accueil  | actualités | revue de presse

Revue de presse :
du 10 au 23 avril 2002

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 



Sur les pesticides et l'environnement 

Alerte aux pesticides dangereux
La prudence s'impose lorsque l'on promène son chien dans les champs de la zone agricole de Mandres les Roses, les risques d'empoisonnement par herbicide sont élevés, notamment à cause du manque de pluie. Les carbamates se présentent sous forme de billes censées se diluer avec la pluie. Problème, en un mois pas une goutte d'eau n'est tombée sur le Val de Marne. Les pesticides sont donc restés à la surface du sol, comme autant d'appâts empoisonnés pour les chiens du voisinage.
Olivier Bureau - Le Parisien - 20 avril

Comprendre les phénomènes d'érosion et de transfert des produits phytopharmaceutiques
Le travail sur l'érosion a permis la réalisation d'un diagnostic sur les pollutions sur le bassin versant de la Cuisance. La pollution par les phytopharmaceutiques suit le cheminement de l'eau et le bassin versant de la Cuisance présente la particularité d'avoir des écoulements par ruissellements, donc des phénomènes très rapides sans temps de dégradation des molécules avec un risque de pollution ponctuelle aggravée par ce cheminement particulier. 
R. Roussel - Le Jura - 13 avril

Un herbicide féminise les grenouilles mâles
De très faibles concentrations d'atrazine, un constituant courant de nombreux herbicides, suffiraient à perturber le sexe de grenouilles africaines. Une étude américaine montre qu'à des concentrations aussi faibles qu'une partie par milliard, jusqu'à 20% des têtards étudiés en laboratoire présenteraient des anomalies de développement de leurs organes sexuels. Jusqu'ici, les effets de toxicité de l'atrazine étaient obtenus à des doses beaucoup plus élevées que celles relevées dans la présente étude. En raison de leurs effets néfastes sur l'environnement, les triazines, dont l'atrazine est la molécule la plus courante, devraient être interdits en France à partir de 2003.
Cyrille Vanlerberghe - Le Figaro - 16 avril

L'hirondelle disparaît de nos campagnes
Le dérèglement climatique, la modification des habitats et les pratiques agricoles avec la diminution des prairies permanentes et l'usage d'insecticides activent le déclin d'espèces communes, privées d'insectes et de graines pour se nourrir. 27 espèces d'oiseaux communs ont fortement décliné en France entre 1989 et 2001. 
Isabelle Brisson - Le Figaro - 20 avril

Sur les pesticides et l'environnement
Sur la sécurité alimentaire
Sur l'agriculture raisonnée
Sur les firmes
Sur les OGM
Sur les biotechnologies
Ils ont dit...
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

Sur la sécurité alimentaire 

Angoisse dans nos assiettes
"La France est le deuxième utilisateur mondial de pesticides, s'insurge le Dr Lyliian Le Goff, médecin et spécialiste de l'environnement. Les rendements imposent une exploitation excessive de la nature, jusqu'à en modifier son essence. Au nom du profit, mais au mépris de notre santé." Pour Le Professeur Marian Apfelbaum, nutritionniste : "Le bio permet aux anxieux de se rassurer, mais il ne peut satisfaire les besoins d'une consommation de masse. Ses défenseurs utilisent l'argument de vente négatif, selon lequel tout ce qui n'est pas bio présente un risque. Si vous comparez une salade bio et une salade "industrielle", vous trouverez dans chacune des nitrates. Si l'atmosphère est polluée, la pluie tombant sur vos belles salades naturelles le sera aussi !
Propos recueillis par Sandrine Youknovski - VSD - 11 avril

