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Sur l'agriculture raisonnée
Durable et raisonné sont compatibles, la Conf' pose le débat "Il faudra faire accepter par la grande distribution des différences au niveau des rayons, ce qui passera par une volonté des professionnels agricoles très forte. En retrouvant la maîtrise de la commercialisation et du prix de nos produits, au final, c'est le consommateur qui sera en harmonie avec le citoyen ce qui lui permettra de faire le choix des produits qu'il appelle de ses vux par ailleurs. Il ne faut pas opposer les systèmes, et l'agriculture raisonnée s'inscrit sous le chapeau du développement durable de la Conférence de Rio" a conclu Michel Dauton agriculteur et responsable sarthois du réseau Farre Christian Evon - l'Agriculture Sarthoise - 5 avril Ne pas confondre raisonné et raisonnable L'Urdac/CR 14 a tenu son assemblée générale à Vire. Une réunion qui a permis à Jacques Lepeltier de s'élever avec véhémence contre le projet d'agriculture raisonnée. Un projet jugé totalement irraisonnable par le responsable départemental du syndicat agricole. "Cachées derrière cette agriculture raisonnée, ce sont les multinationales qui tentent de s'emparer de nos fermes, alliées objectives de la grande distribution. Leur objectif est l'intégration totale de l'agriculture, de l'amont à l'aval en passant par l'exploitation agricole. Ceux qui "raisonneront" à la place des paysans et leur imposeront leur méthode sont ceux qui ont "raisonné" les catastrophes actuelles et ont déjà trompé les consommateurs". J.C. Roussel - La Voix / Le Bocage - 12 avril Communiqué de la Fidda - CR1O : "Produits bien raisonnés, consommateurs bien escroqués Nous précisons que le beurre se fait avec du lait de vache et rien d'autre, le tournesol raisonné ou non qui sort de chez tout agriculteur ne produit que de l'huile pur tournesol à 100%. Le produit brut agricole qu'il provienne ou non d'une ferme (a) raisonnée, n'influence pas beaucoup la composition finale de l'aliment industriel qui dénature complètement le produit naturel fourni par le paysan. Voilà pourquoi le consommateur achetant "un produit issu d'agriculture raisonnée" sera bien escroqué. L'Est Eclair - 11 avril La Vie Claire : le pionnier du bio "Pour moi l'avenir est dans l'agriculture raisonnée. C'est le mode de production de demain car il existe un réel souci de modération dans l'utilisation des produits". Brigitte Brunel Marmone, présidente du directoire de la chaîne de magasins spécialisés La Vie Claire. Propos recueillis par E.E.E - Points de Vente - 15 avril |
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Sur les firmes
Feu vert de l'UE au rachat d'Aventis CropScience En deux vagues de concessions, Bayer a notamment accepté des désinvestissements de taille. Il s'agit en premier lieu de la vente "en bloc à un acheteur unique" du fipronil, son insecticide phare. Les autres produits qui entrent dans ce "paquet" sont notamment l'insecticide éthiprole et 5 fongicides dont l'iprodione et le prochloraze. L'acquéreur, qui pourrait être l'allemand BASF, candidat malheureux à l'achat d'Aventis CropScience, aurait ainsi dans son escarcelle l'ensemble des activités d'ACS dans le domaine du traitement des semences. Face aux accusations d'entreprises interdites de fusion, une porte-parole de la Commission s'est fait un plaisir de souligner que cette autorisation accordée à Bayer "démontre que les règles de concurrence n'empêchent pas l'émergence de champions européens". Pierre Bocev - Le Figaro Economie - 18 avril Le rachat d'Aventis va toucher Marseille Spécialisée dans la formulation de produits phytopharmaceutiques destinés au secteur agricole, la société Provalis, qui emploie une centaine de salariés sur le site de La Valentine, redoute en effet la remise en cause d'un contrat majeur conclu pour une période de 5 ans. Celle-ci réalise une importante activité de sous-traitance pour le compte d'Aventis (85% de son chiffre d'affaires). La volonté de Bayer étant de rapatrier en Allemagne plusieurs activités stratégiques. Dont celles confiées à Marseille. Jean Luc Crozel - La Provence - 10 avril |
