Revue de presse Sur les OGM
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Quatre questions sur les scientifiques
Sur les OGM 05/03/2010Depuis sa création en 2002, l’Efsa a rendu plus de 40 avis sur les OGM, tous positifs. « Si l’un des membres de la Commission quitte son poste, ceux qui restent sont tentés de soutenir la nomination de scientifiques qu’ils jugent dignes de foi et qui leur ressemblent », note un conseiller technique de Jean Louis Borloo. « Il s’auto sélectionnent entre eux », déplore le professeur Séralini, expert en biotechnologies. Ouvertement anti OGM, ce dernier a présenté sa candidature, mais n’a jamais été retenu. « Les experts de l’EFSA sont des biologistes qui ont un a priori favorable sur les OGM et ils sont intimement convaincus qu’il n’y a pas de risque », souligne Arnaud Apoteker de Greenpeace.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Emeline Cazi et Frédéric MouchonLes chercheurs face au principe de précaution
Sur les OGM 05/03/2010Certains scientifiques craignent que cette patate génétiquement modifiée, porteuse d’un gène de résistance aux antibiotiques utilisés notamment contre la tuberculose, ait à terme des conséquences sur la santé humaine. Si elle est utilisée dans l’alimentation animale, le gène de résistance aux antibiotiques pourrait se retrouver dans nos intestins. Un risque minime, selon l’EFSA. Pour le professeur Patrice Couvalin, il est bien plus important. Directeur de l’unité des agents antibactériens à l’institut Pasteur, l’a démontré en laboratoire que le transfert de ce gène à l’homme est possible.
Source : Aujourd’hui | Auteur : Emeline Cazi et Frédéric MouchonAu Salon de l’agriculture, les anti- OGM gagnent la bataille de la communication
Sur les OGM 04/03/2010Sur les stands des deux plus gros défenseurs de l’introduction des OGM en France, les mots « génétiquement modifié » n’apparaissent de toute façon nulle part. « Les OGM ne font pas partie de la stratégie de communication sur le Salon », se défend le responsable de la communication du GNIS. Même absence sur le stand voisin de l’UIPP, qui sous l’appellation Union de l’industrie de la protection de plantes, regroupe les principaux fabricants de pesticides. Parmi ses adhérents figurent BASF et Monsanto, la célère multinationale à l’origine du maïs Mon 810 interdit en France. Le directeur général de l’UIPP, Jean Charles Bocquet, ne cache pas, d’ailleurs, la position très favorable aux OGM de son organisation. Pourquoi ne pas utiliser le Salon de l’agriculture pour promouvoir cette position ? « Un tel stand ne tiendrait pas la semaine », lâche-t-il. Un diagnostic que partage une représentant du GNIS sous le couvert de l’anonymat : « Chaque année, on a déjà le droit à la visite des anti-OGM, c’est inutile de les provoquer. Pour les deux organisations, une action médiatique de Greenpeace sur un stand destiné à promouvoir les OGM pourrait avoir un effet contre-productif. Elles on donc abandonné l’espoir de faire passer leur message au grand public à l’occasion du Salon. « On n’y arrive pas », avoue JC Bocquet, pour qui « il est trop tôt, ce sujet est encore trop émotionnel ».
Source : Le Monde.fr | Auteur : Jean Baptiste ChastandL’Europe autorise la culture d’une pomme de terre OGM
Sur les OGM 03/03/2010Conçue pour améliorer la production d’amidon, Amflora est le deuxième OGM a recevoir l’agrément européen, après le maïs MON810 de Monsanto en 1998. BASF s’est félicité de cette décision, qui devrait lui permettre de lancer la culture cette année, tout en rappelant qu’Amflora n’est pas destinée à la consommation humaine. Consciente de la nature explosive du sujet, la Commission a mis en avant les analyses rassurantes de l’Efsa. Le risque de la propagation de la résistance aux antibiotiques due à l’utilisation de gènes marqueurs, une question cruciale pour les anti-OGM, est négligeable, a ainsi fait valoir le nouveau commissaire à la santé John Dalli. « Toutes les questions relatives à la sécurité ont été examinées » a-t-il assuré. Reste que l’Europe risque de prendre à rebrousse-poil des opinions publiques plutôt hostiles aux OGM.
