Revue de presse

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Prenez un sujet grave. En l'occurrence, les cancers chez les agriculteurs. Désignez un des potentiels responsables de ces cancers : les pesticides. Rassemblez ensuite des scientifiques qui réclament des données fiables sur les liens probables entre cancers et pesticides. Vous obtiendrez un objet d'étude passionnant. C'était l'objectif de l'étude Agrican, entamée en 2005. Mais. Si vous ajoutez à cette mixture des financiers dont les objectifs ne vont pas de pair avec ceux des scientifiques (comme l'UIPP, groupe d'intérêts défendant les fabricants de pesticides), alors, avant de sortir les vrais résultats de cette étude -prévus pour 2012-, vous vous efforcerez de faire un max d'effets d'annonce, histoire de noyer le poisson. Une seule info circulait: les agriculteurs sont en meilleure santé que la population générale. Mieux, ils sont moins sujets aux cancers. « Les hommes et les femmes de la cohorte ont respectivement 27% et 19% moins de risque de décéder d'un cancer comparativement à un homme et une femme de la population générale du même département et du même âge », nous précisait-on. Au sujet des lymphomes, une équipe du centre d'immunologie de Marseille, dirigée par Bertrand Nadel, avait d'ailleurs mis en évidence en 2008 le lien entre « l'exposition des agriculteurs aux pesticides et des anomalies du génome pouvant conduire à des tumeurs lymphatiques », rappelle le site Actu-environnement.com.

    Source : L’Express.fr

  • D’après les premiers résultats de l’étude AGRICAN, la première menée en France sur le risque de cancer chez les agriculteurs, ces hommes et ces femmes travaillant dans l’élevage ou la culture ont globalement une meilleure longévité et un risque plus faible de décéder d’un cancer que le reste de la population. Présentés à Tours lors du colloque de l’Institut national de médecine agricole (Mutualité sociale agricole, MSA), ces résultats peuvent surprendre alors que les études sur les risques de l’exposition aux pesticides et aux herbicides se multiplient. Commencée en 2005, AGRICAN (1) donne aujourd’hui des chiffres de mortalité par type de maladie, notamment de cancers. Cependant elle ne permet pas encore de savoir quelle est l’incidence de tel ou tel cancer chez les agriculteurs (autrement dit le nombre de cas pendant une période donnée dans une population). Encore moins de faire des liens entre l’exposition aux produits phytosanitaires et la survenue d’un cancer ou d’une autre pathologie.

    9% des femmes de la cohorte et 48% des hommes se disent ainsi utilisateurs (actuels ou anciens) de pesticides. Des chiffres étonnants sachant que 3% seulement des surfaces cultivées en France sont converties à l’agriculture biologique. Y a-t-il une sous-déclaration de l’usage des pesticides ? Y a-t-il des biais liés à l’âge, à l’activité des répondants ou aux départements concernés? 

    Les études épidémiologiques menées essentiellement en Amérique du Nord, depuis plusieurs décennies, montraient déjà que les cancers liés au tabagisme étaient moins nombreux chez les agriculteurs. En revanche, le nombre de cancers des lèvres (sans doute liés aux UV) mais surtout de cancers du sang est plus élevé. Des travaux ont mis en évidence des liens entre certains herbicides ou pesticides et l’augmentation du risque de certains cancers du sang. Un excès de risque a également été montré pour les cancers de la prostate chez ceux qui appliquent les produits phytosanitaires. Par ailleurs, l’équipe d’Alexis Elbaz (Université Pierre et Marie Curie/Inserm) a montré en 2009 que « les personnes ayant employé des pesticides dans le cadre de leur métier ont plus souvent la maladie de Parkinson que les sujets témoins »

    Source : NouvelObs.com

  • Les premiers résultats de l'étude Agrican sur la santé en milieu agricole ont été rendus publics, vendredi 16 septembre, lors d'un colloque organisé à Tours. Leur principale conclusion est que les agriculteurs ont une plus grande espérance de vie que la population générale, avec 27% de risques en moins de mourir de maladie chez les hommes et 25% de moins chez les femmes. Les risques de mortalité par cancer sont respectivement inférieurs de 27% chez les hommes et de 19% chez les femmes par rapport à la population générale. Ces résultats sont préliminaires: ce n'est qu'en 2012 que seront publiées les analyses sur les incidences de cancer en fonction des facteurs professionnels et de l'utilisation de pesticides.

