Revue de presse
Sur les abeilles
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Mort des abeilles, deux suspects démasqués
Publié le 1 mai 2011- Sur les abeilles
Ce duo a des effets dévastateurs : l’imidaclopride, agent actif du Gaucho, un insecticide systémique et Nosema cerenae, un micro parasite de l’intestin, affaiblissent conjointement les abeilles, voire les tuent massivement. C’est ce qu’ont démontré Cédric Alaux, Yves Leconte et leurs collègues de l’Inra d’Avignon, dans une étude passée curieusement inaperçue en 2010 mais qui va bientôt faire parler d’elle : ils viennent en effet de reproduire leurs résultats sur des reines, qui plus est en condition naturelle. « Notre expérience montre que si elles sont contaminées par Nosema, les abeilles exposées à de l’imidaclopride, même en quantité infime, succombent à la nosémose », explique Yves Leconte. Un résultat qui pourrait éclairer d’un jour nouveau le déclin et les mortalités massives observées dans les colonies d’Apis mellifera, y compris en France. Selon l’Afssa, on retrouve des résidus d’imidaclopride dans 50% des ruches de l’Hexagone. Et la présence de Nosema cerenae est avérée dans la quasi-totalité d’entre elles depuis au moins 2002, comme l’a montré Marie Pierre Chauzat, toujours pour l’Afssa. Or, jusqu’alors, comme l’industrie phytopharmaceutique ne cesse de le claironner, l’insecticide – pris seul – n’est pas considéré comme mortel à faible dose ; pas plus que l’agent infectieux, un temps accusé d’être le responsable du syndrome d’effondrement des colonies avant d’en être exonéré. C’est la première fois qu’une étude montre qu’un pesticide, même à faible dose, peut entrainer une baisse de l’immunité de l’abeille. Il confirme l’hypothèse du documentaire Disparition des abeilles, la fin d’un mystère que Sciences et Avenir avait diffusé dès avril 2009. Et ces résultats sont accueillis avec un très grand intérêt.
Source : Sciences et Avenir Auteur : Rachel Mulot
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Les noces de la faune et des fleurs
Publié le 16 mars 2011- Sur les abeilles
Produit par Disney Nature « Pollen » explique l’importance de la pollinisation pour l’équilibre de notre écosystème. Voici un documentaire très pédagogique, surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer la disparition inquiétante des abeilles, victimes du syndrome d’effondrement des colonies – virus, pesticides, parasites, stress ? Le message écolo, intelligent, ne donne pas de leçons. L’écosystème fragilisé, menacé doit être protégé surtout lorsque l’on sait que les pollinisateurs participent plus ou moins directement à la production d’un tiers de ce que nous mangeons. On est heureusement bien loin du discours catastrophe d’un Nicolas Hulot avec son documentaire « Le syndrome du Titanic ».
Source : Le Figaro Auteur : Emmanuèle Frois
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La soudaine dépopulation des abeilles
domestiques observée pour la première fois
aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit…Publié le 7 mars 2011- Sur les abeilles
Selon David Mendes, président de la Fédération américaine des apiculteurs, le phénomène du CCD « colony collapse disorder » résulte probablement « d’une combinaison de facteurs » avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides dont l’usage s’est fortement accru ces dernières années. « Amener ses abeilles dans des zones de cultures agricoles entraîne de plus grandes pertes et nous pensons que cela est lié aux pesticides. Cette observation est confortée par les résultats d’une recherche conduite dans 23 Etats américains et au Canada récemment publiée dans la revue scientifique PLOS (Public Library of Science). Des chercheurs ont en effet découvert 121 pesticides différents dans 887 échantillons d’abeilles, de cire, de pollen et d’autres éléments de ruches. « La variété des éléments que nous voyons dans le pollen et les abeilles elles-mêmes est préoccupant », même si aucune des doses de ces produits chimiques n’et suffisante pour tuer ces insectes, confie Jeff Pettis, co-auteur de la recherche. « Ce n’est peut être pas la seule cause du CCD mais c’est un facteur qui y contribue » estime-t-il.
