Les bonnes pratiques, au cœur des priorités de l’UIPP
Publié le 5 septembre 2011
En cohérence avec les initiatives déjà mises en place (ADIVALOR, actions bassins versants, études épidémiologiques…), les bonnes pratiques phytopharmaceutiques restent au cœur des priorités de l’UIPP.
L’UIPP souhaite travailler à l’amélioration des conditions d’application des produits phytopharmaceutiques, avec l’ensemble des acteurs de la filière agricole. Et ce, dans le cadre des textes réglementaires existant ou en cours d’élaboration (Grenelle, Directive Utilisation durable…).
L’objectif : former les agriculteurs au bon emploi des produits phytopharmaceutiques
Pour bien utiliser un produit, il est indispensable de respecter les recommandations d’emploi figurant sur l’étiquette.
Toutes les étapes de manipulation des produits doivent faire l’objet d’attention depuis le transport, le stockage, l’application, jusqu’à la destruction des déchets.
Les initiatives se multiplient, par exemple pour améliorer le stockage. L’aménagement d’un local de stockage en règle renforce la sécurité vis-à-vis de l’exploitant et de sa famille. La présence d’une aire de remplissage du pulvérisateur diminue également le risque de fuite des produits phytopharmaceutiques vers la cour ou le fossé de la ferme (pollution ponctuelle). Ces initiatives font partie des priorités des agriculteurs.
Pour entretenir cette dynamique, de nombreux documents de sensibilisation sont mis à leur disposition. Des formations sont également proposées, notamment dans les chambres d’agriculture, mais aussi par l’UIPP.
L'agriculture raisonnée, qu'est-ce que c'est ?
La protection raisonnée des cultures s’articule autour de 3 axes :
- Prévenir en début de saison le développement des ennemis des cultures. Notamment par la sélection variétale (sélectionner les variétés de plantes les plus robustes), la rotation des cultures et le labour.
- Observer régulièrement sa parcelle (en comptant par exemple le nombre de parasites sur les feuilles…). Il est également important de suivre l’évolution du sol, du climat qui influencent l’arrivée éventuelle de ravageurs et de maladies. En fonction des dégâts réels ou potentiels, et seulement si la nuisibilité est avérée sur les cultures, l’agriculteur prend alors la décision d’intervenir.
- Intervenir par des méthodes biologiques lorsque cela est possible (introduire des auxiliaires de cultures, comme des coccinelles qui mangent les pucerons), ou bien protéger avec un produit phytopharmaceutique les parcelles, si c’est le seul moyen de lutte suffisamment efficace. La combinaison des 2 techniques est ainsi de plus en plus utilisée. Pour décider de traiter ou non, l’agriculteur dispose d’outils d’aide à la décision (pièges, logiciels...).
Une fois la décision de traiter prise, il convient toujours de respecter les bons conseils d’utilisation et de gérer correctement les déchets issus de cette utilisation (collecte des emballages vides et élimination des effluents, cf. ADIVALOR).
