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| Le 19 septembre 2007 | |
| Rapport de Dominique Belpommesur la pollution par les pesticides en Martinique
Précisions de l’UIPP |
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| L’Union des Industries de la Protection des Plantes tient à repréciser certains points pour répondre aux inquiétudes que pourrait engendrer ce rapport qui pose des questions légitimes, mais dont les réponses n’apportent pas de nouveaux faits scientifiques.
Le chlordécone interdit pour des problèmes liés à l’environnement Le chlordécone est un insecticide qui a été utilisé conformément à la réglementation en vigueur pour son efficacité dans la lutte contre le charançon. Il a été interdit définitivement aux Antilles en septembre 1993 (avec un délai dérogatoire de 3 ans après l’interdiction en métropole, suite aux dommages entraînés dans les bananeraies par deux cyclones) en raison de sa grande rémanence (persistance dans le sol) dans l’environnement. À ce jour, aucun lien établi entre chlordécone et santé Contrairement à ce que laisse entendre Monsieur Belpomme, il n’y a, à ce jour, aucun lien avéré entre exposition au chlordécone et développement de certaines pathologies telles que le cancer de la prostate. Il est vrai que le nombre de personnes touchées par cette affection est particulièrement élevé en Guadeloupe et en Martinique, comme cela est également observé dans l’ensemble des populations d’origine africaine subsaharienne disposant d’une espérance de vie supérieure à 70 ans et ce, en raison d’une prédisposition génétique. Ce chiffre tend à augmenter depuis quelques années y compris en Métropole, en raison du vieillissement de la population, corrélé à des dépistages plus nombreux et systématiques. Le programme de recherche en cours Karu-prostate, étude menée par l’INSERM sur les facteurs de risque de survenue du cancer de la prostate en Guadeloupe, estimera s’il existe une relation entre le niveau de chlordécone dans le sang et le risque de présenter cette maladie. Les résultats sont attendus pour 2008. Une autorisation de mise sur le marché des pesticides encadrée Les produits phytopharmaceutiques (pesticides) font l’objet d’un encadrement réglementaire très strict. Leur mise sur le marché et leur utilisation sont soumises à une autorisation de mise sur le marché délivrée par le Ministère de l’Agriculture à l’issue d’une évaluation des risques opérée par l’AFSSA, tant au niveau de la santé publique (utilisateurs, consommateurs, populations à risque comme les enfants et femmes enceintes) que de l’environnement (faune, flore et eau). Sur l’ensemble de ces études, la moitié est consacrée aux études sur la santé de l’Homme et 40% aux risques pour l’environnement. Près de 300 études, soit 10 ans de recherche, sont nécessaires avant la mise sur le marché d’un produit, et seule une molécule sur près de 150 000 synthétisées satisfait aux critères de l’autorisation de mise sur le marché. Des entreprises responsables pour une agriculture durable Oui à une diminution des risques liés à l’utilisation des pesticides, Non à une réduction arbitraire quantitative. Les produits phytopharmaceutiques ne sont pas anodins. Le risque existe pour l’utilisateur (accident lors de la manipulation par exemple...) dès lors qu’il ne prend pas les précautions nécessaires ou ne se protège pas conformément aux indications figurant sur les étiquettes des produits. L’UIPP travaille activement à limiter le risque lors de l’utilisation des produits en développant auprès des agriculteurs un programme de formation pour une utilisation raisonnée des pesticides, en traitant à bon escient, au bon moment et avec le bon produit. Ces bonnes pratiques, alliées aux innovations et aux évolutions réglementaires, ont permis de diminuer de 40% les tonnages de substances actives entre 1999 et 2006. Néanmoins, l’idée de fixer des objectifs quantitatifs de réduction des utilisations, émise par certaines organisations à l’occasion de la parution du rapport de Monsieur Belpomme, n’est pas tenable. Des mesures arbitraires mettraient en difficulté l’approvisionnement alimentaire de la France, en ne permettant pas d’assurer le maintien de la place prépondérante de notre pays dans les échanges commerciaux agricoles et auraient un impact négatif sur le pouvoir d’achat des ménages. L’UIPP se prononce donc en faveur d’une accélération et d’une extension des démarches qualitatives déjà menées, pour une agriculture durable. À propos de l’UIPP L’Union des Industries de la Protection des Plantes représente les fabricants de produits phytopharmaceutiques en France, appelés pesticides, destinés à protéger les cultures contre les insectes nuisibles, les maladies et les mauvaises herbes. |
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