UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Les producteurs de raisins ne lâchent pas la grappe aux écolos

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/01/2010

Pour les uns, il y a « dénigrement », pour les autres « information dans l’intérêt public ». Le MDRGF était assigné devant le tribunal de grande instance de Paris par la Fédération des producteurs de raisins de table qui regroupe 3000 petits exploitants. Au coeur du litige : la publication par le MDRGF, en novembre 2008, d’une enquête menée dans cinq pays européens avec quatre autres ONG révélant la présence de résidus de pesticides, dont certains interdits par Bruxelles, dans la quasi-totalité des raisins de table analysés. Pour le défenseur des producteurs de raisins de table, le président du MDRGF, François Veillerette, qualifié d’ « ayatollah de l’écologie », s’est livré à un « commentaire tendancieux » de l’étude. En disant que « 99% des raisins analysés contiennent des résidus de pesticides, le MDRGF jette l’anathème sur tout et omet de préciser qu’ « il n’y avait aucun pesticide interdit dans les raisins français et que ceux-ci ne dépassaient pas les limites maximales de résidus autorisées par la législation européenne, contrairement aux raisins italiens et grecs ! ». Pour les défenseurs de l’association, celle-ci n’a fait que publier « une étude mettant en lumière des faits avérés » que « personne ne conteste ». Le tribunal rendra sa décision le 10 février.

Source : Libération | Auteur : Eliane Patriarca

Ce champignon décontamine les sols pollués

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/01/2010

Ce champignon, baptisé Podospora anserna, que l’on retrouve dans les excréments des herbivores, a la caractéristique de pouvoir décontaminer des sols pollués aux amines aromatiques, une catégorie de polluants très répandue dans l’industrie chimique, notamment dans les pesticides. Trois équipes de chercheurs, issues de laboratoires CNRS des universités Paris- Sud et Paris- Diderot, ont mis en évidence la présence dans ce champignon d’une enzyme particulière, qu’ils ont nommée PaNAT2, et qui permet à Podospora anserina de se nourrir des molécules toxiques et de les dégrader en matière inoffensive. Sur les paillasses, l’expérience s’est montrée particulièrement concluante avec un dérivé de pesticide, le 3,4-dichloroaniline (3,4-DCA). Après seulement 3 jours de traitement, l’échantillon de terre polluée est redevenu cultivable. Un test à l’échelle d’un champ de plusieurs hectares est en cours d’élaboration.

Source : L’Expansion

Laboratoire de papier

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/01/2010

Une simple bandelette de papier pourrait détecter la présence de pesticides dans l’environnement : des chercheurs canadiens de l’université McMaster (Ontario) ont mis au point des réactifs qui permettent de produire, à bas coût, un capteur à destination des pays pauvres.

Source : Le Monde

Les combinaisons des agriculteurs peu étanches aux pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/12/2009

Censées faire barrière aux pesticides et autres produits chimiques, les combinaisons de protection utilisées par les agriculteurs et les travailleurs dans l’industrie ne sont pas efficaces. Après avoir testé dix blouses vendues dans le commerce par plusieurs fabricants différents, l’Afsset a constaté que 80% n’étaient pas suffisamment étanches. Souvent conçus pour l’industrie chimique, ces équipements de protection se révèlent par exemple inadaptés aux agriculteurs qui utilisent souvent des mélanges de plusieurs substances actives et d’additifs. « Les solvants ont tendance à passer plus facilement la barrière du tissu et, une fois au contact de la peau, il y a un risque d’exposition plus important au produit chimique du fait qu’il fait chaud sous la blouse et que le travailleur a tendance à transpirer », souligne le directeur général de l’Afsset , Martin Guespereau.

Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric Mouchon

Herbicide : le dossier d’indemnisation d’un agriculteur intoxiqué en appel

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/12/2009

La chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux a examiné jeudi le dossier d'un agriculteur charentais gravement intoxiqué en 2004 par un herbicide du groupe Monsanto, maladie pour laquelle son assurance n'avait pas voulu prendre en charge sa rechute. La cour rendra son arrêt le 28 janvier. En première instance en novembre 2008, Paul François, un agriculteur de Bernac (Charente) âgé de 45 ans, avait obtenu auprès du tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) d'Angoulême la reconnaissance d'un lien entre la pathologie dont il souffre et son intoxication. L'assurance accidents des exploitants agricoles (AAEXA) avait fait appel de cette décision. L'agriculteur, à la tête d'une exploitation céréalière de 240 ha, avait inhalé ,du chlorobenzène, dont la vente est interdite en France depuis 2007, alors qu'il nettoyait une cuve pulvérisateur ayant contenu le produit. L’exploitant agricole est toujours en "arrêt maladie", le
Médecin conseil de l'AAEXA refuse que je reprenne le travail, a-t-il indiqué à l'AFP.

