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Revue de presse :
du 8 au 16 mai 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les pesticides et l'environnement 

L'environnement en France, un bilan en demi-teinte
L'Institut français de l'environnement (Ifen) déclare que malgré des progrès sensibles, notamment grâce à la mise en œuvre des directives européennes sur le sol national, il n'y a pas lieu de crier victoire. Dans le chapitre relatif à l'impact environnemental de l'agriculture le rapport montre que 20% de la population française consomme une eau de boisson dont les quantités de pesticides excèdent les normes souhaitables. Philippe Crouzet, chef de la mission méthodes et international à l'Ifen a déclaré "Ce système d'agriculture intensive gérée comme une exploitations industrielle a aussi un impact lourd sur la biodiversité en général. Ainsi, des espèces d'oiseaux communes il n'y a pas si longtemps, comme l'alouette ou le moineau friquet, se raréfient dangereusement".
Marie Verdier - La Croix - 16 mai

Les apiculteurs ont défendu leur miel
Cela fait plusieurs années que les apiculteurs dénoncent l'utilisation par les agriculteurs de produits phytopharmaceutiques qui intoxiquent les insectes. "Savez-vous que la France est le 2ème pays utilisateur de produits phytopharmaceutiques après les USA : 100 000 tonnes par an !" déplore Denis Sapène, du syndicat national de producteurs de Miel de France. Mais ces dernières semaines, les ruches ont subi un véritable massacre : désherbants ? fongicides ? insecticides ? Les analyses sont en cours pour connaître l'exacte origine de cette hécatombe. Certains apiculteurs ont perdu jusqu'à 95% de leur cheptel.
D.D. - La Dépêche du Midi - 14 mai

Les abeilles décimées par un mal mystérieux
Inquiétude dans le Sud-Ouest : depuis presque trois semaines, une mystérieuse intoxication décime les abeilles dans le Gers et la Haute Garonne, les apiculteurs mettent en cause les pesticides. La DDASS a été alertée. "Nous avons lancé une étude épidémiologique après qu'un apiculteur s'est plaint de démangeaisons et de sécheresse de la bouche". 
Muriel Frat - Le Figaro - 11 mai

Des toxiques environnementaux impliqués dans la maladie de Parkinson
Les facteurs environnementaux, en particulier les pesticides, seraient impliqués dans le développement de la maladie de Parkinson. Rien n'est totalement prouvé, mais les modèles expérimentaux, notamment avec la roténone, appuient fortement cette hypothèse. Les études cas- témoins montrent une exposition plus fréquente aux pesticides chez les parkinsoniens par rapport aux témoins. Parmi ces pesticides, le paraquat est utilisé dans les grandes régions agricoles du Canada où la fréquence des syndromes parkinsoniens est élevée. 
Dr A.T.M. - Le Quotidien du Médecin - 13 mai

Risques sanitaires des pesticides
Les agriculteurs sont insuffisamment conscients des risques sanitaires liés à l'utilisation des pesticides et particulièrement des herbicides. C'est ce qui ressort d'une étude menée par Antoine Gislard, chercheur au Groupement régional d'étude sur le cancer de Caen. 56% des hommes et 87% des femmes n'utilisent aucune protection alors que les pesticides sont soupçonnés - en plus des risques d'intoxication aiguë - de provoquer certains cancers, des atteintes neurologiques et la stérilité. Ces résultats montrent que des efforts de prévention auprès des utilisateurs sont nécessaires. "L'information et l'éducation sont d'autant plus importantes que les effets à long terme d'expositions répétées sont mal connus" a souligné Antoine Gislard.
Travail & Sécurité - source Reuters Santé - 1er mai

La pollution tue des millions d'enfants chaque année, selon l'ONU et l'OMS
Ceux de moins de 5ans représentent 40% des malades victimes de l'environnement, alors qu'ils ne représentent que 10% de la population mondiale. Outre les difficultés d'approvisionnement en eau potable, d'autres problèmes sont également pointés du doigt : fortes concentrations de produits chimiques, dégradation des ressources naturelles, présence de plomb dans l'environnement, apporté notamment par l'essence, et exposition aux pesticides des enfants travaillant dans l 'agriculture.
AFP - 10 Mai

