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Revue de presse :
du 17 au 30 mai 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les pesticides et l'environnement 

Les abeilles ne peuvent plus se sentir
Depuis plusieurs semaines déjà, c'est l'hécatombe dans les essaims. Selon des techniciens toulousains, il s'agit d'une véritable guerre entre abeilles. Celles qui butinent, reviennent à la ruche imprégnées d'une odeur de fongicide, qui déclenche les foudres mortelles des gardiennes. La filière est gravement touchée. Si l'hypothèse se vérifie, cela veut dire que le fongicide, toxique ou non n'est pas mortel pour les insectes. Mais qu'il provoque une telle panique qu'il met la survie des ruches en grand danger. 
Julien Mollereau - La Dépêche du Midi - 25 mai

Les abeilles victimes d'une mystérieuse hécatombe
Les producteurs de miel, particulièrement méfiants depuis l'affaire du gaucho, un insecticide sélectif qu'ils accusent de tuer aussi les abeilles, jugent insuffisants les tests pratiqués avant la mise sur le marché des pesticides. "Avant de lancer un produit, l'industriel réalise des études approfondies pour mesurer son impact sur l'homme, l'environnement et les abeilles plaide Jacques My, secrétaire général de l'UIPP. Après quoi, le ministère de l'Agriculture donne ou non son feu vert. Il peut également décider de limiter l'utilisation du pesticide. Toutefois, si les résultats mettaient en cause certains produits ou certaines méthodes de protection des cultures, nous prendrions sans délai les mesures qui s'imposent".
Muriel Frat - Le Figaro - 24 mai

L'industrie des pesticides favorable à un usage "raisonné"
Au lendemain d'une étude émanant de la Direction de la santé de la Commission européenne "Les industriels de la protection des plantes rappellent l'importance de la mise en œuvre par les agriculteurs de bonnes pratiques phytopharmaceutiques", selon le communiqué de l'UIPP. Et "ont décidé de renforcer leur plan d'action pour une extension rapide de la protection raisonnée de cultures". L'étude révèle que les produits testés en 2000 chez les Quinze ont une teneur en pesticides supérieure en moyenne de 4,5% aux normes légales, et en particulier de 7,7% pour la France.
La Tribune - 27 mai

"Les normes sanitaires sont de plus en plus souvent dépassées"
Daniel Renard, chef du service des milieux aquatiques à la direction régionale de l'Environnement. "Depuis plusieurs années on constate une dégradation de la qualité des nappes superficielles affectées par une grosse pollution essentiellement d'origine agricole. Les nitrates d'abord et maintenant les produits phytopharmaceutiques sont en cause. En ce qui concerne les produits phytopharmaceutiques on arrive à des rapports de 1 à 10 voire de 1 à 20. Il existe différentes techniques de traitement, difficiles à mettre en œuvre, car très coûteuses. Quant à la recherche de nappes plus profondes, cela ne constitue qu'une fuite en avant. La véritable réponse est de convaincre les agriculteurs de modifier leurs méthodes de culture.
Propos recueillis par J.G. - Le Parisien - 20 mai

L'énigme des grenouilles mal formées
Quel est le mal mystérieux qui décime les amphibiens ? A la fin des années 80, les pesticides furent mis en accusation. Au fil des années, toutefois, les scientifiques ont découvert que d'autres facteurs pouvaient être à l'origine de ce phénomène, comme le réchauffement climatique, la diminution de la couche d'ozone... Une étude menée dans l'ouest des Etats-Unis vient de montrer qu'un minuscule ver parasite serait à l'origine de ces anomalies, très fréquentes dans certains étangs de l'ouest du pays. L'élevage et les fertilisants pourraient favoriser sa prolifération.
Yves Miserey - Le Figaro - 28 mai

