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Revue de presse :
du 24 avril au 7 mai 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur l'environnement 

Environnement dans le grand Ouest - Nitrates : les désastreux effets de la sécheresse
Moins il y a d'eau, plus les nitrates et les pesticides agricoles sont concentrés. Des rejets considérables, qui modifient les fonds marins et augmentent le volume des algues, sont évidemment largement au dessus des normes. Mais le droit international ne punit pas les pays pollueurs. Les deux plus gros utilisateurs de polluants en agriculture sont les Etats-Unis et la France. Il est fort peu probable que, demain, les deux pays décident ensemble d'appliquer des sanctions plus sévères à l'égard des fautifs.
Annie Delangle - Le Figaro - 25 avril

Adivalor - une solution au traitement des déchets phytopharmaceutiques
Adivalor souhaiterait voir les bidons de produits phytopharmaceutiques passer dans la catégorie des "déchets industriels banals", ces emballages sont reconnus comme "non toxiques" ce qui permet de diviser le coût de leur retraitement par cinq. Cet abaissement des coûts profiterait à l'ensemble de la filière agriculteurs, distributeurs et industriels. Pour y parvenir et obtenir ce déclassement, Adivalor souligne le rôle primordial des utilisateurs qui doivent effectuer un nécessaire rinçage de qualité des bidons.
Terre-net.fr - 2 mai

Légumes : la chimie à petite dose
Pour JF Proust du Cerafel et J. Laville du CTIFL, il y a deux difficultés majeures dans le domaine des légumes : la mise à jour des produits autorisés et le besoin de décider les grandes firmes à s'intéresser, aussi, aux petites productions. De ces difficultés une collaboration est née entre producteurs, structures techniques et économiques et l'UIPP. Le Cerafel a fourni, par exemple, toutes les analyses des contrôles réalisées par ses techniciens au CTIFL pour étoffer les études. Ces collaborations conduisent à des actions exemplaires comme le recyclage des bidons phytopharmaceutiques utilisés par l'association Adivalor qui se déroulera en Bretagne les 11, 12 et 13 juin sur les sites mêmes d'approvisionnement.
Ouest France - 4 mai

Le service de protection des végétaux se renforce
Le Laboratoire du SRPV à Rungis qui vient d'être inauguré - 167 000 euros d'investissement - va permettre de mieux assurer ses missions : surveiller l'importation et l'exportation des végétaux, contrôler le territoire francilien et les produits phytopharmaceutiques utilisés par l'agriculture "Nous cherchons à prévenir l'introduction des maladies comme le phylloxéra et le mildiou", explique Jacqueline Boulud, chef de service qui dirige une équipe de 25 personnes.
Le Figaro - 6 mai

Sur l'environnement
Sur les pesticides et l'environnement
Sur l'agriculture raisonnée
Sur les firmes
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

Sur les pesticides et l'environnement 

La teneur des aliments en résidus de pesticide est très faible
Pour préserver les cultures et garantir la production de denrées de qualité, le traitement des végétaux par les pesticides est indispensable. Ces produits chimiques pourraient être nuisibles via les aliments et l'eau de boisson si leurs résidus n'étaient soumis à une surveillance constante et à des contrôles très stricts. Pour le consommateur, les niveaux réels d'exposition sont largement en dessous des seuils reconnus comme exempts de risques pour la santé. Les efforts ne doivent cependant pas être relâchés, les mesures des risques doivent être, sans arrêt, réévalués à la lumière des connaissances nouvelles des mécanismes moléculaires de toxicité, et en tenant compte " des cocktails" de molécules.
Dr Carline Rigo - Le Quotidien du Médecin - 25 avril