Source : L’Express.fr
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Un million de signatures pour les abeilles
Publié le 18 février 2011- Sur les abeilles
A l’ouverture du Salon de l’agriculture, les apiculteurs n’ont pas le cœur à la fête. Ils réclament l’interdiction des pesticides soupçonnés de causer la mort de milliards d’abeilles chaque année. Vêtus de leurs combinaisons et de leurs masques, ils ont remis une pétition au ministre de l’Agriculture. Au total, près de 1,2 millions de signatures ont été collectées en France et dans le monde par l’ONG américaine Avaaz. « La France est le troisième consommateur mondial d’insecticides derrière les Etats-Unis et le Japon. Ces produits ont un effet violent sur les insectes. Le ministre fait pourtant la sourde oreille. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et non céder sous la pression du puissant lobby des firmes céréalières », dénonce Olivier Belval, membre du bureau de l’Unaf, qui regroupe 22 000 apiculteurs. Pour l’heure, l’insecticide Cruiser est la bête noire de l’Unaf. Le Conseil d’Etat a annulé l’autorisation de mise sur le marché de ce produit neurotoxique qui avait pris la succession du Gaucho et du Regent après leur interdiction. Mais cette décision ne résout en rien le problème puisque le fabricant a remplacé le Cruiser par le Cruiser 350 qui serait tout aussi toxique mais pas encore interdit.
Source : France Soir Auteur : Laurence Valdès
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Le pesticide Cruiser sur la sellette
Publié le 26 janvier 2011- Sur les abeilles
Le rapporteur public du Conseil d’Etat a demandé l’annulation des autorisations données au pesticide Cruiser en 2008, 2009 et 2010, rapporte l’UNAF, à l’origine du recours judiciaire. Les conclusions du rapporteur public sont, dans la grande majorité des cas, suivies par le Conseil d’Etat, qui devrait rendre son arrêt sous 15 jours. « Le rapporteur s’appuie sur le fait que l’Afssa n’a pas appliqué la procédure prévue par la directive européenne 91/414 relative à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, explique Bernard Fau, avocat de l’association. Ce pesticide vient d’être ré autorisé pour un an sur les mêmes bases. Par ailleurs, la Commission de Bruxelles vient d’annoncer le lancement d’un programme européen de surveillance de la mortalité des abeilles. Un laboratoire de référence devrait être opérationnel d’ici au mois d’avril.
Source : Le Monde Auteur : Gaëlle Dupont
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Des apiculteurs anglais s’associent aux
fabricants de pesticidesPublié le 12 janvier 2011- Sur les abeilles
Ils ont « sympathisé avec l’ « ennemi ». L’association d’apiculteurs britanniques British Beekeepers a autorisé quatre fabricants de pesticides à apposer son logo sur leurs produits contre 175 000 livres sterling (environ 210 000 euros). Les membres de l’association, qui n’ont pas eu connaissance de cet échange sont furieux : les produits porteurs du logo British Beekeepers sont suspectés de tuer les abeilles. « C’est comme si un fonds de recherche contre le cancer était financé par l’industrie du tabac », s’indigne Philip Chandler, un apiculteur signataire de la lettre ouverte adressée à l’association lui demandant de cesser toute relation avec les industries chimiques. Malgré la colère des apiculteurs, Martin Smith, le président de l’association, a laissé la porte ouverte à de futurs accords avec les industries chimiques : « Les administrateurs n’excluent pas, dans l’avenir, d’accepter des fonds de la part des industries de protection des cultures ». D’après le président, l’objectif du contrat avec les industriels était d’améliorer les pratiques dans le domaine des pesticides, et que ce but avait été atteint. Ce n’est pas l’avis des apiculteurs, nombreux à quitter l’association.