L'agriculture chinoise menace la santé et l'environnement
Soumis à des impératifs de production pour nourrir quelque 1,3 milliard de personnes, les fermiers chinois ont appris à ne pas lésiner sur les moyens : l'usage d'antibiotiques et d'hormones de croissance pour le bétail ainsi que de pesticides et d'engrais pour les fruits et légumes a pris des proportions inquiétantes. Mais les résultats sont là : la seule province de Shandong fournit plus de pommes que l'ensemble de l'Europe. Un début de conscience écologique se dessine pourtant en Chine. Sous la pression des associations de consommateurs, divers labels verts sont apparus ces dernières années. 
Frédéric Koller - La Croix - 24 mai

Sur les pesticides et l'environnement
Sur la sécurité alimentaire
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

Sur la sécurité alimentaire 

Belgique : retrait de compotes de poires de la société française Vitagermine
L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire a annoncé ce 23 mai le retrait de la vente en Belgique d'un lot d'aliments pour bébé à base de poire dans lequel a été décelée une "concentration élevée" d'un pesticide, le chlorméquat, fabriqué par une société française Vitagermine,. (à savoir 2,2 mg/kg (ou 2 200 pb) alors que la limite pour les aliments pour bébé est de 10 pb. "Le chlorméquat étant très rapidement excrété via l'urine, on ne doit pas s'attendre à des effets à plus long terme", note cependant l'agence belge.

Davantage de pesticides dans les fruits et légumes en Europe en 2000
Les fruits et légumes testés en Europe en 2000 présentent davantage de résidus de pesticides qu'en 1999, selon les résultats de l'étude annuelle de la Direction de la santé de la Commission européenne. 40,2% des échantillons analysés présentent des résidus de pesticides par rapport à 36,3% en 1999. Sur les 40,2%, 36% se situent en dessous des normes légales (limites maximales en résidus) contre 32% en 99 et 4,2% dépassent les seuils réglementaires (4,3% en 1999). Les industriels des pesticides soulignent que les limites maximales en résidus sont des limites réglementaires, qui "ne signifient pas un risque pour la santé". L'UIPP reconnaît toutefois qu'un
dépassement "nous renseigne sur un non-respect des conditions d'emploi des produits" : trop d'applications, des délais avant récolte trop courts. 
AFP - 23 mai

   
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Agriculture raisonnée : Arrivée des premières semences raisonnées
A peine l'agriculture raisonnée se crée-t-elle un socle réglementaire, que certains semenciers communiquent déjà sur leurs premières variétés adaptées à cette nouvelle orientation. Un semencier propose dès à présent un orge d'hiver "susceptible de s'inscrire dans cette démarche, par la maîtrise des risques sanitaires tout en améliorant la rentabilité par hectare de la culture.
PLM - 1er mai

L'agriculture raisonnée ne fait pas que des heureux
La qualification des exploitations démarre doucement et les agriculteurs voient avec inquiétude arriver de nouvelles mesures sans que les passerelles nécessaires ne soient prévues afin d'éviter d'être redondants. Ils commencent à être envahis de documents administratifs auxquels ils doivent répondre et se demandent où cela va s'arrêter avec l'agriculture raisonnée. Enfin, ceux qui travaillent déjà à produire sous signes officiels de qualité ou d'origine (un tiers des exploitations sont engagées dans une démarche de certification et 50% de la viticulture est sous AOC) s'interrogent sur la confusion possible dans l'esprit du consommateur lorsque l'agriculture raisonnée pourra figurer sur les étiquettes.
Dominique Chaillouet - Point de Vente - 27 mai 

L'agriculture n'était-elle pas déjà raisonnée ?
Le décret du 25 avril dernier définit une nouvelle catégorie agricole : l'agriculture raisonnée. Son référentiel comprend des exigences réglementaires ou non. Est-elle vraiment différente de l'agriculture conventionnelle ou biologique ? Va-t-elle générer une valeur ajoutée pour la production ? Il existe un risque évident d'augmenter le doute et la suspicion sur l'agriculture conventionnelle. "Cela signifie-t-il que nous pratiquons une agriculture sans raisonner ? " fait judicieusement remarquer un éleveur qui s'interroge sur l'opportunité de s'engager dans une telle démarche. Pour ne pas rester une démarche professionnelle visant à mettre à niveau les pratiques agricoles, l'agriculture raisonnée doit donc se différencier sur des critères objectifs et mesurables, parfaitement identifiables par le consommateur : une réduction importante des rejets azotés ou phosphorés, la réduction des utilisations de produits phytopharmaceutiques, etc. Des engagements de résultats sont alors nécessaires.
Françis Gary - La Semaine Vétérinaire - 25 mai
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Scandale "bio" en Allemagne

