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Sur
l'environnement
Mme Bachelot défend le nucléaire, Mme Lepage s'indigne En estimant que le nucléaire constituait "l'industrie la moins polluante", la nouvelle ministre de l'écologie et du développement durable, Roselyne Bachelot, a suscité une réaction indignée de Corine Lepage : "Faut-il en rire ou en pleurer ? Après cet acte d'allégeance au lobby nucléaire faut-il attendre des messages forts aux chasseurs, aux grands agriculteurs utilisateurs de nitrates et de pesticides et aux grands pollueurs ?" se demande l'ancienne ministre de l'environnement du gouvernement d'Alain Juppé. Le Monde - 10 mai L'invasion annoncée d'un ravageur du maïs Le premier ravageur de maïs aux Etats-Unis s'est installé en Europe, arrivé par avion durant la guerre des Balkans, où il ne cesse de s'étendre. L'impact économique pourrait se faire ressentir d'ici à une dizaine d'années. Les larves du coléoptère (Diabrotica virgifera virgifera) font des dégâts considérables en se nourrissant des racines de la céréale. Ce coléoptère est devenu résistant aux insecticides. En quinze ans, il s'est adapté à la rotation des cultures maïs soja. Adélaïde Robert - Le Figaro - 13 mai |
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Sur l'agriculture raisonnée
Coup de Farre à Bruxelles Le premier décret sur l'Agriculture raisonnée a été signé le 25 avril. Six pays ont souscrit, à l'heure actuelle à cette démarche : la France, la Suède, l'Italie, la Grande Bretagne, l'Allemagne et le Luxembourg. Gérard Marmasse, agriculteur du réseau Farre, s'est rendu à Bruxelles, pour présenter ce concept à des représentants de la Commission européenne et des lobbys divers. L'agriculture raisonnée a donc pris la voie de textes réglementaires. Certains le regrettent jugeant qu'il eut été préférable que la profession conservât la maîtrise du concept. A contrario, cela permet de "protéger" le nom d'appétits potentiels. Au moment où Bruxelles "réfléchit" au découpage des aides et à l'établissement de critères pour leur octroi (environnement, qualité, sécurité alimentaire), il ne faut pas prendre l'agriculture raisonnée à la légère. Premier décret pour la qualification des exploitations Farre s'est réjouit de ce texte qui est "l'aboutissement et la reconnaissance d'un travail de longue haleine entrepris dès 1993". C'est aussi le point de départ de nouvelles missions pour contribuer à la généralisation de l'agriculture raisonnée aussi bien en France qu'en Europe, note encore la structure Farre lancée par les fabricants de produits phytopharmaceutiques. L'UFC Que Choisir qui a participé à l'élaboration du référentiel, note que ce "décret est une première étape importante" et que la qualification sera "une réussite si "un grand nombre d'exploitants s'engagent dans la démarche", si "l'évolution des indices de pollution montre une notable amélioration de la qualité des eaux, de l'air et du sol." L'Est Eclair - 10 mai L'agriculture raisonnée disparaît des étals Dans l'attente d'un décret sur l'étiquetage, la publication récente d'un texte d'application encadrant l'agriculture raisonnée interdit, pour l'instant, l'utilisation de cette allégation. Dans l'esprit du législateur, il ne s'agit pas d'une certification de qualité mais d'un ensemble de pratiques liées au respect de l'environnement et au bien-être des animaux visant à qualifier les fermes. LSA - 10 mai |
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Sur
l'agriculture biologique
Mycotoxines. Un danger pour la santé "Il ne faut pas croire que tout ce qui est cultivé naturellement est sans danger pour la santé. Des produits phytopharmaceutiques bien dosés sont moins dangereux que les mycotoxines". Tel est l'avis de René Roudaut, docteur en chimie organique. Les mycotoxines constituent un groupe de substances toxiques présentant notamment, selon l'Inra, des activités mutagènes, cancérogènes, immunotoxinogènes, oestrogènes. Elles affectent les animaux d'élevage consommant les aliments bruts contaminés. Du fait de leur transfert dans la chaîne alimentaire et leur grande stabilité thermique, elles constituent un danger pour la santé de l'homme. Y.D. - Le Télégramme - 13 mai Les vêtements ont la fibre bio Dans le domaine du textile, la frontière entre bio et écolo reste assez floue. Dans la jungle des labels qui définissent les cahiers des charges, le vêtement bio se distingue de l'écolo parce qu'il se réfère uniquement à la culture de la fibre sans pesticides, alors que le second intègre toutes les étapes de la filière de la culture à la confection. Ces vêtements n'offrent généralement aucune garantie quant à la manière dont la plante a été cultivée. Un quart des insecticides utilisés dans le monde de l'agriculture sont lié à la culture du coton. Si la production de coton bio reste marginale (1 millième de la production mondiale), elle s'est développée de façon significative ces dernières années. Myriam Goldminc - Version Femina - 12 mai |
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Sur les firmesJapan Tobacco (JT), Syngenta mettent fin à leur alliance dans la biochimie au Japon "Orynova KK, une société de recherche et développement japonaise deviendra une filiale à part entière de Syngenta". Orynova est actuellement détenue à égalité par les deux partenaires. "JT donnera à Syngenta sa part des droits d'exploitation de 3 variétés de riz hybride et d'un riz à faible teneur en glutéline, qui sont actuellement mis au point par Orynova KK". JT en revanche devraient conserver le bras de recherche biotechnologique de Oryunova. AFP - 9 mai |
