Revue de presse

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • "L'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation s'est livrée pendant quatre ans à un gigantesque travail d'analyse des  aliments pour mesurer le risque à long terme des expositions aux substances chimiques qu'ils contiennent ainsi que leur intérêt nutritionnel. Pour 85% des substances, "le risque peut être écarté pour la population générale sur la base d'une évaluation sur les seuls apports alimentaires", le niveau d'exposition restant en deçà des valeurs toxicologiques de référence. C'est le cas notamment des contaminants inorganiques (non nécessaires au fonctionnement de l'organisme, à la différence des métaux) comme le baryum, le cobalt, le nickel, des polluants organiques persistants comme le PFOA des poëles anti-adhésives, de certaines mycotoxines, de la plupart des 254 résidus de pesticides évalués... Néanmoins, il faut "encourager tous les efforts qui permettront de réduire les teneurs des contaminants dans les aliments", estime l'agence." 

    Source : Boursorama.com

  • "l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) publie, le jeudi 30 juin, une étude de 700 pages sur toutes les substances chimiques qui s'invitent dans notre assiette. Sans qu'on y prenne garde, les produits chimiques se sont infiltrés dans notre assiette."

    Source : Le Point Auteur : Gwendoline Dos Santos

  • "L'Anses a évalué le risque toxicologique de certains aliments courants et prône la diversité alimentaire, afin d'écarter les risques pour la santé. "Encourager les efforts" Pour 85% des substances, "le risque peut être écarté pour la population générale sur la base d'une évaluation sur les seuls apports alimentaires", le niveau d'exposition restant en deçà des valeurs toxicologiques de référence. C'est le cas notamment des contaminants inorganiques (non nécessaires au fonctionnement de l'organisme, à la différence des métaux) comme le baryum, le cobalt, le nickel, des polluantsorganiques persistants comme le PFOA des poëles anti-adhésives, de certaines mycotoxines, de la plupart des 254 résidus de pesticides évalués. Néanmoins, il faut "encourager tous les efforts qui permettront de réduire les teneurs des contaminants dans les aliments", estime l'agence." 

    Source : NouvelObs.com

  • "Une plongée dans nos assiettes. C'est ce qu'a réalisé l'Anses, l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de  l'environnement et du travail. En tout, ce sont 445 substances qui ont été recherchées (dont 283 pesticides, mais aussi des  métaux lourds, des additifs, des contaminants issus des activités humaines comme les dioxines, les PCB, les retardateurs de flammes...) dans 20 000 aliments, les plus répandus en France et préparés "tels que consommés" (c'est-à-dire par exemple que les oranges ont été épluchées). Il en ressort que, parmi les substances recherchées, 361 ont pu faire l'objet d'une évaluation.  Et que, pour 85% des aliments testés, le seuil toxicologique de référence n'est pas dépassé. Ce qui signifie qu'ils ne présentent pas de risque pour la population générale. "Cette étude confirme le bon niveau de maîtrise des risques sanitaires associés à la présence potentielle de contaminants chimiques dans les aliments en France", note l'Anses." 

    Source : Métro

  • "L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rendra public, fin juin, un énorme travail, l’étude l‘Alimentation totale » (EAT). Quatre années d’enquêtes sur les lieux de consommation et six mois de rédaction ont été nécessaires. Plus de 20 000 produits ont été achetés, préparés et analysés « tels que consommés ». Objectif : déterminer l’exposition réelle de la population aux résidus phytosanitaires, aux perturbateurs endocriniens, aux additifs, aux mycotoxines, etc. Bref, à tout ce qui alimente les peurs contemporaines. Les rapporteurs promettent des surprises, sur des substances comme les parabens ou le cadmium. Les premiers étant aujourd’hui diabolisés et le second, ignoré ».