Scandale à l'herbicide : alerte rouge chez les agriculteurs bio
Les Allemands qui s'étaient mis massivement aux œufs, aux poulets et aux dindes "biologiques" ont de quoi être écæurés. Un scandale qui ne fait sans doute que commencer vient de révéler que des centaines de milliers de volailles vendues ces derniers mois dans le pays et sans doute aussi exportées sous l'étiquette "bio" ont picoré du blé contaminé au nitrofen : un herbicide interdit dans toute l'Union européenne, car cancérigène. 
Lorraine Millot - Libération - 30 mai

Scandale à l'herbicide : alerte rouge chez les agriculteurs bio
Les agriculteurs biologiques allemands affrontent l'une des plus graves crises de leur histoire, avec le retrait des rayons de leurs œufs après la découverte de l'herbicide cancérigène dans la nourriture d'élevages bio du pays. "C'est une catastrophe" remarque le Prince Félix de Loewestein, président de la Fédération d'agriculture écologique, "Certaines exploitations ne vont pas survivre", a-t-il estimé. Selon le directeur de la Fédération du commerce alimentaire allemand Ger Haerig, "la croissance des produits bio va, en tous les cas, ralentir". L'an passé, les ventes avaient crû de 50%.
Céline Le Prioux - AFP - 29 mai

La France se met au bio
Pour la 3ème année consécutive, tous les acteurs de la filière bio, producteurs, transformateurs, distributeurs, vont organiser plusieurs centaines d'animations dans toutes les régions. "A travers le message aujourd'hui je mange bio, nous voulons signifier que l'agriculture biologique est sortie de sa niche : une frange importante de la population comprise entre 15 et 20% mange régulièrement des produits bio" a expliqué Michel Helfter, directeur de l'Agence Bio. La France, qui compte 10 000 agriculteurs bio reste très largement importatrice, la moitié des produits bio consommés en France sont importés.
AFP - 21 mai

Bio pourquoi on y vient toutes
"Nous sommes ce que nous mangeons". De plus en plus nombreuses à en prendre conscience, c'est vers le bio qu'on se tourne car, de crises en scandales alimentaires, il apparaît comme la seule alternative. Tandis que les pesticides, fongicides, herbicides de synthèse (et les OGM sur lesquels les spécialistes ne s'accordent pas) se multiplient dans son assiette, le consommateur s'est mis à la regarder vraiment de travers. D'où un comportement moins passif : lorsqu'il fait ses courses, il s'interroge sur l'origine et la composition des aliments, examine les étiquettes et, finalement, cherche le rayon bio.
Charlotte Fouilleron - Femme Actuelle - 20 mai

Le bio est-il bon pour la santé ?
De nombreuses études montrent que les aliments bio restent bien plus natures, notamment en ce qui concerne les pesticides et les nitrates. Du fait qu'ils soient moins arrosés et moins "poussés" aux engrais chimiques, les fruits et légumes bio contiennent moins d'eau (environ25%) que les végétaux conventionnels. Ils présentent donc une plus grande richesse en vitamines et minéraux.
Elisa Oudin - Pèlerin Magazine - 29 mars
   