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Sur les OGMDes chercheurs mexicains confirment la contamination du maïs local par des OGM La contamination révélée en octobre 2001 et appuyée par une publication d'Ignacio Chapela, chercheur à l'université de Californie à Berkeley, dans la revue Nature a suscité une vive réplique d'autres chercheurs qui ont critiqué dans le même hebdomadaire scientifique, les erreurs de manipulation de laboratoire commises selon, eux, par Ignacio Chapela. L'analyse a été répétée afin de la contrôler. Les résultats ont confirmé la présence de maïs transgénique dans les échantillons, dans une proportion importante atteignant parfois 35%. Hervé Kempf - Le Monde - 8 mai L'Autriche pourrait interdire les OGM Vienne. Les Verts autrichiens ont indiqué qu'ils allaient déposer au Parlement une motion qui, si elle est adoptée, proscrirait la culture d'OGM dans le pays. La motion demande au Parlement de déclarer l'Autriche comme "zone libre d'expérimentations génétiques". Près de 10% des 235 000 exploitations autrichiennes pratiquent une agriculture biologique n'utilisant ni pesticides ni engrais chimiques, un record pour l'Union européenne. Métro - 15 mai OGM à grande échelle : surcoûts élevés pour l'agriculture (Greenpeace) Se référant à une étude non finalisée de l'Union Européenne faisant remarquer que la coexistence pour certaines cultures avec les OGM, s'avérait "difficile d'un point de vue technique aussi bien qu'économique" ; Lorenzo Consoli, conseiller à l'unité européenne de Greenpeace a déclaré qu' "une non contamination des semences et cultures avec un seuil de détection de 0,1% serait quasiment impossible dans la plupart des cas. Si l'introduction de cultures transgéniques à une échelle commerciale en Europe (…) implique que l'on prenne des mesures onéreuses et compliquées pour éviter les contaminations, pourquoi devrions-nous accepter l'agriculture transgénique ?" AFP - 16 mai |
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Ils ont ditOGM : "On n'empêchera rien" "S'opposer aux OGM n' a vraiment aucun sens. C'est une technologie très puissante qui existe et qu'on n'empêchera pas d'être utilisée. De toute façon, le coup est parti. Mieux vaut l'encadrer, il faut obliger les multinationales à stopper le pillage génétique des pays en voie de développement. Le problème, c'est qu'on est arrivé à un point extrême. On ne peut plus discuter avec les opposants. Pour l'instant, l'intérêt est surtout économique. En faisant des plantes plus résistantes, on limite le nombre de traitements, donc d'achats d'engrais et pesticides. Et surtout, cela se traduit par une baisse du coût de main d'œuvre. Cela ne se développerait pas comme ça si les agriculteurs n'y trouvaient pas leur compte. Ils savent compter, il n'y a pas que l'effet de la pub." Gérard Pascal - membre de la commission scientifique européenne sur les OGM. Propos recueillis par Sébastien Panou - Ouest France 8 mai "Organiser la recherche sur les pesticides est une priorité" "En ce qui concerne la santé, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de risques mais on peut affirmer que si effet il y a , il est faible. En ce qui concerne l'environnement, on constate que l'utilisation accumulée de pesticides entraîne une dégradation lente et progressive de la biodiversité des sols agricoles. Mais la biosurveillance des écosystèmes, qu'ils soient terrestres ou aquatiques, est très insuffisante". Denis Bard - Vice-président du Comité de la prévention et de la précaution. Propos recueillis par Dominique Bomstein - Environnement Magazine - Mai 2002 "Le secteur financier a un rôle capital à jouer pour promouvoir un développement durable" "Dix ans après Rio, de plus en plus d'entreprises ont pris conscience que leurs activités ne pouvaient se développer que sur des bases économiques, sociales et environnementales solides. Par exemple, l'industrie agroalimentaire commence à soutenir des pratiques agricoles raisonnées : elle a besoin d'eau propre, elle a besoin de matières premières non contaminées. Des mesures d'incitation économiques sont indispensables pour que les marchés fonctionnent correctement. Aujourd'hui, les coûts externes, liés à l'impact des produits sur l'environnement, ne sont pas reflétés dans le prix des produits. De plus, un trop grand nombre de subventions, directes ou indirectes favorisent des mode de production ou de consommation non durables. Ces fiscalités doivent être corrigées. Il appartient aussi aux gouvernements, à travers leurs agences de crédit à l'exportation, de favoriser les investissements à l'étranger qui respectent droits de l'homme, droit du travail et protection de l'environnement. Les analystes devraient intégrer tous les critères environnementaux et sociaux dans leur évaluation des entreprises". Jacqueline Aloisi de Larderel - Sous directeur exécutif et directeur de la division technologie, industrie et économie PNU (Programme des Nations Unies pour l'Environnement). Banque Magazine - 1er mai |
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