Jardiniers : on vous vend parfois du poison
Une enquête de l'UFC Que Choisir 35,Eau et Rivières de Bretagne, l'Adeic, la CGL et la Maison de la consommation et de l'environnement, a révélé que 12% des magasins vendent aux particuliers des produits dépourvus de la mention "emploi autorisé dans les jardins", une mention obligatoire. Et seulement 7% des magasins affichent des messages d'alerte sur les conséquences des pesticides sur la santé et l'environnement. Plus grave : les fabricants endorment la vigilance des consommateurs par des mentions fallacieuses. On abuse du mot "biodégradable", qui ne veut rien dire si on ne précise pas la durée. A Pacé, sur un site expérimental, la molécule du glyphosate, présentée comme 100% biodégradable, a été retrouvée dans les eaux de ruissellement six mois après son application sur une surface gravillonnée". 
Bernard RICHARD - Ouest France - 24 avril

Pesticides. "Les jardiniers du dimanche mal informés"
Suite à leur enquête, les associations ont sollicité l'avis de la direction de la répression des fraudes. Elles demandent que les pesticides soient uniquement distribués dans les magasins spécialisés, que les mentions "marketing" soient bannies des emballages et que les méthodes alternatives aux traitements chimiques soient mises en valeur.
Frédérique Le Gall - Le Télégramme - 24 avril

Les abeilles tombent comme des mouches
Dans le Grand Ouest, les ruches meurent les unes après les autres à cause des fongicides dispersés sur les champs de blé. 70% de la production de miel est déjà perdue. Or ce n'est plus le "Gaucho" qui est accusé mais un nouveau traitement des blés et des semences. Un fongicide appelé Sphère pour les uns, Péris pour les autres mais qui, dans tous les cas, empoisonne instantanément les abeilles. Le problème est bien réel "Alarmant", selon Raoul Gauffre, président des apiculteurs du Midi.
Michel Gardère - France Soir - 7 mai

Pesticides dans l'eau, l'air, les légumes et même l'intestin des bébés
Que trouve-t-on dans le méconium, cette substance qui s'accumule dans l'intestin du fœtus pour former les premières selles du nourrisson ? Des pesticides , dont certains ne sont plus utilisés depuis des années mais restent bien présents dans notre organisme. Une étude menée en 1998 en Australie a mis en évidence la présence de 3 Pesticides en moyenne dans le méconium d'une cinquantaine de bébés, en quelque sorte contaminés avant la naissance. Cette étude est répertoriée parmi plus de 300 dans le livre que vient de présenter François Veillerette "Pesticides , le piège se referme" - Edition Terre Vivante. 

Les lièvres intoxiqués par des produits phytopharmaceutiques
Une enquête réalisée par la fédération départementale des chasseurs du Tarn révèle que les produits phytopharmaceutiques sont la cause d'un tiers de la mortalité du lièvre. Sont cités les désherbants, organophosphorés et insecticides. Ces résultats sont nettement sensibles en zone de plaine. Une hypothèse est émise que ces résultats seraient certainement à mettre en parallèle avec la sécheresse. Les produits utilisés en agriculture sont restés sur les plantes et ont probablement intoxiqué les lièvres plus facilement. 
Jean Marc Guilbert - La Dépêche du Midi - 23 avril

Pour mieux évaluer les risques sur la santé
Sous la double tutelle des ministères de la Santé et de l'Environnement, la mission de l'Afsse (Agence française de sécurité sanitaire de l'environ-nement) sera d'évaluer les risques sanitaires de tous les polluants de l'air, des sols et de l'eau. Son président et sa directrice ont été nommés. Il s'agit de Lionel Brard, avocat, ex-président de France -Nature- Environnement et de Michèle Védrine, médecin de santé publique, présidente de la Commission de sécurité des consommateurs. Certains regrettent déjà que l'Afsse n'ait pas été dotée de véritables moyens de recherche et d'expertise alors que la demande sociale en la matière est très importante.
C.B. - Alternative santé l'Impatient - 1er mai

Les plaies de l'"agent orange"
Vietnamiens et Américains nouent un dialogue autour des effets des défoliants utilisés durant la guerre sur la population et l'environnement. Les enjeux sont scientifiques, financiers et étiques. Cet agent chimique qui contient de la dioxine a pollué l'environnement, provoqué des cancers et d'autres maladies chez les personnes exposées à son contact. Il a imprimé sa marque sur les générations suivantes par des problèmes de reproduction et des malformations congénitales. A l'époque déjà, des scientifiques de renom et des organisations réputées comme l'American Association of Science ont réclamé la cessation immédiate des opérations de pulvérisation. Ils ont qualifié de barbare l'utilisation du produit, qui créait un dangereux précédent de guerre chimique et biologique. Mais les autorités américaines ont fait fi des craintes exprimées à propos des effets possibles sur la santé.
Courrier International - 2 mai