 
Sur les OGM

Une exposition pour tout savoir sur les gènes
Gène, génome, ADN, OGM, thérapie génique… Il n'est désormais plus un jour sans que l'on prononce, lise ou entende ces mots tout à la fois familiers et obscurs... C'est donc à point nommé qu'est inaugurée par le nouveau ministre de la recherche, François Loos, l'exposition "L'homme et les gènes". Conçue par Axel Kahn, généticien à l'Inserm et membre du Comité national d'éthique, cette exposition a un double objectif : informer le public sur l'évolution de la génétique et ses nombreuses applications. Mais aussi et peut être surtout, donner à comprendre les enjeux de la génétique moderne de façon à susciter une réflexion sur les nouveaux pouvoirs qu'elle confère à l'homme et "préparer le public à un débat citoyen sur les potentialités et les risques des manipulations génétiques".
Denis Sergent - La Croix - 23 mai

OGM : Un vaccin au tabac transgénique
Une équipe de chercheurs britanniques du King's Collège de Londres affirme avoir mis au point un traitement contre la carie dentaire à base de tabac génétiquement modifié. Après avoir réalisé des essais préliminaires en partenariat avec une firme californienne, Planet Biotechnology, les chercheurs sont à la recherche de partenaires pour procéder à des essais cliniques sur plusieurs centaines de patients. Ils n'ont pas encore publié les résultats de leurs premières expériences.
Le Figaro - 17 mai

OGM : le manque de confiance des consommateurs
Une étude de la Commission européenne à propos des OGM révèle que les consommateurs n'ont pas confiance dans les institutions de contrôle. Ils craignent que le problème ne soit pas mieux géré que celui de la vache folle. Ils doutent également de l'utilisation des effets bénéfiques des OGM. Les auteurs de l'étude recommandent aux décideurs et experts impliqués d'admettre les erreurs déjà commises, d'expliquer de façon transparente comment les décisions ont été prises et comment elles prennent en compte les incertitudes, d'appliquer des sanctions lourdes en cas de mauvaise gestion ou de fraude. Etude consultable sur Internet (www.pabe.net).
INC Hebdo - 24 mai

Les OGM contre la faim dans le monde - Une belle excuse ?
On cultive des OGM en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique. Soja, maïs, colza, coton, tabac… une agriculture industrielle, dont les produits sont destinés à l'alimentation du bétail ou à la transformation. Ces cultures ne nourrissent pas la population, mais creusent l'écart entre les agriculteurs aisés et les autres, incapables d'acheter les onéreuses semences. Les OGM étant conçus pour les multinationales, les recherches visent à améliorer le rendement de monocultures industrielles. Mais celles-ci ne sont pas adaptées aux régions tropicales. Transgéniques ou non, elles dégradent l'environnement. 
Aline Deprince - Science & Nature - 1er juin

OGM le droit de choisir
Faute de moyens, l'évaluation des dangers que pourraient présenter les OGM pour la santé et l'environnement demeure très imparfaite. Une meilleure maîtrise des risques est pourtant indispensable pour éviter des dégâts irréversibles. A l'appui de leurs demandes d'autorisation de commercialiser les OGM, les firmes produisent des tests de toxicité aiguëe. On nourrit des rats pendant un mois avec la protéine nouvellement introduite dans la plante, histoire de s'assurer, pour grossir le trait, qu'elle n'empoisonnerait pas un consommateur sur le champ. Les effets à long terme, eux, ne sont pratiquement pas évalués. C'est pourquoi les experts de l'Afssa recommandent que l'on mène des essais de toxicité chronique sur un laps de temps plus étendu, tout en soulignant que, du fait des contraintes techniques, ils ne permettront pas de s'affranchir de tout risque. "Aujourd'hui, il existe très peu de données sur la toxicité à long terme chez les mammifères et rien, sur les OGM les plus consommés, ne dépasse les 60 jours. Le problème est de savoir si les doses absorbées par les plantes et les animaux font courir un risque au consommateur. Pour l'instant, on l'ignore. D'une manière générale tous les effets secondaires - hormonaux, neurologiques, immunitaires, sont les parents pauvres des tests de toxicité, regrette le Professeur de biologie moléculaire : Gillles-Eric Seralini.
Fabienne Maleysson - Que Choisir - 1er juin

 
     

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