    Source : Marianne

  • "Les premiers élus naîtront entre le 27 juin et le 4 juillet. 20 000 nourrissons vont être « recrutés » pour participer à une étude d'envergure qui durera 20 ans. 60 équipes de chercheurs sont mises à contribution pour tenter de mesurer l'impact de l'environnement et de la vie familiale sur la santé et le développement des enfants. Les scientifiques s'inquiètent en effet de l'"exposition précoce des enfants aux polluants chimiques émergents", explique la directrice de l'étude, Marie-Aline Charles. Lesquels ? Les "phénols, phtalates, pesticides ", entre autres, que l'on trouve "dans l'air intérieur, les meubles, les emballages alimentaires, les cosmétiques" et qui, tous "soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens, finissent par s'accumuler dans l'organisme en plein développement" des enfants."

    Source : L'Humanité Dimanche Auteur : Anne-Laure de Laval

  • Le congrès Eurocancer 2011, organisé de mardi à jeudi au Palais des congrès à Paris, s'intéressera à un thème "de plus en plus important dans nos sociétés", celui de l'environnement et des cancers, selon le Pr Michel Marty, de l'hôpital Saint-Louis à Paris. A cet égard, les  cancérologues parleront des pesticides et de leur impact sur la santé des agriculteurs, de la pollution atmosphérique, dont les effets semblent modérés, et aussi des perturbateurs endocriniens (PCB, dioxines, furanes, bisphénol A...) et des fibres minérales artificielles de substitution à l'amiante comme les laines de verre, sur lesquelles une étude épidémiologique est en cours. 

    Source : Les Echos.fr

  • Au terme d’un travail de 3 ans, l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) a publié la première liste rouge des oiseaux menacés de la France métropolitaine : l’état des lieux des 568 espèces recensées confirme une « situation très préoccupante » puisque 26% des oiseaux nicheurs « (ceux qui se reproduisent en France) sont considérés comme menacés. Sébastien Moncorps, directeur de l’UINC déclare qu’ « il faut s’attaquer aux causes plus diffuses d’érosion de la biodiversité comme l’intensification des pratiques agricoles. Les pesticides tuent les insectes dont se nourrissent les oiseaux. Le Grenelle de l’environnement s’est engagé à ce que la France – qui est le 3ème consommateur de produits phytosanitaires au monde – réduise de 50% son utilisation d’ici 2018 ».

    Source : Direct matin Auteur : Laurence Caramel

  • La fédération écologiste FNE a demandé la mise en place de bassins de confinement sur les sites où sont entreposés des produits phytosanitaires après l'incendie d'une coopérative à l'origine d'une pollution de l'Aber Wrac'h (Finistère), a déclaré mardi un de ses porte-paroles. "Nous demandons à ce qu'un bilan de l'incident soit fait pour que de tels faits ne se reproduisent pas. Il faut un décret ministériel pour imposer la construction de bassins de confinement" dans les coopératives agricoles et les jardineries, a réclamé un des porte-parole de France nature environnement(FNE) Raymond Léost, joint par l'AFP. Un incendie qui a ravagé mercredi le stock de produits phytosanitaires d'une coopérative agricole du nord Finistère a provoqué une pollution accidentelle des eaux de l'Aber Wrac'h où la pêche et le ramassage des coquillages ont été interdits par la préfecture. Des premiers prélèvements effectués en fin de semaine ont révélé la présence d'un herbicide, le prosulfocarb, "1.000 fois supérieur au seuil de tolérance" selon des relevés d'analyse dont l'AFP a obtenu copie.

    Source : AFP

  • "L'esprit du vin, le réveil des terroirs", documentaire polémique sur la viticulture en biodynamie bientôt sur les écrans, pourfend l'usage de la "chimie" dans la viticulture moderne en vantant le respect de l'environnement, de la vigne et du consommateur. Ses auteurs espèrent un écho équivalent à celui, mondial, de "Mondovino", film réalisé en 2004 par Jonathan Nossiter qui pointait d'un humour corrosif l'industrialisation de la culture du vin. Mais "L'esprit du vin, le réveil des terroirs" devrait en sus alimenter une polémique, car il touche non seulement au respect de l'environnement et à la santé publique, mais également à l'avenir de l'excellence française dans l'art du vignoble. Plutôt qu'un dossier à charge contre l'utilisation des herbicides, pesticides, engrais, levures aromatiques artificielles et autres techniques de chais employés par l'immense majorité des viticulteurs dits "traditionnels", le parti pris est une explication argumentée des pratiques naturelles des partisans d'une viticulture respectueuse de la notion de terroir: un lieu, un goût. Le goût ? David Ridgway, chef sommelier de la Tour d'argent, une des plus belle caves de France, assure qu'avec les vins en biodynamie, "on a cette vibrance que l'on n'a peut-être pas avec des vins cultivés de façon chimique". Après avoir bu les informations distillées dans le film, on ne regarde plus son verre de vin de la même façon.