Source : AFP

Désertification : l’agriculture au pied du mur

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/12/2009

Menacée par la désertification comme en Australie, ou, au contraire, servie par la hausse des températures dans les zones tempérées, l’agriculture va devoir adapter ses modèles au changement climatique. En Europe aussi, les effets du réchauffement se font sentir : avancement de la maturité des raisins, précocité de la floraison, extension géographique des maladies et des insectes etc.… Les travaux scientifiques analysant l’impact du changement climatique sur les systèmes agricoles et la nécessaire adaptation de ces derniers sont désormais pris au sérieux. Selon Bernard Seguin, responsable de la mission Inra sur le sujet et expert du Giec, le changement climatique risque d’accentuer le clivage entre le Nord et le Sud. « Dans les zones tempérées, une hausse modérée de la température, de 1 à 2°C peut induire une hausse de la production de blé ou de maïs à condition de ne pas manquer d’eau, tandis que, dans les pays du Sud, l’impact est négatif dès le premier degré supplémentaire. Les agriculteurs européens ont déjà réagi à la nouvelle donne en avançant les dates des semis ou en jouant sur le choix de variétés… Des projections existantes, il ressort surtout une grande incertitude, compte tenu de la diversité des écosystèmes, sur l’ampleur et la gravité des conséquences agricoles du changement du climat.

Source : Les Echos | Auteur : Anne Denis

Agriculture et biodiversité : un guide des bonnes pratiques

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/12/2009

Comment les agriculteurs peuvent-ils enrichir la diversité des espèces vivantes sur leur exploitation ? Ecologistes et agriculteurs "bio", décidés à travailler ensemble, ont présenté vendredi un "guide technique et recueil d'expériences" sur la question. Ce guide est l'aboutissement d'un programme initié par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) sur 5 ans (2004-2009) afin d'améliorer la biodiversité sur 130 exploitations agricoles réparties du 18 départements. Restauration des haies et des boisements, plantation des bandes enherbées pour faciliter la présence d'insectes prédateurs naturels des parasites, fauche tardive des jachères pour laisser le temps aux oiseaux nichant au sol de se reproduire, maintien des zones humides et limitation du recours aux pesticides font partie des actions recommandées dans ce guide. Au total quatorze fiches techniques apportent des réponses concrètes aux questions concernant les pratiques agricoles et la sauvegarde de la biodiversité sur les exploitations. Pour ce programme, la LPO s'est associée avec différents réseaux d'agriculteurs - Forum de l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement (Farre), la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) et la Fédération nationale des centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural (Fncivam). La biodiversité ne génère pas forcément de rentabilité", reconnaît Allain Bougrain Dubourg, président la LPO, même si certains agriculteurs se sont rendus compte qu'en plantant des haies, ils contribuaient à limiter l'érosion de leurs cultures. Mais ce programme offre "une vitrine remarquable au potentiel entre agriculture et biodiversité", ajoute-t-il, souhaitant que ce travail soit développé lors de l'année internationale de la biodiversité en 2010.

Source : AFP

Chimie et alimentation : La recherche de l’équilibre

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/12/2009

100% naturel. C’est ce que recherche aujourd’hui, dans les rayons, tout consommateur soucieux de sa santé, de sa sécurité. A tort ou à raison ? Eléments de réponse par la Fondation de la Maison de la Chimie, organisatrice d’une journée sur le thème : « Chimie et alimentation, pour le bien-être de l’homme ». « Les aliments contiennent aussi des substances chimiques naturelles (vitamines, minéraux), d’autres ajoutées volontairement (pesticides, médicaments vétérinaires, enrichissement en nutriments) ou par le biais de contamination dans la chaîne alimentaire, comme les PCB, les dioxines et les mycotoxines » explique Valérie Baduel, directrice ajointe de l’AFSSA. « Tous les produits naturels ne sont pas sains et tous les produits synthétiques ne sont pas toxiques. Il faut traiter au cas par cas pour chaque substance … Le risque mycotoxines (champignons microscopiques dont les effets avérés cancérogènes sont encore mal connus et restent parfois dans l’aliment contaminé car elles ne disparaissent pas à la cuisson ou à la consommation) doit être géré dans les champs.

