Revue de presse Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Six pistes contre le déclin de la biodiversité
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/02/20102010 a été déclarée «Année de la biodiversité » par les Nations unies. L’objectif de freiner l’érosion accélérée des espèces animales et végétales n’a pas été tenu. Pourtant des solutions existent… Pour l’agriculture intensive, fondée sur l’utilisation massive de la chimie, la spécialisation des cultures, et la destruction des obstacles au passage des machines agricoles, est l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité. Mais l’agriculture n’est pas forcément l’ennemie des espèces sauvages. Elle a toujours besoin des organismes présents dans le sol, qui garantissent sa fertilité, et des insectes auxiliaires qui assurent la pollinisation des cultures. Certaines pratiques agricoles, qui peu à peu gagnent du terrain, permettent à la nature de prospérer. L’agriculture biologique, qui se passe de produits chimiques de synthèse, en est un exemple. Mais d’autres techniques sont favorables à la faune sauvage, comme l’implantation ou la préservation de haies, d’arbres isolés, de mares, de bandes enherbées près de cours d’eau. Les praires permanentes, les cultures sans labour et la couverture des sols en hiver préservent la faune du sol. Certaines de ces pratiques sont subventionnées par les pouvoirs publics.
Source : Le Monde | Auteur : Laurence CaramelChronique de la mort annoncée d’un paysan français
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 13/02/2010Pierre achète du matériel et des produits phytosanitaires. Ses vergers représentent dix ans d’investissement, à raison de 40 000 euros par an. Bilan catastrophique de l’année 2009 : 130 00 euros de pertes. « En plus des 15 000 euros manquants pour payer les salariés, j’ai un impayé de 23 000 euros ». Dans la région, il y a des hectares de vergers à l’abandon, partout des herbes folles mangent les troncs des arbres, le spectacle est désolant. Là où des rangées d’arbres fruitiers structuraient le paysage provençal, ce ne sont plus que fouillis inextricables de ronces, des réservoirs à maladies qui font crever les arbres. Leurs propriétaires âgés ont abandonné ces terres, faute de successeur, en laissant tout sur place. Pierre, si soucieux de la nature serait un pollueur dont les pesticides menacent du cancer ceux qui consomment ses fruits ? Un de ses amis se souvient comment, l’an dernier, du jour au lendemain, la consommation de raisin de table s’est effondrée quand une étude européenne a révélé que la vigne était la culture subissant le plus de traitements chimiques. « Je n’en veux pas aux écolos, j’en veux à tous ceux qui parlent sans savoir. Il n’y a jamais eu autant de normes, dans l’agriculture, et si on traite, on le fait dans des conditions qui respectent autant notre santé que celle du consommateur. On a peut être fait n’importe quoi dans les années 70-80, encouragés par le système productiviste. Mais aujourd’hui, c’est fini. Il faut savoir être économe avec la nature. Moi, je mange mes salades, mes pissenlits. Pollueurs nous… Ma heureusement qu’on est là pour entretenir la nature et contenir les maladies. Vous verrez ce qui va se passer quand il n’y aura plus d’arbres… »
Source : Marianne | Auteur : Jean Claude JaillettePesticides : les producteurs de raisin déboutés
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/02/2010La Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT), qui avait déposé plainte pour dénigrement contre le MDRGF a été déboutée par le TGI de Paris. Elle réclamait un demi-million d’euros de dommages et intérêts, mais a été condamnée à 1 euro d’amende pour procédure abusive et à verser 2000 euros pour les frais d’avocat. Le tribunal a reconnu que l’association s’est exprimée dans le cadre de ses statuts et de son rôle social en publiant les résultats d’analyses montrant la présence de résidus de pesticides, dont certains interdits dans l’UE, dans la quasi-totalité des raisins de table prélevés dans cinq pays européens.
