Revue de presse

Sur les OGM

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • ROUNDUP, L'HERBICIDE QUI NE TUE PAS QUE LES PLANTES (interview de Robert Bellé, professeur à l'université Pierre et Marie Curie) Plus de 90% des OGM sont créés pour résister à un herbicide – essentiellement le Roundup de Monsanto – ou pour produire leur propre insecticide. Est–ce sans risque ? Plus de75% des OGM sont tolérants au Roundup. On asperge une plante non pour la tuer mais pour éliminer les mauvaises herbes autour. On va alors retrouver du Roundup dans la chaîne alimentaire puisque la plante qu'on mangera aura été traitée avec ce produit. En outre, souvent on le pulvérise par avion ou par hélicoptère : les nuages sont emportés par les vents et vont contaminer d'autres endroits. Or ces produits sont toxiques : ils interviennent entre autres dans la division des cellules. Ils peuvent donc être potentiellement à l'origine de cancers. C'est-à-dire? Le Roundup est créé à partir d'un cocktail d'éléments dont le glyphosate. On en trouve désormais dans toutes les eaux du monde y compris celle du robinet. Dans la nature, cette molécule se dégrade en ce qu'on appelle l'acide aminométhylphosphonic (l'Ampa) encore plus toxique que le glyphosate. Pouvez-vous le prouver ? Que le Roundup soit toxique est une certitude, comme nous et d'autres l'avons démontré dans des publications internationales. À terme, un produit potentiellement cancérigène peut provoquer des cancers. On ne peut dire dans quelle proportion, dans combien de temps, mais on sait que cela arrivera. Ces incertitudes bénéficient aux fabricants dans la législation actuelle. Pour ces mêmes raisons, ceux du tabac ont longtemps pu nier le lien entre la cigarette et le cancer.

    Source : Paris Match Auteur : Caroline Fontaine

  • La Cour de cassation a rejeté mardi le pourvoi formé par 57 faucheurs anti-OGM, qui avaient détruit une parcelle de maïs transgénique Monsanto en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir), rendant ainsi définitive leur condamnation à de la prison avec sursis ou à des jours-amende. En 2008, les militants avaient été relaxés par le tribunal correctionnel de Chartres qui avait reconnu l'état de nécessité. Prévu par l'article 122-7 du Code pénal, il permet d'écarter la responsabilité pénale d'une personne qui, "face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace". Mais le 22 janvier 2010, la cour d'appel de Versailles avait jugé autrement et condamné 53 d'entre eux à trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende, et quatre autres, en état de récidive, à 120 jours-amende à 30 euros. Les juges avaient en outre accordé 10.000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice matériel et 1.000 euros pour le préjudice moral à Monsanto, qui réclamait 1,293 million d'euros de préjudice matériel et 30.000 euros au titre du préjudice moral. Les faucheurs volontaires s'étaient alors pourvus en cassation. Mais mardi, la chambre criminelle leur a donné tort, jugeant que "les actes reprochés ne sont pas justifiés par un danger actuel ou imminent". Elle a donc rejeté leur pourvoi.

    Source : AFP

  • L’avocat général de la Cour européenne de justice a estimé illégal le moratoire français sur les OGM. Cette prise de position intervient alors que les décrets d’application de la loi LGM de 2008 ne sont pas encore tous adoptés. L’idée de voir resurgir la difficile question des OGM pendant la campagne présidentielle fait peur. Techniquement, même si une décision invalidant le moratoire français intervenait rapidement, il est peu probable que la récolte 2011 contienne des OGM car les semis se font en ce moment pour une récolte à l’automne. La décision de la cour devra ensuite être examinée par le Conseil d’Etat. Et le gouvernement devrait décider une nouvelle procédure de sauvegarde s’il souhaite en empêcher la culture. Une chose est sûre : le dispositif législatif français destiné à encadrer l’éventuelle culture d’OGM dans l’Hexagone n’est pas encore opérationnel…

    Source : Les Echos Auteur : Julie Chauveau

  • La Commission suggère de laisser aux Etats la décision d'autoriser ou non la culture sur leur territoire. En échange, l'exécutif européen attend leur accord pour les homologations réclamées par les géants de l'agroalimentaire, dans les pays qui le souhaitent. "Les travaux avancent bien, mais ils sont encore insuffisants", a commenté la ministre française de l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, au cours d'un débat public. "La mise en oeuvre des conclusions de 2008 est prioritaire et indispensable pour améliorer le dispositif européen d'évaluation et d'autorisation" des OGM, a-t-elle insisté. Cette feuille de route adoptée à l'unanimité pendant le semestre de présidence de l'UE par la France a été invoquée par plusieurs délégations. La France demande notamment les résultats d'une évaluation des conséquences socio-économique de la culture d'OGM et des "risques potentiels liés à la dissémination", a rappelé Mme Kosciusko-Morizet. La ministre française a par ailleurs émis des doutes sur certains motifs retenus par la Commission pour interdire la culture d'OGM.
    Elle s'est notamment interrogée sur l'ordre public, "car prévoir ce motif ne reviendrait-il pas à légitimer des actions violentes réprimées par la loi?".
    Elle a en outre réclamé des assurances sur la compatibilité des motifs d'interdiction avec les règles de l'OMC. Plus d'un million de citoyens de l'UE ont signé une pétition organisée par Greenpeace et le mouvement Avaaz pour demander le gel des autorisations de cultures transgéniques. Elle a été remise en décembre à M. Dalli, qui a promis de lui donner une suite.