Sur les pesticides et l'environnement
Sur la sécurité alimentaire
Sur l'environnement
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les firmes
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

Sur la sécurité alimentaire 

Sécurité alimentaire. Traque sans merci !
La recherche des résidus de polluants- contaminants (5000 échantillons analysés par an) représente 40% du chiffre d'affaires du Laboratoire central Coopagri - Bretagne. Instituts techniques, coopératives agricoles, producteurs de légumes, institutionnels, firmes phytopharmaceutiques, groupes agroalimentaires font appel au Laboratoire pour obtenir les garanties exigées par la réglementation et la grande distribution. La recherche des résidus de produits phytopharmaceutiques reste la première préoccupation. Pas plus de 2% des analyses affichent un dépassement des seuils autorisés.
Yves Drévillon - Le Télégramme - 13 mai

Contaminants pourquoi maintenir la pression
Malmenée ces trois dernières années, l'agroalimentaire, poussée par la réglementation, les techniques mais aussi encouragée par la diminution de certaines alertes, a fort à gagner en maintenant plus que jamais sa guerre contre les contaminants. Qu'ils soient déjà réglementés ou pas encore. Les pesticides comme nouveaux contaminants sont de plus en plus surveillés. Si l'agroalimentaire pouvait tirer une leçon des années dioxines, Listeria, vache folle et fièvre aphteuse, c'est celle de ne jamais baisser la garde et de toujours maintenir la pression dans sa guerre contre les contaminants.
Delphine Cariou - RIA - 1er mai

   
   
 
Sur l'environnement

Mme Bachelot défend le nucléaire, Mme Lepage s'indigne
En estimant que le nucléaire constituait "l'industrie la moins polluante", la nouvelle ministre de l'écologie et du développement durable, Roselyne Bachelot, a suscité une réaction indignée de Corine Lepage : "Faut-il en rire ou en pleurer ? Après cet acte d'allégeance au lobby nucléaire faut-il attendre des messages forts aux chasseurs, aux grands agriculteurs utilisateurs de nitrates et de pesticides et aux grands pollueurs ?" se demande l'ancienne ministre de l'environnement du gouvernement d'Alain Juppé.
Le Monde - 10 mai

L'invasion annoncée d'un ravageur du maïs
Le premier ravageur de maïs aux Etats-Unis s'est installé en Europe, arrivé par avion durant la guerre des Balkans, où il ne cesse de s'étendre. L'impact économique pourrait se faire ressentir d'ici à une dizaine d'années. Les larves du coléoptère (Diabrotica virgifera virgifera) font des dégâts considérables en se nourrissant des racines de la céréale. Ce coléoptère est devenu résistant aux insecticides. En quinze ans, il s'est adapté à la rotation des cultures maïs soja.
Adélaïde Robert - Le Figaro - 13 mai
 
 
Sur l'agriculture raisonnée

Coup de Farre à Bruxelles
Le premier décret sur l'Agriculture raisonnée a été signé le 25 avril. Six pays ont souscrit, à l'heure actuelle à cette démarche : la France, la Suède, l'Italie, la Grande Bretagne, l'Allemagne et le Luxembourg. Gérard Marmasse, agriculteur du réseau Farre, s'est rendu à Bruxelles, pour présenter ce concept à des représentants de la Commission européenne et des lobbys divers. L'agriculture raisonnée a donc pris la voie de textes réglementaires. Certains le regrettent jugeant qu'il eut été préférable que la profession conservât la maîtrise du concept. A contrario, cela permet de "protéger" le nom d'appétits potentiels. Au moment où Bruxelles "réfléchit" au découpage des aides et à l'établissement de critères pour leur octroi (environnement, qualité, sécurité alimentaire), il ne faut pas prendre l'agriculture raisonnée à la légère.

