Revue de presse

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Il n’est guère appétissant, le documentaire « Manger peut-il nuire à la santé ?, diffusé sur France 3. Mais ses auteurs, Isabelle Saporta et Eric Guéret, font œuvre d’utilité publique en ouvrant les yeux des consommateurs sur des aliments qu’ils croyaient excellents pour leur corps. Dire qu’on a avalé pendant dix ans du pain complet au petit déjeuner avec la tranquillité d’esprit de quelqu’un qui prend soin de sa santé ! Et qu’est-ce qu’on apprend ? Que ce pain regorge de résidus de pesticides peu ragoutants. Et votre voisine de bureau qui croque chaque après-midi dans une pomme qui a l’air si naturelle, au lieu de se ruer sur une barre de chocolat : autant accepter de manger le fruit tendu à Blanche-Neige par sa marâtre : les pommes ne reçoivent pas moins de 26 traitements de pesticides depuis le verger industriel jusqu’à la grande surface.

    Source : Le Figaro Auteur : Muriel Frat

  • Vingt et une affiches (6 visuels distincts) doivent apparaître à partir de mardi dans trois stations de métro: Odéon, Montparnasse et Saint-Lazare. A quatre jours du Salon de l'agriculture, FNE retient trois cibles: les importations d'OGM, la prolifération d'algues vertes, attribuée à l'élevage industriel des porcs et aux engrais, et les pesticides "tueurs d'abeilles". "Une campagne choc, caricaturale et clairement orientée contre l'agriculture", a estimé le président de la FNSEA, Xavier Beulin, dans un courrier adressé aux responsables régionaux du syndicat des agriculteurs. Deux organisations représentant les filières porcine et viandes, s'estimant mises en cause, ont saisi la justice pour demander l'interdiction de certains visuels. Les décisions étaient attendues lundi en fin de journée. "Le ton change, ça surprend", convient Benoît Hartmann, porte-parole de FNE, fédération à la ligne modérée qui réservait jusqu'ici ses piques à son
    Emblème: un hérisson… Pour les pesticides "tueurs d'abeilles", FNE détourne le code couleurs noir et jaune du film "Kill Bill" pour s'alarmer: "Kill Bees". "On défend un système contre un autre, ce n'est pas une campagne contre une profession qui est elle-même victime de ce système", assure-t-il.
    "Il y a d'autres façons d'ouvrir le dialogue que de taper toujours sur la tête des mêmes", a regretté Inaporc, l'interprofession nationale porcine, qui a demandé l'interdiction des deux visuels sur les algues vertes. L'association interprofessionnelle du bétail et des viandes, s'élève quant à elle contre une affiche présentant du bœuf estampillé "100% naturel" surmonté de l'accusation "Gros menteur" visant à rappeler, selon FNE, que "la loi n'impose pas l'étiquetage des viandes issues d'animaux nourris aux OGM". "On a une position plutôt favorable à un tel étiquetage", a fait valoir Marc Pagès, responsable du secteur bovins. La FNSEA, elle, choisit "l'ignorance", même si M. Beulin, dans son courrier, exprime son "dégoût" face à "une campagne parisienne de dénigrement", assurant avoir "depuis longtemps choisi de dialoguer avec les ONG environnementales".

    Source : AFP Auteur : Anthony Lucas

  • Dans le livre « Les Fruits de ma colère (Robert Laffont) Pierre Priolet raconte l’univers inhumain de la distribution. « Hol-up organisé », racket sans contrôle », « esclavage » : Priolet ne se contente pas de prononcer les mots. Il dévoile l’alliance, bénie par l’Etat et les organisations syndicales, entre l’industrie chimique, les banques et la grande distribution. Au détriment de l’agriculture française et des consommateurs, qui payent au prix fort des produits aux qualités aléatoires. Les aides agricoles, par exemple, n’aident guère l’agriculteur européen à affronter dignement la concurrence des pays à bas coût de main-d’œuvre… De la même façon, selon Priolet, « le succès de l’écologie est en train de causer la perte des agriculteurs ». En cinq ans, écrit ainsi l’ex-arboriculteur, mes factures de produits phytosanitaires sont passées de 18000€ à 36000€ par an. » Explication : les intrants, lorsqu’ils sont interdits pour des raisons environnementales sont remplacés par d’autres produits, toujours plus chers !

