Revue de presse Sur les OGM
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
OGM : Bruxelles redoute une pénurie de soja
Sur les OGM 08/09/2009La Commission européenne s’est inquiétée du risque de pénurie dans l’approvisionnement en soja destiné à l’alimentation animale dans l’UE, après le blocage depuis cet été de plusieurs cargaisons où ont été détectées des traces de maïs OGM non autorisé. La Commission a demandé aux Etats de l’UE de « prendre leurs responsabilités », en autorisant le maïs OGM concerné, qui a reçu des avis favorables de l’autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Des traces minimes d’une sorte de maïs Monsanto non autorisé ont été repérées en Espagne, en Allemagne et au Danemark.
Source : Le Figaro EconomieRepérer OGM et pesticides dans nos assiettes
Sur les OGM 01/08/2009Depuis 2004, l’UE impose la mention « Issu de… génétiquement modifié » sur les produits dont les ingrédients, les additifs ou les arômes contiennent plus de 0,9% d’OGM. En dessous de ce seuil, l’affichage n’est pas obligatoire. On trouve donc, sans toujours le savoir, des OGM dans certains aliments à base de maïs, soja ou de colza… Nous sommes au bout de la chaîne puisque 80% des OGM sont destinés à nourrir le bétail… En revanche, la mention « amidon modifié (ou transformé) de maïs ne signifie pas « OGM ». Comme les pesticides, leurs effets à long terme sur la faune, la flore et l’organisme humain (toxicité, allergie, résistance aux antibiotiques) sont mal évalués, faute de tests sur la durée. Les anti- OGM plaident pour le principe de précaution et dénoncent le risque de contamination des cultures, qui pourrait interdire, de fait, tout choix aux consommateurs.
Source : Marie-France | Auteur : Isabelle SoingLe gendarme européen accusé de « charlatanisme » par les écologistes
Sur les OGM 29/07/2009Greenpeace et Friends of the Earth Europe ont mis en garde dans un communiqué commun la Commission européenne et les gouvernements de l'Union européenne contre le renouvellement de l'autorisation à la culture pour le MON810 --le seul maïs génétiquement modifié cultivé dans l'UE depuis 1998, car l'avis de l'EFSA souffre de "sérieuses erreurs et omissions". La France a rejeté l'avis de l'EFSA en contestant la méthode employée. Les gouvernements européens ont réclamé la révision et le renforcement des méthodes d'évaluation de l'agence."Les méthodologies ainsi demandées étant en cours de révision pour aboutissement en 2010, l'avis rendu par l'EFSA n'a pas pu encore en tenir compte", ont affirmé récemment les ministres français du Développement durable Jean-Louis Borloo et de l'Agriculture Bruno Le Maire. "L'EFSA souffre d'un sérieux manque d'expertise scientifique ou alors elle joue un jeu politique très risqué avec notre santé et avec l'environnement", a estimé Adrian Bebb, un des responsables de Friends of the Earth. Plus virulente, l'experte en OGM de Greenpeace, Marta Vétier, a conseillé aux Européens de "rejeter l'avis de l'EFSA, d'interdire la culture du MON810 et de rechercher un autre organisme qui soit capable à délivrer des avis non biaisés et fondés sur la science". L'EFSA a relativisé les critiques des deux organisations. "Ils expriment leur point de vue", a simplement indiqué à l'AFP un porte-parole de l'agence.
Source : AFPL’Institut de recherche sur le riz plaide pour les OGM contre la sécheresse
Sur les OGM 22/07/2009
Les OGM seraient la seule solution pour produire du riz en quantité suffisante alors que les épisodes de sécheresse, le changement climatique et la diminution des surfaces cultivables pèsent sur les rendements, selon le dernier rapport trimestriel de l'IRRI, une ONG basée aux Philippines. Le riz est l'aliment de base de quelque 3 milliards de personnes. Le défi des producteurs est d'augmenter les rendements de cette culture très gourmande en eau alors que 70% des terres cultivables sont touchées par la sécheresse, affirme l'IRRI. L'Institut estime dans son rapport que 15 à 20 millions d'hectares de rizières seront touchés "à un degré ou à un autre par le manque d'eau" d'ici 2025. Les surfaces cultivées d'OGM ont augmenté de 9,4% en 2008 par rapport à
2007, pour atteindre 120 millions d'hectares dans 25 pays, selon le rapport.