Source : Le Figaro | Auteur : Claire Gallen (Bruxelles)Toujours plus d’OGM dans le monde, sauf en Europe
Sur les OGM 01/03/2010Les surfaces cultivées avec des OGM ont progressé de 7% l’an dernier. Mais en Europe elles ont nettement reculé, compte tenu de l’hostilité des opinions publiques. « Ce débat passionné autour des OGM n’a guère de sens, estime Pierre Pagesse, le président du champion français des semences. Les choses avancent et ce serait dommage que la France reste à côté. Le jour où le marché sera mûr, nous seront prêts ». Les OGM représentent 9% des cultures mondiales. Les cultures se concentrent sur 4 plantes seulement, le soja, le maïs, le coton et le colza et les deux premières assurent 83 % du total. Les OGM sont aussi très concentrés sur le continent américain, avec 89% du total. En Europe, il n’y en a que 0,2%...Si la Chine s’éveille aux OGM afin de pouvoir nourrir tous ses habitants, la donne sur ce marché changera profondément.
Source : Les Echos | Auteur : D.C.Les cultures d’OGM en recul dans l’UE
Sur les OGM 23/02/2010Les cultures d'OGM sont en recul en Europe, victimes de la défiance de l'opinion publique et de leurs effets néfastes pour l'environnement, ont annoncé mardi Greenpeace et Friends of the Earth dans des rapports publiés à Bruxelles. Les surfaces consacrées à la culture du MON 810, le maïs génétiquement modifié du groupe américain Monsanto, seul OGM autorisé dans l'Union européenne, ont reculé de 11%, passant de 106.737 hectares en 2008 à 94.749 ha en 2009, soulignent les deux organisations. "Il n'y aura jamais de majorité ni dans un sens, ni dans l'autre. Il faut donc trouver une solution, qui pourrait être de laisser les Etats décider d'autoriser ou non la mise en culture", a confié à l'AFP un haut responsable de la nouvelle commission sous couvert de l'anonymat. Deux OGM attendent une autorisation de culture dans l'UE: le MON 810 et la pomme de terre Amflora développée par le groupe allemand Bayer. L'agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA, AESA en français) considère que ces deux OGM ne posent aucun problème pour la santé, même si l'Amflora contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques et le MON 810 une molécule insecticide. Mais leur impact sur l'environnement pose problème en raison de la dissémination. "La coexistence entre les cultures est importante. Il ne faut pas mettre en péril les autres catégories de production", a insisté le haut responsable de la commission. Friends of the Earth (Les Amis de la terre) considèrent pour leur part que "les OGM ne sont pas le succès annoncé". "Présentés comme une solution contre le réchauffement du climat et contre la famine, plus de 99% des OGM cultivés servent en fait à l'alimentation animale et à la production de carburants", déplore l'organisation écologiste. EuropaBio, l'organisation représentant les intérêts de l'industrie biotechnologique, conteste cette vision. "14 millions de cultivateurs ont planté 134 millions d'hectares d'OGM en 2009, contre 125 millions d'ha cultivés par 13,3 millions d'agriculteurs en 2008", souligne l'organisation. "Une fois de plus l'Europe est en train de rater le train. Quand donc allons nous apprendre ?", a déploré son secrétaire général, Willy de Greef.