   
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Le dossier de l'agriculture raisonnée en passe d'aboutir
La communication sur l'agriculture raisonnée qui a fait l'objet de nombreuses controverses dans la filière alimentaire, pourra être conduite "dans un cadre collectif ou sous la forme d'une information fournie par l'exploitant ou son groupement à ses clients" promet le ministère de l'agriculture. Pour pouvoir figurer sur les produits, la référence à l'agriculture raisonnée ("qui ne constitue pas un nouveau signe de qualité") supposera de "garantir la traçabilité tout au long de la chaîne". Il reste à la Commission à se prononcer sur cette délicate question.
LM - Les Marchés - 25 avril

Au final, le travail des agriculteurs sera mieux reconnu
Pour le président de la chambre d'agriculture du Pas-de-Calais, Jean Marie Raoult, "Il est indispensable que les exploitations agricoles adhèrent aux principes de l'agriculture raisonnée, tout en insistant pour que ce processus ne vienne pas alourdir les charges administratives des agriculteurs. Cette démarche va encore renforcer la traçabilité et la transparence des produits. D'un article présenté dans les rayons de la grande surface, on pourra remonter toute la filière, jusqu'au semencier, et connaître les critères selon lesquels il aura été fabriqué. Au final, on doit aboutir à une meilleure reconnaissance de notre travail."
Propos recueillis par V.D. - La Voix du Nord - 26 avril

"Agriculture raisonnée consommateurs trompés", le slogan est contesté

Sabrina Augier, engagée dans le réseau Farre pense que la campagne d'affichage de la Coordination rurale est trop brutale. "C'est un sujet important mais nous aurions dû mener des discussions en interne ; cette affiche porte tort à l'ensemble de la profession car il n'y a personne à côté des panneaux pour expliquer le sens du message".
Yan Kerveno - Sud Ouest - 30 avril

Coordination rurale : non à "l'agriculture raisonnée"
"En dépit de nombreuses réserves émises sur l'agriculture raisonnée, le ministre de l'Agriculture a signé le décret de mise en place des procédures de qualification, regrette Yvon Riotteau, président de la Coordination rurale en Maine-et-Loire. C'est donc sur lui que portera la responsabilité d'avoir remis l'agriculture dans les mains de l'agrochimie et des grands de l'agroalimentaire." Il ajoute : "La Coordination rurale appelle les agriculteurs à refuser ce véritable leurre pour les consommateurs et réclame les moyens nécessaires pour pratiquer une agriculture raisonnable et durable. Le défi lancé à notre société pour le 3ème millénaire ne sera relevé que par une véritable révolution de l'agriculture qu'il faut d'urgence rendre aux agriculteurs".
Le Courrier de l'Ouest - 4 mai
 
 
Sur les firmes
Lyon accueillera le futur siège européen de Bayer CropScience
Alors que le processus d'acquisition d'Aventis CropScience par le groupe Bayer arrive à son terme, les dirigeants des deux entreprises ont annoncé au personnel, via un comité central d'entreprise, que Lyon conserverait une place prépondérante dans l'organisation du futur géant mondial de l'agrochimie, s'inscrivant en faux contre certaines rumeurs alarmistes. La région lyonnaise conservera également le siège France de toutes les activités domestiques, de même que le centre de recherche sur les fongicides, menacé à l'origine d'être rapatrié en Allemagne. 
Pascal Auclair - Lyon Figaro - 30 avril

 
 

 
   