Une étude met en cause les tests menés par Bruxelles sur les OGM
Sur les OGM 08/07/2009Une étude menée par huit chercheurs internationaux met en cause la fiabilité des tests de l'Autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) et de son équivalent américain la FDA pour évaluer les risques sur la santé des OGM et des pesticides, a-t-on appris mercredi. L'article signé d'experts français, italien, néo-zélandais, britannique et américain est publié sur le site internet de la revue International Journal of biological science, a-t-on appris via un communiqué du Comité de recherche de d'information indépendantes sur le génie génétique (Crii-gen) présidé par l'ancienne ministre Corinne Lepage (Modem) et basé à Caen. "Les firmes d'OGM agricoles et les commissions d'évaluation négligent systématiquement les effets secondaires des OGM et des pesticides. Ceci est clairement illustré par l'EFSA et la US-FDA qui ont évalué les OGM tant controversé du maïs MON 863 ou MON 810", résume le Crii-gen. Il ressort "une importante sous-estimation des signes initiaux de maladies comme des cancers, maladies hormonales, immunitaires, nerveuses ou de la reproduction, entre autres", poursuit le Comité. "Nous réclamons la publication systématique des résultats de ces tests que nous n'avons pu obtenir qu'au cas par cas en saisissant la justice", a précisé à l'AFP Gilles-Eric Seralini, un des huit auteurs de l'article qui enseigne à l'université de Caen et préside le conseil scientifique du Crii-gen. "Les crises sanitaires pourraient s'avérer plus importantes que les crises financières internationales par manque de transparence des autorités de contrôle", conclut le Crii-gen. Vendredi, la France a rejeté les conclusions de l'EFSA jugeant le MON810 sans risques.
Source : AFPFeu vert controversé pour l’OGM de Monsanto par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)
Sur les OGM 01/07/2009Oui. Le verdict positif de l’EFSA n’est certes pas une surprise mais il ouvre la voie à la reconduction de l’autorisation pour dix ans accordée en 1998 à l’un des OGM phares de Monsanto. Selon l’EFSA, la culture de cette variété de maïs, conçue pour résister à la pyrale, un papillon nuisible, est « sans risque pour la santé animale et humaine et ne constitue pas une menace pour l’environnement si des mesures sont prises pour éviter une contamination des lépidoptères. La porte-parole du commissaire à l’Environnement Stavros Dima confie à Libération que la Commission allait « analyser en détail l’avis avant de décider des mesures à venir ». A Paris, on veut croire que les jeux ne sont pas faits : On a encore plusieurs mois devant nous. La Commission prend conscience de l’ampleur du débat et prendra son temps avant de rendre sa décision ».
Source : Libération | Auteur : Julie MajerczakGénétiquement pro-OGM
Sur les OGM 30/06/2009L’EFSA a rendu, depuis 2002, 42 avis sur les OGM. Tous positifs. Ecologistes et gouvernements demandent une réforme de son fonctionnement. Pour les écologistes, la cause est entendue. En chœur, Greenpeace, les Amis de la Terre et le réseau d’associations FNE, dénoncent « l’Incapacité scandaleuse » de l’EFSA, à leurs yeux jouet du lobby industriel. L’autorité européenne se défend. Tous les avis fait-elle valoir, ont été émis « après beaucoup de discussions ». Ils sont fondés sur les dossiers fournis par les industriels – l’EFSA n’a pas de moyens de recherche propres – « ils prennent aussi en compte l’ensemble des articles scientifiques disponibles ». Les Amis de la Terre ont contesté la neutralité de plusieurs membres du panel OGM, pour leurs liens, directs ou indirects, avec des entreprises de biotechnologies. A commencer par son président, Harry Kulper, coordonnateur de 2000 à 2003, d’un programme de recherche européen auquel participaient Monsanto, Bayer Cropscience et Syngenta. « Il s’agissait d’un programme communautaire public, répond la directrice de l’EFSA, Catherine Geslain-Laméelle. Du reste, s’il fallait disqualifier définitivement tous ceux qui ont travaillé avec l’industrie, on ne trouverait personne. Un bon expert n’ayant jamais collaboré avec le privé, c’est même suspect. »
Source : Le Monde | Auteur : Pierre Le HirOnze pays européens demandent le droit d’interdire les cultures d’OGM
Sur les OGM 19/06/2009L'Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas et la Slovénie demandent que cette possibilité soit discutée lors du prochain conseil des ministres de l'Environnement le 25 juin à Luxembourg. Le processus d'autorisation des OGM est actuellement paralysé par la méfiance de l'opinion publique en raison des incertitudes entourant leurs éventuelles conséquences pour la santé et l'environnement. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, partisan de l'autorisation des OGM par crainte de plaintes devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a été désavoué lorsqu'il a tenté d'imposer la culture du MON810. A une écrasante majorité de 22 contre 5, les Etats de l'Union européenne ont refusé de forcer la Hongrie et l'Autriche à lever leur interdiction de cultiver le maïs génétiquement modifié américain. M. Barroso n'a toutefois pas renoncé et doit revenir à la charge contre la France et la Grèce, a-t-on appris à la Commission. Cette situation est déplorée par les Etats signataires de la lettre qui soutiennent une proposition des Pays-Bas de reconnaître le droit aux Etats membres d'autoriser ou non la culture des OGM. La Commission européenne est sceptique sur l'idée de nationaliser les autorisations, mais considère qu'une distinction entre autorisations de culture et de commercialisation doit être étudiée, car elle serait "plus acceptable pour l'opinion publique", a expliqué le directeur général Environnement Karl Falkenberg.