    Source : AFP

  • Le ministère de l'Agriculture a "délivré un permis pour la culture de maïs jaune génétiquement modifié (...) à l'entreprise Monsanto sur une superficie de moins d'un hectare dans l'Etat de Tamaulipas" (nord-est), indique-t-il dans un communiqué publié mardi soir. La phase pilote permet d'évaluer les coûts et bénéfices de cette biotechnologie dans un cadre très strict destiné à éviter toute contamination des cultures environnantes, assure le ministère de l'Agriculture. Quelque 300 organisations, comme Greenpeace, réunies au sein du collectif "Sans maïs, il n'y pas de pays", assurent cependant que cette décision enfreint la loi sur la biosécurité des organismes génétiquement modifiés (OGM).
    Ce permis "ouvre la porte à des cultures massives de maïs transgénique au Mexique, mettant en danger l'alimentation de tous les Mexicains et l'agriculture nationale", dénoncent-elles. Aujourd'hui, le pays est le premier producteur mondial de maïs blanc, base de la tortilla, la galette qui est l'un des principaux aliments de base, et des milliers de petits agriculteurs produisent une cinquantaine de variétés indigènes, certaines colorées de rouge ou bleu. Mais le Mexique importe de plus en plus du maïs jaune des Etats-Unis, surtout pour l'alimentation animale et le gouvernement compte sur les tests OGM pour reconquérir une production de maïs autosuffisante et faire baisser les prix. En 2008, des dizaines de milliers de Mexicains avaient manifesté contre la flambée du prix de la tortilla.

    Source : AFP

  • Evitez les OGM !

    Publié le 28 février 2011- Sur les OGM

    Les OGM menacent la biodiversité : d’abord, ils standardisent l’agriculture, limitant l’activité à quelques semences brevetées qui remplacent peu à peu la multitude de végétaux exploitables existants. Ensuite, les cultures transgéniques contaminent les champs traditionnels. A terme, on peut ainsi craindre la disparition de toute espèce non OGM, ce qui représente un risque de mort pour l’agriculture biologique. Enfin, les OGM représentent un danger sanitaire pour le patrimoine génétique mondial : personne n’est aujourd’hui en mesure de savoir s’ils sont capables d’engendre, ou pas, une mutation profonde, incontrôlable, et irréversible des espèces vivantes (certaines études ont déjà prouvé des infertilités chez des animaux nourris aux OGM). Sans compter que certains scientifiques remettent en cause les intérêts « écologiques et économiques » des OGM.

    Source : Actu-Orange.fr

  • Les cultures d’OGM ont progressé de 10% dans le monde. Désormais, un hectare sur 10 est cultivé en OGM. Les Etats Unis sont toujours de loin le premier utilisateur de ce type de semence, mais c’est le Brésil qui a totalisé la plus forte croissance des plantations, à 19%, avec 4 millions d’ha supplémentaires en 2010, a indiqué l’Isaaa, chargé de la promotion des OGM dans le monde. Ce pays développe surtout le soja. Les Etats-Unis ont accru leur surface en OGM de 4% pour atteindre un total de 67 millions d’ha. Les deux premiers groupes de cette industrie sont les américains Monsanto et Dupont.

    Source : Les Echos

  • Le maire de Thor (Vaucluse) figure de la lutte contre les OGM organise un forum international dans sa commune. Fondateur du collectif anti-OGM du Vaucluse il y a dix ans, Jacques Olivier pointe l’absence de preuves de l’innocuité des OGM sur la santé. Fustigeant « la mainmise des multinationales » sur l’agriculture, il défend l’agriculture biologique comme plus respectueuse de l’environnement et du revenu des agriculteurs. Posé le 4 octobre 2008, le panneau « commune sans OGM » trône toujours à l’entrée de la ville, entre deux magasins de fruits bio. « Il a même fait des petits », sourit l’élu, appelé par des collègues de toute la France après sa victoire très médiatisée. « Beaucoup de maires ignoraient qu’ils pouvaient adopter une délibération anti OGM. Notre victoire a poussé certains à franchir le pas ».