 
Sur les OGM

Vers une offensive américaine sur les OGM
Alors même qu'aucun scientifique ne peut garantir l'innocuité des OGM, le gouvernement de M. Bush exige de l'Union européenne qu'elle lève le moratoire de 1998 sur de nouvelles importations de ces produits. Et le même prend des mesures protectionnistes sur l'acier américain ! Loin de résister aux pressions de Washington, la Commission européenne les relaie complaisamment chez les Quinze, et le commissaire Pascal Lamy garantit à ses interlocuteurs américains qu'il ne se battra pas pour l'application du principe de précaution.
Susan George - Le Monde diplomatique - 1er mai

L'empire des OGM
La Chine est le 4ème pays au monde pour les surfaces cultivées e OGM (essentiellement coton), après les Etats-Unis, l'Argentine et le Canada. Le pays tout entier est éduqué dans la foi absolue du pouvoir chinois dans la science et la technologie. Celle-ci s'étend à un secteur agricole considéré comme la dernière frontière à conquérir pour un pays engagé dans une course frénétique au développement. Même quand le gouvernement a décidé le mois dernier, dans un louable souci de transparence, d'imposer l'étiquetage des produits à base d'OGM, il n'y a eu aucune demande des consommateurs pour en vérifier la mise en œuvre, et le quotidien officiel China Daily pouvait récemment regretter qu'on n'en trouve pas encore le moindre début d'applicaton dans les magasins de Pékin.
Pierre Haski - Libération week-end - 4 mai

Bruxelles - Une ministre écologiste donne le feu vert à des expériences de culture d'OGM
La ministre belge de la Santé, l'écologiste Magda Aelvoet a donné le feu vert pour trois expérimentations de culture d'OGM : maïs, betterave sucrière et chicorée. Elle a précisé avoir pris sa décision après avoir sollicité l'avis d'experts de l'Institut Scientifique de la Santé publique (ISP) par ce que l'expérience du maïs "a lieu dans des serres". Concernant les deux autres cultures, l'avis a été donné contre la garantie que "la floraison des plantes soit évitée". Elle a par contre rejeté une demande d'expérimentation de colza transgénique "parce qu'il était impossible de prévenir la dissémination de matériel transgénique vers l'environnement, les pollens pouvant être transportés jusqu'à 4 kilomètres du champs par les abeilles".
AFP - 29 avril

OGM : Coop (Suisse) contraint de retirer sa polenta de la vente
Zurich, 24 avril, Coop, l'un des deux grands distributeurs suisses s'est vu contraint de retirer les paquets de polenta de la vente, après que Greenpeace y a trouvé des traces de maïs transgénique, interdit en Suisse. L'organisation écologiste reproche aux différentes sortes de polenta Coop, exception faite de la polenta "bio", de toutes contenir du maïs GA-21, produit par la multinationale américaine Monsanto en Argentine. Interdit en Suisse et dans l'Union européenne, sa culture l'est aussi en Argentine, selon Greenpeace.
AFP - 24 avril

OGM
Ici notre pays atteint des sommets d'impéritie. Le protocole de 1999 sur la prévention des risques biotechnologiques dit de Carthagène ? Toujours pas ratifié bien que signé. La directive européenne encadrant la dissémination des OGM ? Toujours pas introduite dans la loi, mais une juriste a été nommée en … janvier 2002. Les arrachages de plants transgéniques ? Un rapport répond aux faux et aux faucilles. Sorti en février, il propose une refonte assez profonde des autorisation et des contrôles des essais en champ. Quand en verra-t-on les fruits : pas avant la prochaine campagne d'arrachage…
Science et Avenir - 1er mai

Les clefs du débat BIO ou OGM
Aucun produit OGM actuel n'a été impliqué dans des réactions allergiques ou n'a occasionné de problèmes de santé publique", insiste Steve L. Taylor, spécialiste en nutrition. Le débat sur les risques de ces aliments pour la santé occulte souvent le fait qu'ils peuvent aussi être bénéfiques : dans certaines conditions, le maïs génétiquement modifié pour résister aux insectes peut améliorer la sécurité alimentaire de l'homme et de l'animal. Il faut avancer avec précaution. Le potentiel est énorme mais les risques de payer très cher des accidents ou des erreurs de jugement le sont aussi. En tout cas, le plus grave serait de rejeter ou d'adopter aveuglément cette nouvelle technologie. En étudiant soigneusement où, comment et pourquoi l'introduction des OGM est souhaitable et en les testant rigoureusement, il est possible d'évaluer leurs risques et leurs avantages.
Jennifer Ackerman - National Geograhic - 1er mai

