UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Les défenseurs de l’environnement se sentent trahis par Nicolas Sarkozy

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 08/03/2010

Au Salon de l’agriculture, le président de la République a laissé entendre un allègement des contraintes liées au Grenelle de l’environnement et a déclaré « qu’il fallait changer les méthodes de mise en œuvre des mesures environnementales dans l’agriculture », évoquant les « distorsions de concurrence à l’intérieur de l’Europe ». La FNE dénonce une « trahison du Grenelle », tandis que le MDRGF engagé dans la lutte contre les pesticides, évoque un « renoncement majeur ». Xavier Beulin vice-président de la FNSEA estime que le message présidentiel est de bon sens. « Il traduit une demande d’expertise des préconisations du Grenelle, son étude de l’impact social et économique qu’elles entraînent et l’examen comparatif des pratiques européennes » dit-il.

Source : La Croix | Auteur : Michel Waintrop

Quel peut être l’avenir des chimistes en pesticides ?

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/03/2010

Dans un salon qui prône le bio à tous les étages, les représentants de l’UIPP font figures de « vilains » et ils savent. Ils savent aussi ne pas déclarer de guerre de tranchées aux produits verts et basent une part de leur communication sur le rapprochement des deux méthodes culturales. « Nous représentons toujours l’immense majorité du marché, le bio ne couvre que 2% explique JC Bocquet, directeur général de l’Union. Avant nos produits étaient dosés en kilo à l’ha, aujourd’hui, c’est du gramme/ha. Les molécules hyper-compliquées que nous utilisions sont remplacées par une seule molécule efficace que nous isolons ».

Source : Le Berry Républicain

Une « écorégion » en formation

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/03/2010

Le soutien de la présidente sortante, Ségolène Royal (PS), à un nouveau modèle agricole se heurte à la réalité des pratiques : grandes cultures céréalières et irrigation intensive qui assèchent les réserves en eau. « Les pratiques des agriculteurs évoluent affirme Luc Servant vice-président de la chambre régionale d’agriculture de Poitou-Charentes, qui a lui-même diversifié ses cultures. Ils savent qu’il ne faut pas forcer sur l’azote, et raisonnent de plus en plus en fonction de leurs marges et non plus de leurs rendements. » Cette agriculture « raisonnée » est défendue par Henri de Richemont, agriculteur et tête de liste UMP en Charente. Quant à Dominique Bussereau, ancien ministre de l’agriculture, tête de liste régionale de l’UIMP, il assimile la politique « anti OGM, anti engrais et anti pesticides » prônée par Mme Royal à « une régression vers la décroissance ».

Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle Dupont

Cultiver mieux en gagnant autant

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/03/2010

Huit agriculteurs picards ont réussi à supprimer jusqu’à 50% des pesticides qu’ils épandaient autrefois sur leurs champs. Sans sacrifier leurs marges pour autant. Cette démarche agronomique très technique permet de se désintoxiquer des nombreuses médications habituellement prescrites aux grandes cultures. Des épreuves, ils n’en ont pas manqué pour réduire les pesticides. Reste que ces pratiques ne sont pas encore généralisables à toutes les grandes cultures. Les 8 agriculteurs ont été choisis à l’origine pour leur technicité supérieure à la moyenne. A tel point que les spécialistes recommandent en priorité d’amener les autres fermes au niveau initial des pionniers avant de viser des résultats plus ambitieux. F. Dumoulin, conseiller agricole à la Chambre d’agriculture de l’Oise, prévient que le développement à grande échelle de cette approche aura un impact économique. Comme les rotations poussent à diversifier plus fortement les cultures, la part du blé diminue mécaniquement dans une exploitation intégrée. « En moyenne, on constate une réduction de 10% des surfaces de blé, à quoi il faut ajouter les 5% de pertes de rendement en protection intégrée. Cela signifie que la production de cette céréale, si importante pour la balance commerciale, diminuerait d’environ 15%.