Source : AFPOGM : opposants et promoteurs renvoyés dos à dos
Sur les OGM 10/02/2010Les travaux du Criigen critiqués par le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) reprennent de précédents travaux, publiés en 2007 dans Archives of Environmental Contamination and Toxicology et également menés par des chercheurs affiliés à l’association. Or une part des conclusions de ces travaux – qui portaient sur les effets supposés du maïs MON 863 – ont été réfutées peu après leur publication. De quoi s’agissait-il ? Du constat selon lequel les animaux nourris avec l’OGM souffriraient d’anomalies de croissance. Peu après la publication, une expertise menée par le statisticien Hervé Monod, à la demande de la défunte Commission du génie biomoléculaire (CB), avait réfuté cette conclusion, « cette fois, non en raison de simples questions d’interprétation parce que ces travaux ne tenaient pas compte de la variabilité interindividuelle des animaux testés », explique M. Monod. De fait, les derniers travaux du Criigen abandonnent totalement l’idée que l’OGM puisse avoir une influence sur la croissance des rongeurs. L’association reconnaît de facto, mais sans le dire, une erreur méthodologique. Critiqué sur la rigueur de ses analyses et son âpreté à communiquer, le Criigen n’en joue pas moins «un utile rôle d’aiguillon » vis-à-vis des diverses autorités, note un spécialiste. Un rôle d’autant plus important que l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA) est au centre d’une polémique après l’embauche de l’ancienne directrice de son département OGM par l’agrochimiste Syngenta.
Source : Le Monde | Auteur : Stéphane FoucartBarroso veut imposer la culture des OGM dans l’UE
Sur les OGM 08/02/2010« Amflora est une de ses priorités", a confié une source au sein de l'exécutif bruxellois sous couvert de l'anonymat. "Il veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat", a confirmé un responsable européen. "Concernant le cas spécifique du maïs MON 810 et de la pomme de terre Amflora (...) aucune date précise n'a été fixée pour le moment", a précisé la représentation de la Commission en France dans une mise au point à l'AFP. "Comme toute autre demande d'autorisation d'un OGM, que ce soit pour la culture ou non, la prochaine Commission décidera des prochaines étapes au cas par cas", a-t-elle ajouté."Barroso ne raisonne qu'en termes de marchés et de relations commerciales", a souligné le responsable européen. "Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé, mais ne se préoccupe pas des possibles conséquences à long terme sur l'environnement", a déploré la source au sein de la Commission. M. Barroso a subi un revers politique l'an dernier lorsque 22 pays ont voté contre sa demande de faire lever les interdictions, et les gouvernements européens sont aujourd'hui très réticents à autoriser les produits OGM en raison de l'opposition de leur opinion, inquiète de leur possible toxicité. Jusqu'à présent, aucune majorité n'a été trouvée et une réflexion est engagée pour différencier autorisations de culture et de commercialisation.
Source : AFPL’allemand BASF va pouvoir commercialiser son premier OGM
Sur les OGM 05/02/2010
Le groupe de chimie allemand BASF a annoncé vendredi avoir obtenu sa première autorisation de commercialisation d'un organisme génétiquement modifié (OGM), au Brésil. "Cultivance", un OGM de graines de soja résistant aux herbicides sera cultivé au Brésil à partir de 2011/2012, et BASF a l'intention de l'exporter à terme dans des pays voisins, mais aussi dans l'Union européenne et en Chine, selon un communiqué. C'est la première fois que BASF obtient l'autorisation de commercialiser un OGM, a précisé une porte-parole du groupe à l'AFP.
Le produit été développé en partenariat avec l'institut public brésilien Embrapa, spécialisé dans la recherche agricole. BASF a d'autres OGM dans les cartons: néanmoins sa pomme de terre transgénique Amflora attend depuis 14 ans une autorisation de commercialisation par la Commission européenne, a ajouté la porte-parole. BASF cherche également à vendre aux Etats-Unis un maïs transgénique résistant à la sécheresse, développé avec l'américain Monsanto.
Monsanto invente le soja libre !
