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"Résidus de pesticides : normes et toxicité, à quel moment faut il s'inquieter ?" |
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| Paris, le 27 septembre 2001 - 5 questions d'actualité ont été posées à Bernard Charlot, Président de l'UIPP, Philippe Michel, Responsable des Affaires Techniques de l'UIPP et Jacques My, Secrétaire Général de l'UIPP. La rencontre avait lieu chez Ladurée mardi 25 septembre 2001 à 9h00. |
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Comment sont évalués les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la santé à court et à long terme ? |
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La quantité de résidus qui peut être ingérée est déterminée à partir de la Dose Sans Effet (D.S.E) obtenue chez l'animal le plus sensible soumis au test le plus sévère. Cette D.S.E. correspond à la quantité de substance qui lorsqu'elle est ingérée ne provoque aucun effet chez l'animal. La Dose Sans Effet est déduite d'une part des études à long terme (18 mois à deux ans) et d'autre part des études à court terme (28 jours à 3 mois) pour pouvoir respectivement évaluer le risque à long terme et court terme. Elle permet de calculer en la divisant par un coefficient de sécurité qui est au minimum de 100, la Dose Journalière Acceptable (D.J.A.) pour l'exposition à long terme et, la dose de référence aiguë pour l'exposition à court terme. La Dose Journalière Acceptable correspond à la quantité maximale de résidus qui peut être ingérée tous les jours toute la vie durant par un individu sans risque pour sa santé. Les niveaux de résidus sont mesurés dans la totalité des cultures sur lesquelles le produit autorisé est appliqué (panier de la ménagère). Ce panier comporte également les produits transformés (ex : vin, bière, oufs, viande.). La somme des résidus contenus dans ce panier ne doit pas dépasser soit la D.J.A. soit la Dose de Référence Aiguë. Par ailleurs, on mesure les résidus pouvant rester sur une culture dans des essais pratiques de traitement et à partir de ce constat, on fixe des Limites Maximales de Résidus qui tiennent compte de la DJA mais qui sont des limites strictement réglementaires. C'est pourquoi, le dépassement ponctuel de la L.M.R. ne signifie pas un risque pour la santé compte tenu des coefficients de sécurité pris. Il nous renseigne sur un non-respect des conditions d'emploi des produits (ex : nombre d'applications trop élevées, délai avant récolte trop court.) Ces coefficients de sécurité importants permettent de tenir compte des éventuels effets cumulatifs des substances entre elles. Des effets, qui, d'après les connaissances scientifiques actuelles, semblent n'exister que pour les substances actives qui auraient le même site d'action. |
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Le produit qui s'autobiodégrade et ne laisse aucun résidu dans l'aliment existe- t-il ? |
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La transformation d'un produit brut en produit alimentaire permet-elle d'éliminer les derniers résidus ? |
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Le consommateur, a-t-il quelques gestes pratiques à faire pour améliorer les aliments qu'il consomme ? |
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Les végétaux, réagissent t-ils de la même façon aux pesticides ? |
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| Vers une harmonisation européenne : la révision des substances anciennes dans le cadre de l'homologation européenne a débuté et sera totale en 2008. | |
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Elle va conduire à retirer près de la moitié des substances actives anciennes actuellement sur le marché. Par ailleurs, elle se traduit dès à présent par une harmonisation communautaire des Limites Maximales de Résidus admissibles dans les aliments. Pour les produits qui ne sont pas ou ne seront pas autorisés au niveau national, une procédure de demande de tolérance à l'importation peut être faite par l'exportateur. Elle permet de prendre en compte dans l'évaluation du risque, les résidus de substances contenues dans des cultures importées. Aujourd'hui, les industriels de la protection des plantes souhaitent la mise en place : - d'un observatoire des résidus de produits phytopharmaceutiques dans l'alimentation constitué sous l'égide le la DGAL et de la DGCCRF et auquel seraient associés les consommateurs et les industriels de l'agroalimentaire. Les résultats seraient présentés chaque année. - de procédures de traçabilité, le développement d'une protection raisonnée, une formation accrue aux bonnes pratiques phytopharmaceutiques, afin d'éviter des dépassements de LMR et de maintenir la qualité des aliments. |
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Claire Morin Responsable de la Communication UIPP Tél : 01 41 31 52 00 |
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Rachel Brunella Tél. : 01 49 29 42 79 |
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