Source : Valeurs vertes | Auteur : Raphaëlle Gala

Pesticides dans le vin – Ce que dévoile le « labo »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/12/2009

Jamais les vins n’avaient autant fait l’objet d’études et d’analyses. Les études récentes montrent que les taux de substances actives présents dans les vins baissent significativement. « Depuis dix ans, les niveaux sont nettement plus bas qu’auparavant », constate Stéphanie Ménager, chef du service chromatographie à l’Institut départemental d’analyse et de conseil qui a réalisé les analyses des vins. « Notre recherche se concentre sur les 31 molécules actives les plus souvent rencontrées dans le vin ». Dans le vin, on ne retrouve pas l’intégralité d’un produit employé à la vigne, mais les molécules qui le composent. En fonction de leur nombre, on peut déterminer la toxicité du produit présent dans le vin. Chaque molécule utilisée par les fabricants de pesticides a été répertoriée par la l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa) puis, de plus en plus, interdite. Ainsi depuis la fin de l’année 2008, le nombre de molécules autorisées est passé de 700 à 300. E, pour chacune, l’Aesa a établi un seuil de toxicité appelé LMR. Si, dans le cas présent, le seuil de détection se situe autour de 0,01mg par litre, certaines machines arrivent aujourd’hui à détecter des quantités moins importantes encore. De l’ordre de 0,0001 mg par litre. Autant dire des traces infinitésimales que l’on peut même trouver dans certains vins « bio ». C’est ce que l’on appelle la pollution environnementale. Ces vins possèdent en eux des traces de pesticides provenant de parcelles voisines.

Source : Revue du Vin de France | Auteur : Jérôme Baudouin

La Révolution écolo, d’accord ! Mais combien ça coûte et qui va payer ? (Dossier)

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/11/2009

Il n’a échappé à personne que le nucléaire, l’agriculture intensive ou la chimie lourde ne constituaient pas vraiment la panacée en termes de développement durable. Mais les alternatives vertes, aujourd’hui à la mode, sont elles pour autant crédibles ? Rien n’est moins sûr. Soumises au même feu de critiques que les techniques traditionnelles, elles révèlent, elles aussi, de sérieuses faiblesses. Et, contrairement au productivisme, base d’un confort matériel que le monde entier nous envie, elles n’ont même pas toutes démontré leur efficacité. Ponctuellement, l’agriculture verte affiche parfois des rendements égaux à ceux de l ‘agriculture conventionnelle. Ses défenseurs ne manquent jamais de le souligner. Mais ils oublient de préciser que, sur la durée, elle est de 20 à 40% moins efficace. Un très bon champ de blé bio, par exemple, produira 4t/ha en moyenne sur dix ans, contre 7t/ha en moyenne pour du blé ordinaire. Mais le drame, c’est que cette moyenne cache de très fortes disparités. Les mauvaises années, en bio, il peut ne pas y avoir de récolte du tout ! Aucune importance, tant que l’agriculture conventionnelle assure l’approvisionnement de base… Soumis aux mêmes contrôles que leurs homologues conventionnels, les aliments biologiques vendus en France ne présentent pas de danger. De là à en déduire que les traitements chimiques sont guidés par le seul souci du rendement, il y a un pas. Si le bio prospère, c’est aussi parce que les traitements phytosanitaires ont éradiqué de nombreux parasites, souvent mortels. L’ergot du seigle, un champignon attaquant les céréales, tuait en France jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La chimie en a eu raison. Pour la remplacer, il faut beaucoup de main d’œuvre et des traitements « naturels » qui ne sont pas sans inconvénient pour le consommateur, à l’image du soufre en viticulture…

Source : Marianne | Auteur : Jean Claude Jaillette

La collecte des déchets (PPNU) produits phytosanitaires non utilisables, est mûre

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 18/11/2009

L’opération vient de débuter et pour la première fois, elle est partiellement payante, signe que la démarche a atteint sa maturité, après quatre collectes gratuites du même type. L’objectif était d’éliminer le stock constitué depuis trente ans, avant les solutions de recyclage. La collecte 2009 est financée par la filière agricole seule et Adivalor. Cette société par actions simplifiées sans but lucratif a été créée en 2001 par l’UIPP pour structurer la filière française de gestions des déchets phytopharmaceutiques professionnels. Elle va poursuivre les autres campagnes de collecte : films agricoles usagés (FAU) et emballages vides de produits phytopharmaceutiques (EVPP).