    Source : Marianne Auteur : Daniel Bernard

  • L’Anses a dévoilé son programme de travail pour 2011. Parmi ses nouvelles initiatives, le lancement d’un travail d’évaluation des impacts réels pour les travailleurs agricoles des expositions aux pesticides et une étude sur les filières d’utilisation des principaux produits chimiques potentiellement perturbateurs endocriniens . L’agence publiera par ailleurs d’ici l’été le résultat d’une étude sur l’exposition des consommateurs aux contaminants présents sous forme de résidus dans l’alimentation. Elle compte aussi créer cette année un programme de recherche « Santé et radiofréquences » doté d’un conseil scientifique.

    Source : La Correspondance économique

  • La liste est longue, le constat édifiant. « Notre agriculture coûte cher, le budget de la PAC atteint 57 milliards d’euros en 2010, soit 44% du budget de l’Union ; elle est gourmande en pesticides, pollue nos cours d’eau, sacrifie les paysans et propose au consommateur des produits médiocres. Bref, la facture sociale, environnementale et en santé publique est astronomique », dénonce Isabelle Saporta, auteur du « Livre noir de l’agriculture » qui paraît cette semaine chez Fayard. Pendant deux ans, cette journaliste a sillonné la France, frappé à la porte des agriculteurs, des éleveurs, des industriels et des ingénieurs agronomes. « Je voulais mettre au jour les rouages qui nous ont poussés, tels des Shadocks, à faire toujours le mauvais choix en matière d’agriculture ou d’élevage. » La faute aux paysans ? « Non. Ils ne sont que les boucs émissaires d’un système qu’ils subissent en première ligne. » Isabelle Saporta verrait plutôt du côté des politiques et du productivisme à outrance.

    Source : Le Point Auteur : Audrey Levy

  • Dès les premières minutes du film, le militant écologiste du film Dominique Guillet sonne la charge : « L’agriculture occidentale est une agriculture de guerre » Et la pléiade de mangeurs et penseurs bio qui lui succèdent fait le même constat : le capitalisme exacerbé à tué Dame Nature et bientôt ce sera le tour des ses enfants. La physicienne Vandana Shiva parle même de génocide. Le mot est peut-être un peu fort, mais il traduit bien les angoisses liées à l’agriculture intensive, à l’utilisation des produits chimiques qui rendent les terres inexploitables et qui peuvent contaminer notre alimentation. Coline Serreau expliquait lors de la sortie du film « Je montre les dégâts, mais j’insiste sur le fait que ces dommages sont réparables. » Elle a beau répéter qu’elle veut proposer des solutions, on ne peut s’empêcher de se désespérer sur cette Terre peut-être définitivement abîmée.

    Source : Télé Obs Auteur : Sarah Diffalah

  • Selon une enquête commandée par Parents, près de neuf mamans sur dix se disent inquiètes pour leurs enfants face à la pollution et aux produits toxiques de l’environnement. Les révélations successives des scandales de l’amiante, des pesticides ou du plomb ont marqué les esprits. Pourtant précise Jean-Claude Narbonne, professeur de toxicologie, « les maladies actuelles ne correspondent pas aux polluants d’aujourd’hui ». L’exposition massive pendant les 30 glorieuses a touché les enfants nés entre 1965et 1995 « une génération sacrifiée sur l’autel de la croissance ». Les normes ont depuis évolué et se sont harmonisées au niveau européen. Si manger bio permet de diviser jusqu’à dix fois sa consommation de pesticides, acheter naturel n’est pas une garantie de sécurité. Le professeur en profite d’ailleurs pour réévaluer les bénéfices d’une vie à la campagne.

    Source : 20 minutes Auteur : Ingrid Gallou

  • Le seul effet à peu près connu aujourd’hui concerne celui des hormones –qui, présentes dans les urines, ne sont pas totalement éliminées par les stations d’épuration des eaux usées – sur la féminisation des poissons. « Et encore les hormones ne sont-elles pas seules en cause, précise Zdravka Doquang, responsable du pôle analyse et santé du Centre de recherche de Suez Environnement. « Les résidus de pesticides, de phtalates ou de certains détergents jouent aussi le rôle de perturbateurs endocriniens ». Concernant les autres substances pharmaceutiques, « il reste encore beaucoup d’inconnues sur leur effet sur le milieu, reconnaît Marina Coquery, chercheuse au Cemagref. « Nous sommes en présence d’effets cocktails éventuels difficiles à évaluer ».

