Revue de presse
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Une alchimie sans chimie ?
Publié le 12 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Première consommatrice de pesticides en France, la viticulture est montrée du doigt depuis des années : elle doit faire face à une réalité peu glorieuse, la consommation effrénée de produits phytosanitaires, qui tuent la microbiologie des sols et réduisent à néant cette « expression de terroir » chère aux appellations d'origine contrôlée. Avec 76000 tonnes répandues sur son sol en 2008, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe. Et la viticulture est le secteur le plus « gourmand » du secteur agricole : si les vignes ne couvrent que 2% des surfaces cultivées, elles consomment au minimum 15% des produits phytosanitaires. Certes, ceux-ci permettent de prévenir les maladies de la vigne (oïdium,mildiou ,etc.). Mais ils servent surtout à abaisser les coûts de production du raisin. Ainsi, les pesticides sont le symbole d'une viticulture intensive et à bas coût, loin des canons esthétiques des terroirs prônés par les AOC. A la fin des années 1960, une quarantaine de molécules est employée. Puis 100 dans les années 1990, 130 en 2000. Au fil des réglementations européennes, leur nombre tend cependant à diminuer depuis 2000. Car les choses évoluent. Et vite, même. Il suffit de voir les analyses de traces de pesticides pour s'en rendre compte. « Depuis dix ans, les niveaux sont nettement plus bas qu'auparavant », constate Stéphanie Ménager, chef du service chromatographie à l'Institut départemental d'analyse et de conseil (IDAC), un laboratoire public qui dépend du Conseil général de Loire-Atlantique et qui examine des milliers d'échantillons chaque année. Il existe une autre raison, naturelle celle-ci, à la baisse du taux de ces produits chimiques. Contrairement aux fruits et aux légumes, ingurgités la plupart du temps crus et dont les produits phytosanitaires sont directement assimilés par l'organisme, le raisin subit une métamorphose. Au cours de la fermentation, la transformation des sucres en alcool et l'environnement acide du moût va détruire 90% des pesticides du raisin (d'où leurs taux plus faibles que dans un fruit mangé cru).
Source : Libération Auteur : Jérome Baudouin
Vidéo
Les pesticides : pourquoi ?
Publié le 31 janvier 2006
Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.
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Il présente les résultats économiques pour 2010 et fait le point sur les engagements de l'UIPP.
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