   
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Durable et raisonné sont compatibles, la Conf' pose le débat
"Il faudra faire accepter par la grande distribution des différences au niveau des rayons, ce qui passera par une volonté des professionnels agricoles très forte. En retrouvant la maîtrise de la commercialisation et du prix de nos produits, au final, c'est le consommateur qui sera en harmonie avec le citoyen ce qui lui permettra de faire le choix des produits qu'il appelle de ses vœux par ailleurs. Il ne faut pas opposer les systèmes, et l'agriculture raisonnée s'inscrit sous le chapeau du développement durable de la Conférence de Rio" a conclu Michel Dauton agriculteur et responsable sarthois du réseau Farre
Christian Evon - l'Agriculture Sarthoise - 5 avril

Ne pas confondre raisonné et raisonnable
L'Urdac/CR 14 a tenu son assemblée générale à Vire. Une réunion qui a permis à Jacques Lepeltier de s'élever avec véhémence contre le projet d'agriculture raisonnée. Un projet jugé totalement irraisonnable par le responsable départemental du syndicat agricole. "Cachées derrière cette agriculture raisonnée, ce sont les multinationales qui tentent de s'emparer de nos fermes, alliées objectives de la grande distribution. Leur objectif est l'intégration totale de l'agriculture, de l'amont à l'aval en passant par l'exploitation agricole. Ceux qui "raisonneront" à la place des paysans et leur imposeront leur méthode sont ceux qui ont "raisonné" les catastrophes actuelles et ont déjà trompé les consommateurs".
J.C. Roussel - La Voix / Le Bocage - 12 avril

Communiqué de la Fidda - CR1O : "Produits bien raisonnés, consommateurs bien escroqués
Nous précisons que le beurre se fait avec du lait de vache et rien d'autre, le tournesol raisonné ou non qui sort de chez tout agriculteur ne produit que de l'huile pur tournesol à 100%. Le produit brut agricole qu'il provienne ou non d'une ferme (a) raisonnée, n'influence pas beaucoup la composition finale de l'aliment industriel qui dénature complètement le produit naturel fourni par le paysan. Voilà pourquoi le consommateur achetant "un produit issu d'agriculture raisonnée" sera bien escroqué.
L'Est Eclair - 11 avril

La Vie Claire : le pionnier du bio
"Pour moi l'avenir est dans l'agriculture raisonnée. C'est le mode de production de demain car il existe un réel souci de modération dans l'utilisation des produits". Brigitte Brunel Marmone, présidente du directoire de la chaîne de magasins spécialisés La Vie Claire.
Propos recueillis par E.E.E - Points de Vente - 15 avril
 
 

 
   
 
Sur les firmes

Feu vert de l'UE au rachat d'Aventis CropScience
En deux vagues de concessions, Bayer a notamment accepté des désinvestissements de taille. Il s'agit en premier lieu de la vente "en bloc à un acheteur unique" du fipronil, son insecticide phare. Les autres produits qui entrent dans ce "paquet" sont notamment l'insecticide éthiprole et 5 fongicides dont l'iprodione et le prochloraze. L'acquéreur, qui pourrait être l'allemand BASF, candidat malheureux à l'achat d'Aventis CropScience, aurait ainsi dans son escarcelle l'ensemble des activités d'ACS dans le domaine du traitement des semences. Face aux accusations d'entreprises interdites de fusion, une porte-parole de la Commission s'est fait un plaisir de souligner que cette autorisation accordée à Bayer "démontre que les règles de concurrence n'empêchent pas l'émergence de champions européens".
Pierre Bocev - Le Figaro Economie - 18 avril

Le rachat d'Aventis va toucher Marseille
Spécialisée dans la formulation de produits phytopharmaceutiques destinés au secteur agricole, la société Provalis, qui emploie une centaine de salariés sur le site de La Valentine, redoute en effet la remise en cause d'un contrat majeur conclu pour une période de 5 ans. Celle-ci réalise une importante activité de sous-traitance pour le compte d'Aventis (85% de son chiffre d'affaires). La volonté de Bayer étant de rapatrier en Allemagne plusieurs activités stratégiques. Dont celles confiées à Marseille.
Jean Luc Crozel - La Provence - 10 avril
   