Source : Les EchosDes vies brisées par les pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/02/2010Des centaines de paysans, qui ont pratiqué ’agriculture intensive, souffrent de graves problèmes de santé. Ils sont de plus en plus nombreux à réclamer justice. Des particuliers sont aussi concernés, qui ont déversé à outrance des produits sur leur jardin ; ceux qui vivent à proximité d’un environnement chargé en pesticides. « On est à la veille d’un nouveau scandale sanitaire », pronostique François Veillerette, président du MDRGF. Trente exploitants ont déjà réussi à faire reconnaître le caractère professionnel de leur pathologie devant les tribunaux. Des centaines d’autres continuent de souffrir en silence. « En révélant la maladie, ils craignent d’inquiéter le consommateur et de se sentir ostracisés », explique Maître Ledoux, qui suit quatre de ces dossiers. Et c’est tout un système, qui inclut firmes chimiques, chercheurs de l’Inra, organismes d’homologation, syndicats agricoles et politiques, qui est en cause. Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, déclare « Au lendemain de la guerre, on ne savait pas nourrir la population, il fallait produire toujours plus. Cette phase-là est terminée. Mais on n’en sort pas du jour ou lendemain. On oublie que l’agriculture, c’est une affaire de temps : les sols mettent des années pour évoluer. Le bio n’est pas la solution miracle. C’est l’une des voies de développement. Il est illusoire de penser qu’on va nourrir la population avec du bio. »
Source : VSD | Auteur : Pascale Tournier et Sylvie Lotiron« Le durable doit rester également rentable »
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 09/02/2010Qu’il s’agisse de traitement raisonné ou de culture biologique, la vie de l’agriculteur et du viticulteur sera complètement bouleversée et passera par des organisations différentes. Il faudra des moyens humains supplémentaires, mieux formés et disponibles aussi bien le dimanche que les jours fériés, des outils adaptés et performants. Une observation météorologique et une alerte fiable pour réagir au bon moment pour prévenir les maladies. Un accompagnement technique pour aider le viticulteur qui n’est forcément un spécialiste. Tout cela pour un produit à valeur ajoutée écologiquement correct et économiquement fiable, du moins faut-il l’espérer, dans un secteur fortement concurrentiel. « Dans les dix années qui viennent, ce sera difficile, ont expliqué les experts. Mais pas impossible. »
Source : Sud Ouest.com | Auteur : Jean François HarribeyLes agriculteurs exposés aux pesticides portent des précurseurs du cancer
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/02/2010Les chercheurs du Centre d’immunologie de Marseille-Luminy ont détecté dans les prélèvements sanguins de plusieurs participants à l’étude Agrican des cellules qui en sont normalement absentes et qui représentent les précurseurs des cellules tumorales constituant un lymphome de type folliculaire. « Nous avons mis en évidence des bio marqueurs qui témoignent d’un lien moléculaire entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides, l’anomalie génétique et la prolifération de ces cellules, qui sont des précurseurs de cancer. Cet effet est fonction de la dose et du temps d’exposition », résume Bertrand Nadel. Son équipe, qui espère aboutir à terme à un outil de diagnostic précoce, va désormais étudier une population de personnes ayant développé le même type de lymphome afin de documenter la présence de ces bio marqueurs.
Source : Le Monde | Auteur : Paul BenkimounLe monde des grandes cultures s’inquiète
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/02/2010Les réactions d’Orama et de l’UIPP à la présentation de l’étude « Ecophyto R&D » de l’Inra, s’inquiètent du maintien de la performance de l’agriculture française. Selon Orama, « il apparaît qu’en quasi-totalité, les scénarios de réduction étudiés aboutissent à une diminution de la production. Or, même limitée à -6% par exemple, dans l’hypothèse intermédiaire de 30% de réduction des pesticides – une régression des récoltes françaises serait contraire à l’objectif de produire plus assigné à l’agriculture par les Pouvoirs publics conjointement à celui de produire mieux ». Pour sa part, l’UIPP propose de prendre rendez-vous en 2014 « pour faire un point intermédiaire avant 2018 et étudier les conséquences du plan Ecohyto sur la qualité des récoltes, les revenus agricoles et les prix des denrées. Il est en effet indispensable, ajoute l’UIPP, de s’assurer que cet objectif chiffré reste compatible avec la performance économique de la ferme France.
Source : Terres de BourgogneRéduire la consommation de pesticides dans l’agriculture est possible
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/02/2010Réduire de moitié l’usage des pesticides dans l’agriculture d’ici à dix ans apparait possible techniquement. C’est la principale conclusion d’un rapport de l’INRA. Pour y parvenir, il faudrait modifier profondément le fonctionnement des exploitations et des filières agricoles, soutenir financièrement les agriculteurs et changer les habitudes des consommateurs. Autre enseignement de l’étude, une baisse de 30% serait possible sans bouleversement profond, mais en éliminant les traitements inutiles ou en utilisant des méthodes alternatives. La baisse des rendements serait alors modeste : -6% en moyenne. Aller plus loin et atteindre 50% de réduction est une autre affaire. Il faudrait un « panachage » de divers modes de production pour y parvenir, dont 13% des surfaces en agriculture biologique. Une grande partie des autres exploitations devrait passer à la « production intégrée ». Les freins au changement sont nombreux, au point que certains acteurs de la filière jugent l’objectif de -50% en dix ans, inatteignable. Comment diffuser les pratiques économes auprès des agriculteurs et garantir le maintien de leurs revenus ? Quels débouchés pour les nouvelles productions en cas de diversification des rotations ? Comment convaincre les entreprises de l’aval des filières d’adapter leurs exigences ? Un millier de fermes de démonstration de techniques alternatives aux pesticides devraient être prochainement implantées en France.