    Source : AFP Auteur : Laurent Abadie

  • L’objectif de réduire de 50% l’usage des pesticides d’ici 2018 est inscrit dans les textes depuis 3 ans. Une révolution pour le système agricole dominant. L’agriculture économe en pesticides existe déjà en France dans toutes les filières de production. Le Réseau agriculture durable (RAD) s’y est engagé, l’association Farre également… Chez Farre, fer de lance de l’agriculture raisonnée, on ne fait pas de compromis sur les hauts niveaux de rendement, on mise sur l’observation des parcelles et l’optimisation des traitements. « Toute intervention doit être justifiée, on ne traite qu’à partir d’un seuil de plantes touchées, précise Christophe Grison, céréalier dans l’Oise et président de l’association, on évalue les besoins au plus juste ». Que ce soit chez les adhérents de Farre ou au RAD, réduire les pesticides n’affecte pas la rentabilité. « L’environnement n’est pas obligatoirement une charge supplémentaire, le coût peut être nul pour l’exploitation, confirme Gilles Lemaire, président du conseil scientifique de Farre. Les solutions existent donc, mais elles sont aux antipodes des habitudes acquises et du système agricole dominant. Et la réglementation confine parfois à l’absurde. Les traitements aériens sont obligatoires contre la chrysomèle du maïs, alors que les agriculteurs qui pratiquent la rotation des cultures ne sont pas touchés. Et puis, il y a les dérogations qui permettent de la contourner en toute impunité : la France a battu des records d’utilisation de pesticides interdits en 2010. Fâcheux pour un pays qui s’est engagé à diviser par deux leur emploi, mais très révélateur des vents contraires qui soufflent sur l’objectif Ecophyto.

    Source : Que Choisir Auteur : Elisabeth Chesnais

  • Deux études publiées hier montrent également une hausse des malformations génitales chez le petit garçon. Certaines associations et des médecins ont mis en cause le rôle des pesticides et des perturbateurs endocriniens dans ces affections. Dans leur rapport, les experts de l’Institut de veille sanitaire ne se prononcent pas sur les causes d’un tel phénomène, qui reste pour l’instant limité. « Il est important de signaler que le type même des études réalisées à visée descriptive, ne permet pas d’établir l’existence d’une association entre la survenue des pathologies étudiées et des facteurs de risque quels qu’ils soient, environnementaux ou non », explique les scientifiques de l’Institut de veille sanitaire. Pour Bernard Jegou, directeur de recherche à l’Inserm à Rennes et spécialiste de ces questions, ces deux études sont très importantes, car elles permettent enfin à la France de rattraper son retard dans l’évaluation de ces anomalies génitales. « Nous rejoignons ainsi une tendance internationale explique-t-il. Toute la question est de savoir si ces différentes pathologie ont une origine commune ou s’il s’agit de problèmes différents. Par ailleurs, les éventuelles causes environnementales doivent être recherchées. Différentes hypothèses sont avancées, comme l’exposition de la mère pendant la grossesse à différents facteurs environnementaux, chimiques, à l’alcool, à des médicaments… ».