    Source : LeMonde.fr

  • Les premiers résultats de l'étude Agrican sur la santé en milieu agricole ont été rendus publics, vendredi 16 septembre, lors d'un colloque organisé à Tours. Leur principale conclusion est que les agriculteurs ont une plus grande espérance de vie que la population générale, avec 27% de risques en moins de mourir de maladie chez les hommes et 25% de moins chez les femmes. Les risques de mortalité par cancer sont respectivement inférieurs de 27% chez les hommes et de 19% chez les femmes par rapport à la population générale. Ces résultats sont préliminaires: ce n'est qu'en 2012 que seront publiées les analyses sur les incidences de cancer en fonction des facteurs professionnels et de l'utilisation de pesticides.

    Source : Le Monde

  • Le chimiste allemand Bayer a annoncé hier vouloir arrêter la production de ses insecticides les plus toxiques. Le groupe « va retirer de son offre d'ici à la fin de l'année tous les insecticides rangés en classe 1 par l'Organisation mondiale de la santé », indique la direction. La classe 1 de l'OMS correspond aux produits classés « extrêmement dangereux » et « très dangereux ». D'après un porte-parole de Bayer, cette annonce ne concerne qu'un très petit nombre de produits et n'aura pas d'impact financier. Ces pesticides étaient surtout vendus dans les pays en développement et prisés pour leur large spectre d'utilisations.

    Source : Les Echos

  • Les agriculteurs ont une plus grande espérance de vie que la population générale, avec 27% de moins de risques de décéder de maladie chez les hommes et 25% de moins chez les femmes, selon les premiers résultats de l'étude Agrican sur la santé en milieu agricole. Ces résultats sont très préliminaires: ce n'est que l'an prochain que seront publiées les analyses sur les incidences de cancer, en fonction des facteurs professionnels et de l'utilisation de pesticides.

    Source : NouvelObs.com

  • C'est une surprise. Les agriculteurs, qui utilisent pourtant beaucoup de pesticides, meurent moins du cancer que le reste de la population. C'est ce qui ressort d'une étude menée par la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) dont Europe 1 s'est procuré les résultats.

    Source : Europe1.fr

  • Justin Cariker s'empare d'une amarante de Palmer de 2 mètres de hauteur et en plie la tige en deux pour nous montrer comment cette herbe épaisse comme le poignet, parfois surnommée « herbe à cochon », a envahi son champ de coton. L'amarante n'est pas une mauvaise herbe ordinaire : au fil des années, elle a développé une résistance au désherbant Roundup, le produit phare de Monsanto. Des centaines de ces « super-mauvaises herbes » prolifèrent dans cette région du delta du Mississippi. "C'est une bataille que nous sommes en train de perdre, soupire Cariker. Les super-mauvaises herbes qui ont infesté les plantations de Cariker représentent un problème de plus en plus préoccupant pour Monsanto, dont le chiffre d'affaires de 11 milliards de dollars est en grande partie généré par la vente de graines ayant reçu un gène leur permettant de résister au Roundup, le désherbant le plus vendu au monde. L'utilisation des semences génétiquement modifiées (OGM) Roundup Ready a transformé le secteur agricole, depuis leur introduction il y a une quinzaine d'années, en permettant aux cultivateurs de déloger aisément des centaines de variétés de mauvaises herbes à l'aide d'un seul désherbant sans effet néfaste sur leurs récoltes. Lorsque le système Roundup a été lancé, les agriculteurs étaient persuadés que c'était la meilleure chose qui pouvait leur arriver, se souvient Cariker, qui a utilisé cette technologie afin de doubler la superficie de son exploitation agricole. « Tous les agriculteurs étaient aux anges ». Et pourtant, le recours massif à l'herbicide Roundup a fait évoluer des variétés de mauvaises herbes, qui sont devenues beaucoup plus difficiles à éradiquer. Des concurrents comme Dow Chemical, DuPont, Syngenta et Bayer voient dans ce développement une occasion en or. Ils espèrent booster les ventes de leurs désherbants traditionnels encore capables d'anéantir de nombreuses mauvaises herbes qui tiennent désormais tête au Roundup.