    Source : La Croix Auteur : Emmanuelle Réju

  • Une quarantaine de pomiculteurs, élus et riverains ont participé mercredi à Brive (Corrèze) à une réunion au cours de laquelle ils se sont mis d'accord sur l'adoption d'une charte de bonnes pratiques de l'épandage de pesticides. Cette rencontre, initiée par le préfet, a permis aux différentes parties en présence d'élaborer un certain nombre de règles que chacun s'est engagé à respecter afin de limiter les problèmes liés à l'utilisation des pesticides et à leur épandage. Ainsi, cette charte des bonnes pratiques de voisinage devra être prête d'ici mi-mars, date du début de la campagne de sulfatage. Elle prévoit notamment une distance à respecter entre les vergers et les habitations, une information des riverains sur les dates des sulfatages et une cartographie des zones risques. "Cela fait deux ou trois ans que je souhaitais une charte de bons voisinages. On ne pouvait pas continuer comme ça. (...) L'agriculteur est un homme libre mais encadré dans le respect des règles", a souligné à l'issue de la rencontre Yves Chauffaille, président de la coopérative Perlim et de l'association Pommes du Limousin. "Je ne suis pas surpris mais déçu. Le volet sanitaire a été écarté par le préfet alors que j'avais demandé des expertises sur les conséquences pour la santé", a pour sa part regretté Fabrice Micouraud, président d'Allassac-Œuvrons pour les générations futures, qui demande non pas une charte mais la simple application de l'arrêté du 12 sept 2006 qui réglemente les épandages.

    Source : AFP

  • Elle n’a qu’un seul regret : que la mise en route de cette grande enquête scientifique ait pris un peu de retard, après la naissance de son deuxième fils. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui pilote au ministère de l’Environnement la mise en route de l’étude Elfe, n’en fait pas mystère : «J’aurai été volontaire pour y participer », explique-t-elle. Pour la ministre de l’Ecologie, l’étude de l’impact des polluants chimiques est, en effet, une priorité, tant sont nombreuses les questions sur les liens éventuels avec certaines pathologies. Une étude qui entre dans le cadre des priorités du plan santé environnement que la ministre de l’Ecologie détaille aujourd’hui… Des questionnaires vont être remplis dès la maternité et des prélèvements effectués sur la mère, dans le sang du cordon ombilical et dans le méconium (les premières selles du nouveau-né). Une première étape pour identifier les polluants. « Pendant les deux premières années de l’enfant, il y aura beaucoup de contacts téléphoniques avec la maman afin de suivre la santé de l’enfant, sa croissance, son alimentation, la situation familiale, les modes de garde… » A 3 ans, il y aura une visite à domicile, puis une autre à l’âge de 7 ou 8 ans. La suite sera élaborée ultérieurement : en fonction du groupe test mais également des évolutions qu’il y aura eues entre-temps dans les découvertes scientifiques et les méthodes d’analyse. Les pesticides, les phtalates, le bisphénol A, les retardateurs de flammes, les métaux lourds et bien d’autres substances seront au cœur des recherches avec l’idée de suivre en priorité plusieurs types d’effets éventuels : anomalies de croissance fœtale, anomalies des appareils génitaux, puberté précoce, allergies…

    Source : Le Figaro Auteur : Marielle Court

  • Regain. Concurrence accrue, pollution des sols : des producteurs se donnent une nouvelle image. Cela suffira-t-il à faire oublier leur responsabilité dans l’affaire du chlordécone ? Voire. Aujourd’hui, l’écologie devient une priorité : la banane sera propre. Lancé il y a près de deux ans, le plan Banane durable et ses 8 millions d’euros vise à orienter les producteurs vers des méthodes plus saines pour l’environnement : exit la chimie, bonjour la lutte biologique contre les insectes ravageurs et les champignons. « La Martinique est dotée d’un climat où la pression parasitaire est forte. Pourtant nous n’utilisons que 7 kilos de phytosanitaires par hectare et par an, contre 26 au Mexique et 70 au Costa Rica, rappelle Pierre Monteux, directeur général de Banamart. Notre objectif est de diviser ce chiffre par deux d’ici à 2013. ». La cercosporiose, qui attaque les feuilles de bananier, pourrait être combattue avec de l’extrait d’arbre à thé et l’écorce d’orange devenir le napalm des cochenilles. De romantiques pensées pourraient remplacer les herbicides. La création d’un Institut technique de la banane, commun avec la Guadeloupe, doit permettre l’utilisation de plants plus robustes et donc moins demandeurs de produits traitants.