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Sur les OGMLe gène de la "révolution verte" mis en évidence par des scientifiques Baptisé IR8, cette variété mise au point par l'Institut international de recherche sur le riz (IRRI) a permis de doublier la production, base de la nourriture d'une grande partie d'asiatiques. IR8, s'et révélé particulièrement efficace, convertissant les engrais azotés en grains supplémentaires sans pour autant déboucher sur une tige plus longue et donc plus vulnérable aux intempéries. La "révolution verte" a fait faire un bond considérable à la production de riz, mais est aujourd'hui critiquée par les écologistes qui y voient une atteinte dangereuse à la biodiversité; ainsi, les variétés de riz à très haut rendement créées par l'IRRI ont conduit à une diminution d'environ 80% du nombre de variétés de riz cultivées en Inde. AFP - 17 avril Controverse autour de la "contamination" transgénique du maïs mexicain La revue britannique "Nature" désavoue un article qu'elle avait publié en novembre 2001, les preuves disponibles n'étant pas suffisantes pour justifier la publication de l'article original. Mais, pour bon nombre de spécialistes, le croisement entre OGM et variétés locales est presque inévitable. Pour Yves Chupeau, directeur de l'unité de biologie cellulaire à l'INRA "l'avènement des OGM ne change pas la nature du problème : est-ce que ces croisements sont graves, quelles mesures prend-on pour les contrôler ?" s'interroge-t-il. Les études permettant de répondre précisément à ces questions font encore cruellement défaut. Hervé Morin - Le Monde - 12 avril Alimentation : nouveau soupçon de pollution génétique aux Etats-Unis Le GT2OO, colza transgénique pour lequel Monsanto n'a pas déposé aux Etats Unis, de demande d'homologation pourrait être présent à des niveaux faibles et accidentels dans les variétés commerciales de colza. Considérant que son colza GT200 est sans danger pour la consommation humaine, Monsanto s'emploie depuis à le faire homologuer par les Etats-Unis. C'est en effet le seul moyen pour Monsanto d'éviter un rappel massif de ses lots de semences de colza, et de créer un nouveau casse-tête à l'industrie agroalimentaire américaine, qui incorpore l'huile de colza à nombre de ses produits. Accessoirement, Monsanto cherche à comprendre comment le GT2OO, jamais commercialisé, a pu se retrouver dans des sacs de semences LesEchos - 16 avril OGM des essais au cas par cas Président de la mission sénatoriale d'information sur les OGM, Jean Bizet, sénateur de la Manche approuve avec les membres de la mission, l'avis des sages d'autoriser les essais OGM au champ, au cas par cas, dans le respect du triple principe de précaution, de parcimonie et de transparence. La mission sénatoriale rappelle aussi l'importance décisive d'informer le public "sur les avancées en matière sanitaire et environnementale que peuvent générer certains OGM". Enfin, elle met en garde contre un accroissement des complexités administratives que l'autorisation de ces essais pourrait engendrer. La Manche Libre - 14 avril Enjeux et risques des OGM L'UFC Que Choisir Aix vient d'organiser un débat sur les OGM. "Si l'emploi des OGM à usage thérapeutique est bénéfique, mais utilisés en arme de guerre (Anthrax), c'est autre chose ! Le végétal se réfère à la résistance aux insecticides, aux maladies, aux herbicides, des sujets dont on vous a déjà bien bassinés !" a déclaré M. Hallard ingénieur du Cebtre National des Arts et Métiers spécialiste en génétique. L'alimentation en appelle aux qualités nutritionnelles des aliments dits "améliorés". La modification de l'environnement par les OGM est un débat pernicieux car ces organismes pourraient intervenir positivement. Bérengère Costa - La Marseillaise - 13 avril OGM : un très grand danger pour la santé publique ! Affaiblissement du système immunitaire ! Un des risques majeurs pour notre santé dûs aux OGM ! Pourquoi donc cette information est-t-elle donnée par le seul mouvement ATTAC ? Comment se fait-il que les seuls travaux scientifiques réalisés pour vérifier la nocivité ou non des OGM aient été cachés au grand public. A plus forte raison si ces travaux révèlent un danger ou un doute ? Pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils tus sur cette question de la même façon que pour l'affaire du sang contaminé ? J.M.A. - Le Réveil - 5 avril |
