Communiqué du 22 juin 2006
 
 

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Paris, le 22 juin 2006
 Du champ au Salon International de l'Agriculture, l'UIPP pérennise ses engagements tout en élargissant ses initiatives
   
 

Réglementation des produits phytopharmaceutiques, information du citoyen, bonnes pratiques agricoles, études épidémiologiques... En 2005, l'Union des Industries de la Protection des Plantes s'est affirmée, dans un esprit d'ouverture et de dialogue. À l'occasion de la sortie de son rapport d'activité, l'UIPP fait le point sur son secteur d'activité et ses actions.

Après une hausse conjoncturelle du marché des produits phytopharmaceutiques en 2005, une baisse attendue en 2006 dans le prolongement des 6 dernières campagnes.

Sur la campagne 2004-2005, le marché des produits de protection des plantes a représenté 1,87 milliard d'euros, soit une hausse conjoncturelle de 5,4% par rapport à l'année précédente. En effet, l'augmentation des surfaces cultivées en céréales et colza, a profité aux fongicides (+10%). Cette augmentation a compensé la baisse des surfaces cultivées de maïs, et la croissance modérée des autres produits (herbicides, insecticides).

Pour autant, le recours aux produits phytopharmaceutiques diminue de manière structurelle depuis 2000 (-8% sur la campagne 2005/2006 à fin mai par rapport à la campagne précédente). Fruit d'une progression de l'agriculture raisonnée dans les esprits et sur le terrain, la baisse est également la conséquence des pressions économiques fortes auxquelles sont soumis les agriculteurs.

L'UIPP à la rencontre du grand public poursuit sa démarche de transparence

Quels effets sur la santé et sur l'environnement ? Les produits phytopharmaceutiques sont un sujet de société, sur lequel chacun s'interroge. Forte de son expertise scientifique, l'UIPP a choisi de continuer à informer en allant au devant des questions du public dans une démarche de transparence, à travers différentes actions :
  • Sa première présence au Salon International de l'Agriculture (26 février au 5 mars 2006). L'occasion de proposer un stand ludique et pédagogique et d'engager un dialogue sans tabou. Une initiative appréciée : 83% des visiteurs interrogés la jugent nécessaire (enquête menée pendant le Salon auprès de 318 personnes, par Cegma Topo).
  • Une campagne d'information sous le signe de la transparence, " Qui sème des questions récolte des réponses ". À la clé : des informations claires et objectives, via un site Internet, pour inciter chacun à mieux comprendre les enjeux et le rôle des produits phytopharmaceutiques.
  • Une information relayée par un site Internet accessible à tous : www.info-pesticides.org. Un site qui a trouvé son public : en près d'un an, la barre des 100.000 visites est en passe d'être franchie.

Tout en alimentant le débat public, l'UIPP continue son travail de terrain au service de l'agriculture raisonnée en promouvant les bonnes pratiques

Améliorer les connaissances et les conditions d'emploi des produits phytopharmaceutiques, c'est une exigence de l'Union des Industries de la Protection des Plantes. C'est aussi la vocation de l'École des bonnes pratiques, créée par l'UIPP, qui, l'année dernière, a formé plus d'un millier d'agriculteurs et de techniciens à une utilisation raisonnée des produits phytopharmaceutiques. En 2006, l'UIPP souhaite continuer dans cette voie et élargir son action en renforçant sa collaboration avec les acteurs clés des filières agricoles, pour encore plus d'efficacité dans la promotion de ces bonnes pratiques.

L'UIPP force de proposition sur les débats réglementaires

L'UIPP participe activement au débat réglementaire à travers un dialogue nourri et constructif avec les pouvoirs publics.

Le rapport INRA / CEMAGREF : des conclusions à nuancer

Comment diminuer l'impact des produits phytopharmaceutiques sur l'environnement ? Paru fin 2005, à la demande des ministères de l'agriculture et de l'écologie, un rapport de l'INRA / CEMAGREF préconise une solution draconienne : réduire le recours aux produits phytopharmaceutiques. L'UIPP défend de son côté une position plus nuancée et l'argumente : compte tenu du rôle clé des produits phytopharmaceutiques dans la protection des cultures, leur utilisation raisonnée et maîtrisée est nécessaire pour assurer des récoltes de qualité en quantité suffisante. C'est aussi un moyen de préserver la compétitivité de l'agriculture française à l'échelle mondiale. L'AFSSA, nouvelle clé de voûte de l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)

Dés la publication du décret spécifique, la procédure de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques va changer profondément. Désormais, l'évaluation des risques et des bénéfices des produits phytopharmaceutiques sera confiée à l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments). Une procédure scientifique et indépendante qui devrait permettre une meilleure prise en compte de la synthèse bénéfices/risques d'un produit donné, dans un contexte de sécurisation accrue. Pour que le progrès soit total et partagé par tous, l'UIPP veut attirer l'attention des pouvoirs publics sur l'importance d'un traitement optimal des dossiers, avec des ressources adaptées, afin de répondre dans les meilleurs délais aux besoins et attentes des agriculteurs.

Le projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques : un objectif commun, une évolution nécessaire dans le financement des actions

Améliorer et préserver la qualité de l'eau, des rivières jusqu'aux nappes phréatiques : l'objectif du projet de loi est aussi celui de l'UIPP. Depuis mai 2005, l'UIPP a multiplié, en étroite concertation avec les collectivités et les filières concernées, des propositions concrètes et innovantes pour réduire les pollutions agricoles, à travers des programmes ciblés. Parmi les pistes évoquées : assurer la protection des aires d'alimentation, des captages d'eau potable ou encore prévenir l'érosion des sols, en installant des bandes enherbées. Une nouvelle façon d'accompagner les bonnes pratiques agricoles et d'aménager l'espace cultivé, en cohérence avec le Plan interministériel de réduction des risques liés aux produits phytopharmaceutiques. Enfin, l'UIPP accueille favorablement la suppression de la TGAP et son remplacement par une redevance affectée au budget des Agences de l'eau.

L'UIPP représente 96 % des fabricants de produits phytopharmaceutiques en France, appelés couramment pesticides, destinés à protéger les cultures contre les insectes nuisibles, les maladies et les mauvaises herbes.

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