 
Sur les OGM

Le gène de la "révolution verte" mis en évidence par des scientifiques
Baptisé IR8, cette variété mise au point par l'Institut international de recherche sur le riz (IRRI) a permis de doublier la production, base de la nourriture d'une grande partie d'asiatiques. IR8, s'et révélé particulièrement efficace, convertissant les engrais azotés en grains supplémentaires sans pour autant déboucher sur une tige plus longue et donc plus vulnérable aux intempéries. La "révolution verte" a fait faire un bond considérable à la production de riz, mais est aujourd'hui critiquée par les écologistes qui y voient une atteinte dangereuse à la biodiversité; ainsi, les variétés de riz à très haut rendement créées par l'IRRI ont conduit à une diminution d'environ 80% du nombre de variétés de riz cultivées en Inde.
AFP - 17 avril

Controverse autour de la "contamination" transgénique du maïs mexicain
La revue britannique "Nature" désavoue un article qu'elle avait publié en novembre 2001, les preuves disponibles n'étant pas suffisantes pour justifier la publication de l'article original. Mais, pour bon nombre de spécialistes, le croisement entre OGM et variétés locales est presque inévitable. Pour Yves Chupeau, directeur de l'unité de biologie cellulaire à l'INRA "l'avènement des OGM ne change pas la nature du problème : est-ce que ces croisements sont graves, quelles mesures prend-on pour les contrôler ?" s'interroge-t-il. Les études permettant de répondre précisément à ces questions font encore cruellement défaut.
Hervé Morin - Le Monde - 12 avril

Alimentation : nouveau soupçon de pollution génétique aux Etats-Unis
Le GT2OO, colza transgénique pour lequel Monsanto n'a pas déposé aux Etats Unis, de demande d'homologation pourrait être présent à des niveaux faibles et accidentels dans les variétés commerciales de colza. Considérant que son colza GT200 est sans danger pour la consommation humaine, Monsanto s'emploie depuis à le faire homologuer par les Etats-Unis. C'est en effet le seul moyen pour Monsanto d'éviter un rappel massif de ses lots de semences de colza, et de créer un nouveau casse-tête à l'industrie agroalimentaire américaine, qui incorpore l'huile de colza à nombre de ses produits. Accessoirement, Monsanto cherche à comprendre comment le GT2OO, jamais commercialisé, a pu se retrouver dans des sacs de semences…
LesEchos - 16 avril

OGM des essais au cas par cas
Président de la mission sénatoriale d'information sur les OGM, Jean Bizet, sénateur de la Manche approuve avec les membres de la mission, l'avis des sages d'autoriser les essais OGM au champ, au cas par cas, dans le respect du triple principe de précaution, de parcimonie et de transparence. La mission sénatoriale rappelle aussi l'importance décisive d'informer le public "sur les avancées en matière sanitaire et environnementale que peuvent générer certains OGM". Enfin, elle met en garde contre un accroissement des complexités administratives que l'autorisation de ces essais pourrait engendrer.
La Manche Libre - 14 avril

Enjeux et risques des OGM
L'UFC Que Choisir Aix vient d'organiser un débat sur les OGM. 
"Si l'emploi des OGM à usage thérapeutique est bénéfique, mais utilisés en arme de guerre (Anthrax), c'est autre chose ! Le végétal se réfère à la résistance aux insecticides, aux maladies, aux herbicides, des sujets dont on vous a déjà bien bassinés !" a déclaré M. Hallard ingénieur du Cebtre National des Arts et Métiers spécialiste en génétique. L'alimentation en appelle aux qualités nutritionnelles des aliments dits "améliorés". La modification de l'environnement par les OGM est un débat pernicieux car ces organismes pourraient intervenir positivement.
Bérengère Costa - La Marseillaise - 13 avril