Source : 20 minutes
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Les fleurs, un foyer de contaminations pour
les abeillesPublié le 5 janvier 2011- Sur les abeilles
Une étude américaine portant non pas sur les causes de mortalité mais sur le mode de transmission des virus apporte de nouveaux éléments (PLoS One, décembre 2010). En effet, elle démontre expérimentalement pour la première fois que le pollen via les fleurs constitue un foyer de transmission de virus pour les abeilles entre elles mais aussi pour les autres pollinisateurs. Les ouvrières diffusent les virus en déféquant sur les fleurs qu’elles butinent. Ils se déposent sur les grains de pollen qui peuvent ensuite contaminer d’autres pollinisateurs quand ils les malaxent pour en faire une pelote. Riche en protéines, le pollen est la nourriture privilégiée des larves et des reines. Il existe un véritable commerce de pollen. Deux cents tonnes chaque année dans le monde sont achetées par les apiculteurs comme complément alimentaire pour leurs propres colonies ou par les maraîchers pour nourrir les bourdons qui pollinisent les cultures sous serre. « Sans stérilisation ces pollens présentent, en raison des virus, un risque réel à la fois pour les pollinisateurs et pour les plantes », avertit Diana Cox-Foster, de l’université de Penn State. Son équipe va maintenant étudier l’impact des pesticides (il y en a aussi dans les pollens) et de la nutrition artificielle sur les maladies virales. Une étude qui suscitera sans doute moins de remous dans les milieux apicoles que celle de PLoS One.
Source : Le Figaro Auteur : Yves Miserey
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Les bourdons, des pollinisateurs clé, se font
rares aux Etats UnisPublié le 4 janvier 2011- Sur les abeilles
Les bourdons, des pollinisateurs essentiels pour favoriser les cultures et sauvegarder la flore sauvage, disparaissent à un rythme préoccupant aux Etats-Unis depuis ces vingt dernières années, selon une étude publiée lundi. Un phénomène similaire est observé en Europe, faisant craindre une dépopulation de ces insectes sociaux à l'échelle planétaire, écrivent les auteurs de ces travaux parus dans le numéro des Annales de l'académie nationale américaine des sciences (PNAS) daté du 3-7 janvier. Les bourdons pèsent moins lourds aux Etats-Unis que les abeilles domestiques, qui pollinisent plus de 90 variétés de fruits et légumes (pommes, avocats, myrtilles ...), des productions estimées à 15 milliards de dollars par an au total et qui comptent pour un tiers de la production alimentaire. En Europe, comme en France et en Allemagne, des bourdons sont élevés pour polliniser les tomates, les poivrons verts ou les fraises cultivés en serre, des récoltes qui pèsent des milliards de dollars par an sur le vieux continent, beaucoup plus qu'en Amérique du Nord, précise Sydney Cameron, entomologiste à l'Université de l'Illinois (nord), principal auteur de ces travaux. "Les abeilles souffrent énormément et nous devons commencer à promouvoir d'autres espèces de pollinisateurs comme les bourdons pour l'apiculture... et c'est ce que s'efforce de faire actuellement un des membres de notre équipe de recherche au ministère américain de l'Agriculture", relève Sydney Cameron. Pour ce faire, des reines bourdon appartenant à d'autres espèces sauvages sont apportées dans un laboratoire afin d'y observer leurs colonies et d'en déterminer la vigueur. Les nids de bourdons contiennent beaucoup moins d'individus que les ruches, généralement de 250 à 300 contre de 5.000 à 10.000, voire 20.000. "Nous ne créons pas de nouveaux insectes mais étudions en laboratoire d'autres espèces sauvages pour déterminer si elles peuvent être utilisées par l'industrie de la pollinisation", dit-elle. Cette scientifique a par ailleurs souligné que d'autres facteurs non étudiés dans l'étude pourraient contribuer au déclin des bourdons nord-américains comme les pesticides ou le changement climatique.
Source : AFP Auteur : Jean Louis Santini
Vidéo
Les pesticides : pourquoi ?
Publié le 31 janvier 2006
Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.
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Il présente les résultats économiques pour 2010 et fait le point sur les engagements de l'UIPP.
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