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle DupontPollutions, Comment mettre nos petits à l’abri
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/02/2010Biberons, lingettes, doudous… A en croire la rumeur, nos enfants risqueraient le cancer à chaque instant. Info, intox ou un peu des deux ? Pour les protéger au mieux sans se mettre la rate au court-bouillon, on a fait le tour des experts. Ca valait le coup. On a pas envie de le savoir, et pourtant : notre assiette est de plus en plus douteuse. Au banc des accusés, en tête, les pesticides : avec ses quelque 80 000 t annuelles, la France est championne mondiale (en terme de ratio / surface) de leur utilisation… Les pesticides n’agissent pas que sur les insectes ravageurs, ils nous touchent aussi de plein fouet. Et nous on fait quoi ? D’abord, on diversifie, le secret d’une alimentation équilibrée, c’est une bonne répartition entre les aliments, sans diabolisation. Ensuite, on n’évite pas les sacro-saints fruits et légumes, efficaces dans la prévention de nombreux cancers (grâce aux antioxydants, vitamines, minéraux, poly phénols). On se met aussi à lire les étiquettes : on a peur de n’y rien comprendre mais en fait, il est assez simple de se renseigner une bonne fois pour toutes afin de choisir systématiquement les produits les moins transformés. Et surtout on mange bio. Charles Sultan, professeur d’endocrinologie pédiatrique au CHU de Montpellier, confirme que, loin d’être une mode bobo marketing, l’alimentation bio est essentielle à qui souhaite réduire l’impact chimique de l’alimentation de ses enfants.
Source : Marie Claire | Auteur : Caroline RochetCertiphyto à l’essai dans les Pays de la Loire
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/02/2010Une nouvelle certification va voir le jour en 2010 pour tous les professionnels applicateurs, conseillers ou distributeurs de produits phytopharmaceutiques à usage professionnel. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche a prévu quatre voies d’accès : par validation des acquis académiques, par validation d’un test QCM, par formation d’une demi-journée à deux jours selon qu’elle soit suivie, ou non, d’une évaluation des connaissances. L’obtention de certificat, baptisé Certiphyto, sera obligatoire en 2014. Partout en France, les acteurs concernés profitent de la phase expérimentale, prévue jusqu’en juin, pour mettre en place, une offre de formation adaptée.
Source : Environnement magazine | Auteur : P.G.Peut-on réduire de moitié l’usage des pesticides ?
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 29/01/2010Si l’agriculture française reste la première consommatrice de produits phytosanitaires en Europe, la « ferme France » est aussi l’une des plus compétitives au monde et l’une des rares activités exportatrices de notre pays, avec l’industrie agroalimentaire. Une baisse massive et autoritaire de l’usage des pesticides, assortie éventuellement d’une taxe, comme le suggèrent certaines ONG, ne risque-t-elle pas de faire chuter les rendements des cultures et les marges des exploitations agricoles, déjà fragilisées par l’une des plus graves crises de l’après-guerre, avec des pertes moyennes de revenus de près d’un tiers en 2009 ? Enfin, on peut s’interroger sur l’opportunité de baisser la production dans un contexte de pénurie latente de denrées alimentaires liée, entre autres, à la croissance de la démographie mondiale et à la hausse du niveau de vie dans les pays émergents. « Il faut éviter de nous tirer une balle dans le pied », résumait Jean Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, lors du colloque de restitution de l’étude Ecophyto R&D.
Source : Le Figaro.fr | Auteur : Marc MennessierUn quart des polluants échappe aux stations d’épuration
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/01/2010Suez Environnement et le Cemagref ont présenté le bilan du programme de recherche Amperes sur la pollution des eaux. Ainsi l’étude de 100 composés recherchés dans 2000 échantillons d’eaux usées, prélevés dans 21 stations d’épuration, montre que nombre de substances polluantes échappent aux mailles des filets. Soit parce qu’elles résistent aux types de traitements classiquement mis en œuvre ; soit parce qu’elles sont présentes en si grandes quantités que les 17 700 stations d’épuration de la France métropolitaine ne peuvent en éliminer qu’une partie. Dans le camp de ces réfractaires, on trouve aussi bien des herbicides comme le diuron ou le glyphosate que des résidus médicamenteux tels des antidépresseurs ou la carbamazépine (servant dans le traitement de l’épilepsie). Or ces micropolluants dits « émergents » ne sont pas réglementés. « Les médicaments ne sont pas considérés comme des produits nocifs », explique Diane d’Arras, directrice de la recherche de Suez Environnement. Au total, 25% des substances détectées ne sont pas éliminées dans les stations d’épuration.