Source : Les Echos | Auteur : Mathieu Quiret

Les exploitants incités à s’adapter

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/03/2010

Des agences de l’eau, un industriel, des chambres d’agriculture, des coopératives, des préfets… La liste des promoteurs de la protection intégrée s’allonge lentement. Reste à convaincre les agriculteurs. La Commission européenne raccourcit la liste des molécules autorisées. C’est ensuite la responsabilité de chaque Etat membre d’interdire chez lui les produits commerciaux contenant ces principes actifs. Régulièrement, la France révise la liste des produits disposant d’une autorisation de mise sur le marché. A chaque fois, les agriculteurs se voient privés de certaines de leurs protections habituelles. Cette réduction de l’arsenal chimique touche moins les céréaliers, car ils représentent un marché mondial très important qui permet aux producteurs de pesticides de financer des recherches sur de nouvelles molécules. Le marché des légumes, bien plus petit et plus local, ne bénéficie pas d’un tel renouvellement des produits phytosanitaires.

Source : Les Echos | Auteur : Mathieu Quiret

La contrefaçon aggrave le cas des pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2010

Les autorités sanitaires européennes ont beau durcir leur législation et blacklister les produits les plus dangereux pour la santé des agriculteurs et des consommateurs, les gouvernements ont beau décider, comme en France, de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici à 2018, en sous-main, des produits hautement toxiques continuent de circuler en Europe. Des bidons de substances contrefaites, des importations parallèles illégales, mais aussi des produits périmés et stockés depuis des décennies qui ressurgissent d’on ne sait où. « Nous sommes face à une nouvelle forme de criminalité en bande organisée, extrêmement bien structurée, et aux ramifications qui dépassent les frontières », constate le colonel Thierry Bourret, chef de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). Il y a un trafic mondial. Ces produits viennent essentiellement de Chine, où près d’un tiers du marché des pesticides est miné par la contrefaçon. Le 6 avril 2009, à l’aéroport de Budapest, les douaniers ont intercepté 4 tonnes de produits phytosanitaires en provenance de Pékin. « C’était des faux. La composition chimique était telle que les bidons étaient susceptibles d’exploser si la température dépassait les 24 degrés », raconte un spécialiste.

Source : L’Expansion | Auteur : Géraldine Meignan

Un guide gratuit pour les mamans

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2010

Parabènes, pesticides, formaldéhyde, ondes électromagnétiques : autant de polluants présents dans notre environnement et ayant un impact majeur sur les femmes enceintes et les nourrissons. Peut-on s’en préserver et comment ? L’Association santé environnement France (Asef), réunissant plus de 2500 professionnels de santé, et Bébé vert, association de jeunes parents, viennent de publier un guide conseil à l’usage des mamans, téléchargeable sur Internet. www.asef-asso.fr

Source : Neuf mois

Pesticides sont-ils solubles dans le temps ?

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2010

La plupart des molécules de pesticides présentes dans les baies de raisins au moment des vendanges disparaissent lors de la fermentation, puis pendant l’élevage, au moment de la filtration, et enfin au cours des années d’évolution du vin dans la bouteille. Si bien que l’écart peut être grand entre un vin analysé juste après sa mise en bouteille ou dix ans après. Par ailleurs analyser des grands crus, vieux de plusieurs décennies, n’est pas chose aisée, car les produits phytosanitaires utilisés dans les années 70, 80 ou 90 sont parfois aujourd’hui interdits en France ou ont disparu du paysage agricole. Les molécules employées ces années là sont-elles encore dans le vin plus de 30 ans plus tard ? Les analyses pratiquées sur quatre crus de cette décennie nous ont à la fois surpris… et rassurés. Trois crus ne présentent plus aucune trace de pesticide. Les substances ajoutées par l’homme ont été dissoutes au fil du temps. En revanche, le Beaune 1er cru Vigne de l’Enfant Jésus 1977 de Bouchard Père et fils présente une très faible dose d’iprodion : 0,0033mg/litre (limite maximale de résidus autorisée : 10mg/litre). Cet anti-botrytis venait d’être mis sur le marché pour protéger la vigne contre la pourriture grise. Le taux relevé est voisin des doses que l’on retrouve dans d’autres vins dans des millésimes plus récents. Mais le produit est très coriace, puisque toujours là trente après !