    Source : Le Point Auteur : Jack Kaskey

  • C'est sur un mode résolument décalé, jouant sur des quiproquos dus à la méconnaissance de la maladie, que l'association France Lymphome Espoir organise jeudi l'édition française de la Journée mondiale du lymphome, une des formes de cancer dont la fréquence augmente le plus. Les causes de cette augmentation restent mal identifiées. "On a des doutes par rapport à l'environnement, notamment vis-à-vis des pesticides", indique cependant Guy Bouguet, président de France Lymphome Espoir.

    Source : Les Echos

  • Ce désir de vins plus « propres » est nourri par la préoccupation croissante du public pour les questions de bien-être. L'influence des pesticides et des agents chimiques de toutes sortes sur la santé de l'homme, notamment le développement des cancers, n'est plus un sujet tabou. Et dans ce domaine, la vigne se retrouve en première ligne, puisqu'elle absorbe 15I des pesticides épandus sur les sols agricoles (76 000 tonnes au total en 2008) alors que la viticulture ne représente que 2% du total des surfaces cultivées… Et si l'Union européenne ne cesse de réduire le nombre de produits phytosanitaires autorisés (de 700, ils sont passés à 300 en 2008), il n'empêche nombre de viticulteurs paresseux (ou étranglés par les dettes) n'en utilisent encore que trop, comme s'il s'agissait de remèdes miracles à la faible nocivité. Sauf qu'on est loin d'inoffensifs sirops ou de poudres de perlimpinpin !

    Source : Libération Auteur : Denis Saverot et Françoise Santucci

  • Première consommatrice de pesticides en France, la viticulture est montrée du doigt depuis des années : elle doit faire face à une réalité peu glorieuse, la consommation effrénée de produits phytosanitaires, qui tuent la microbiologie des sols et réduisent à néant cette « expression de terroir » chère aux appellations d'origine contrôlée. Avec 76000 tonnes répandues sur son sol en 2008, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe. Et la viticulture est le secteur le plus « gourmand » du secteur agricole : si les vignes ne couvrent que 2% des surfaces cultivées, elles consomment au minimum 15% des produits phytosanitaires. Certes, ceux-ci permettent de prévenir les maladies de la vigne (oïdium,mildiou ,etc.). Mais ils servent surtout à abaisser les coûts de production du raisin. Ainsi, les pesticides sont le symbole d'une viticulture intensive et à bas coût, loin des canons esthétiques des terroirs prônés par les AOC. A la fin des années 1960, une quarantaine de molécules est employée. Puis 100 dans les années 1990, 130 en 2000. Au fil des réglementations européennes, leur nombre tend cependant à diminuer depuis 2000. Car les choses évoluent. Et vite, même. Il suffit de voir les analyses de traces de pesticides pour s'en rendre compte. « Depuis dix ans, les niveaux sont nettement plus bas qu'auparavant », constate Stéphanie Ménager, chef du service chromatographie à l'Institut départemental d'analyse et de conseil (IDAC), un laboratoire public qui dépend du Conseil général de Loire-Atlantique et qui examine des milliers d'échantillons chaque année. Il existe une autre raison, naturelle celle-ci, à la baisse du taux de ces produits chimiques. Contrairement aux fruits et aux légumes, ingurgités la plupart du temps crus et dont les produits phytosanitaires sont directement assimilés par l'organisme, le raisin subit une métamorphose. Au cours de la fermentation, la transformation des sucres en alcool et l'environnement acide du moût va détruire 90% des pesticides du raisin (d'où leurs taux plus faibles que dans un fruit mangé cru).

    Source : Libération Auteur : Jérome Baudouin

  • Même s'il ne s'agit que de résultats préliminaires, c'est plutôt une bonne nouvelle : les agriculteurs français sont en meilleure santé et ont une plus grande espérance de vie que le reste de la population. Par exemple, un homme (salarié ou exploitant agricole) a nettement moins de risque (-27%) de mourir d'un cancer. Pour une femme, ce risque est réduit de 19%. C'est ce que montrent les premières données de l'enquête Agrican conduite par la Mutualité sociale agricole (MSA), l'université de Caen et le centre de lutte contre le cancer François Baclesse, situé dans cette ville. Reste le problème de l'impact des produits agricoles, en particulier les pesticides, sur la santé. « Les agriculteurs sont exposés à des risques professionnels, personne ne le conteste. Mais, pour l'instant, nos résultats, encore préliminaires, ne permettent pas d'apporter de réponses sur ce point. Nous allons bien sûr poursuivre nos travaux pour mesurer le lien entre les pesticides et l'incidence des cancers », souligne Yves Cosset.