OGM : un très grand danger pour la santé publique !
Affaiblissement du système immunitaire ! Un des risques majeurs pour notre santé dûs aux OGM ! Pourquoi donc cette information est-t-elle donnée par le seul mouvement ATTAC ? Comment se fait-il que les seuls travaux scientifiques réalisés pour vérifier la nocivité ou non des OGM aient été cachés au grand public. A plus forte raison si ces travaux révèlent un danger ou un doute ? Pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils tus sur cette question de la même façon que pour l'affaire du sang contaminé ? 
J.M.A. - Le Réveil - 5 avril
 
 

 
   
 
Sur les biotechnologies 

Un cadre international encore introuvable
Le fait que l'on puisse prélever des échantillons sur les territoires des pays en développement, puis les modifier et les breveter, est perçu par les pays en développement ; comme un pillage. Le marché des produits génétiques chiffré actuellement à 30 milliards de dollars, est en pleine expansion et devrait dépasser les 110 milliards en 2005. On comprend mieux pourquoi les Etats-Unis, où se trouvent les plus grosses multinationales pharmaceutiques, continuent de refuser de parapher la Convention sur la biodiversité de Rio et font tout pour éviter la mise en place d'un cadre international contraignant. Le libre accès aux ressources génétiques et la possibilité de négociations bilatérales entre industriels et pays du Sud ou autochtones restent leur credo.
WV.D.F. - Libération - 22 avril
   
   
 
Ils l'ont dit 

"Nous voulons une agriculture de qualité et nous ne voulons pas d'OGM.
Les vrais vandales ne sont pas ceux qui arrachent les plants d'OGM, mais ceux qui les plantent". Noël Mamère
La République du Centre - 9 avril

"L'approche sans la chimie est profondément raisonnable."
"Ce n'est pas très propre les OGM ! A ce sujet, mes collègues me désolent. On peut redouter l'apparition de nouveaux pathogènes liés à des mutations accélérées de certains virus par exemple. Le XXème siècle a été celui de la chimie, le suivant sera celui des gènes" - Jean Marie Pelt, botaniste.
Le Courrier de l'Ouest - 5 avril

"Il y a maintenant assez de recul pour voir que les pesticides sont dangereux.
On doit revenir à une agriculture biologique mais néanmoins lucrative. Mais ce sera très long : 20 ans minimum pour rétablir l'équilibre biologique et restructurer le paysage et le climat. Les agriculteurs sont, eux aussi, victimes de ce système où les industries chimiques leur masquent la dangerosité des pesticides. Ce sont aux consommateurs, aux agriculteurs et aux petites associations de réagir contre cette vaste manipulation". Georges Toutain, chercheur en écobiologie.
Le Courrier Picard - 11 avril

"Nous sommes en phase de crise, il y a actuellement une primauté à la non-décision.
Le risque zéro, c'est l'immobilisme. Le citoyen disparaît au profit du consommateur ,le territoire devient un prestataire de services chargé d'assurer le confort personnel de l'usager." Jean Paul Delevoye, sénateur Maire et président de l'association des maires de France.
Libération - 11 avril

"Si on compare l'émoi suscité par la maladie de la vache folle ou la catastrophe de l'Erika aux dangers de l'automobile, on voit qu'ils ne se situent pas sur le même plan. Ce n'est pas le nombre de morts qui compte, c'est la nature du danger, les valeurs au nom desquelles on a pris ce risque et l'action à mener pour s'en prémunir ou pour régler les dommages. L'automobile n'a pas provoqué une crise de l'expertise scientifique analogue à celle du nucléaire bien qu'il y ait beaucoup plus de tués sur la route. Avec le nucléaire certains perçoivent à tort ou à raison un danger biosocial. Ce qui est insupportable, c'est de penser qu'un expert peut engager le destin collectif de populations sans leur laisser le choix sans que l'on sache comment la puissance publique a organisé la conception collective des choix"; Armand Hatchuel, directeur adjoint du Centre de gestion scientifique à l'Ecole des mines de Paris et coauteur d'un ouvrage collectif "Expertise et débat public". E; heurçon et J. Landrieu, éditions de l'Aube. 
Le Figaro - 22 avril 
 
         
     

haut de page