Source : La Revue du vin de France | Auteur : Jérôme Baudouin

Agriculture : les cinq défis de la décennie

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/02/2010

1 – Assurer un revenu décent aux agriculteurs ; 2- Redéfinir la PAC ; 3- préserver l’environnement (Par définition proches de la nature, les agriculteurs sont pourtant souvent soupçonnés de pratiques peu « vertes ». En dix ans, l’agriculture française a réduit d’un tiers l’utilisation de produits chimiques. Les efforts se poursuivent). 4- Eviter la désertification des campagnes ; 5- Inventer les produits agricoles du futur (Pour contribuer à nourrir les 9 milliards d’êtres humains prévus en 2050, mais aussi pour trouver de nouveaux débouchés, l’agriculture devra innover. L’amidon de maïs sert déjà à fabriquer des fibres textiles ou des emballages. Le lin utilisé comme aliment pour le détail, réduit de 30% les gaz à effets de serre produits lors de la digestion. Il donne un lait riche en oméga 3 et moins gras. Même si les OGM restent controversés, la recherche biotechnologique permet d’espérer des variétés résistantes, nécessitant moins d’eau et de traitements chimiques.)

Source : Le Figaro Economie | Auteur : Eric de la Chesnais

Nourrir la planète sans la détruire… C’est possible ?

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/02/2010

L’agriculture française tient salon à Paris, du 27 février au 7 mars, et les visites des politiques vont mobiliser les journalistes. Pourtant, rares sont aujourd’hui les décideurs politiques capables d’interpréter les indices qui nous montrent que l’accès à l’alimentation pour tous sera la grande question du XXIème siècle. Ils ne voient pas que l’agriculture « moderne » et ultra-spécialisée qui se développe sous nos yeux épuise les sols et prépare les famines de demain. Celle-ci est gourmande en pétrole, en engrais, en eau, en pesticides. Elle éjecte la main d’œuvre agricole des pays pauvres vers des villes en manque d’emplois. Les sélections de plantes et d’animaux sont mises au service exclusif du productivisme agricole de court terme. Elles font reculer la biodiversité depuis plusieurs décennies… Encore trop rares, des paysans privilégient une agriculture à la fois productive et respectueuse de l’environnement. Ils maintiennent de bonnes pratiques agronomiques qui entretiennent les sols au lieu des les épuiser. Ils pratiquent sans le dire, une « agriculture écologiquement intensive »… Une grande partie des techniques concernées est commune avec celles de l’agriculture biologique, mais à la différence de cette dernière, les techniques de la révolution verte (engrais et produits chimiques) ne sont pas systématiquement refusés, elles interviennent subsidiairement et dans le cadre d’un raisonnement écologique.

Source : Humanité Dimanche | Auteur : Gérard Du Puill

Les solutions pour produire plus

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/02/2010

Pour les agrochimistes, l’augmentation des rendements passe avant tout par une efficacité accrue des fertilisants et des produits phytosanitaires. Autrement dit, il faut utiliser les substances chimiques à la bonne dose, au bon endroit et au bon moment. « L’enjeu est de savoir répondre au mieux aux besoins de la plante, explique Marc Hervé, responsable agronomique chez K+S Nitrogen. Suffisamment pour ne pas diminuer les rendements et sans excès pour limiter les effets sur l’environnement. » Dans les phytosanitaires, BASF lance cette année un herbicide post levée, lequel, associé à des semences résistantes à ce produit, permet de traiter le tournesol si des mauvaises herbes viennent effectivement envahir la culture. Ce procédé évite l’emploi inutile de produits phytosanitaires. « Nous travaillons aussi à l’adhérence des produits sur les végétaux, explique Vincent Gros, président Europe de la division protection des cultures. Une formulation spécifique permet à une goutte de produit de s’étaler plutôt que de s’éclater. » … On affirme chez Bayer CropScience que « les méthodes de culture alternatives ne permettent pas d’atteindre les objectifs du Grenelle. Elles sont encore peu efficaces et souvent plus chères que les méthodes conventionnelles. ». Les recherches sont encore balbutiantes.

Source : L’Usine Nouvelle | Auteur : groupe journalistes

La France restructure son expertise sanitaire

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/02/2010

Les conditions de la fusion de l’Affsa et de l’Afsset, posent la question de l’indépendance des avis émis. Cinq sénateurs et députés souligne un risque de « dilution. Ils s’inquiètent des risques de conflits d’intérêt « dans une agence assurant à la fois des activités d’expertise, d’évaluation et de gestion. Ainsi en est-il en matière de santé environnementale concernant les pesticides par exemple, ainsi que pour les activités de gestion de santé animale et du médicament vétérinaire. » « Il y a un verrouillage par le sommet alors que l’Etat a besoin d’ une expertise indépendante pour gérer les crises sanitaires », dénonce André Cicolella, porte parole du Réseau environnement santé. Marc Mortureux directeur général de l’Afssa, qui occupera les mêmes fonctions au sein de la nouvelle agence, entend « respecter ce qui a été construit » et assure qu’il « n’y aura pas de dilution ». » Ainsi sera mis en place un comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts et des audits plus fréquents de l’Agence nationale du médicament vétérinaire seront réalisés.