Sur les OGM 04/02/2010Pressé par la commission fédérale antitrust, un concurrent aux poches bien garnies et une multitude d’organisations environnementaliste, Monsanto a, semble-t-il, résolu pour une fois de se ranger du bon côté. Son PDG, Hugh Grant, affirme en effet que l’entreprise ne livrera pas bataille pour prolonger les brevets venus à terme à partir de 2014 qu’elle détient sur divers produits. Une décision qui permettrait à ses concurrents de produire des semences génétiques à moindre coût – et aux cultivateurs de replanter les semences issues de leurs propres récoltes – sans encourir les foudres de la justice. Pour Hugues Grant, l’angoisse de la famine s’avérera toujours plus forte que les supputations, selon lui infondées, sur les dangers prêtés aux OGM. Dès ce printemps, Monsanto va commercialiser aux Etats-Unis une nouvelle semence de maïs, dotée de certains gènes qui la rendent insensible aux herbicides, de même qu’à de nombreux nuisibles. Une variété résistante à la sécheresse devrait suivre en 2012. Hugues Grant fait le pari que les ventes de ces semences de seconde génération au tarif également sur vitaminé, devraient plus que compenser la baisse prévisible des ventes de semences de générations précédentes, à mesure qu’expirent les brevets qui les protègent. « Il reviendra ainsi aux cultivateurs de décider : est-ce que je continue avec mes vieilles graines de 1996 ou est-ce que j’essaie ces nouvelles variétés ? explique Grant. C’est un schéma qui me convient parfaitement ».
Source : Le Point | Auteur : Jacques Kaskey53 faucheurs anti-OGM condamnés en appel à trois mois de prison avec sursis
Sur les OGM 22/01/2010
VERSAILLES, 22 jan 2010 (AFP) - Cinquante-trois faucheurs anti-OGM, relaxés en première instance, ont été condamnés vendredi par la cour d'appel de Versailles à trois mois de prison avec sursis pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique du semencier Monsanto en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir). La cour d'appel a suivi les réquisitions de l'avocat général pour la majorité des militants anti-OGM mais est allée au-delà concernant quatre autres, en état de récidive, qui ont écopé de 120 jours-amendes à 30 euros au lieu de 100 jours-amendes demandés. Un des prévenus, qui étaient initialement au nombre de 58, est décédé et l'action s'est éteinte à son encontre. L'avocat des faucheurs, Me Liger, a jugé "décevant" l'arrêt de la cour d'appel qui, contrairement au jugement de Chartres relaxant en 2008 les prévenus, "ne reconnaît pas l'état de nécessité". L'avocate du groupe américain Monsanto, Me Maï Le Prat, a déclaré pour sa part que cette décision n'était "pas surprenante", mais a émis un "bémol sur l'évaluation du préjudice". Les juges ont accordé 10.000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice matériel et 1.000 euros pour le préjudice moral à Monsanto, qui réclamait 1,293 million d'euros de préjudice matériel et 30.000 euros au titre du préjudice moral. La cour d'appel a en revanche confirmé la relaxe pour les 23 faucheurs également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN durant leur garde à vue.
OGM : les départements ont leur mot à dire
Sur les OGM 08/01/2010Discrète, la décision du Conseil d’Etat sur les cultures d’OGM n’en est pas moins importante. La plus haute juridiction administrative vient en effet de reconnaître le droit à un conseil général, en l’occurrence celui du Gers, de donner son avis sur la culture d’OGM dans son département. Les semenciers ont immédiatement réagi hier, en rappelant dans un communiqué que les départements ne peuvent qu’émettre un vœu : « l’interdiction comme l’autorisation des OGM dépend d’un décision nationale », soulignent-ils. Mais les anti- OGM analysent cette décision comme un victoire. Il n’est effectivement pas très aisé pour un agriculteur ou une coopérative, même s’ils en ont le droit, d’aller à l’encontre d’un vœu territorial. Sans oublier que les départements ont un pouvoir financier en soutenant des investissements agricoles. Dans la foulée de cette décision, il est vraisemblable que les ONG environnementales vont solliciter les autorités départementales et leur demander de prendre position.