Source : AFPOGM : La coexistence des cultures OGM et non OGM est possible
Sur les OGM 06/06/2009Les recommandations issues du programme de recherche européen Co-Extra, présentées mardi après 4 ans de travaux, ne satisfont pas les représentants des semenciers et des industriels de la protection des plantes. Dans un communiqué, le Gnis, Oléosem, Seproma et l’UIPP, estiment que « proposer des zones dédiées aux cultures d’OGM s’opposerait de fait à l’esprit de la loi et à la liberté de cultiver qui en découle ». Selon les organisations, « les mesures relatives aux plantes OGM doivent être prises au cas par cas et il est complètement illusoire de tirer des conclusions très générales dans le domaine de la cœxistence ». Pour le maïs, par exemple, ils estiment qu’il est possible de garantir la cœxistence entre les filières.
Source : La France agricole.frLes agronomes préconisent des zones dédiées aux OGM
Sur les OGM 05/06/2009« La coexistence en Europe, où la taille des champs est en moyenne relativement faible, ne serait possible qu’en employant de grandes distances d’isolement ou dans des zones dédiées de production, que celles-ci soient OGM ou non OGM. » C’est l’une des plus fortes conclusions rendues cette semaine à Paris par les 1500 participants du programme de recherche européen Co-Extra. Techniquement, les chercheurs attestent qu’il existe des outils fiables de confinement biologique, comme la stérilisation du maïs. Les outils de modélisation permettraient aussi de garantir le seuil réglementaire de 0,9% d’OGM dans les récoltes. Mais en réalité, les opérateurs des filières agricoles exigent des taux de contamination plus sévères de 0,1%. Ce seuil devient difficile à respecter si les cultures ne sont pas fortement distantes. L’étude appuie ses arguments par les nombreux cas de dissémination involontaire d’OGM ces dernières années.
Source : Les EchosLes agronomes préconisent des zones dédiées aux OGM
Sur les OGM 05/06/2009« La coexistence en Europe, où la taille des champs est en moyenne relativement faible, ne serait possible qu’en employant de grandes distances d’isolement ou dans des zones dédiées de production, que celles-ci soient OGM ou non OGM. » C’est l’une des plus fortes conclusions rendues cette semaine à Paris par les 1500 participants du programme de recherche européen Co-Extra. Techniquement, les chercheurs attestent qu’il existe des outils fiables de confinement biologique, comme la stérilisation du maïs. Les outils de modélisation permettraient aussi de garantir le seuil réglementaire de 0,9% d’OGM dans les récoltes. Mais en réalité, les opérateurs des filières agricoles exigent des taux de contamination plus sévères de 0,1%. Ce seuil devient difficile à respecter si les cultures ne sont pas fortement distantes. L’étude appuie ses arguments par les nombreux cas de dissémination involontaire d’OGM ces dernières années.
Source : Les EchosOGM : Promesses non tenues
Sur les OGM 01/06/2009« Depuis des années, les industriels des biotechnologies claironnent qu’ils vont nourrir le monde, promettant que leurs OGM permettront de meilleurs rendements. Cette promesse n’a pas été tenue. » Telle est la conclusion d’un rapport publié par l’association américaine Union of Concerned Scientists. Evidemment contesté par l’industrie, le dossier analyse deux décennies de littérature scientifique (publications dans les revues à comité de lecture, les plus sérieuses) sur les performances des maïs et soja transgéniques. Il conclut que ces semences n’ont pas apporté une augmentation notable des rendements et que les progrès de l’agriculture conventionnelle font bien mieux. Même le bio serait plus performant : un rapport établi par l’ONU montre, en examinant une centaine de programmes menés en Afrique, un doublement des rendements sans dommage pour l’environnement.
