interroge sur l'origine et la composition des aliments, examine les étiquettes et, finalement, cherche le rayon bio. Charlotte Fouilleron - Femme Actuelle - 20 mai Le bio est-il bon pour la santé ? De nombreuses études montrent que les aliments bio restent bien plus natures, notamment en ce qui concerne les pesticides et les nitrates. Du fait qu'ils soient moins arrosés et moins "poussés" aux engrais chimiques, les fruits et légumes bio contiennent moins d'eau (environ25%) que les végétaux conventionnels. Ils présentent donc une plus grande richesse en vitamines et minéraux. Elisa Oudin - Pèlerin Magazine - 29 mars |
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Sur les OGMUne exposition pour tout savoir sur les gènes Gène, génome, ADN, OGM, thérapie génique… Il n'est désormais plus un jour sans que l'on prononce, lise ou entende ces mots tout à la fois familiers et obscurs... C'est donc à point nommé qu'est inaugurée par le nouveau ministre de la recherche, François Loos, l'exposition "L'homme et les gènes". Conçue par Axel Kahn, généticien à l'Inserm et membre du Comité national d'éthique, cette exposition a un double objectif : informer le public sur l'évolution de la génétique et ses nombreuses applications. Mais aussi et peut être surtout, donner à comprendre les enjeux de la génétique moderne de façon à susciter une réflexion sur les nouveaux pouvoirs qu'elle confère à l'homme et "préparer le public à un débat citoyen sur les potentialités et les risques des manipulations génétiques". Denis Sergent - La Croix - 23 mai OGM : Un vaccin au tabac transgénique Une équipe de chercheurs britanniques du King's Collège de Londres affirme avoir mis au point un traitement contre la carie dentaire à base de tabac génétiquement modifié. Après avoir réalisé des essais préliminaires en partenariat avec une firme californienne, Planet Biotechnology, les chercheurs sont à la recherche de partenaires pour procéder à des essais cliniques sur plusieurs centaines de patients. Ils n'ont pas encore publié les résultats de leurs premières expériences. Le Figaro - 17 mai OGM : le manque de confiance des consommateurs Une étude de la Commission européenne à propos des OGM révèle que les consommateurs n'ont pas confiance dans les institutions de contrôle. Ils craignent que le problème ne soit pas mieux géré que celui de la vache folle. Ils doutent également de l'utilisation des effets bénéfiques des OGM. Les auteurs de l'étude recommandent aux décideurs et experts impliqués d'admettre les erreurs déjà commises, d'expliquer de façon transparente comment les décisions ont été prises et comment elles prennent en compte les incertitudes, d'appliquer des sanctions lourdes en cas de mauvaise gestion ou de fraude. Etude consultable sur Internet (www.pabe.net). INC Hebdo - 24 mai Les OGM contre la faim dans le monde - Une belle excuse ? On cultive des OGM en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique. Soja, maïs, colza, coton, tabac… une agriculture industrielle, dont les produits sont destinés à l'alimentation du bétail ou à la transformation. Ces cultures ne nourrissent pas la population, mais creusent l'écart entre les agriculteurs aisés et les autres, incapables d'acheter les onéreuses semences. Les OGM étant conçus pour les multinationales, les recherches visent à améliorer le rendement de monocultures industrielles. Mais celles-ci ne sont pas adaptées aux régions tropicales. Transgéniques ou non, elles dégradent l'environnement. Aline Deprince - Science & Nature - 1er juin OGM le droit de choisir Faute de moyens, l'évaluation des dangers que pourraient présenter les OGM pour la santé et l'environnement demeure très imparfaite. Une meilleure maîtrise des risques est pourtant indispensable pour éviter des dégâts irréversibles. A l'appui de leurs demandes d'autorisation de commercialiser les OGM, les firmes produisent des tests de toxicité aiguëe. On nourrit des rats pendant un mois avec la protéine nouvellement introduite dans la plante, histoire de s'assurer, pour grossir le trait, qu'elle n'empoisonnerait pas un consommateur sur le champ. Les effets à long terme, eux, ne sont pratiquement pas évalués. C'est pourquoi les experts de l'Afssa recommandent que l'on mène des essais de toxicité chronique sur un laps de temps plus étendu, tout en soulignant que, du fait des contraintes techniques, ils ne permettront pas de s'affranchir de tout risque. "Aujourd'hui, il existe très peu de données sur la toxicité à long terme chez les mammifères et rien, sur les OGM les plus consommés, ne dépasse les 60 jours. Le problème est de savoir si les doses absorbées par les plantes et les animaux font courir un risque au consommateur. Pour l'instant, on l'ignore. D'une manière générale tous les effets secondaires - hormonaux, neurologiques, immunitaires, sont les parents pauvres des tests de toxicité, regrette le Professeur de biologie moléculaire : Gillles-Eric Seralini. Fabienne Maleysson - Que Choisir - 1er juin |
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