    Source : La Croix Auteur : Pierre Bienvault

  • On connaissait les super bactéries qui résistent aux antibiotiques. Voici maintenant les super-mauvaises herbes qui tiennent tête aux désherbants. On récence désormais une vingtaine de mauvaises herbes résistantes, dont une espèce qui sévit en France dans certains vignobles. Les fabricants rétorquent que c’est la faute aux fermiers qui se sont trop appuyés sur un seul désherbant sans pratiquer assez la rotation des cultures. Ils planchent sur la création de nouvelles variétés de semences tolérant les herbicides traditionnels. Ce qui suscite des inquiétudes, car ces pesticides peuvent être nocifs pour l’environnement. Quant aux agriculteurs, ils sont maintenant obligés d’utiliser un cocktail de désherbants. Et de revenir à des méthodes anciennes et surtout coûteuses comme l’arrachage à la main et le recours massif au labourage…

    Source : Le Point Auteur : Hélène Vissière

  • Après une série de reportages et de films concernant les effets néfastes des produits phytosanitaires sur leurs utilisateurs, les consommateurs et l’environnement, l’UIPP a tenu à défendre sa profession en mettant en avant les avancées techniques et scientifiques des producteurs de pesticides. Si bon nombre de ces médias nous ont certes habitués à dézinguer l’agriculture dite « de production » et à faire bien peu parler ceux qui la pratiquent, il n’empêche qu’il vaut mieux que le monde agricole réfléchisse très vite à la manière d’explique son métier au grand public et insiste auprès des médias sur ses efforts d’amélioration écologique Il faudra sans doute dire et redire que, depuis 2001, on a constaté une baisse de 36% des volumes de produits phytosanitaires utilisés et que les surfaces irriguées ont également nettement baissé. Ce serait réducteur et caricatural d’opposer une agriculture européenne intensive et polluante à une agriculture des pays tiers exotique et écologiquement responsable. Tout ceci mérite pédagogie, tant vis-à-vis du grand public qu’auprès des cadres de l’agriculture qui en sont en quel que sorte les ambassadeurs.

    Source : Vienne Rurale avec Agra Auteur : Gérard Seguin (directeur de la publication)

  • Selon une étude de l'Observatoire régional de la santé, les adultes travaillant sur certaines terres agricoles, à l'instar des vignes, seraient touchés par une "surmortalité significative". Une étude confiée par le conseil régional de Poitou-Charentes à l'Observatoire régional de la santé vient de révéler une "surmortalité significative" des adultes par maladies de Parkinson (29%) et par lymphomes (19%) sur certaines terres agricoles utilisant beaucoup les pesticides, comme les vignes. L'étude "pesticides et santé" comparait la mortalité par certaines pathologies, entre 2003 et 2007 dans la région, entre quatre territoires différents quant à l'occupation agricole des sols: grandes  cultures, prairies, vignes et autres (forêts, zones humides...) Elle montre en particulier une sousmortalité significative de 10 % pour la maladie de Parkinson dans le territoire "autres": forêts... "L'exposition réelle de la population aux pesticides n'a pas été explorée, de même que ne le sont pas les expositions professionnelles, par absence d'information sur l'histoire professionnelle des cas étudiés", précisent les auteurs, qui estiment toutefois que les différences notées enter les indices comparatifs de mortalité selon les territoires permettent d'orienter de futurs travaux. Le conseil régional de Poitou-Charentes, en mai 2009, a adopté un plan visant à supprimer le recours aux pesticides d'ici à 2015.

    Source : L’Express.fr

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

Lancer la vidéo

Inscrivez vous à la Newsletter UIPP et recevez toute l’actualité sur le secteur phytopharmaceutique.

Voir notre dernière newsletter

Informations produits

Sources d’informations sur les spécialités phytopharmaceutiques pour les professionnels :

Consulter d’autres bases

Initiatives

L'UIPP et la filière s'engagent pour maîtriser le risque et l’impact des produits phytopharmaceutiques sur l'environnement et la santé :