    Source : Le Point Auteur : Catherine Golliau

  • De nombreux pays européens, la France en tête, semblent avoir abusé largement en 2010 des possibilités de dérogations offertes par l'Union européenne pour utiliser des pesticides interdits, dénoncent mercredi les ONG Pesticide Action Network Europe et Générations Futures. "On est passé en Europe de 59 cas de dérogations en 2007 à 321 en 2010!", soit une augmentation de 500%, dénoncent les organisations non gouvernementales dans un rapport. L'article 8.4 de la directive européenne 91/414 offre aux Etats-membres de l'UE la possibilité d'utiliser durant 120 jours -soit souvent une saison culturale complète- un pesticide interdit, à condition que les cultures soient menacées par "un danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens". Or le rapport met largement en doute la vraisemblance du "danger imprévisible" dans un grand nombre de ces dérogations. "Le fait que beaucoup d'Etats membres qui n'avaient pas de situation de 
    +danger imprévisible+ en 2007" comme Chypre, la France, l'Italie ou la
    Roumanie, "déclarent maintenant de longues listes de +danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens+ rend ces déclarations très suspectes", écrivent-elles. En l'occurrence, la France --premier consommateur de pesticides en Europe-- est "maintenant clairement le champion européen de ces moyens détournés", en passant de 0 dérogations en 2007 à 74 en 2010, poursuit le texte. "Il y une procédure de contrôle normalement. Mais il n'y a de trace de rien, on ne sait même pas si les dossiers sont réellement examinés et s'ils sont contrôlés", dénonce M. François Veillerette.

    Source : AFP

  • Le Tribunal des affaires de sécurité sociale du Jura a reconnu que « La maladie (lymphome) déclarée le 26 juin 2008 dont souffre M. Camuset, est directement liée à son exposition aux produits phytosanitaires… Cette maladie sera prise en charge au titre des maladies professionnelles ». Une victoire pour l’agriculteur, tombé malade il y a deux ans et cloué en fauteuil roulant au terme d’un combat juridique de nombreux mois pour prouver que son cancer était dû à l’exposition aux pesticides. « C’est un combat idéologique » souligne l’agriculteur, qui va désormais se consacrer à trouver des moyens de continuer son activité malgré le handicap.

    Source : Le Progrès

  • Le décès d’un agriculteur atteint d’une leucémie induite par l’exposition aux pesticides relance la question de la nocivité potentielle de ces produits. « Aujourd’hui, dix cas d’intoxications aux pesticides ont été officiellement reconnus comme maladie professionnelle », explique le Dr Jean Luc Dupupet, de la Mutualité sociale agricole, dans le film de Marie Monique Robin. Mais d’autres cas sont en cours d’évaluation, ce qui porterait à « une trentaine » le nombre d’agriculteurs concernés, selon François Veillerette. Depuis quelques années, la MSA, particulièrement sensibilisée à ces questions d’intoxication aux produits chimiques phytosanitaires, a lancé un observatoire spécifique des risques liés à l’emploi des pesticides et notamment aux mauvaises pratiques, « Phyt’Attitude ». De plus, les agriculteurs sont exposés à des mélanges de produits dont on ne connaît pas les effets additionnels. « J’ai été exposé à 500, voire 900 molécules, y compris les adjuvants », explique Paul François, agriculteur de 50 ans dans les Deux-Sèvres, aujourd’hui en arrêt maladie depuis cinq mois d’hospitalisation pour troubles neurologiques. Selon ses médecins, il aurait inhalé des vapeurs de bromobenzène. Il a porté plainte contre le fabricant Monsanto.

    Source : La Croix Auteur : Denis Sergent

  • Un agriculteur, Yannick Chénet, est décédé d’une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Sa mort survient alors que le combat judiciaire des « victimes des pesticides » s’intensifie. Pour François Veillerette, de l’association Générations futures, « des agriculteurs payent de leur vie le prix de la légèreté avec laquelle on a laissé se développer un système agricole basé sur une forte tolérance aux produits très toxiques ». Yannick Chénet a témoigné dans un documentaire (Notre poison quotidien, de Marie-Monique Robin) dont la diffusion est prévue en mars sur Arte. Il apparait aussi dans Severn, film de Jean Paul Jaud, dénonçant l’agriculture chimique. L’UIPP qui fédère les entreprises du secteur des pesticides, déplore la triste nouvelle mais estime ne pas être en mesure de la commenter. « Les pesticides mis sur le marché sont systématiquement évalués », précise la fédération.

    Source : Métro Auteur : Olivier Aubrée

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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