    Source : La Croix Auteur : Corinne Boyer

  • Par ailleurs, la Commission ne sera plus tenue à compter du 1er mars d'autoriser au bout du compte la culture des plantes génétiquement modifiées lorsque les Etats n'ont pas réussi à se mettre d'accord. Une nouvelle procédure va en effet entrer en vigueur à compter de cette date et elle va permettre de relâcher la pression exercée sur Bruxelles. L'exécutif européen est en effet actuellement contraint de "prendre ses responsabilités" et d'autoriser la culture et la commercialisation des OGM si l'Agence pour la sécurité des aliments EFSA basée à Parme (Italie) a rendu un avis favorable et si aucune majorité n'a été trouvée entre les Etats pour s'y opposer. La nouvelle procédure prévoit la création d'un comité d'appel qui peut se réunir au niveau des ministres pour décider des autorisations de culture et de commercialisation des OGM. Et en cas de désaccord persistant, la Commission peut décider l'autorisation, "mais elle n'est plus obligée de le faire", a souligné la source. Le président de la Commission José Manuel Barroso ne pourra plus se prévaloir de l'obligation imposée par la réglementation européenne. Reste à savoir s'il se prévaudra de cette faculté pour geler les demandes d'autorisations pour les OGM les plus controversés, comme le MON-810 du géant américain Monsanto, en attente du renouvellement de son autorisation. Au-delà, pour débloquer le processus d'autorisation des semences transgéniques en Europe - sujet qui divise les Etats - la Commission européenne a proposé un système à la carte. Elle suggère de laisser aux Etats la décision d'autoriser ou non la culture sur leur territoire. Et Bruxelles va leur soumettre le 11 février sept motifs invocables, dont la préservation de l'ordre public, afin concrètement d'éviter des manifestations d'anti-OGM. Sont mentionnées aussi dans sa proposition: la préservation des cultures traditionnelles, l'assurance pour les consommateurs de trouver des produits sans OGM, les préoccupations morales, philosophiques ou religieuses. En échange, l'exécutif européen attend l'accord des Etats pour les homologations réclamées par les géants de l'agroalimentaire, dans les pays qui le souhaitent.

    Source : AFP

  • Cynthia Sagers et Meredith Schafer, biologiste de l’université de l’Arkansas, ont entrepris de recenser les plants de colza redevenus sauvage. Résultat : 83% d’entre eux possèdent du matériel transgénique leur conférant une résistance soit au glyphosate, soit au glufosinate. Les chercheuses ont surtout découvert deux spécimens portant simultanément les deux gènes de résistance. Aucub colza à double résistance n’a été commercialisé. C’est donc que cette caractéristique est apparue dans la nature, par hybridation entre deux plants transgéniques. Inquiétant : en effet, le colza s’hybride dans la nature avec des mauvaises herbes.

    Source : L’Union

  • Le Commissaire John Dalli veut renforcer la base juridique sur laquelle les Etats pourront interdire la culture des OGM. Plusieurs d’entre eux, dont la France, pratiquent déjà une telle interdiction, mais en se basant sur un article de la directive 2001-18, la « clause de sauvegarde », dont les fondements juridiques sont faibles. La Commission veut dénouer cet imbroglio en élargissant la liste des motifs que pourraient invoquer les Etats pour interdire les OGM. Dans son rapport Mme Lepage soutient la proposition de M. Dalli, à condition de renforcer les droits des Etats : « Il faut introduire explicitement la possibilité d’interdire les OGM pour des raisons environnementales autres que celles étudiées par l’EFSA », dit-elle, « notamment en ce qui concerne la biodiversité ». De même, « Les Etats doivent pouvoir invoquer les impacts socio-économiques des OGM sur l’agriculture biologique ou conventionnelle ». Le Groupe Europe Ecologie reste opposé à la proposition. « Elle placerait un agriculteur biologique travaillant dans un pays avec OGM dans une situation différente des agriculteurs bio des pays sans OGM », explique José Bové.