Source : Que ChoisirPremier pas vers un étiquetage « non OGM » des produits animaux
Sur les OGM 28/05/2009Le Conseil national de la consommation (CNC), s’est dit favorable à ce que la viande, les œufs et les poissons, issus d’animaux nourris sans OGM, puissent désormais porter une étiquette mettant en valeur cette absence d’OGM. Jusqu’à présent en France, seuls les produits végétaux mentionnent l’absence d‘OGM. Cet avis ne concerne que les « produits bruts, non transformés », c’est-à-dire qu’il exclut les plats préparés. Cette mesure pragmatique devrait permettre aux industriels ayant fait le choix du « sans OGM » de le valoriser, se félicitent les responsables de Greenpeace.
Source : Les EchosUn premier pas vers un étiquetage « non OGM » des viandes, œufs et poissons
Sur les OGM 27/05/2009Le conseil national de la consommation (CNC) s'est dit favorable dans un avis rendu public mercredi à ce que la viande, les oeufs et les poissons, issus d'animaux nourris sans OGM, puissent désormais porter une étiquette mettant en valeur cette absence d'OGM. "Cela veut dire que le consommateur pourra savoir que tel poulet, tel steak, tel oeuf et même tel filet de poisson (d'élevage) est un animal ou est un produit issu d'un animal nourri sans OGM", commente-t-on au CNC. "Il ne s'agit que d'un premier pas", insiste-t-on au CNC. L'avis du CNC va maintenant être transmis au Haut conseil des biotechnologies qui devra, à son tour, émettre un avis, ajoute-t-on. Greenpeace France, qui "prend acte avec satisfaction" de cet avis, juge cependant que les producteurs de lait et de fromages, qui ont "fait les efforts d'exclure les OGM de l'alimentation des vaches", peuvent faire figurer la mention "sans OGM". Selon l'association, cet "heureux premier pas vers un étiquetage du +sans OGM+ (...) devrait permettre de pérenniser les filières sans OGM et OGM+ d'orienter la demande vers ces produits". Le CNC ne se prononce pas sur une mention à faire figurer sur l'emballage ou l'étiquette "parce qu'aucun consensus ne s'est dégagé sur une allégation particulière", précise-t-on encore. Pour pouvoir porter une étiquette de type "non OGM", le produit devra provenir d'un animal nourri soit avec des produits végétaux pour lesquels il n'existe pas de variétés contenant des OGM, soit avec des végétaux "contenant de manière fortuite moins de 0,9% d'OGM", et ce pendant toute leur vie pour les volailles et au moins les 3/4 pour les ruminants.
Source : AFPLe Burkina étend la culture du coton transgénique, des ONG contestent
Sur les OGM 19/05/2009Le Burkina Faso compte ensemencer en 2009-2010 plus de 100.000 hectares de coton transgénique, dans l'espoir d'augmenter la productivité et les revenus des paysans, mais la polémique enfle à Ouagadougou sur cette expansion du coton promu par Monsanto. Des chercheurs de l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (Inera) ont suivi les expérimentations dans des fermes, en collaboration avec la firme américaine Monsanto qui fournit le gène. Et la variété Bollgard II du groupe a été retenue. Les promoteurs du coton Bt affirment qu'il présente au moins trois avantages: utilisation réduite des pesticides, augmentation de "30%" des rendements à l'hectare, hausse des revenus des agriculteurs. Comme ce coton a été génétiquement modifié pour résister à certains parasites, "les paysans feront des économies sur les pesticides", assure M. Yaméogo, qui renchérit: "La bonne santé des producteurs sera préservée par une utilisation moindre des insecticides." Quant au professeur Allassane Séré, responsable d'une association favorable aux OGM, Burkina biotech, il fait valoir que "personne ne s'est inquiété jusqu'à présent des dégâts causés par les pesticides pour le traitement du coton conventionnel"."Les eaux sont polluées, des poissons meurent, les insectes sont tués", assure cet ancien ministre de l'Agriculture. Mais des organisations non gouvernementales (ONG) contestent vivement ces arguments. Elles estiment que le coton Bt a échoué à apporter des avantages aux petits agriculteurs dans le monde et que sa culture est dangereuse à long terme pour l'environnement. "Aucune expertise indépendante ne nous a montré l'inocuité de cette technologie ni de cette variété", dit l'écologiste Yacouba Touré, membre du Réseau des acteurs verts de l'Afrique de l'Ouest.
Source : AFP | Auteur : Romaric Ollo Hien