Premier décret pour la qualification des exploitations
Farre s'est réjouit de ce texte qui est "l'aboutissement et la reconnaissance d'un travail de longue haleine entrepris dès 1993". C'est aussi le point de départ de nouvelles missions pour contribuer à la généralisation de l'agriculture raisonnée aussi bien en France qu'en Europe, note encore la structure Farre lancée par les fabricants de produits phytopharmaceutiques. L'UFC Que Choisir qui a participé à l'élaboration du référentiel, note que ce "décret est une première étape importante" et que la qualification sera "une réussite si "un grand nombre d'exploitants s'engagent dans la démarche", si "l'évolution des indices de pollution montre une notable amélioration de la qualité des eaux, de l'air et du sol."
L'Est Eclair - 10 mai

L'agriculture raisonnée disparaît des étals
Dans l'attente d'un décret sur l'étiquetage, la publication récente d'un texte d'application encadrant l'agriculture raisonnée interdit, pour l'instant, l'utilisation de cette allégation. Dans l'esprit du législateur, il ne s'agit pas d'une certification de qualité mais d'un ensemble de pratiques liées au respect de l'environnement et au bien-être des animaux visant à qualifier les fermes.
LSA - 10 mai
 
 

 
   
 
Sur l'agriculture biologique


Mycotoxines. Un danger pour la santé

"Il ne faut pas croire que tout ce qui est cultivé naturellement est sans danger pour la santé. Des produits phytopharmaceutiques bien dosés sont moins dangereux que les mycotoxines". Tel est l'avis de René Roudaut, docteur en chimie organique. Les mycotoxines constituent un groupe de substances toxiques présentant notamment, selon l'Inra, des activités mutagènes, cancérogènes, immunotoxinogènes, oestrogènes. Elles affectent les animaux d'élevage consommant les aliments bruts contaminés. Du fait de leur transfert dans la chaîne alimentaire et leur grande stabilité thermique, elles constituent un danger pour la santé de l'homme. 
Y.D. - Le Télégramme - 13 mai

Les vêtements ont la fibre bio
Dans le domaine du textile, la frontière entre bio et écolo reste assez floue. Dans la jungle des labels qui définissent les cahiers des charges, le vêtement bio se distingue de l'écolo parce qu'il se réfère uniquement à la culture de la fibre sans pesticides, alors que le second intègre toutes les étapes de la filière de la culture à la confection. Ces vêtements n'offrent généralement aucune garantie quant à la manière dont la plante a été cultivée. Un quart des insecticides utilisés dans le monde de l'agriculture sont lié à la culture du coton. Si la production de coton bio reste marginale (1 millième de la production mondiale), elle s'est développée de façon significative ces dernières années.
Myriam Goldminc - Version Femina - 12 mai
   
 
Sur les firmes

Japan Tobacco (JT), Syngenta mettent fin à leur alliance dans la biochimie au Japon
"Orynova KK, une société de recherche et développement japonaise deviendra une filiale à part entière de Syngenta". Orynova est actuellement détenue à égalité par les deux partenaires. "JT donnera à Syngenta sa part des droits d'exploitation de 3 variétés de riz hybride et d'un riz à faible teneur en glutéline, qui sont actuellement mis au point par Orynova KK". JT en revanche devraient conserver le bras de recherche biotechnologique de Oryunova.
AFP - 9 mai
 
 
Sur les OGM

Des chercheurs mexicains confirment la contamination du maïs local par des OGM
La contamination révélée en octobre 2001 et appuyée par une publication d'Ignacio Chapela, chercheur à l'université de Californie à Berkeley, dans la revue Nature a suscité une vive réplique d'autres chercheurs qui ont critiqué dans le même hebdomadaire scientifique, les erreurs de manipulation de laboratoire commises selon, eux, par Ignacio Chapela. L'analyse a été répétée afin de la contrôler. Les résultats ont confirmé la présence de maïs transgénique dans les échantillons, dans une proportion importante atteignant parfois 35%. 
Hervé Kempf - Le Monde - 8 mai