Source : Le Monde | Auteur : Paul Benkimoun

Six pistes contre le déclin de la biodiversité

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/02/2010

2010 a été déclarée «Année de la biodiversité » par les Nations unies. L’objectif de freiner l’érosion accélérée des espèces animales et végétales n’a pas été tenu. Pourtant des solutions existent… Pour l’agriculture intensive, fondée sur l’utilisation massive de la chimie, la spécialisation des cultures, et la destruction des obstacles au passage des machines agricoles, est l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité. Mais l’agriculture n’est pas forcément l’ennemie des espèces sauvages. Elle a toujours besoin des organismes présents dans le sol, qui garantissent sa fertilité, et des insectes auxiliaires qui assurent la pollinisation des cultures. Certaines pratiques agricoles, qui peu à peu gagnent du terrain, permettent à la nature de prospérer. L’agriculture biologique, qui se passe de produits chimiques de synthèse, en est un exemple. Mais d’autres techniques sont favorables à la faune sauvage, comme l’implantation ou la préservation de haies, d’arbres isolés, de mares, de bandes enherbées près de cours d’eau. Les praires permanentes, les cultures sans labour et la couverture des sols en hiver préservent la faune du sol. Certaines de ces pratiques sont subventionnées par les pouvoirs publics.

Source : Le Monde | Auteur : Laurence Caramel

Chronique de la mort annoncée d’un paysan français

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 13/02/2010

Pierre achète du matériel et des produits phytosanitaires. Ses vergers représentent dix ans d’investissement, à raison de 40 000 euros par an. Bilan catastrophique de l’année 2009 : 130 00 euros de pertes. « En plus des 15 000 euros manquants pour payer les salariés, j’ai un impayé de 23 000 euros ». Dans la région, il y a des hectares de vergers à l’abandon, partout des herbes folles mangent les troncs des arbres, le spectacle est désolant. Là où des rangées d’arbres fruitiers structuraient le paysage provençal, ce ne sont plus que fouillis inextricables de ronces, des réservoirs à maladies qui font crever les arbres. Leurs propriétaires âgés ont abandonné ces terres, faute de successeur, en laissant tout sur place. Pierre, si soucieux de la nature serait un pollueur dont les pesticides menacent du cancer ceux qui consomment ses fruits ? Un de ses amis se souvient comment, l’an dernier, du jour au lendemain, la consommation de raisin de table s’est effondrée quand une étude européenne a révélé que la vigne était la culture subissant le plus de traitements chimiques. « Je n’en veux pas aux écolos, j’en veux à tous ceux qui parlent sans savoir. Il n’y a jamais eu autant de normes, dans l’agriculture, et si on traite, on le fait dans des conditions qui respectent autant notre santé que celle du consommateur. On a peut être fait n’importe quoi dans les années 70-80, encouragés par le système productiviste. Mais aujourd’hui, c’est fini. Il faut savoir être économe avec la nature. Moi, je mange mes salades, mes pissenlits. Pollueurs nous… Ma heureusement qu’on est là pour entretenir la nature et contenir les maladies. Vous verrez ce qui va se passer quand il n’y aura plus d’arbres… »

Source : Marianne | Auteur : Jean Claude Jaillette

Pesticides : les producteurs de raisin déboutés

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/02/2010

La Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT), qui avait déposé plainte pour dénigrement contre le MDRGF a été déboutée par le TGI de Paris. Elle réclamait un demi-million d’euros de dommages et intérêts, mais a été condamnée à 1 euro d’amende pour procédure abusive et à verser 2000 euros pour les frais d’avocat. Le tribunal a reconnu que l’association s’est exprimée dans le cadre de ses statuts et de son rôle social en publiant les résultats d’analyses montrant la présence de résidus de pesticides, dont certains interdits dans l’UE, dans la quasi-totalité des raisins de table prélevés dans cinq pays européens.

Source : Les Echos
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