Coup de gel sur les OGM ?
De nouveaux essais de plantes transgéniques pourront-ils avoir lieu en France cette année ? Industriels et chercheurs en doutent. Aucune de leurs demandes d'autorisation de semer n'a jusqu'à présent reçu le feu vert de l'administration. Pour eux, le temps presse. Démarrées après la 1ère quinzaine de mai, ces cultures expérimentales n'auraient alors plus beaucoup d'intérêt scientifique. Un industriel déclare "En 2001, nous avons été perturbés par les commandos de José Bové. Cette année, nous sommes paralysés par le contexte électoral. Tout nous pousse à délocaliser nos travaux". Ce que viennent de faire des chercheurs montpelliérains en transférant leurs plants de riz transgéniques en Colombie.
Jean - Marc Bias - L'express.fr - 25 avril

Comment vaincre les réticences ?
Une étude de la Confédération des industries agroalimentaires de l'UE (CIAA) montre que l'opinion des consommateurs sur les OGM est plus influençable qu'on ne le croit. Le phénomène le plus marquant révélé par ce sondage est celui-ci : 36% des consommateurs hostiles aux OGM changent de position quand on leur explique qu'un produit qu'ils avaient l'habitude d'acheter est doté de meilleures qualités nutritionnelles grâce aux OGM et qu'il est donc bon pour leur santé. 33 % des consommateurs européens défavorables aux OGM changent de regard si on leur assure que les OGM contribuent à protéger l'environnement. Si les résultats diffèrent d'un pays à l'autre, ils montrent toutefois que les leviers de communication mis en lumière fonctionnent de la même façon sur les consommateurs, quelle que soit leur nationalité.
ECODIS - 22 avril.

 
 
Ils ont dit

"La destruction répétée et systématique des parcelles expérimentales de maïs et de colza transgéniques par des "pseudoécologistes" se traduit par l'anéantissement d'années de travail de recherche. Qu'on le veuille ou non la solution aux carences spécifiques, comme l'anémie, l'avitaminose A, ainsi que la faim dans le monde, passe par un accroissement de la productivité et de la qualité sans sacrifier la pérennité des systèmes productifs. Ce n'est pas le moindre des paradoxes que ce type de production, susceptible de promouvoir une agriculture durable, libérée en partie de l'appoint de substances chimiques, soit combattu par les écologistes. Compte tenu des précautions prises au cours des diverses étapes de leur production, les OGM ne justifient nullement les frayeurs engendrées par les avocats du pire, qui ne soulignent que leurs défauts à partir de ceux d'entre eux qui n'ont pas été autorisés et qui oublient systématiquement l'apport très positif de ceux qui ont été autorisés. Cela leur permet de réclamer le rejet injustifié d'une famille d'innovations porteuses d'un grand avenir. On ne peut que s'indigner et protester vigoureusement devant cette position rétrograde qui fait faire un grand bond en arrière au potentiel agricole mondial".
Alain Rerat - membre de l'Académie nationale de médecine, de l'Académie d'agriculture et de l'Académie vétérinaire de France.
Loiret Agricole et Rural - 26 avril


"Les OGM, notamment ceux résistants aux ennemis des cultures - peuvent, sans doute, augmenter la production végétale dans la mesure où ils évitent des pertes. Mais ces semences, comme toute semence sélectionnée, sont bien trop chères pour les paysans les plus pauvres, ceux qui souffrent de la malnutrition. Il faut savoir que la faim touche très majoritairement des paysans, et précisément des pays qui n'ont jamais eu les moyens d'accéder au progrès technique. Peu importe qu'il s'agisse de semences OGM, d'hybrides ou d'engrais - sans parler de tracteurs, privilège de moins de 5% des agriculteurs du monde : tout cela est hors de leur portée". Marcel Mazoyer - économiste, professeur à l'Institut national d'agronomie.
Libération - 4 mai

 
     

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