Revue de presse
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Agriculture et usage de pesticides, quand les
malades sont occultésPublié le 3 octobre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Alors qu'aucun produit phytosanitaire, en dehors de l'arsenic, n'est inscrit au tableau des maladies professionnelles du régime agricole, obtenir une indemnisation est une bataille difficilement gagnée. De plus en plus d'exploitants la mènent de front avec celle contre la maladie. « On nous disait : allez-y, c'est sans risque. » Les questions sont arrivées plus tard, à mesure que l'on rentrait avec les bras rougis d'avoir tripatouillé dans les sarments traités. « Mais c'est la venue de la maladie qui nous a tout fait remettre en cause », reprend l'agriculteur. Elle a fondu sur la famille en avril 2010, via un diagnostic lapidaire. Cancer de la vessie. C'est Frédérique, le fils de quarante ans, qui en a fait les frais. Il lutte, depuis, contre une tumeur au stade 4, qui a métastasé et lui bouffe la hanche. « Il se bat, reprend son père, il a beaucoup de courage. Mais il est épuisé. » Pour lui, le lien entre la maladie de son fils et les produits utilisés ne souffre d'aucun doute. Parce que lorsqu'il a su qu'il était viticulteur, son cancérologue a lâché : « Ah, encore un...» Ils sont plusieurs, dans la région, à se croiser dans les services de cancérologie ou de neurologie. Pas un hasard si c'est en Poitou-Charentes, où courent 85 000 hectares de vignes, que s'est créée, le 19 mars dernier, l'association Phyto-victimes. Elle rassemble une centaine de personnes, agriculteurs ou salariés de l'agroalimentaire. Tous malades, qui d'une intoxication chronique, qui d'un Parkinson, qui d'un cancer. Et tous menant bataille pour que ces affections soient reconnues comme maladies professionnelles consécutives à l'exposition aux produits chimiques. "La chimie, c'est ce qui bloque", relève Paul François, président et initiateur de l'association qui, en 2009, attaquait Monsanto en justice à la suite d'une intoxication fulgurante au Lasso (herbicide interdit en 2007). "Quand il s'agit de faire reconnaître le lien entre un cancer des sinus et une exposition au poussières de bois, ce n'est pas trop laborieux. Mais dès qu'il s'agit de phyto…" Le fait est là : en dehors de l'arsenic, interdit depuis 2001, aucun produit phytosanitaire n'est pris en compte par les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole. Ces derniers excluent même des molécules que ceux du régime général reconnaissent, tel le monochlorobenzène.
Côté cancer, les choses sont à un cheveu d'être aussi clairement dites. Leucémie et myélomes sont observés en excès dans la population agricole, et plusieurs études démontrent un lien entre certains fongicides et des tumeurs cérébrales. Mais les résultats se heurtent à la loi du nombre. Quatrième utilisateur mondial de pesticides, premier parmi les pays d'Europe, la France autorise pas loin de 4 000 produits, incluant près de 9 000 molécules. Un cocktail qui complique l'identification juridiquement indéniable du coupable. Pour être convaincantes, les cohortes doivent porter sur un nombre de patients dépassant les centaines de mille. Agrican, la seule menée en France, n'est lancée que depuis 2005 et ne promet ses résultats définitifs que vers 2017, si tant est que ses budgets, rediscutés tous les trois ans, la mènent jusque-là. En attendant, l'Union des industriels pour la protection des plantes (UIPP) ou, moins joliment nommé, le lobby hexagonal de fabricants de pesticides, ne manque pas de s'appuyer sur le flou. « La polémique n'est pas fondée, estimait Jean-Charles Bocquet, son président, dans une interview accordée à l'Express en mars dernier. On parle de pesticides toxiques. Mais lesquels ? »Source : L’Humanité Auteur : Marie-Noëlle Bertrand
Vidéo
Les pesticides : pourquoi ?
Publié le 31 janvier 2006
Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.
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Il présente les résultats économiques pour 2010 et fait le point sur les engagements de l'UIPP.
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