Revue de presse

Sur les abeilles

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • “Les effets délétères de l'association entre pesticides et un parasite commun ont été démontrés.

    Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, des mortalités massives d’abeilles domestiques sont relevées un peu partout dans le monde .Un constat d’autant plus inquiétant qu’environ un tiers de la nourriture consommée à l’échelle mondiale repose sur a pollinisation des cultures, dont les abeilles sont le principal agent.

    Parasites naturels ou exposition aux insecticides agricoles? Selon des travaux publiés dans la dernière édition de la revue PLOS ONE, c’est une synergie entre ces deux facteurs qui est dans doute à l’origine du déclin de l’insecte social. L’étude, qui démontre en laboratoire l’effet délétère sur les abeilles de deux molécules insecticides d’usage courant, devrait relancer la polémique consécutive à la remise sur le marché, mi-juin, du pesticide Cruiser, commercialisé par Syngenta.

    Ce n’est cependant pas au principe actif du Cruiser – le thiamétoxam que ce sont intéressés les chercheurs, mais à deux molécules de deux familles très distinctes : le fipronil et le thiaclopride.

    En exposant une dizaine de jours des abeilles saines à des doses très faibles de chaque produit, les chercheurs ne notent pas de mortalité importante.

     Mais, en réitérant l’expérience sur des insectes préalablement infectés par Nosema ceranae, un parasite intestinal très courant, les auteurs relèvent des mortalités d’environ 10% à 80% pour l’une et l’autre molécule.

    Pour ce qui est du friponil, les doses appliquées en laboratoire aux insectes sont du même ordre que celles rencontrées dans la nature, voire inférieures, selon Frédéric Delbac.

    À de tels niveaux d’exposition, aucune des deux molécules testées n’est donc dangereuse pour l’insecte. Mais chacune entre en synergie avec les effets de Nosema ceranae : c’est ce “cocktail” qui est mortel. Cet effet “cocktail” démontré en laboratoire n’est pas étonnant ; les spécialistes le soupçonnaient de longue date, sans l’avoir quantifié.

    Le fait singulier est plutôt que chacune des deux molécules appartenant pourtant à deux familles chimiques très différentes provoque des effets comparables lorsqu’elle est associée au parasite. Les auteurs n’ont pour l’heure pas d’explication à ce phénomène, qui pourrait conduire à un réexamen des autorisations des molécules phytosanitaires.”

    Source : Le Monde Auteur : Stéphane Foucart

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Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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