L'Autriche pourrait interdire les OGM
Vienne. Les Verts autrichiens ont indiqué qu'ils allaient déposer au Parlement une motion qui, si elle est adoptée, proscrirait la culture d'OGM dans le pays. La motion demande au Parlement de déclarer l'Autriche comme "zone libre d'expérimentations génétiques". Près de 10% des 235 000 exploitations autrichiennes pratiquent une agriculture biologique n'utilisant ni pesticides ni engrais chimiques, un record pour l'Union européenne.
Métro - 15 mai

OGM à grande échelle : surcoûts élevés pour l'agriculture (Greenpeace)
Se référant à une étude non finalisée de l'Union Européenne faisant remarquer que la coexistence pour certaines cultures avec les OGM, s'avérait "difficile d'un point de vue technique aussi bien qu'économique" ; Lorenzo Consoli, conseiller à l'unité européenne de Greenpeace a déclaré qu' "une non contamination des semences et cultures avec un seuil de détection de 0,1% serait quasiment impossible dans la plupart des cas. Si l'introduction de cultures transgéniques à une échelle commerciale en Europe (…) implique que l'on prenne des mesures onéreuses et compliquées pour éviter les contaminations, pourquoi devrions-nous accepter l'agriculture transgénique ?"
AFP - 16 mai

 
 
Ils ont dit

OGM : "On n'empêchera rien"
"S'opposer aux OGM n' a vraiment aucun sens. C'est une technologie très puissante qui existe et qu'on n'empêchera pas d'être utilisée. De toute façon, le coup est parti. Mieux vaut l'encadrer, il faut obliger les multinationales à stopper le pillage génétique des pays en voie de développement. Le problème, c'est qu'on est arrivé à un point extrême. On ne peut plus discuter avec les opposants. Pour l'instant, l'intérêt est surtout économique. En faisant des plantes plus résistantes, on limite le nombre de traitements, donc d'achats d'engrais et pesticides. Et surtout, cela se traduit par une baisse du coût de main d'œuvre. Cela ne se développerait pas comme ça si les agriculteurs n'y trouvaient pas leur compte. Ils savent compter, il n'y a pas que l'effet de la pub."
Gérard Pascal - membre de la commission scientifique européenne sur les OGM.
Propos recueillis par Sébastien Panou - Ouest France 8 mai


"Organiser la recherche sur les pesticides est une priorité"
"En ce qui concerne la santé, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de risques mais on peut affirmer que si effet il y a , il est faible. En ce qui concerne l'environnement, on constate que l'utilisation accumulée de pesticides entraîne une dégradation lente et progressive de la biodiversité des sols agricoles. Mais la biosurveillance des écosystèmes, qu'ils soient terrestres ou aquatiques, est très insuffisante".
Denis Bard - Vice-président du Comité de la prévention et de la précaution.
Propos recueillis par Dominique Bomstein - Environnement Magazine - Mai 2002


"Le secteur financier a un rôle capital à jouer pour promouvoir un développement durable"
"Dix ans après Rio, de plus en plus d'entreprises ont pris conscience que leurs activités ne pouvaient se développer que sur des bases économiques, sociales et environnementales solides. Par exemple, l'industrie agroalimentaire commence à soutenir des pratiques agricoles raisonnées : elle a besoin d'eau propre, elle a besoin de matières premières non contaminées. Des mesures d'incitation économiques sont indispensables pour que les marchés fonctionnent correctement. Aujourd'hui, les coûts externes, liés à l'impact des produits sur l'environnement, ne sont pas reflétés dans le prix des produits. De plus, un trop grand nombre de subventions, directes ou indirectes favorisent des mode de production ou de consommation non durables. Ces fiscalités doivent être corrigées. Il appartient aussi aux gouvernements, à travers leurs agences de crédit à l'exportation, de favoriser les investissements à l'étranger qui respectent droits de l'homme, droit du travail et protection de l'environnement. Les analystes devraient intégrer tous les critères environnementaux et sociaux dans leur évaluation des entreprises".
Jacqueline Aloisi de Larderel - Sous directeur exécutif et directeur de la division technologie, industrie et économie PNU (Programme des Nations Unies pour l'Environnement).
Banque Magazine - 1er mai

 
     

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