Source : La Croix | Auteur : Marie VerdierCombinaisons de protection chimique : normes de conformité à revoir
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/01/2010Les normes actuelles de mise sur le marché des combinaisons de protection contre les risques chimiques doivent être révisées pour assurer une meilleure protection des travailleurs, a recommandé vendredi l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Selon les résultats de deux campagnes de test sur l'efficacité des combinaisons de protections contre les produits chimiques liquides, utilisés dans l'agriculture, l'industrie ou le bâtiment, 80% des combinaisons testées (10 combinaisons sur 45 présentes sur le marché) n'étaient pas conformes, révèle l'Afsset dans un communiqué. "Les résultats font apparaître de nombreuses non-conformités et de mauvaises performances: seuls deux modèles sur les dix testés conformément à la norme atteignent le niveau de performance annoncée", ajoute l'Afsset. Pour les autres combinaisons testées, "le passage des produits chimiques a été quasi-immédiat", à travers le matériau ou les coutures, pour cinq d'entre elles. "Les trois dernières sont à déclasser pour au moins une substance". De plus, "seul un modèle parmi les cinq meilleurs testés précédemment s'est montré performant vis-à-vis d'exposition à des produits d'usage courant comme des solvants, de la peinture aqueuse ou des phytosanitaires", précise l'agence. Elle relève que les normes actuelles relatives à la résistance chimique des combinaisons "ne permettent pas de répondre correctement aux exigences de santé et de sécurité des travailleurs parce qu'elles ne garantissent pas que les utilisateurs de ces combinaisons disposent, dans les conditions d'emploi prévisibles, d'une protection appropriée".
Source : AFPLe séquençage du génome de guêpes ouvre la voie à des insecticides propres
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 14/01/2010Des chercheurs américains ont séquencé le génome de trois espèces de guêpes tueuses de parasites, révélant de nombreuses caractéristiques qui pourraient permettre de développer de nouveaux insecticides naturels, selon leurs travaux publiés jeudi. Les "guêpes parasites", dont un grand nombre ne dépasse pas quelques millimètres, sont très bénéfiques puisqu'elles s'attaquent et détruisent de nombreux insectes nuisibles. Ces guêpes, dont on recense 600.000 espèces, pondent leurs oeufs à l'intérieur de leur hôte, comme les pucerons et des chenilles, ce qui les tuent. "Sans elles et d'autres prédateurs naturels, nous serions littéralement par ces insectes nuisibles", explique John Werren, biologiste à l'Université de Rochester (Etat de New York, nord-est des Etats-Unis) et co-auteur de ces travaux parus dans la revue Science datée du 15 janvier. Ces guêpes sont comme des "bombes intelligentes" qui cherchent et tuent sélectivement certaines espèces d'insectes", ajoute-il. "Si nous pouvons utiliser ce potentiel pour fabriquer des insecticides naturels ce serait nettement plus préférable que les insecticide chimiques qui détruisent ou empoisonnent sans distinction de nombreux organismes vivant y compris l'homme", poursuit le chercheur.
Source : AFPLa nouvelle loi sur l’agriculture : une « grosse déception » selon FNE
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 12/01/2010FNE relève dans un communiqué "de graves lacunes (dans cette loi, ndlr), en particulier sur l'agriculture de haute valeur environnementale et la forêt". La fédération regrette que le projet de loi n'envisage pas la mise en place crédit d'impôt pour les producteurs soucieux d'agriculture à haute valeur environnementale (HVE). C'est un "oubli scandaleux", pour FNE. Cette certification concerne les exploitations qui consacrent plus de 10% leur surface à la nature (haies, bandes enherbées, etc.) et limitent l'utilisation d'engrais, de pesticides, etc. C'était l'une des mesures phare du Grenelle de l'environnement, souligne FNE. FNE délivre un "carton rouge" au projet de loi, estimant que celui-ci encourage la production de bois au lieu de mettre l'accent sur la préservation de la biodiversité. "L'Etat pousse à récolter du bois dans les espaces les moins accessibles, donc les plus préservés, sans se soucier des enjeux de biodiversité", regrette FNE, qui demande que la forêt sorte du "carcan" du ministère de l'Agriculture.
Source : AFP