    Source : Le Monde Auteur : Hervé Kempf

  • La Coordination rurale, syndicat agricole minoritaire, a mis en cause lundi sa puissante concurrente FNSEA qu'elle accuse d'avoir conseillé aux Américains de prendre des mesures de rétorsion contre la France en raison de son refus des semences génétiquement modifiées. La Coordination faisait référence à une note, datant de 2007, de l'ambassadeur des Etats-Unis, alors en place à Paris, Craig Stapleton, dont WikiLeaks a obtenu copie et que Greenpeace a publiée sur son site. "Les partisans des biotechnologies en France --y compris au sein du syndicat agricole-- nous ont dit que des représailles étaient le seul moyen de faire évoluer la position de la France sur le sujet", affirmait alors M. Stapleton, à en croire WikiLeaks et Greenpeace, une ONG engagée dans le combat anti-OGM. Dans une lettre adressée à Xavier Beulin, président de la FNSEA, la CR souligne que si le nom du syndicat n'apparaît pas explicitement dans cette note, l'expression "+le syndicat agricole+ désigne l'organisation que vous présidez puisque vous prétendez représenter la quasi-totalité des agriculteurs français". "Par ailleurs, tous les observateurs attentifs de l'agriculture française, à commencer par les agriculteurs, savent que tant la Confédération paysanne que la Coordination rurale, syndicats agricoles français, ne peuvent pas être considérées comme des partisans des OGM", souligne encore le syndicat. Pour sa part, la Confédération paysanne estime que "la collusion entre les firmes semencières et +le syndicat agricole+, comme le dit WikiLeaks, est de plus en plus patente". "Pour l'intérêt de qui? Celui des paysans ou celui des firmes multinationales?", s'interroge le syndicat. A la FNSEA, on fait remarquer que le nom du syndicat n'est pas cité et que "personne n'a jamais été mandaté pour intervenir". "C'est une rumeur (...) La FNSEA n'a rien à voir avec ça", ajoute-t-on.

    Source : AFP

  • Changer nos habitudes alimentaires, en finir avec le gaspillage des ressources et le gâchis de nourriture, ne pas se priver des technologies nouvelles comme les OGM: un rapport publié lundi par le gouvernement britannique dessine des pistes pour nourrir la planète en 2050. La population globale devrait atteindre 8 milliards d'individus en 2030 et 9 milliards en 2050, un défi gigantesque alors que l'humanité ne parvient déjà pas à nourrir les 7 milliards existants, rappelle le rapport. 925 millions de personnes ne mangent pas aujourd'hui à leur faim. Il n'y a pas de recette miracle, souligne le rapport, qui a fait appel à 400 contributeurs dans 235 pays. Il préconise "un changement drastique du système alimentaire" en tenant compte de toutes les contraintes, comme le changement climatique et la raréfaction des ressources (eau, énergie). Les nouvelles technologies telles que les organismes génétiquement modifiés(OGM) ne "doivent pas être exclues à priori", mais leur introduction doit être soumise à une étude rigoureuse de leur impact sur la santé et l'environnement. En outre, les OGM "peuvent changer la relation entre les intérêts commerciaux et les producteurs", reconnaissent les auteurs. Un des principaux défis sera donc de produire plus de nourriture "sans disposer de beaucoup plus de terres" et en tenant compte de l'épuisement des ressources en eau, des contraintes en énergie, et des effets du changement climatique….Un rapport français, "Agrimonde", a abouti la 12 janvier dernier à des conclusions similaires.

    Source : AFP

  • Selon la 2ème édition de l’étude du Céleres (Cabinet Conseil très respecté au Brésil), les ¾ des cultures de soja et la moitié de celles de maïs auront recours aux graines génétiquement modifiées lors de la récolte 2010/2011. Si l’on tient compte également des superficies cultivées avec des graines transgéniques de maïs d’été, de maïs d’hiver et de coton, on atteint le taux d’adoption de transgénique le plus élevé de l’histoire de l’agriculture brésilienne. Et selon Céleres, tout démontre que cette tendance va augmenter dans les prochaines années.

    Source : Capital.fr

  • Le chercheur en génétique humaine Marc Fellous a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffamé Gilles-Eric Séralini, un autre spécialiste de la génétique, en affirmant que ses recherches étaient financées par Greenpeace. Le 21 janvier 2010, au cours de l'émission Santé Magazine sur France 5, Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen et président du conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de recherche et d'information indépendante sur le génie génétique), avait évoqué l'étude qu'il avait menée sur la comparaison des effets sur la santé des mammifères de trois variétés de maïs génétiquement modifiés. Le président de l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), Marc Fellous, avait alors adressé un premier courrier aux responsables de l'émission et un second au président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Il y dénonçait notamment le "parti-pris" anti-OGM de l'émission et critiquait les propos "d'activistes" de Gilles-Eric Séralini, "chercheur avant tout militant anti-OGM qui se prétend indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace". Le 31 janvier, l'AFBV avait publié ces deux lettres sur son site. M. Séralini avait alors décidé de porter plainte pour diffamation. Dans un jugement rendu mardi, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a estimé que l'imputation faite au chercheur caennais "d'avoir failli à son obligation de probité intellectuelle en raison de sa dépendance à l'égard de Greenpeace, dont il recevrait une aide financière pour ses travaux" était bien diffamatoire. Pour le tribunal, Marc Fellous a "manqué de prudence" en tenant de tels propos. A ce titre, elle a condamné le biologiste à 1.000 euros d'amende, assortie du sursis, ainsi qu'à un euro de dommages et intérêts qu'il devra verser à M. Séralini. En revanche, le tribunal a estimé que les autres propos poursuivis n'étaient pas diffamatoires, mais relevaient "du débat scientifique".

    Source : AFP

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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