Source : Le Figaro | Auteur : Marielle CourtPas de toxicité démontrée pour 3 maïs OGM (comité scientifique du HCB)
Sur les OGM 06/01/2010
L'étude de trois maïs OGM publiée par le Criigen (Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique) en décembre ne permet pas d'imputer aux 3 OGM une quelconque toxicité, estime dans un avis mercredi le Comité scientifique du Haut conseil des biotechnologies. Le HCB avait été saisi le 15 décembre par le député UMP François Grosdidier (Moselle) sur cette étude. Le comité scientifique "indique que l'étude (publiée dans l'International Journal of Biological Sciences) "n'apporte aucun élément scientifique recevable susceptible d'imputer aux trois OGM ré- analysés une quelconque toxicité hématologique, hépatique ou rénale", précise jeudi un communiqué du
Haut Conseil des biotechnologies. Le député UMP de la Moselle avait saisi le HCB après la publication de cette étude sur la nocivité suspectée de trois variétés de maïs OGM du semencier américain Monsanto. Selon lui, "des effets particuliers sur la santé humaine sont très fortement suspectés, notamment sur le foie, les reins et le coeur" ce qui "confirme le bien fondé du moratoire" décidé en France sur le maïs Mon810. Les trois variétés de maïs OGM concernées sont le Mon810, le Mon863 et le NK603. "Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés", avait indiqué Gilles-Eric Séralini, de l'université de Caen, un des auteurs de l'étude. Le HCB, présidé par Catherine Bréchignac, est composé d'un comité scientifique d'une part, et d'un comité économique, éthique et social d'autre part.
MON 810 : plus d’inconvénients que d’avantages (Haut conseil biotechnologies)
Sur les OGM 22/12/2009Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux composantes du HCB - a considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages, selon le communiqué du HCB. Par ailleurs, le Comité scientifique - l'autre composante du HCB - a noté que certaines questions posées à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa) n'avaient pas obtenu de réponse, "du fait de l'absence majeurs et/ou faute de données suffisantes, que seule l'expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait d'obtenir". Dans ces conditions, les associations de défense de l'environnement demandent que la culture du MON 810 soit définitivement interdite. "Il serait difficile de comprendre et d'admettre que le MON 810 soit à nouveau autorisé, alors même qu'on ne peut pas, scientifiquement, se prononcer sur sa possible toxicité", estime Frédéric Jacquemart, de la fédération France nature environnement (FNE). La culture du MON 810 est interdite dans cinq autres pays européens (Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg) qui ont fait jouer la clause de sauvegarde prévue par la législation sur les OGM, souligne de son côté Greenpeace. "Les Amis de la terre attendent maintenant que le gouvernement français suive courageusement cette recommandation et alerte les autres gouvernements européens pour obtenir face à la nouvelle Commission Barroso, plus pro-OGM que jamais, unrefus d'autorisation à Bruxelles", indique de son côté Patrick de Kochko, représentant de cette association.
Source : AFPDes scientifiques pro- OGM contestent une étude sur la nocivité de 3 maïs
Sur les OGM 15/12/2009Une récente étude sur la nocivité suspectée de trois variétés de maïs OGM de Monsanto n'apporte "aucune nouvelle preuve", affirment mardi les partisans des OGM, réunis au sein de l'Association française des biotechnologies végétales (Afbv). Les trois OGM concernés - le Mon810, le Mon863 et le NK603 - sont autorisés et cultivés dans le monde entier depuis plusieurs années et "aucun problème sanitaire n'a jamais été mis en évidence de façon scientifique", estime l'Afbv dans un communiqué. Un des auteurs de cette étude, publiée vendredi dans l'International Journal of Biological Sciences, le Pr Gilles-Eric Séralini de l'université de Caen, estime avoir "prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés". Cette étude "est en réalité une nouvelle analyse statistique et une nouvelle interprétation de données déjà existantes et en quelque sorte recyclées et bien connues depuis longtemps mais n'est nullement le résultat de nouvelles expérimentations", assure l'Afbv. Les universitaires auteurs de l'étude ont ré analysé des données fournies par Monsanto aux autorités sanitaires pour ces maïs, qu'ils ont obtenues après décision de justice. L'association Afbv, créée en juin, est présidée par le Pr Marc Fellous, spécialiste de génétique humaine et ancien président de la Commission du Génie biomoléculaire (CGB), organe consultatif sur la dissémination des OGM, dissoute en 2007.
Source : AFP