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Sur les biotechnologies
Un cadre international encore introuvable Le fait que l'on puisse prélever des échantillons sur les territoires des pays en développement, puis les modifier et les breveter, est perçu par les pays en développement ; comme un pillage. Le marché des produits génétiques chiffré actuellement à 30 milliards de dollars, est en pleine expansion et devrait dépasser les 110 milliards en 2005. On comprend mieux pourquoi les Etats-Unis, où se trouvent les plus grosses multinationales pharmaceutiques, continuent de refuser de parapher la Convention sur la biodiversité de Rio et font tout pour éviter la mise en place d'un cadre international contraignant. Le libre accès aux ressources génétiques et la possibilité de négociations bilatérales entre industriels et pays du Sud ou autochtones restent leur credo. WV.D.F. - Libération - 22 avril |
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Ils l'ont dit "Nous voulons une agriculture de qualité et nous ne voulons pas d'OGM. Les vrais vandales ne sont pas ceux qui arrachent les plants d'OGM, mais ceux qui les plantent". Noël Mamère La République du Centre - 9 avril "L'approche sans la chimie est profondément raisonnable." "Ce n'est pas très propre les OGM ! A ce sujet, mes collègues me désolent. On peut redouter l'apparition de nouveaux pathogènes liés à des mutations accélérées de certains virus par exemple. Le XXème siècle a été celui de la chimie, le suivant sera celui des gènes" - Jean Marie Pelt, botaniste. Le Courrier de l'Ouest - 5 avril "Il y a maintenant assez de recul pour voir que les pesticides sont dangereux. On doit revenir à une agriculture biologique mais néanmoins lucrative. Mais ce sera très long : 20 ans minimum pour rétablir l'équilibre biologique et restructurer le paysage et le climat. Les agriculteurs sont, eux aussi, victimes de ce système où les industries chimiques leur masquent la dangerosité des pesticides. Ce sont aux consommateurs, aux agriculteurs et aux petites associations de réagir contre cette vaste manipulation". Georges Toutain, chercheur en écobiologie. Le Courrier Picard - 11 avril "Nous sommes en phase de crise, il y a actuellement une primauté à la non-décision. Le risque zéro, c'est l'immobilisme. Le citoyen disparaît au profit du consommateur ,le territoire devient un prestataire de services chargé d'assurer le confort personnel de l'usager." Jean Paul Delevoye, sénateur Maire et président de l'association des maires de France. Libération - 11 avril "Si on compare l'émoi suscité par la maladie de la vache folle ou la catastrophe de l'Erika aux dangers de l'automobile, on voit qu'ils ne se situent pas sur le même plan. Ce n'est pas le nombre de morts qui compte, c'est la nature du danger, les valeurs au nom desquelles on a pris ce risque et l'action à mener pour s'en prémunir ou pour régler les dommages. L'automobile n'a pas provoqué une crise de l'expertise scientifique analogue à celle du nucléaire bien qu'il y ait beaucoup plus de tués sur la route. Avec le nucléaire certains perçoivent à tort ou à raison un danger biosocial. Ce qui est insupportable, c'est de penser qu'un expert peut engager le destin collectif de populations sans leur laisser le choix sans que l'on sache comment la puissance publique a organisé la conception collective des choix"; Armand Hatchuel, directeur adjoint du Centre de gestion scientifique à l'Ecole des mines de Paris et coauteur d'un ouvrage collectif "Expertise et débat public". E; heurçon et J. Landrieu, éditions de l'Aube. Le Figaro - 22 avril |
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