Source : Sud Ouest | Auteur : Emmanuelle Fère

Pesticides : les risques confirmés pour les utilisateurs

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 14/11/2009

Les sources de contamination sont infinies. Et pas seulement lors des traitements. Une étude de la MSA donne l’alerte et incite à la prudence. « Après avoir pénétré dans l’organisme par les yeux, la bouche, les voies respiratoires et surtout par la peau), ils se stockent dans les muscles, les graisses, le système nerveux, les os et le foie », explique Jean Luc Dupupet, le monsieur « phyto » de la MSA. En 2005-2006, la MSA a établi un lien de cause à effet entre exposition aux produits phytosanitaires et troubles de santé pour 130 dossiers. Viticulteurs, arboriculteurs et horticulteurs sont en première ligne. La France compte à ce jour 27 cas de maladies chroniques (Parkinson, maladies du sang, cancers..) reconnues comme maladies professionnelles causées par l’utilisation de pesticides. Ce faible nombre s’explique par la lourdeur des démarches administratives nécessaires. Un faisceau d’études internationales concorde à pointer la surmortalité par cancers de la prostate, du sang et des ganglions au sein de la population agricole. C’est aussi le cas d’une étude menée par l’université de Caen auprès de 6300 agriculteurs, suivis depuis 1995. Une étude américaine a mis en évidence 8 pesticides associés au cancer du poumon… « Les firmes doivent mettre au point des formulations moins nocives et de nouveaux condition-nements, bannir les poudres » déclare Gérard Bernardec, viticulteur et médecin.

Source : Ouest France

Un plan de 730 millions d’euros pour mieux lutter contre le cancer

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/11/2009

Il représente 730 millions d’euros de dépenses nouvelles sur la période 2009-2013, une somme proche des 650 millions du plan 2003-2007. Une partie du budget de recherche (15%) sera consacrée à l’étude des risques environnementaux et comportementaux (pesticides, téléphones mobiles…), répondant à une inquiétude croissante de la population. Pour le volet soins, l’objectif est d’augmenter de 20% le nombre de spécialistes du cancer, certains métiers voyant leurs effectifs reculer.

Source : Les Echos | Auteur : Vincent Collen

Le Sénat vote pour les pollueurs

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/11/2009

Interdiction de la publicité en faveur des produits phytosanitaires destinés aux particuliers, c’était l’article 40 du projet de loi Grenelle 2, et une bonne nouvelle pour la santé, la protection de l’environnement et la qualité de l’eau. Mais cette mesure était évidemment une horreur pour les fabricants de pesticides. Le Parlement qui a commencé à examiner le projet de loi, allait donc devoir choisir entre les intérêts industriels d’un côté, la protection des consommateurs de l’autre. Le Sénat a pour sa part tranché le 5 octobre, et c’est en faveur… des industriels ! Le Sénateur UMP de la Manche Jean Bizet a présenté un amendement qui « plutôt que d’interdire les publicités, prévoit leur strict encadrement ». Il a été adopté, les fabricants de produits phytosanitaires respirent. La balle est désormais dans le camp des députés, qui examineront prochainement le projet de loi. La protection des consommateurs, de la ressource en eau et le respect d’un engagement du Grenelle de l’environnement sont en jeu…

Source : Que Choisir

Pas durable !

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/10/2009

Arrêter la fabrication de produits particulièrement dangereux ne suffit pas à réduire la pollution. Des scientifiques suisses ont en effet constaté que des polluants organiques persistants ou des pesticides interdits il y a plus de dix ans continuent de polluer le lac Oberaar dans le canton de Berne. La fonte des glaciers qui ont capturé ces produits toxiques dans les années 60 et 7O en est la cause. Et il y a fort à parier pour que cette découverte réalisée dans les Alpes s’applique à l’ensemble des glaciers de la planète, estiment les scientifiques, qui ont réalisé cette étude sur plusieurs années.

Source : Le Figaro magazine
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