    Source : Le Figaro Auteur : Martine Pérez

  • Le quart des espèces d'oiseaux nicheurs, celles qui se reproduisent sur le territoire, sont menacées en France métropolitaine, ont indiqué jeudi le Muséum d'histoire naturelle et l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Onze espèces - soit 4% des 277 espèces recensées - sont considérées en "danger critique", le stade de menace le plus élevé, comme la Pie-grièche à poitrine rose, un oiseau méditerranéen, ou le Pingouin torda, un espèce marine de Bretagne, selon cette Liste rouge nationale des espèces menacées. La liste retient 73 espèces (soit 26%) comme "menacées", dont 42 "vulnérables" et 20 "en danger", outre les 11 considérées en "danger critique", parmi les 277 espèces d'oiseaux nicheurs, ceux qui font leur nid pour se reproduire sur le territoire. Ce chiffre est plus élevé que le chiffre au niveau mondial qui est de 12%, souligne l'IUCN, qui a mené ce travail avec divers partenaires dont la Ligue de protection des oiseaux (LPO). La baisse globale des effectifs, y compris chez des espèces non menacées, s'explique principalement par "l'intensification des pratiques agricoles, avec l'extension des surfaces cultivées et l'utilisation de pesticides qui affectent les insectes dont se nourrissent les oiseaux", selon M. Kirchner. Paradoxalement, "les oiseaux des campagnes sont plus en déclin que les oiseaux des forêts ou même des villes", constate-t-il.

    Source : AFP

  • Le 11 mai 2010, la Cour de cassation reconnaissait le «préjudice d’anxiété » des salariés ayant été exposés l’amiante (une indemnisation d’environ 7000 € par salarié). La nouveauté dans l’arrêt du 11 mai 2011 réside dans le fait qu’il s’agit du premier arrêt de principe du genre et que la Cour de cassation donne le droit aux conseils des prud’hommes de statuer sur ce préjudice d’anxiété. Maintenant le Conseil des prud’hommes, qui généralement statuait sur des dossiers traditionnels comme la rupture du contrat de travail ou des questions salariales, est apte à se prononcer sur des contentieux portant sur l’exécution et les conditions du contrat de travail. Un espoir pour tous ceux qui travaillent au contact de substances cancérogènes. Peut-on imaginer un jour voir tous les salariés qui ont été exposés au bitume, au plomb, aux pesticides, mais également aux produits dangereux à effet différé et tout particulièrement aux cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (les CMR), demander la reconnaissance du préjudice d’anxiété ? C’est hautement probable.

    Source : La Croix Auteur : Emmanuelle Friedmann

  • Après avoir fait analyser par un laboratoire de référence l’eau du robinet dans une quarantaine de villes françaises, le WWF a détecté la présence de résidus de pesticides, de nitrates, d’aluminium et même d’hydrocarbures aromatiques. Certaines eaux en bouteille, également passées au crible par l’association écologiste, contenaient elles aussi des traces de nitrates, d’aluminium, d’antimoine ou de plomb ! « Et d’un point de vue purement réglementaire, les eaux du robinet que nous avons testées respectent globalement les normes, mais 19 molécules ont été détectées, notamment des contaminants chimiques qui n’ont rien à faire dans l’eau potable comme l’atrazine déséthyl, un pesticide interdit depuis 2003 », détaille Cyrille Deshayes, chargé du dossier au WWF. Nous tirons la sonnette d’alarme depuis 30 ans en disant que les nappes phréatiques sont de plus en plus contaminées et l’augmentation constante de molécules chimiques dans les eaux de boisson ne peut que nous inquiéter car on boit de l’eau tous les jours » poursuit-il. Le WWF craint « l’effet cocktail de ces résidus et l’impact à long terme de cette exposition à faibles doses » sur la santé des français.

    Source : Aujourd’hui Auteur : Frédéric Mouchon

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

Lancer la vidéo

Inscrivez vous à la Newsletter UIPP et recevez toute l’actualité sur le secteur phytopharmaceutique.

Voir notre dernière newsletter

Informations produits

Sources d’informations sur les spécialités phytopharmaceutiques pour les professionnels :

Consulter d’autres bases

Initiatives

L'UIPP et la filière s'engagent pour maîtriser le risque et l’impact des produits phytopharmaceutiques sur l'environnement et la santé :